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11/11/2010

Banlieues d’Europe

20ans-banlieues.jpgSi d’aventure certains d’entre-vous souhaitiez y participer, je veux évoquer dès aujourd’hui les 20 ans de « banlieues d’Europe » qui seront célébrés les 25, 26 et 27 novembre dans l’agglomération lyonnaise. Au cours de ces trois jours, l’association souhaite faire découvrir à tous des projets culturels et artistiques participatifs nés en Irlande du Nord, Angleterre, Allemagne, Italie, Autriche ou Slovénie.

Ces trois jours seront par ailleurs rythmés par trois temps forts : une rencontre professionnelle, un forum européen ainsi qu’une programmation artistique très diversifiée.

Il est bien entendu difficile de décrire par le menu les nombreux ateliers et les séances plénières qui attendent les participants à ces rencontres européennes. Je vais donc concentrer le tir sur quelques aspects d’une programmation culturelle à priori très rafraichissante donc voici le détail.

Vendredi 26 novembre

> Avant-première du film « 9.3 la belle rebelle » de Jean-Pierre Thorn

    Cinéma Comoedia, 13 avenue Berthelot, Lyon 7ème (réservations au 08 92 68 69 22)

    > Théâtre du Grabuge, « Ulysse et moi » de Sylvain Bolle-Redat

      Salle Genton, 21 rue Genton, Lyon 8ème (réservation au 04 72 04 81 18)

      > Compagnie Kadia-Faraux, « Tartuffe(s) »

        Centre culturel Charlie Chaplin, Place de la Nation, Vaulx en Velin (réservations au 04 72 04 81 18)

        Samedi 27 novembre

        > « Fanfaraï et autres surprises artistiques… » Au Marché-gare, salle de musiques actuelles, Lyon 2ème.

          Pour participer à l’ensemble de la manifestation, joindre « Banlieues d’Europe » au 271 rue Vendôme, Lyon 3ème - Tél 04 78 60 97 80 et banlieues.deurope@wanadoo.fr

          Lyon, le 11 novembre 2010

          Photo:DR

          31/08/2010

          Roms

          Kouchnerizroms.jpgLes premières expulsions de camps de Roms dans notre région ont eu lieu. On entend peu nos élus à part la récente déclaration de Gérard Collomb sur Europe 1. Du style : "de la fermeté, et en même temps de l'humanité". C’est presque du Besson dans le texte (pas celui des aires obligatoires pour les gens du voyage, mais celui de la question fumeuse sur l’identité nationale).

          Certes, le premier des Strausskaniens lyonnais, après avoir dit "Il faut qu'il y ait des expulsions", a heureusement ajouté "un certain nombre d'entre eux peuvent être intégrés dans nos villes; il faut le faire, et je dis au ministre de l'Intérieur que je suis prêt à le faire avec lui"… C’est un peu court jeune homme et l’on pouvait dire bien d’autres choses en somme…

          Je crains fort que, le nez sur les sondages récents, nos élus ne soient trop polarisés par leur volonté de montrer que la gauche n’est pas laxiste au contraire du refrain entonné ad nauseam par la droite. Et étant ainsi polarisés, ils n’entrent, parfois à leur corps défendant, dans le jeu débile et mortel  de la désignation des boucs émissaires.

          Je ne sais pas toujours distinguer un étranger d’un bon vieux Français de souche (aujourd’hui, même les gens du voyage rappellent qu’ils sont Français et qu’ils ne veulent pas être confondus avec les Roms), un bon Européen d’un Européen indésirable. C’est certainement un vieil accès d’angélisme soixante-huitard, mais mon cerveau un peu lent a du mal à croire  que les 1500 à 2000 Roms qui squattent et bidonvillent notre belle ville créent une situation si inacceptable qu’elle conduit à dresser de nouvelles frontières.

          Certes, l’insuffisance de logements sociaux ne facilite pas le logement de ces familles qui dans leur immense majorité ne demandent qu’à se sédentariser (et dont les enfants sont très souvent scolarisés). Fallait-il soutenir, voire demander, des expulsions qui ne font que rajouter de l’errance à l’errance, du squat au squat et de la misère à la misère ?

          Re-certes, la solution est européenne et roumaine, mais fallait-il céder à la manipulation ? Il suffisait d’entendre Gollnisch l’autre jour agiter les vieilles peurs de l’Autre et parler de centaines de milliers de Roms à nos portes pour se rendre compte qu’à mettre les mains dans la boue que remue ce gouvernement elle allait nous polluer tous au plus profond.

          Alors, en attendant une éventuelle solution roumaine et européenne qui de toute façon prendra quelques années, pourquoi ne pas mettre en place des sites d’hébergement dédiés aux Roms pour 50 ou 100 personnes ? Le préfabriqué, l’eau et l’électricité sur des terrains aménagés, sont encore dans les moyens d’une société comme la nôtre, fut-elle en crise, et cela permettrait d’attendre que la situation des expulsés de camps illicites soit régularisée… Et, pour en finir avec les idées reçues sur les Roms :

          > voir l’exposition « Voyages pendulaires, des Roms au cœur de l’Europe » avec les photos de Bruno Amsellem au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon ;

          > lire l’excellent article de Laurent Burlet dans LyonCapitale (www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Actualit...)

          Jean-Paul Schmitt

          12/05/2010

          Assurance Tout-Risque

          Hamontourix-1.jpgCDS : tous les experts qui inondent nos radios et télévisions nous en abreuvent à longueur d’antenne. Les CDS sont ces fameux Credit Default Swap qui inondent la finance pour le plus grand bonheur des spéculateurs et le plus grand malheur des Grecs.

          Le CDS est une sorte de contrat d’assurance par lequel une institution financière assure un prêteur contre le risque de non-paiement de son emprunteur. Si l’emprunteur fait défaut, c’est l’assureur qui paie le prêteur, moyennant une prime d’assurance versée par ce dernier bien entendu. L’assureur s’en sort – normalement – car il en souscrit beaucoup des contrats comme celui-là et le total des primes perçues est en règle générale plus important que les remboursements de capital qu’il est contraint de faire suite aux quelques inévitables défaillances qui surviennent. Sauf quand la bulle en question éclate parce qu’on a trop joué à ce petit jeu.

          Je passe sur les différentes astuces techniques inhérentes à ces fameux CDS comme par exemple celles qui permettent de les comptabiliser hors bilan. Imaginez des papiers tout ce qu’il y a de plus sérieux et qui peuvent se revendre sans problème. Même à quelqu’un qui est tout à fait étranger au contrat initial ; même à quelqu’un qui n’est pas soumis aux risques de non remboursement qui ont justifié ces assurances. Des contrats qui peuvent être échangé de gré à gré sans qu’il soit nécessaire d’avoir de fonds de garantie ! Et le tout, sans aucun contrôle. Une aubaine pour ceux qui achètent ces CDS dès lors que les difficultés de l’emprunteur augmentent : pour le paiement d’une prime, somme toute modique de quelques % du capital qu’ils reluquent, l’assureur va leur apporter un joli paquet cadeau. Il leur suffit donc de parier sur l’échec de l’emprunteur et d’affoler tout le monde car plus les autres seront inquiets, plus les papiers en question achetés de gré à gré vont pouvoir se revendre cher. Et plus ils vont se revendre cher, moins on aura confiance dans l’emprunteur qui va se trouver obligé d’emprunter à des taux de plus en plus élevés.

          À Arrêt sur Images, face à un Touati qui n’arrivait pas à en placer une, Mélenchon en bon tribun « plus à gauche que moi tu meurs » a ramassé toute cette explication un peu laborieuse en quelques mots brillants et très clairs. Je vous conseille de juger par vous-même.

          Pauvres amis Grecs : Sarkozy et son gouvernement vont vous prêter 6 milliards d’euros à 5%. Des euros qu’ils auront eux-mêmes empruntés à 3,5%... Il n’y a pas de petits profits, il n’y a qu’un seul et grand « chacun pour soi » qui nous fera tous couler. L’Europe, elle, va jouer pour nous tous le rôle de grand pourvoyeur de CDS. Une affaire de 750 milliards. Diantre !

          Quant au PS, Mélenchon n’a pas toujours tort : il aurait mieux valu ne pas donner sa caution à cette façon d’aider et s’abstenir de voter un tel prêt sous de telles conditions…

          Jean-Paul Schmitt

          11/05/2010

          Colère

          aulas.jpgElle n’était pas feinte la grosse colère de Jean Michel Aulas samedi soir devant les caméras de Canal+ au terme du match nul, arraché de manière heureuse dans la dernière minute du match. Un match nul qui met l’OL en situation délicate pour cette fin de championnat. Le club lyonnais n’est, en effet, plus maitre de son destin car même s’il gagne les deux dernières rencontres qu’il lui restent il faudra un faux pas de Lille pour qu’il atteigne la deuxième place du championnat et donc une qualification directe en champion’s league. Sinon c’est le tour préliminaire source de galère mais moindre mal tout de même. On imagine donc la pression qui pèse sur les épaules du président du club lyonnais ce qui explique, sans forcement l’excuser, cette colère furieuse contre les décisions de l’arbitre du match. Certes revenir sur les choix de l’arbitre fait partie du sport national des supporters mais en général ils le pratiquent sous un angle sportif. C’est d’un autre point de vue que se plaçait JMA, celui des 20 millions d’euros de perte pour l’OL, mais pas pour le club qui se qualifiera, en cas d’absence en C1. Le foot retrouvait là son statut lyonnais celui du foot buisness dont il ne peut plus se sortir aujourd’hui. Car il faut aller jusqu’au bout du raisonnement ; samedi soir le président lyonnais a entrevu sérieusement l’éventualité d’une absence de la compétition européenne reine et les conséquences qui vont avec. Les 20 millions certes mais aussi l’impact sur une action en bourse déjà plus que mal en point et la dégradation de l’image du club, aussi injuste que cela puisse être, avec les conséquences sur l’état d’esprit général à propos de dossiers comme celui d’OL-Land. Car, on le sait bien, nombreux sont ceux qui en ville attendent le moindre faux pas, la moindre faiblesse de JMA pour lui jeter le coup de pied de l’âne ; on peut d’ailleurs noter que déjà quelques hommes d’affaires lyonnais n’hésitent plus à l’affronter en s’investissant dans d’autres projets d’équipements concurrentiels en terme de stade ou de salle ou en le privant de TLM. C’est avec ces soucis en tête que le patron de L’OL a réagi samedi soir oubliant bien vite qu’une saison ne se joue pas sur une rencontre et qu’il y a bien d’autres choses à revoir au terme de celle-ci. En attendant il lui faut reprendre ses esprits car un nouveau faux pas lors des deux rencontres à venir pourrait le priver totalement d’Europe la saison prochaine et là s’écrirait un scénario catastrophe.

          Philippe Dibilio

          10/05/2010

          La crise en crissant

          528071960.gifAprès le discret séminaire gouvernemental de la semaine passée, on peut dire que la Grèce s’est définitivement invitée dans la politique française même si, vous l’avez tous compris, la rigueur est en aucune façon à l’ordre du jour dans ce pays, pas plus d’ailleurs que l’austérité. Ce qu’est entrain de fourbir l’Elysée n’a vraiment pas de nom mais soyez certain que, comme tous les coups portés, cela laissera des traces. En effet en voulant situer illico le déficit public à 8% cette année, 4.6% du PIB en 2012 et définitivement moins de 3% par la suite, le fumet de la soupe à la grimace des deux « tord-boyaux » de Matignon et l’Elysée à des allures d’austérité mais que l’on se taise. Que l’on se fiche dans le crâne qu’il n’y aura jamais, au grand jamais, d’austérité et de rigueur sous Sarko Ier. Même si Fillon a déclaré en 2007 que l’Etat était en faillite les baffes que les Français vont encaisser dès le prochain budget ne seront présentées que comme de simples efforts, de petits soufflets. Bien entendu rien n’est plus manipulateur. L’attaque va être rude et injuste. De Lagarde à Jouyet, la galaxie Sarko se prépare à l’offensive généralisée et comme toujours, en pareilles circonstances, la lumière provient des « sources gouvernementales » et jamais des ministres. Dans Le Figaro du 7 mai, l’une d’entre-elle mérite méditation sur la nature de l’attaque qui se prépare, la fameuse source indiquant que « Très peu de gens sont énormément taxés alors que beaucoup ne le sont pas du tout. Il y a sûrement un moyen de rééquilibrer tout ça. » Alors si vous estimez faire partie de ceux qui pourraient se sentir que peu taxés, je ne peux que vous remercier par avance pour votre contribution à ce rééquilibrage imaginé par l’Elysée, Matignon et Bercy.

          Quitte à avoir des idées noires et peut-être même des envies peu recommandables de violence, je vous conseille la lecture de polars. Cela tombe bien puisque « Quai du Polar » invite deux auteurs dans les prochains jours.

          > Rencontre avec DOA auteur entre autres de Citoyens clandestins (Gallimard) et de Fous d’avril, lauréat du prix Quai du Polar 2005

          Mercredi 12 mai à 19h

          Librairie Grand Guignol. 91, montée de la Grande Côte, Lyon 1er.

          > A l’occasion de la sortie de Résurgences (Au diable vauvert)

          Rencontre avec Ayerdhal

          Jeudi 20 mai à 19h

          Librairie Passages. 11, rue de Brest, Lyon 1er.

          Réservations conseillées : 04 72 56 34 84

          Lyon, le 10 mai 2010.

          28/11/2009

          Violences

          symbole-femme.jpgIl est souvent de bon ton de persifler à propos de Zapatero, en particulier quand au sein du Parti Socialiste français on affiche volontiers des positions « de gauche » qui selon la formule de Caillois confèrent « une gloire du meilleur aloi ». Alors que la lutte contre la violence faite aux femmes est à nouveau dans l’actualité, il n’est peut-être pas inutile de rappeler que pratiquement dès son installation, le gouvernement socialiste espagnol s’est doté en 2004 d’une loi dite organique « contre la violence de genre » visant à prendre en compte l’ensemble des aspects de ces violences. Dans un pays encore particulièrement marqué par certains réflexes datés issus des rangs de l’Eglise (souvenons-nous des récentes manifestations contre l’avortement), le gouvernement Zapatero, en faisant même mention de l’oppression spécifique des femmes dans les attendus de la loi, a pris cette question frontalement au point qu’aujourd’hui la loi espagnole pourrait aller jusqu’à représenter un véritable modèle en Europe.

          De toute évidence notre pays devrait trouver quelque inspiration dans une telle démarche. On nous dit qu’une proposition de loi devrait émerger suite à la mission parlementaire qui a produit l’été dernier un rapport. Comme le disait cette semaine le « collectif national pour les droits des femmes » par l’intermédiaire de ses porte-parole, en indiquant sans cesse que notre pays est celui « des lumières » on pourrait avoir la triste impression que « cela le dispense de tout ». En s’affichant comme le pays des droits de l’homme il serait vraiment temps que la France devienne aussi celui des droits des femmes.

          • Le Monde du jeudi 26 novembre, Tribune de Suzy Rotjtman et Maya Surduts, Co-Porte-parole du collectif national pour les droits des femmes.

          Lyon, le 28 novembre 2009.

          16/11/2009

          I'm from Barcelona

          drapeau%20catalan.bmpSamedi matin, après quelques jours passés à Barcelone pour parler « métropolisation », j’étais de retour dans notre bonne ville. Il est toujours amusant de constater sur une période aussi brève les quelques petits évènements qui font l’actualité d’une telle métropole sans que jamais la moindre information ne suinte jusque chez nous. Mis à part la probable fusion « Iberia-BA » et de nombreux articles situant l’Espagne en crise par rapport à ses voisins européens deux informations dominaient. La première concernait la mise en détention d’un Maire par le célèbre juge Garzón dont les agissements sont loin de faire l’unanimité. Le Parti Socialiste Catalan ayant désigné une jeune femme de 32 ans, genre sciences-po et végétarienne, pour succéder à cet élu indélicat, j’imagine que le type en question, du fond de sa cellule, a du se résigner au fait qu’en l’espace de quelques heures il avait basculé dans l’histoire ancienne, la jeune élue lui piquant la vedette. Encore plus catalino-centrée, l’annonce par l’actuel président du F.C. Barcelone qu’au terme de son mandat, il irait bien faire un petit tour en politique. Vous l’imaginez l’information à produit son petit effet ce d’autant que le dénommé Laporta ne compte pas aller coller des affiches pour les nationalistes mais bien être candidat lors de prochaines élections.

          Un Bernard Tapie catalan est peut-être né la semaine passée ?

          Toujours à propos de l’Espagne mais plus rock’n’roll, en parcourant le mensuel culturel « Go mag », je me suis aperçu que sans la « bibine » nos amis ibériques seraient bien en peine d’accéder au rock et à l’électro. C’est ainsi que « Heineken » fait du naming avec une salle de Madrid et dispose d’un site pour acheter des tickets de concert (heineken.es). La concurrence, en l’occurrence « Vetrins », coule de doux amours sponsorisés avec « Live Nation » et « Budweiser » invente là-bas la « Genvine music » (sic !) en soutenant la techno sans oublier « Jack Daniel’s » qui roucoule dans les oreilles des rockeurs en finançant un concours de maquettes depuis son site. Il conviendrait de signaler tout cela à notre Jean-Louis Murat national qui après son « portrait-pochtron » dans Libération il y a quelques temps (voir billet ici) pourrait avoir une ouverture sur un marché espagnol que Benjamin Biolay occupe presque à lui seul concernant les artistes français.

          La France justement, bien que voisine, attriste nos amis catalans qui attendent toujours un TGV de plus en plus hypothétique qui connecterait Barcelone à Lyon en trois heures et des poussières. Nos voisins qui connaissent pourtant des difficultés en cette période de crise avec leur flux d’immigration sud-américaine, produit d’accords bilatéraux, ne comprennent pas pour autant « notre » débat sur « l’identité nationale ». Fort heureusement l’image de Bachelot se faisant piquer contre la grippe a été reprise par toutes les télévisions, confirmant ainsi notre sens du ridicule et mettant les rieurs de notre côté.

          Lyon, le 16 novembre 2009.

          10/11/2009

          L’Europe des métropoles

          seapflags.jpgCe soir, en route pour Barcelone, pour participer en compagnie du Directeur de l’Agence d’Urbanisme, au séminaire sur les modèles de gouvernance métropolitaine en Europe. Chacun le sait cette question se pose sur l’ensemble du vieux continent et même si dans la funeste réforme territoriale imaginée par Nicolas Sarkozy cette question est le cadet des soucis des autorités gouvernementales françaises, constatons qu’à partir de demain à Barcelone, universitaires et élus venus de Catalogne, Londres, Paris, Turin et d’ailleurs s’efforceront, en partageant leurs analyses et expériences, d’étudier les points majeurs concernant les phénomènes de métropolisations sous les aspects institutionnels, économiques, d’aménagement et culturels.

          Il s’agira pour nous, en décrivant l’obscur maquis institutionnel français d’expliquer à nos collègues européens en quoi la nouvelle aventure métropolitaine que nous initions, ici à Lyon, avec St-Etienne, le Nord Isère et le Pays Viennois, a vocation à changer la donne pour que L’Euro métropole lyonnaise se hisse au bon niveau en Europe. En effet, cet ensemble métropolitain que nous souhaitons multipolaire, se situe, pour l’heure, bien en deçà des grandes métropoles comme Barcelone, Manchester, Milan ou Francfort. Pourtant avec ses presque 3 millions d’habitants, dotée d’une armature urbaine forte, l’Euro Métropole lyonnaise peut légitimement prétendre intégrer le « club » des grands ensembles métropolitains dont les leaders sont Barcelone (4,8 millions d’habitants), Milan (3,9), Manchester (2,5) ou Francfort (2,5). Face à ces enjeux qui ne sont, loin s’en faut, pas uniquement démographiques, sur les plans de la cohérence de nos territoires, des facteurs aussi importants que le dynamisme économique et une culture partagée en matière de développement durable et d’aménagement, Lyon avec sa région urbaine a vocation à relever le défi métropolitain.

          En attendant, pour notre territoire qui, je le rappelle est constitué de plus de 800 communes, 60 intercommunalités, 13 autorités organisatrices de transports et sur 6 départements, l’heure n’est pas à se lamenter sur l’existence des mille-feuilles à la française. Notre volonté de construire cette métropole multipolaire est bien plus forte que les résistances générées par ces découpages institutionnels. C’est ce que nous tenterons d’expliquer ces jours-ci à Barcelone en faisant valoir les premières pistes de nos réflexions communes.

          Lyon, le 10 novembre 2009.

          Photo: DR

          05/11/2009

          Palmarès

          palmares.jpgPour la cinquième année consécutive, Lyon pointe en tête du palmarès des villes de plus de 500 000 habitants. Avec ses 5 pôles de compétitivité, son guichet unique d’accueil des entreprises sans oublier la présence de deux incubateurs, selon le classement 2009 établi par « L’entreprise », Lyon fait toujours la course en tête en matière d’innovation et de Recherche-développement.

          La constitution du Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur, le PRES, qui marque le rapprochement des Universités Lyonnaises et Stéphanoises, indique lui aussi que la vision lyonnaise des territoires est sur le point de changer d’échelle. En s’engageant depuis quelques mois dans la perspective de construction d’une Euro-Métropole multipolaire, Lyon, St Etienne et le Nord Isère, viennent, en commun, d’initier un nouveau type de coopération. Il débouchera d’ici quelques temps sur une volonté partagée de lier leur avenir en matière de transports en commun, de planification territoriale, de recherche et d’université mais aussi dans le domaine des grands évènements culturels rassembleurs que sont les Biennales de la Danse et de l’Art Contemporain pour ce qui concerne Lyon, du Design avec St Etienne et probablement demain avec « Jazz à Vienne », le Pays Viennois ayant vocation à rejoindre ce mouvement.

          En indiquant que « l’ambition du Grand Lyon est de compter parmi les métropoles européennes de référence », le magazine l’Entreprise indique clairement que si le désir métropolitain nouveau incarné par nos trois agglomérations est plus que justifié, il n’en oubli pas de dire qu’il se construit à partir « d’une alchimie réussie entre le dynamisme entrepreneurial, la performance économique et le cadre de vie ». Ces encouragements ainsi formulés par le palmarès démontrent aussi l’importance de l’armature urbaine de notre pays car des villes comme Lille (2ème), Nantes et Bordeaux (3ème) sont également des chances décisives pour une France en Europe.

          Ne croyez pas un seul instant que mon propos d’aujourd’hui est à placer sous le signe du chauvinisme ou d’un « Cocorico lyonnais ». Au contraire. Alors que ce gouvernement nous prépare une réforme territoriale indigente, tout juste bonne à assouvir l’avidité électorale de l’UMP, il serait utile, en consultant cette étude, que les Sarkozy et Hortefeux en tirent des enseignements. Au lieu de considérer que le pays est constitué d’une région-capitale et d’un désert provincial, les autorités gouvernementales gagneraient beaucoup à rompre avec ce mal bien français. D’ailleurs la politique actuellement esquissé autour de l’idée d’un « Grand Paris » doté d’un ministère de tutelle est une aberration. Aujourd’hui, en tournant le dos à la décentralisation, en s’en prenant aux collectivités territoriales, en n’étant pas animé d’un projet d’avenir pour la France des territoires, Sarkozy se trompe de chemin. L’avenir du pays se situe à Lyon, mais aussi à Lille, Nantes, Bordeaux, Marseille ou Toulouse. Il serait utile et urgent que le chef de l’état en prenne conscience sous peine d’entraîner le pays dans une impasse.

          > « L’entreprise », novembre 2009, 3,50 euros, en kiosque.

          Lyon, le 5 novembre 2009.

          Illustration: DR

          10/06/2009

          Le PS aux urgences

          Collombis.jpgJ’ai voté PS sans regret, sans difficulté, mais avec appréhension. Résultat presque attendu : une déculottée.

          Gérard Collomb avait raison - et d’autres avec lui - lorsqu’il dénonçait une gouvernance PS « hors sol » depuis Solférino. C’était déjà vrai avant Martine Aubry, même si – tirée à hue et à dia comme elle l’est par les alliances contre-nature issues du congrès de Reims – sa direction laisse du mou dans la corde à nœuds. Son parachutage de Vincent Peillon sur la grande région Sud-Est pour faire de la place dans le Nord à son poulain lillois n’était probablement pas d’une intelligence politique de tout premier ordre, quoique Peillon soit l’un des plus brillants socialistes actuels. En témoigne entre autres son discours au Double-Mixte à Villeurbanne le 3 juin. Il a été l’un des meilleurs de tous ceux que des responsables socialistes ont prononcés depuis longtemps. Du Jaurès mâtiné de Mitterrand avec un zeste de Badinter. Vincent Peillon est certainement l’un des atouts majeurs pour que le socialisme français nous sorte un jour de ce pouvoir actuel qui caresse les citoyens d’une main et les bastonne de l’autre.

          Ceci étant, pour le moment c’est très mal parti pour que ce pouvoir change de mains. À la veille de la catastrophe électorale de dimanche, lors de son dernier voyage au Japon, Gérard Collomb disait « Je vais créer ma PME pour apporter ma pensée au PS, comme j’ai créé ma PME pour prendre la ville de Lyon ». C’est à une sacrée entreprise de clarification et d’explication aux Français qu’il faut s’atteler d’urgence et il y faudra une PME bigrement performante et super innovatrice !…

          Je lisais dans le Monde du 9 juin qu’il réclamait « une clarification qui passe par un rassemblement des réformistes contre les archéos ». Il a mille fois raison. Il y a urgence car, comme disent les juristes et les journalistes qui manient à merveille la novlangue, « le pronostic vital est engagé » : si dans les toutes prochaines semaines aucune mesure efficace n’est prise, le PS entre en soins palliatifs.

          S’il y a urgence à se positionner clairement, comme il le dit justement, je crains cependant que cela ne suffise pas.

          Cela ne suffira pas car il faut aussi un autre fonctionnement institutionnel de ce parti. Le PS vit de plain-pied dans des institutions où il y a prime en sièges à la formation arrivée en tête alors qu’il continue à fonctionner sur une représentation à la proportionnelle totale. C’est intenable et entraîne inévitablement des tractations obscures d’appareil. Des tractations déconnectées des idées votées. Le funeste congrès de Reims l’a démontré ad nauseam.

          Cela ne suffira pas car il faudra aussi un autre langage que cette langue morte qui récite des catéchismes où le monde ne retrouve pas son actualité : la planète, la sécurité, l’entreprise, le monde rural, pour n’en citer que quelques-uns. Une langue morte qui dans les défilés chante l’Internationale de lendemains déjà vécus, mais où le monde ne retrouve plus les accents qu’il attend et le sens d’une utopie neuve.

          Jean-Paul Schmitt

          28/05/2009

          Barroso

          Barroso.jpgComme si les élections européennes étaient déjà pliées, la "question Barroso" semble peu à peu occuper le devant de la scène. A coups d'interviews et de déclarations, le Président de la Commission européenne bouge ses pions afin d'apparaître, le plus rapidement possible, dès avant l'élection du 7 juin, comme incontournable, comme le seul capable de se succèder lui même. Alors que les travaillistes anglais, portugais ou espagnols font campagne pour Barroso, Sarkozy quant à lui souhaite se servir de l'actuel Président de la Commission comme d'un épouvantail. D'ailleurs écoutez bien , vous ne risquez pas d'entendre le moindre UMP soutenir Barroso. Tout au contraire, ce silence radio électoral qui annonce en vérité un soutien au Portugais quelques jours après l'élection, est un des éléments de la tactique de Sarkozy visant à se présenter comme un quasi opposant sur le front européen, un rebelle.

          Se servir dans la limite du possible de Barroso pendant les quelques jours qui restent  encore dans cette campagne est d'ailleurs une bonne opportunité pour les candidats choisis par le Président. Par ailleurs, en imposant comme cirtère de réussite de leur entreprise le simple écart entre listes UMP et listes socialistes, Sarkozy et les siens évitent de focaliser l'attention de tous sur l'aspect très minoritaire des listes du Président. Une bonne partie de la presse jouant le jeu présidentiel, au soir du 7 juin, il sera alors très facile d'expliquer aux français que l'élection européenne de 2009 est une victoire pour le Président. Alors, vous l'avez compris, la seule façon d'indiquer dans son vote un refus de Sarkozy c'est à l'évidence de ne pas voter pour les listes de droite et surtout, en soutenant dans chacune des régions la liste du Parti socialiste c'est la seule manière d'interdire au Président de crier victoire au prétexte que l'écart serait important. Ouvrez grands les yeux, bloquez votre respiration et foncez, le 7 juin prochain, le bulletin socialiste à la main vers votre bureau de vote. C'est la seule façon d'être utile.

          Lyon, le 28 mai 2009.

          Photo: DR

          05/05/2009

          Cinco de mayo

          1er mai lyon.jpgLe mois de mai est joli dans nos mémoires.

          Mois de Marie pour d’anciens enfants de choeur et petites filles aux bas blancs. Adolescents chanteurs de mai ivres de printemps et courant les campagnes pour troquer leur goualante contre quelques piécettes ou un bout de saucisson et du vin. Mois de soulèvement pour les naïfs amoureux de ces plages de liberté que nous cherchions sous les pavés. Mois de défilés et de muguets cueillis sous les hêtres en bottes parfumées. Mois d’avènement aux liesses populaires colorées de roses rouges, place de la Bastille. Mois aux ponts multiples qui réjouissent les salariés au grand dam de leur patron. Mois de transition avant les grandes chaleurs qui suffoquent. Mois de dangers aussi, parfois comme ce Tres de Mayo de Goya aux couleurs de nuit.

          Dans ce mai où les dates célèbres abondent, le 5 tient sa place :

          > 5 mai 2009, la France est UMP, l’opposition est malade et sans pouvoir ; à Nîmes, le président de la république - dixit Barnier -« va donner le ton et présenter le projet » de l’UMP pour les élections européennes. Devant les affiches qui plagient Obama avec un « Quand l’Europe veut, l’Europe peut », les licenciés chantent l’Internationale pour oublier…
          > 5 mai 2002, la gauche est KO debout. Hormis Lutte Ouvrière qui refuse de donner consigne, on vient de voter Chirac au deuxième tour de l’élection présidentielle ; à défaut d’un projet d’union nationale, la France aura Raffarin comme cocher…
          > 5mai 1930, Gandhi le désobéissant est arrêté dans la nuit ; le non-violent déclare que son poing peut bien être brisé, le sel qu’il tient ne sera pas rendu volontairement. Il aura bientôt raison du colonisateur …
          > 5 mai 1821, Napoléon meurt à saint Hélène. Un jour prochain, celui qu’Hugo appellera Napoléon le Petit lui succédera. L’histoire bégaye…
          > 5 mai 1789 (juillet est proche), ouverture des états généraux dans l’hôtel des Menus Plaisirs à Versailles ; on conviendra que cette date marque le début de la Révolution française…

            Choix arbitraire et de mauvaise foi de cinco de mayo, quand la grippe sévit pour nous faire oublier la crise ? Oui. Cinq fois oui.

            C’est le mai, le beau mai. C’est le joli mois de mai.

            Jean-Paul Schmitt

            23/04/2009

            Thermomètre

            342px-Thermometre_fievre.svg.pngDans six semaines nous voterons pour les élections au Parlement Européen. Si vous retirez les ponts et les week-ends qui viendront de façon salutaire apporter un peu d’air frais dans la vie compliquée des Français c’est une campagne de tout juste une petite trentaine de jours qui s’annonce. Trente jours pour convaincre plus de 65% des Français de se déplacer pour voter. On voit bien que l’objectif est inaténiable, surréaliste si l’on considère l’état de l’opinion dans un certain nombre d’autres Etats Européens.

            C’est ainsi que selon le sondage « Eurobaromètre », seulement 17% des Polonais entendent, pour l’instant, aller déposer un bulletin dans l’urne le 7 juin prochain. Certains diront que la chose est bien normale tant les Polonais ont des rapports très compliqués à l’Union. Admettons mais prenons la Grande-Bretagne avec 22%, l’Autriche avec 21%, le Portugal (24%), la Slovénie (25%) ou la République Tchèque (26%), les projections sont tout aussi catastrophiques.

            Ces chiffres traduisent un véritable problème des européens à l’égard de l’Europe. Plus globalement, seulement 44% des européens indiquent s’intéresser à l’élection et ils sont 16% à connaître la date même du scrutin. Pire, 64% sont ignorants du rôle du Parlement et en guise de pompon 54% du corps électoral sait que les Euros-députés sont élus au suffrage universel.

            Ce sondage à vous mettre le moral dans les chaussettes tente de livrer quelques explications à ce désarroi. A plus de soixante pour cent, les sondés estiment que voter ne changera rien à leur situation et ils sont 55% à penser que le Parlement ne s’occupe pas de leur vie quotidienne. Crise oblige, les Européens affirment ne s’intéresser qu’à une seule chose, le chômage, et des thématiques comme l’énergie, la sécurité, le climat et même les retraites les laissent de marbre.

            A une poignée de semaines de ce scrutin défiance et désintérêt se mélangent donc pour fonder une très certaine abstention qui risque de se révéler comme la grande conclusion politique de ces élections 2009. Parlement Européen, Commission et même la Banque Centrale pourtant demeurée active pendant la crise, semblent emportés par ce qui sera peut-être un véritable tsunami politique. Il conviendrait peut-être que ceux qui se sont tant chamaillés pour figurer sur les listes de leurs partis respectifs retroussent rapidement leurs manches.

            Lyon, le 23 avril 2009.

            30/03/2009

            Construire l'Europe

            europeen.jpgDans deux jours, c’est le 1er avril, journée magnifique qui puise au plus profond de notre identité nationale. La seule à être consacrée à la plaisanterie. Il paraît que c’est Charles IX qui est à l’origine de cette affaire, le roi ayant décidé de ne plus faire commencer l’année le 1er avril mais bien le 1er janvier. Avouez que c’est une réussite.

            Alors que l’on se prépare à voter pour nos futurs députés européens, pourquoi ne pas s’inspirer de l’audace de Charles IX en imposant une de ces grandes idées qui font l’Europe. Je veux parler d’une journée européenne de la plaisanterie et du canular.

            Vous me direz que le Parti Socialiste a pris les devants. Sans attendre le 1er avril, il ne cesse de plaisanter chaque jour d’avantage, mais passons à l’essentiel.

            Cette idée bien française d’un « European Joke Day » mériterait de s’imposer un 1er avril. Elle permettrait tout à la fois de montrer la place incontournable de la France en la matière mais aussi de faire cesser le désordre qui ronge l’Union, car désordre il y a. Prenez les Anglais, ils ont bien leur « April Fool’s Day » mais ils ne sont même pas capables de l’imposer aux Ecossais qui continuent de célébrer leur « Gowk ». Les Allemands, quant à eux, ont « Aprilscherz » mais les Espagnols ne pouvant rien faire comme les autres font du 28 décembre, jour des « Saints Innocents », leur fiesta des canulars.

            C’est à la France d’être chef de file d’une pareille réforme. C’est à notre pays et à notre Président de faire valoir les voies et les moyens pour y aboutir, pour, vous l’avez compris, avancer dans la construction européenne.

            Lyon, le 30 mars 2009

             

            06/01/2009

            Sarko-nostalgie ?

            drapeau europeen.jpgC’est au Brésil que le quasi « Never ending tour » du « plus grand président de l’Europe », je veux bien entendu parler de Nicolas Sarkozy, s’est achevé dans un de ces palaces destinés à offrir un havre de paix à ceux qui n’en ont jamais. Voilà pour le côté VSD des choses.

            Pendant ce temps, la Russie obtenait que l’OSCE retire ses observateurs destinés à superviser le respect du cessez-le-feu entre Russes et Georgiens suite à la guerre éclair de août dernier stoppée à l’époque par « le plus grand président de l’Europe », je veux toujours parler de Nicolas Sarkozy.

            « Le plus grand président de l’Europe » a donc en l’espace de six mois été à l’origine d’un plan de paix, plutôt complaisant à l’égard de Poutine. Face à la crise financière il n’est vraiment pas certain que des initiatives du Président, comme la tenue du G4, rentrent par la grande porte de la construction européenne quand l’histoire entendra faire ses comptes. Quant aux mesures censées intervenir dans le soutien à l’économie réelle, nul n’est autorisé à prétendre qu’elles peuvent flirter avec le niveau d’exigences requis. Il n’empêche que les six mois passés par Nicolas Sarkozy à la tête de l’Europe risquent de se révéler comme étant un coin de ciel bleu en comparaison avec ce qui attend une Union Européenne présidée par le Président de la République Tchèque, je veux parler de Vaclav Klaus.

            Populiste, ultra libéral-viscéral et europhobe militant, Klaus est donc depuis quelques jours « notre » nouveau Président, et cela ne peut que faire froid dans le dos. En effet si Vaclav Klaus se conduisait pendant les six mois qui viennent à l’identique de ce qu’il vient de faire depuis des années, quelque chose qui ressemblerait à de la honte pourrait envahir l’Europe ou plutôt celle des européens.

            Considérant les questions environnementales comme de véritables pestes Klaus est un farouche adversaire de tout ce qui touche aux questions écologiques. « Maintenant que nous devons nous serrer la ceinture », avait d’ailleurs dit le lascar devant un congrès américain éberlué, « nous devons supprimer ce luxe ». Entendez par là supprimer le plan-climat. Anti-défenses de l’environnement, Klaus est aussi un ennemi acharné de l’idée européenne. En décidant de ne plus faire hisser le drapeau européen sur le château de Prague, le président Tchèque avait fait valoir il y a quelques mois de manière fort symbolique sa solide europhobie. C’est bien entendu sur le plan économique que ce dernier admirateur de Margaret Thatcher excelle. Pour lui, « l’Europe est un projet socialiste » et partant de là, tout ce qui peut contribuer à asseoir des politiques économiques communes doit être dénoncé dans l’instant.

            La future présidence Tchèque sera-t-elle le cauchemar annoncé ? On ne peut que le craindre tout comme il convient de s’attendre à ce que celle de la France qui vient de prendre fin nous laisse rapidement un arrière goût de nostalgie.

            En attendant le « Never ending tour » présidentiel continue. Il souhaite aux quatre coins du pays et tous les quatre jours ses vœux de bonne année 2009 aux policiers, aux artistes, aux enseignants…

            Lyon, le 6 janvier 2009.

             
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