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17/10/2010

Spontaneous

spontaneous-2010.jpgComme chaque année, en bon pèlerin, je vous invite à répondre à l’appel de l’association « Et Compagnie » qui organise « Spontaneous » un des rares festivals du pays consacré à l’improvisation. Pourtant ne croyez pas une seule seconde que le collectif de comédiens, musiciens et danseurs organisateur de « Spontaneous » est une association de fainéants qui ne travaille qu’une fois l’an. C’est même plutôt le contraire car ceux de « Et Compagnie » improvisent du 1er janvier au 31 décembre en organisant les fameux « Catch-Impro », rendez-vous programmés à l’Espace Gerson, mais revenons au festival qui va se tenir du 23 au 30 octobre pour la sixième fois de rang. C’est, rien de plus normal, à l’Espace Gerson que s’effectuent une partie des hostilités mais « Spontaneous » est aussi basé à la Salle Rameau et au Rail Théâtre, avec de la danse, de la musique, du cinéma et des arts plastiques en perspective.

En effet il suffit en ce moment de se promener à Lyon pour admirer les affiches uniques et improvisées qui occupent nos trottoirs pour prendre conscience que cet art de l’improvisation ne saurait concerner que la musique et le théâtre. Tout au long du festival, « Spontaneous » va donc s’attaquer aux thèmes et formes les plus diverses. Revue de détail …

  • Samedi 23 octobre, soirée « secrète » (Rdv. 19h00 à Saint Paul)
  • Mardi 26 octobre, soirée « Catch impro » (Espace Gerson)
  • Mercredi 27 octobre, soirée « d’époque»
  • Vendredi 28 octobre, soirée « Sulfureuse » autour de l’amour et de la séduction
  • Samedi 30 octobre, Nuit de clôture avec entre autre un concert festif

L’espace est ici beaucoup trop contraint pour passer en revue l’ensemble des secrets de « Spontaneous 2010 » mais je ne résiste pas au plaisir de vous annoncer que le célèbre professeur Rollin improvisera lui aussi sans filet entouré de Arnaud Tsamère et Virginie Gritten. Quant à Howard Buten il sera pour l’occasion de retour à Lyon. Elle est pas belle la vie avec « Spontaneous » ?

Contact et renseignements sur le site.

Lyon, le 17 octobre 2010.

03/09/2010

Charles Ernest est au parc

182687409.jpgCe soir, le meilleur artiste de rock & roll de tout le continent - il s’agit bien entendu de Arno – est sur la scène du Festival Woodstower. Certains, à la lecture de cette affirmation pourtant frappée de bon sens et de réalisme, se diront que je suis en passe de perdre la boule et rechercheront illico le nom de celui qui pourrait être, sur notre bon vieux continent, supérieur au grand Arnold Charles Ernest Hintjens plus connu sous le nom de Arno. Moulinant à vide, ces pauvres gens, qui pour certains d’entre-eux, pensaient même il y a peu que le belge Smet était le meilleur rockeur de la planète, se rendront pourtant à l’évidence. Depuis la fugue définitive de Bashung, le natif d’Ostende est de très loin au dessus d’un lot malheureusement de plus en plus restreint aux rangs très clairsemés.

Ce soir, le grand parc de Miribel Jonage, nous offre donc la crème en accueillant cet artiste unique qui, pour ne reprendre que la dernière décennie, nous a livré « Charles Ernest »(2002), « French bazaar »(2004), « Jus de box »(2007) et tout dernièrement « Brussld ». Woodstower frappe donc en 2010 ce grand coup que nous n’osions plus espérer puisque aux côtés du flambant Flamand on entendra, dans l’écrin de verdure du parc, ce vendredi, the Low Anthem un équipage folk venu de Rhode Island (19h45), l’Eglise de Steppologie une bande d’allumés qui prône l’évangélisation des masses par le fitness (20h45), immédiatement après Arno (21h30), un Peter Doherty dont nul ne doit sous-estimer la classieuse manière de fumer sur scène (23h00) et pour terminer le trip cool et neo-floydien des anglais d’Archive qui devraient faire l’unanimité au son de « Controlling Crowds » leur dernier opus.


Babyshambles (Pete Doherty)- Albion live
envoyé par tblogosphere. - Regardez plus de clips, en HD !

Avec Woodstower, le samedi succédant aussi au vendredi, la soirée de demain est également de très bonne facture même si elle est clairement centrée autour du rock et de la chanson française. C’est ainsi qu’avec David Suissa, les barbudos de Boogers et la touche exotique et japonisante de Tokyo Ska Paradise Orchestra (1h30), c’est une Jeanne Cherhal forte de son nouvel album « Charade » qui ouvrira presque les hostilités (20h30) suivie par Olivia Ruiz (22h00) et Luke un groupe dont les dix ans de métier tiennent lieu de garantie (23h45).

Des dizaines d’autres artistes sont programmés tout au long de ce Woodstower 2010 qui accueillera le dimanche, comme c’est désormais la tradition, un public attiré par le savoir faire de l’équipe du festival dans le domaine des spectacles de plein air. Bon weekend au vert, bon weekend à Woodstower.

Lyon, le 3 septembre 2010.

27/08/2010

X comme "XX (The)"

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Il y a presque un an nous arrivait du sud-ouest londonien the XX un de ces groupes venus de nulle part qui en l’espace de quelques semaines peuvent aussi bien entamer une ascension définitive comme sombrer dans les oubliettes. Au terme d’un été plutôt favorable puisque écumant quelques-uns des festivals majeurs, the XX est, à condition que Dieu lui prête vie, en passe, si le deuxième album est à la hauteur, de bifurquer dans le monde des vedettes. Il faut dire que la pop légèrement new wave minimaliste du groupe de Oliver Sim est charmeuse malgré quelques inclinaisons à la déprime. De là à penser que nous tenons là Les Cure ou Depeche Mode d’après demain il y a un cap que je ne suis pas disposé à franchir.

A l’affiche des Eurockeennes, du Festival d’Hérouville Saint-Clair et des Nuits de Fourvière, j’ignore si l’essai a été transformé sur les scènes estivales mais de toute façon le plus difficile reste à faire. En effet, après le tourbillon engendré par le succès plus que remarqué du premier album, les gamins The XX devront être solides. D’après Hugo Cassavetti de Télérama l’environnement familial du groupe devrait être un atout car avec the XX pas question de conflit de génération, de rébellion ou de contestation. Il faut s’y faire, désormais nos rockeurs sont des fayots.

J'étais l'invité hier de la web TV lyonnaise Surf TV qu'anime Daniel Dubois. Voici la vidéo:

JYS Surf TV.jpg

Pour poursuivre sur la musique, je suis, avec l'équipe de Woodstower, l'invité demain à 10h samedi d'Hervé Laurent sur Radio Pluriel (FM 91.5). Vous pouvez écouter en direct l'émission ici. On parlera du festival, de culture à Lyon et de rock and roll.

Lyon, le 27 août 2010.

04/08/2010

L comme "Lumière"

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Après Clint Eastwood en 2009, pour cette seconde édition du Grand Lyon Film Festival, c’est donc Milos Forman qui va être honoré en recevant le « Lumière 2010 ». Avec ce festival dédié, ce qui est unique, au patrimoine et à l’histoire, Thierry Frémaux le directeur de l’Institut Lumière et patron de l’évènement est sur le point de transformer l’essai marqué dès la première édition. En effet en 2010, Frémaux n’a pas souhaité mollir puisque les copies restaurées vont se chamailler avec les copies neuves, le ripolinage sonore va être de la partie, des films vont sortir de l’oubli, les hommages et rétrospectives vont se multiplier. Véritable 14 juillet cinématographique, le Festival lyonnais va être du 4 au 10 octobre, le feu d’artifice populaire qu’il revendique.

Intégrale des films de Luchino Visconti en copies neuves, hommage à Raymond Bernard, fils du célèbre Tristan mais surtout réalisateur oublié, coups de zoom sur les seventies, le Grand Lyon Film Festival 2010 s’annonce comme particulièrement riche. Avec « The Big Fix », une sorte de rappel rafraîchissant des années 70, Thierry Frémaux souhaite remettre en évidence le cinéma de Bill Norton ou de Richard Sarafian. Même inclinaison avec « Profondo Rosso » un coup de chapeau à Dario Argento ou la rétrospective « Déjà classique » qui regroupera par exemple le cinéma de Costa-Gavras, de Jean-Jacques Annaud ou des « Valseuses » de Blier.

Côté restaurations, le festival lyonnais imprime sa marque puisque une sélection des grandes restaurations sera proposée au public avec par exemple « Boudu sauvé des eaux » (Renoir, 1932), « Le Tambour » (Schlöndorff, 1979), « La 317ème section » (Schoendorffer, 1964) et bien d’autres.

Avec sa nuit du cinéma, une Halle Tony Garnier réservée aux enfants le mercredi après-midi, un « Tribute à Antony Quinn », les plus sublimes moments du muet, la venue de Jean-Louis Trintignant en « guest star », le festival n’en continue pas moins d’irriguer le Grand Lyon en étant présent dans 40 salles qui accueilleront toutes des réalisateurs et acteurs. Deux villages, dont l’un sur la péniche la Plateforme sera nocturne, serviront de base arrière au festival qui s’appuiera, rappelons-le sur 4 cinémas permanents (Institut Lumière, Pathé Bellecour, Comoedia et CNP Terreaux). Comment vous en dire plus au risque de vous lasser. Pour vous informer sur ce Grand Lyon Film Festival qui prendra directement la succession de la biennale de la dance, une seule solution, le www.festival-lumiere.org et éventuellement le 04 78 76 77 78 pour acheter ses billets.

Lyon, le 4 août 2010.

20/07/2010

C comme "Craponne-sur-Arzon"

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Plus que trois jours pour vous décider car vendredi débute le 23ème Festival de Musique Country de Craponne-sur-Arzon. Devenu le Fatima ou le Lourdes des amateurs de Country music, Craponne n’est pas un de ces rassemblements destiné à se déguiser en cowboy ou bien à apprendre le rude mode de vie des indiens d’Amérique. Craponne-sur-Arzon (Haute Loire) est « The » Festival français du genre, le meilleur, avec ses stars la plupart du temps déboulant des Etats-Unis, ses stages instrumentaux et ses masters classes, ses stages de danses, son festival off, ses animations et sa radio sur internet.

Logo%202010.pngCette année Craponne, véritable « music city » paumée en Auvergne accueille du beau monde avec entre autre Robert Earl Keen, Ray Wylie Hubbard, Daryle Singletary, Radney Foster ou Mitch Webb tous venant des Etats-Unis. On peut réserver dans les lieux habituels ou sur tickenet.fr. Pour de plus amples renseignements contacter www.festivaldecraponne.com, le forfait 3 jours étant à 58 euros et chacune des journées à 35 ou 32 euros.

Hautes-Pyrénées, le 20 juillet 2010.

13/07/2010

B comme "Berninger (Matt)"

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Alors que nous entamons à peine ce nouvel abécédaire de l’été il me fallait absolument vous dire quelques bonnes choses de The National une formation américaine peu connue mais heureusement programmée ce soir aux « Nuits de Fourvière » en compagnie des proto-Talking Heads des années deux-mille, je veux parler de Vampire Weekend. Votre « B » d’aujourd’hui est donc celui de Berninger chanteur et leader d’un groupe qui a déjà, en comptant « High Violet » un disque sorti début mai, cinq albums à son actif.

Originaire de l’Ohio, c’est à New York que The National a pris son envol et si le groupe demeure peu connu au sein du grand public il peut se vanter d’afficher une belle côte d’amour parmi la critique et les amateurs éclairés sur les deux rives de l’atlantique. Il est bien entendu difficile de décrire la musique de The National autrement qu’en essayant de la comparer à d’autres uniquement dans le but de se faire comprendre. Même si l’exercice n’est pas sans danger on pourrait dire que derrière la musique de Berninger et des deux Dessner (Aaron le bassiste et Bryce le guitariste) il y a du Velvet matiné d’un Nick Cave aux accents de Tindersticks.

The+National+2.jpgPrésent deux soirées de suite aux « Nuits de Fourvière », figurant en première partie de Pavement il y a quelques semaines à Paris, The National, engagé dans une tournée mondiale d’importance, pourrait être une des révélations (tardives) de 2010 tant l’album « High Violet » est excellent et son prédécesseur « The boxer » tristement magique. Malgré ce nom accrocheur, les amis d’Eric Besson ne seront pas autorisés à monter à Fourvière ce soir pour applaudir « The National », il convenait de le préciser.

> Vampire Weekend et The National, « Nuits de Fourvière », 13 juillet 2010, 21h00, tarif 27 euros.

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J'étais l'invité vendredi dernier de la web TV lyonnaise Surf TV. L'émission animée par Daniel Dubois avait pour thème l'affaire Bettancourt.

JYS Surf TV.jpg
(Cliquer sur l'image pour voir la vidéo)

Lyon, le 13 juillet 2010.

Photo: DR

16/05/2010

Nuits Sonores # 5

750px-The_Residents.jpgC’est au Parc de Gerland, avec vue plongeante sur le Confluent qui les accueillait jadis avant que Michel Mercier ne décide d’en faire un musée, que s’organisent cette année les traditionnelles « Siestes Sonores » de 12h00 à 20h00 avec des DJ venus de Londres, Berlin, Barcelone et le régional de l’étape, Jose Lagarellos.

La grande affaire de cette dernière journée de l’édition 2010 des Nuits Sonores c’est de toute évidence le concert spécial des Residents au théâtre des Célestins. Après la production de près d’une soixantaine d’albums, les anonymes de San Francisco présenteront dans le théâtre lyonnais « Talking Light » leur dernier opus qui nous parle d’histoires de fantômes.

Fait de musique contemporaine, d’électro, d’inspirations rock comme country, la musique des Residents est à nulle autre pareille même si parfois des albums comme « The Third Reich’n’ Roll » ou « Cube E » sont influencés par le rockabilly ou la musique traditionnelle tandis que d’autre comme « Eskimo » se résument à des chevauchements de sons particulièrement indigestes.

Le retour des Residents à Lyon après une si longue absence est donc un évènement dont je ne sais s’il est « Sold out ». A vous de voir en contactant le 06 66 38 02 12.

Pour rester dans le grand guignol et le charme de l’horreur notons que la librairie Le bal des ardents (Rue Neuve, Lyon 1er) organise, et c’est étonnant, une projection du très culte « The Rocky Horror Picture Show » la semaine qui vient. Il est bien entendu plus que prudent de réserver.

  • « The Rocky Horror Picture Show », projection le 20 mai du film à la librairie Le bal des ardents, rue Neuve, Lyon 1er.

Renseignements et réservation sur http://assoc.amorce.free.fr et au 06 81 31 09 36.

Lyon, le 16 mai 2010.

15/05/2010

Nuits Sonores # 4

Visages tirés, les yeux cernés, les jambes douloureuses, certains festivaliers vont enchaîner ce soir leur quatrième et avant-dernière nuit. Soyons certains qu’à la conclusion du set de Agoria (06h00, scène 1) il sera temps d’aller se plonger dans les bras de Morphée ce d’autant qu’après les traditionnelles Siestes Sonores de demain, le concert des mythiques Residents attendra tout le monde aux Célestins. Pour ma part, chacun s’en doute, ma curiosité me conduira à fréquenter essentiellement la scène 2 avec Trans Am un groupe du Maryland que l’on nous annonce comme étonnant avec sa mixture musicale faite de Ska et de reprises de Bowie et Stravinsky, Liars, des New Yorkais qui propulsent un funk mêlé de punk et d’électro depuis une bonne dizaine d’années et surtout les célèbres Gang of Four qui vont nous resservir l’album « Entertainment !» qui dépasse ses trente ans d’âge.

N’étant pas certain que le cold funk du gang  de Leeds bénéficie des mêmes qualités que l’Armagnac, c’est avec mesure que je vous recommande le show des revenants avant tout au nom des services rendus au rock à la fin des années soixante-dix. C’est en effet en 1979 qu’Emi livre « Entertainment !» le premier album de Gang of Four. Pendant sa courte carrière le quatuor de Leeds avec son punk rock matiné de Funk va s’imposer sur le plan musical tout en revendiquant un sain combat contre La Dame de Fer. Avec des titres comme « Ether » et surtout « At home he’s a tourist », le Gang of Four va marquer l’époque puis s’évanouir. Après un retour sans intérêt au début des années quatre-vingt-dix, grâce aux Nuits Sonores, le Gang of Four est de retour. Nous serons au rendez-vous, car ce groupe largement ignoré du grand public demeure un grand inspirateur des Bloc Party, Franz Ferdinand ou The Rapture.

  • Nuits Sonores, numéro 4 (sélection)

Place de la bourse, les canadiennes de Lesbian On Ectasy sont de retour à Lyon pour un concert gratuit (18h00). Les dernières héritières du mouvement Riot Girls méritent le détour

>Scène 1, de 21h30 à 6h00, Enola, Chloé, Dixon, Agoria

>Scène 2, Trans Am (23h15), Gang Of Four (00h45) et Liars (02h15)
>Scène 3, 2 Manydjs (02h00), le duo bruxellois étant présent pour la première fois aux Nuits Sonores
>Scène 4, carte blanche à Bee Records de 22h00 à 04h00

Lyon, le 15 mai 2010

14/05/2010

Nuits Sonores # 3

Jamie_Lidell.jpgSelon la terminologie en vigueur, en ce vendredi 14 Mai, les Nuits Sonores affichent leur troisième nuit au compteur. Il suffit d’ailleurs de voir la bobine de certains pour en être persuadé. Sur les 4 scènes proposées par le Festival Lyonnais au Marché Gare il y a bien entendu ce soir pléthore d’artistes. Entre un Laurent Garnier programmé sur le coup de 23h30 et des Raveonettes susceptibles de monter à 0h15 sur une autre scène il conviendra de choisir ce d’autant que scène 1 le formidable Jamie Lidell doit se produire entre 23h30 et 0h30. Face à cette équation impossible à résoudre il conviendra donc de ne pas se tromper. Pour ma part, par pure curiosité, peut-être d’ailleurs pas si saine que cela, c’est au pied de la scène 3, peu après minuit, que je compte jauger le duo danois qui revisite avec force et actualité le rock and roll des années 50 et 60, vous l’avez compris, je veux parler des Raveonettes dont le nom rime ridiculement si bien avec « Ronettes ».

Les Raveonettes c’est donc Sune Rose Wagner et Sharin Foo, une paire de danois revivalistes qui combine avec une réussite certaine la veine pop des années soixante, façon Phil Spector, la saturation des guitares et le côté parfois crassouilleux de combos comme Jesus and Mary Chain. Convenons, histoire de poser un regard nostalgique sur les éditions précédentes, que, avec les Raveonettes, on est légèrement en deçà des Heavy Trash et autres Violent Femmes c’est pourquoi, pour ceux qui auraient quelques états d’âmes je ne peux que conseiller, presque à la même heure, ce Jamie Lidell peu connu en dehors des cercles d’initiés. L’anglais est déjà à la tête d’une confortable discographie et sa soul teintée de hip-hop mais jamais bégueule face à l’électro mériterait de passer par une reconnaissance du grand public.

Ce soir à Lyon, Jamie Lidell devrait consacrer une belle partie de son show à son nouvel album « Compass » sur le point d’être commercialisé. Enregistré en Californie, à New York et au Canada avec le concours de Feist, de Gonzales mais aussi des Grizzly Bear et de Pat Sansone de Wilco, cet enregistrement semble l’aboutissement de deux longues et difficiles années de travail pour le natif de Cambridge. A vous de voir.

Nuits Sonores, numéro 3 (Sélection)

- Scène 1, Jamie Lidell (23h30) et Unkle (01h00)

- Scène 2, A Place to Bury Strangers (23h00) un groupe New yorkais     compagnon de tournées de Black Motorcycle club et autres Brian Jonestown Massacre, The Ravenettes (00h15)

- Scène 3, Laurent Garnier (23h30 - 03h30)

- Scène 4, carte blanche au Label Dawn Records (22h00 - 4h00)

Lyon, le 14 mai 2010.

Photo: DR

13/05/2010

Nuits sonores # 2

Nuits sonores 2010.jpgDepuis hier au soir l’édition 2010 des Nuits Sonores est sur ses rails. Comme le veut désormais la tradition, la nuit du jeudi, est consacrée aux Apéros Sonores et au circuit électronique avec ses 14 étapes gratuites et sa débauche d’initiatives. Impossible de rendre compte ici de cette offre pléthorique mais le site et la remarquable communication écrite du Festival lyonnais permettront à chacun de s’y retrouver.

Tout commence en début d’après-midi du côté de la piscine du Rhône avec un « All Day Long » (14h30-23h00) confié au Label Kill the Dj. Même créneau horaire mais lieux différents pour les Apéros Sonores conduits par « Les Enfants de la Techno » et « Glaçound » respectivement place Charles de Gaulle et aux Jardins de la Bourse. L’affaire devient plus compliquée quand il s’agit de présenter le circuit électronique, étape désormais mythique, qui va accueillir gratuitement les festivaliers tout au long de 14 étapes. L’an passé ils étaient plus de 15000 à parcourir la ville, il y a fort à parier que la fréquentation sera à la hausse en 2010 jusque vers 6h00 demain matin. C’est au Bloc Discothèque, au Marché Gare, à l’Auditorium, à l’Ambassade, au Loft Club, à La Cour des Grands, au DV1, à La Voile, au Sound Factory, à La Marquise, au Ninkasi, à la Plateforme, au Road 66 que les forts sympathiques hostilités devraient faire plaisir à tous.

Quelques heures de sommeil, une douche et il faudra être en forme demain vendredi pour l’étape Elektro System qui débute dès 15h00 Place Maréchal Lyautey et celle du Café Cousu et Boolimix au Passage Tiaffait (14h00) sachant que la carte blanche à Montréal s’ouvre à 17h00 au Palais de la Bourse. Quand on vous dit qu’il convient d’être en forme pour faire face aux échéances des Nuits Sonores le conseil n’est pas superflu. Le fait que certains footballeurs particulièrement affûtés réussissent parfaitement bien dans la vie nocturne n’est probablement pas tout à fait du domaine du hasard. Bonne nuit numéro deux à tous.

Lyon, le 13 mai 2010.

25/04/2010

Attention Ascension

Nuits sonores 2010.jpg

Les ponts et weekend prolongés se font rares cette année et parfois la tentation est grande pour chacun de nous de profiter de l’aubaine à chaque fois qu’une bonne opportunité se présente. Vous me direz, qu’après l’épisode du volcan venant de démontrer le profond sens de l’organisation de Borloo-Bussereau-Kouchner, les Français devraient y regarder à deux fois avant de monter dans un zingue ne serait-ce qu’un weekend. L’ascension fait donc ouvertement partie de ces rares occasions et je me dois de rappeler aux lyonnais qu’il convient de demeurer en ville du 12 au 16 mai et aux autres, ceux « d’ailleurs », de s’y rendre car le pont de l’ascension est traditionnellement celui du festival des Nuits Sonores, 8ème du genre en cette année 2010.

Le festival dédié aux musiques électroniques mais aussi au rock indépendant est probablement l’un des meilleurs en Europe et le Daily Telegraph ne disait pas autre chose en écrivant, « Nuits Sonores in Lyon reckons to be Europe’s top electro-music festival ». Avec ses 2000 artistes accueillis depuis 2003, les 237 attendus pour l’édition 2010, après Barcelone, Manchester et Paris, une carte blanche à Montréal, les Nuits Sonores ne vont pas décevoir des habitués qui retrouveront le bon esprit qui perdure depuis 8 ans et les plus jeunes être étonnés par la qualité des têtes d’affiche. En effet, cette année l’équipe de Vincent Carry accueille Birdy Nam Nam, 2Manydjs, Agoria, Laurent Garnier, Vitalic, Hot chip, Unkle ou Matthew Herbert, les revenants de Gang of Four, anciens leaders de la cold wave politique, le rock popisant mais parfois furibard du duo les Raveonettes, le capharnaum du Jim Jones revue qui après les Violent Femmes et Heavy Trash, pour les éditions précédentes, relèvera dignement le défi indie. Comme le veut désormais la tradition, Les Nuits Sonores proposent un concert spécial le dimanche soir et cet extra en 2010 s’appelle The Residents, les hommes invisibles de San Francisco jouant le dimanche soir au théâtre des Célestins. Je reviendrai d’ici la mi-mai sur cette programmation et en attendant je vous invite à « bloquer » votre weekend de l’Ascension, à consulter le détail de la programmation sur www.nuits-sonores.com et à réserver sur les sites habituels.

Lyon, le 25 avril 2010.

10/04/2010

Sur les quais

Quai du polar.jpgL’Original, Quai du Polar, Les Nuits Sonores, Les Assises Internationales du Roman qui viennent de dévoiler la liste de leurs invités, les évènements culturels mis en place lors du premier mandat de Gérard Collomb sont presque tous sur le point d’atteindre l’âge de raison. S’installer dans la durée est à coup sûr un défi majeur largement relevé par les associations porteuses de tels évènements.

A cet égard « Quais du Polar », en toute gratuité, propose aux lyonnais de se réunir, tout un weekend, autour de la culture la plus noire de la littérature et du cinéma avec des plaisirs renouvelés d’année en année, une reconnaissance populaire et des milieux de l’édition jamais prise à défaut. Comme chaque mois d’avril « Quais du Polar » va donc mobiliser entre le Palais du Commerce (Chambre de commerce, Lyon 2ème), l’Institut Lumière ou l’Amphi de l’Opéra une partie de la fine fleur des auteurs de littérature noire, rendre hommage à Hammett ou s’intéresser aux tueurs en série. Expos, conférences, projections, rencontres, visites et débats vont donc s’enchaîner pendant ces deux jours sans que véritablement la criminalité n’augmente à Lyon même si l’énigme de l’assassinat de Simon Lepic en préoccupera plus d’un comme l’augmentation sérieuse des hold-ups dans la ville.

Quant aux invités, la totalité d’un nuancier complexe allant du noir au gris très foncé est convoqué par le gang de « Quais du Polar » puisque le money-maker Maxime Chattam croisera les stars internationales que sont Ian Rankin, Don Winslow, Deon Meyer peintre de l’après apartheid Sud-Africain ou le très attendu Craig Johnson. Derrière la figure quasi légendaire de Patrick Raynal, l’ancien boss de la série Noire, Lyon accueille cette année des valeurs sûres comme Viviane Moore, Dominique Manotti dont la dernière descente dans un commissariat devrait irriter Hortefeux, sans oublier Tanguy Viel et l’exquis Franck Thilliez légitime invité à vie de « Quais du Polar ». Si l’évènement lyonnais a toujours dans le passé tendu la perche à une littérature noire et latine venue d’Italie, de Catalogne ou d’Espagne, notons cette année avec Alexandra Marinina, Vladimir Kozlov et Boris Akounine l’arrivée du polar russe et des quasi-polaires Johan Theorin (Suède), Stefan Mani (Islande) ainsi que du danois Leif Davidsen.

Avec sa librairie de 3000 références, ses 30 rencontres et ses 50 auteurs invités ce « Quai du Polar » 2010 devrait nous faire froid dans le dos, froid comme l’affiche nickel-chrome conçue par Extra qui fonctionne comme une sorte d’hommage graphique à Hitchcock et au meilleur de Otto Preminger.

Quai du Polar, du 9 au 11 avril, Palais du Commerce (Lyon 2ème, métro Cordelier), programme détaillé sur le site www.quaisdupolar.com

Lyon, le 10 avril 2010.

09/04/2010

Dans le noir

cine quais du polar.jpgA l’occasion de chaque édition du Festival, « Quais du Polar » et l’« Institut Lumière » proposent leur programmation de films noirs présentés par des auteurs qui participent au Festival. Cette année la sélection tourne autour de la figure du tueur en série.

En voici le détail….

- Vendredi 9 avril, 20h30, « L’Inspecteur Harry » de Don Siegel (1971) présenté par Don Winslow.

- Samedi 10 avril, 15h30, « Maigret tend un piège » de Jean Delannoy (1957) présenté par l’auteur et ancien boss de la série noire, Patrick Raynal.

- Samedi 10 avril, 18h00, « Seven » de David Flincher (1995) co-présenté par Franck Thilliez et Maxime Chattam.

- Samedi 10 avril, 20h45, « L’ombre d’un doute » de Hitchcock (1943) présenté par Tanguy Viel.

- Dimanche 11 avril, 14h30, « Les mois d’avril sont meurtriers » de laurent Heynemann (1986), présenté par Ingrid Astier.

- Dimanche 11 avril, 16h30, « The pledge » de Sean Penn (2000) présenté par Henri Loevenbruck.

- Dimanche 11 avril, 19h00, « l’Etrangleur de Boston » de Richard Fleischer (1968) avec Tony Curtis et Henry Fonda.

Bonnes projections. J’en profite pour vous dire que l’Institut Lumière organise le 28 avril prochain une soirée-hommage au « Ciné-fils » Serge Daney à l’occasion du spectacle « La loi du marcheur » de Nicolas Bouchaud au théâtre des Ateliers du 3 au 7 mai 2010 (Renseignements sur www.theatrelesateliers-lyon.com et au 04.78.37.46.30)

Lyon, le 9 avril 2010.

05/12/2009

Lumières

lumieres2009-2.jpgMalgré la grippe qui va rôder, malgré la traditionnelle grève des agents des TCL à qui je rappelle de ne surtout pas oublier de déposer dès aujourd’hui un préavis pour faire grève le 21 juin prochain jour de la fête de la musique, malgré le froid qui va nous envahir, je vous invite, chaudement vêtus, à participer à la Fête des lumières qui s’ouvre aujourd’hui pour se terminer le 8 décembre.

En presqu’île, comme dans nos neuf arrondissements, soixante-dix manifestations et installations sont proposées pour cette fête 2009. Autant dire qu’en rendre compte ici est illusoire. Le site www.lumieres.lyon.fr est destiné à mieux nous aiguiller pour construire nos itinéraires. Sachons en profiter car comme l’a déclaré Gérard Collomb cette édition sera plus participative pour que « Les lyonnais soient acteurs de la fête ». Comme l’an passé les terrasses de la Guillotière devraient réserver quelques frissons en admirant les 365 bouées de lumières tapissant le Rhône. Le Phare de la Place Raspail comme le parcours Vieux-Lyon devraient nous enchanter en n’oubliant pas de faire un utile petit détour par l’Hôtel de Ville, la Croix Rousse, et le Parc de la Tête d’Or.

Pendant quatre jours on va donc en prendre plein les mirettes, clin d’œil à Eric Besson l’identité du 8 décembre c’est aussi le vin chaud et les bonne odeurs de kebab. Bonnes fête à tous.

  • Comme chaque année, la ville de Lyon organise l’opération des lumignons du cœur qui cette année se déroule sur la place des Célestins. Le produit de la vente des 5000 lumignons ira au profit du « Secours populaire français ». Rendez-vous le 8 décembre à partir de 18 heures.

Lyon, le 5 décembre 2009.

21/11/2009

Transmusicales

transmusicales2009.jpg?w=483&h=322Il est de bon ton désormais de faire la fine bouche sur les « Transmusicales » de Rennes. Pourtant à voir le programme de l’édition 2009 qui se tient du 2 au 5 décembre prochain les chichiteurs devraient avoir le bon goût de la mettre en veilleuse. Inutile tout d’abord d’éplucher la longue liste des musiciens et groupes invités tant du côté du Parc Expo que de l’Ubu. Que des inconnus ou quasi-inconnus dont certains seront probablement, c’est tout le mal que l’on peut leur souhaiter, les gloires de demain. Vous l’avez compris c’est bien là que réside la force des transmusicales de Rennes qui reniflent avec un talent souvent hors-pair les tendances novatrices les mieux cachées.

Moins connues puisque s’inscrivant seulement pour la seconde fois dans l’évènement, les « Rencontres et débats des Trans » sont également des promesses. Autour de « La déclaration de Fribourg sur Les Droits Culturels », l’économie de la musique, l’action culturelle dans les grands territoires et des rencontres sur les musiques actuelles, les « Trans 2009 » démontrent que réflexion politique et action culturelle doivent converger.

Bien que n’ayant pas la possibilité de prendre la route de Rennes au début du mois de décembre, je souhaitais vous signaler la vitalité des « Transmusicales » et même vous encourager à vous y rendre.

  • > « Transmusicales de Rennes », 2-3-4 et 5 décembre 2009

Renseignements sur www.lestrans.com et au 02 99 31 12 10

Pass week-end Parc Expo, 45 euros

  • > Programmation en vrac, Brightblack Morning Light (US), Cass McCombs (US), Detroit Social Club (UK), The Field (Suede), Terry Lynn (Jamaïque), Sollillaquists of Sound (US), Django Django (Ecosse), Naomi Shelton (US)….

Mais aussi The Narcicyst avec son rappeur residant Canadien néanmoins Irakien né à Dubaï, les Turcs de Baris K & Mini et Gooseflesh et les Japanese Popstars venus…. D’Irlande.

  • > Côté Hexagone présence de Popof, Downtown Cuckoo, Push Up, I Come From Pop, West Indies Desire et des dizaines d’autres.

Clics: www.lestrans.com

Lyon, le 20 novembre 2009.

00:37 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : transmusicales, rennes, festival, musique, lyon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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