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16/09/2010

Pathétique

Très franchement, à voir cette vidéo de l'animateur Jean-Luc Delarue, on a vraiment pas envie de se moquer de lui. Nicolas Canteloup, beauf de services sur Europe 1 devrait en faire autant, le pauvre type des deux n'étant nécessairement pas celui qu'on croît...

Lyon, le 16 septembre 2010.

31/08/2010

Roms

Kouchnerizroms.jpgLes premières expulsions de camps de Roms dans notre région ont eu lieu. On entend peu nos élus à part la récente déclaration de Gérard Collomb sur Europe 1. Du style : "de la fermeté, et en même temps de l'humanité". C’est presque du Besson dans le texte (pas celui des aires obligatoires pour les gens du voyage, mais celui de la question fumeuse sur l’identité nationale).

Certes, le premier des Strausskaniens lyonnais, après avoir dit "Il faut qu'il y ait des expulsions", a heureusement ajouté "un certain nombre d'entre eux peuvent être intégrés dans nos villes; il faut le faire, et je dis au ministre de l'Intérieur que je suis prêt à le faire avec lui"… C’est un peu court jeune homme et l’on pouvait dire bien d’autres choses en somme…

Je crains fort que, le nez sur les sondages récents, nos élus ne soient trop polarisés par leur volonté de montrer que la gauche n’est pas laxiste au contraire du refrain entonné ad nauseam par la droite. Et étant ainsi polarisés, ils n’entrent, parfois à leur corps défendant, dans le jeu débile et mortel  de la désignation des boucs émissaires.

Je ne sais pas toujours distinguer un étranger d’un bon vieux Français de souche (aujourd’hui, même les gens du voyage rappellent qu’ils sont Français et qu’ils ne veulent pas être confondus avec les Roms), un bon Européen d’un Européen indésirable. C’est certainement un vieil accès d’angélisme soixante-huitard, mais mon cerveau un peu lent a du mal à croire  que les 1500 à 2000 Roms qui squattent et bidonvillent notre belle ville créent une situation si inacceptable qu’elle conduit à dresser de nouvelles frontières.

Certes, l’insuffisance de logements sociaux ne facilite pas le logement de ces familles qui dans leur immense majorité ne demandent qu’à se sédentariser (et dont les enfants sont très souvent scolarisés). Fallait-il soutenir, voire demander, des expulsions qui ne font que rajouter de l’errance à l’errance, du squat au squat et de la misère à la misère ?

Re-certes, la solution est européenne et roumaine, mais fallait-il céder à la manipulation ? Il suffisait d’entendre Gollnisch l’autre jour agiter les vieilles peurs de l’Autre et parler de centaines de milliers de Roms à nos portes pour se rendre compte qu’à mettre les mains dans la boue que remue ce gouvernement elle allait nous polluer tous au plus profond.

Alors, en attendant une éventuelle solution roumaine et européenne qui de toute façon prendra quelques années, pourquoi ne pas mettre en place des sites d’hébergement dédiés aux Roms pour 50 ou 100 personnes ? Le préfabriqué, l’eau et l’électricité sur des terrains aménagés, sont encore dans les moyens d’une société comme la nôtre, fut-elle en crise, et cela permettrait d’attendre que la situation des expulsés de camps illicites soit régularisée… Et, pour en finir avec les idées reçues sur les Roms :

> voir l’exposition « Voyages pendulaires, des Roms au cœur de l’Europe » avec les photos de Bruno Amsellem au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon ;

> lire l’excellent article de Laurent Burlet dans LyonCapitale (www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Actualit...)

Jean-Paul Schmitt

30/01/2010

Formidable

Dans ce pays c'est à la radio, sur Europe 1, qu'un procureur de la République annonce le fait qu'il va faire appel suite à un procès. Ce pays aux ressources insoupconnées est par ailleurs le champion des gardes à vue. C'est toujours dans ce pays qu'on s'apprête à liquider le juge d'instruction. Elle est pas belle la vie ? Bon week-end.

Lyon, le 30 janvier 2010.

17/11/2009

Sacrée Ségo

segolene_royal_red.jpgEn s’invitant aux forceps à la journée de travail organisée par Vincent Peillon à Dijon, Ségolène Royal a réussi un coup d’éclat dont elle a le secret. Il faut dire à sa décharge  que l’initiative du député européen du Sud Est était pour le moins cavalière. Convoquer au nom du courant « Espoir à gauche » une journée de travail sur l’éducation et en écarter celle qui fût le leader de ce courant au moment difficile du congrès de Reims ne manquait pas d’air. Et pour enfoncer le clou décréter la veille sur Europe 1 que Ségolène était un échec au rassemblement ne pouvait que pousser l’intéressée à sortir de ses gongs.

En fait Peillon souhaitait rééditer son opération de l’été où il avait déjà réuni autour de lui un arc en ciel allant de Robert hue à Marielle De Sarnez en passant pas Christiane Taubira ou les Verts. Un rassemblement qu’il s’appropriait pour l’orienter le moment venu vers tel ou tel présidentiable dont évidemment il ne souhaitait pas la présence afin d’asseoir sa position de leader du mouvement naissant. C’était sans se souvenir que Ségolène avait aussi été précurseur dans la main tendue au Modem ce dès l’élection présidentielle de 2007. Aussi, comme la louve de Rome, notre Ségo ne voulut pas se faire voler ses petits. Elle a réagi à sa manière, à la hussarde et sans complexe et j’ai plutôt tendance à applaudir.

Cet épisode m’ a renvoyé au livre de Francis Brochet, « la grande rupture » sorti récemment. L’éditorialiste et chef des pages politiques du Progrès y évoque la question de la rupture mise en scène par Nicolas Sarkozy et défend la thèse selon laquelle cette rupture vient de loin et trace son chemin au milieu des gesticulations de Sarko tout comme au travers du mode d’action d’autres acteurs du monde politique et économique. Un rupture qui ne nous tombe pas dessus du jour au lendemain mais qui fait son oeuvre depuis plusieurs années. Et pour cela il prend appui sur le parcours de trois personnages : Ségolène Royal, Laurence Parisot et Nicolas Sarkozy et son argumentaire ne manque pas d’intérêt. Je ne retiendrai qu’un seul point ; il attribue à cette rupture une cause générationnelle. Tous trois, en effet, ont l’âge de la remise à jour des pensées et des espoirs de la période de la Libération, tous trois n’ont pas fait 68 dans un camp comme dans l’autre, tous trois s’exonèrent des codes issus de ces deux périodes et qui ont jusqu’alors marqué la Vème République. Et il n’a pas tort ; nous sommes véritablement entrés dans une autre aire politique avec des approches et des attitudes bien loin de celles que nous, les plus âgés, avons vécu. Mais c’est la société qui a changé ; qu’on le veuille ou non on se parle différemment aujourd’hui. Je me suis longtemps interrogé sur le fait que mes petits enfants, même très jeunes, s’appropriaient plus vite que moi la maîtrise d’un ordinateur ou d’un téléphone portable. Puis un jour j’en ai conclu qu’avant de taper sur une touche moi je devais concevoir mon geste alors qu’ils allaient directement sur l’icône correspondant. Certes ils ne s’interrogerons peut être jamais sur le principe de fonctionnement du micro processeur ni ne comprendrons le calcul binaire qui sont des éléments clés de l’informatique mais ils communiquent avec l’outil.

Cela me semble à l’image de la société d’aujourd’hui qui va à l’essentiel, sans détour et sans s’imposer la lourdeur des formes et préséances d’hier. Ségolène Royal est certainement la seule des leaders de gauche à comprendre et assumer cette grande rupture nous aurions tort de nous en plaindre.

Philippe Dibilio

 

27/09/2008

Radio Kill the …(air connu)

Micro-europe1.jpgSi j’en crois les études relatives aux structures d’audience des radios, à un an près, je devrais être l’incarnation de l’auditeur moyen d’Europe 1. La lecture de cette information m’a mis, pour tout vous avouer, un sacré coup de bambou derrière les oreilles. Vous vous rendez compte ce que serait mon calvaire si tel était le cas. Réveil avec Fogiel, matinée avec Drucker, le midi avec Morandini. Re-Drucker avec Marie sur le coup de 18h00 et Alexandre Ruiz, l’ex bel hidalgo de Canal pour le foot en soirée. Voilà le régime que voudrait m’imposer Alexandre Bompard le nouveau « Lagardère boy » qui vient de prendre à la hussarde la station, virant au passage Elkabbach, une action de salut public dont je dois dire qu’elle mérite médaille.

Cela étant Elkabbach n’est pas le seul à avoir été chassé par ce surestimé énarque tout auréolé par son passage paraît-il brillant au service des sports de Canal. Une des rares lueurs d’intelligence de l’antenne qui occupait la saison dernière le milieu d’après-midi s’appelle Fréderic Taddei. Le voilà assigné à résidence le samedi matin pendant une petite cinquantaine de minutes. Excellent interviewer et passionné de culture, Frédéric Taddei faisait probablement tâche dans ce foutu paysage radiophonique qui aime tant nous gaver les après-midi de talk-show cheap destinés, si on retient bien l’explication, à ces fameuses ménagères qu’ils imaginent écervelées.

Moi qui suis pile dans la moyenne arithmétique de l’auditoire supposé être celui d’Europe 1, donc légitime, je dis à ce Monsieur Bompard qui a fait ses classes dans le cabinet de François Million, que je lui laisse ses Fogiel, Drucker et autres Morandini.

Taddei c’est donc ce matin à 11h00 sur Europe 1. A vous de changer de station dès midi.

Lyon, le 27 septembre 2008.

22/01/2007

Quand Nay le désir

medium_Nay-couv-Sarko.jpgIl faut travailler plus pour gagner plus. Chacun connaît le credo de Nicolas Sarkozy. Je crois que Catherine Nay qui vient de signer la biographie du candidat UMP à la présidentielle devrait s’inspirer de son champion.

Catherine Nay nous livre donc, « un pouvoir nommé désir » (Grasset), un ouvrage tellement servile qu’il fait passer celui de Claire Chazal sur Balladur, qui était depuis de nombreuses années accroché aux sommets de l’échelle de Richter de la lèche, pour un brûlot libertaire.

Ce qu’il y a de plus intéressant, il faut le dire, dans l’hagiographie de Nay, c’est la page des « remerciements chaleureux » (sic ! ). Vous y retrouverez les noms du clan Sarkozy réuni au grand complet mais aussi une petite adresse à son patron. Que dit la grande Catherine ? « Je remercie Jean-Pierre Elkabach qui a bien voulu me laisser distraire du temps que j’aurais du consacrer à Europe 1 pour mener à bien cet ouvrage » ;

Comment interpréter cette phrase ? J’ai peut-être l’esprit tordu mais Nay écrit que son patron lui a bien dit de moins bosser à Europe 1 pour écrire son bouquin. Autrement dit Catherine Nay a travaillé moins tout en gagnant autant. Je me doutais que Catherine Nay était de gauche. 

Lyon, le 22 janvier 2007

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Nay, catherine, Sarkozy, Europe 1, Elkabach, Grasset, Chazal | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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