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21/06/2010

Bad boys

nicolas%20anelka-thumb.JPGPauvre Dominique de Villepin, son appel du 19 juin prévu depuis des lustres s’est perdu dans un week end vampirisé par l’équipe de France de football ou plutôt ce qu’il en reste. Le faux « Bad boy » de la droite française s’est fait piqué la vedette par un Anelka viré, le quotidien de référence du sport français ayant décidé de fabriquer l’évènement en publiant sa « une » grotesque. Cela étant tout le monde pensait en rester là mais en vérité, comme le révèle le site de Libération, l’affaire Anelka n’est que le début du commencement. Alors que le limité Evra, capitaine de l’équipe, nous expliquait, samedi, dans une pitoyable conférence de presse, qu’un traître, au sein du groupe, fournissait des informations à la presse, Grégory Schneider de Libé affirmait quant à lui que Saint-Zidane était probablement à la tête d’un complot contre Domenech. Traître, complot, l’odeur du pâté envahissait le club France et d’ici la rencontre face à l’Afrique du Sud on a la très nette impression que tout peut arriver. Insultes, clans, refus de s’entraîner, disputes, coups, gestes obscènes à l’égard de la presse, les ados attardés et friqués du football français sont définitivement meilleurs pour le bling-bling que pour le foot et Nike qui vient de se payer la tunique bleue pour quelques quarante millions d’euros l’an devrait faire grise mine.

Quant à Laurent Blanc entre la probable volonté de reconstruire avec Gourcuff, son désir de ne pas rompre avec Zidane, nous préférons lui souhaiter bonne chance ce d’autant que peu à peu les langues vont se délier avec comme toile de fond un champ de ruines jonché des cadavres d’Escalette, Domenech, Anelka, Houiller et quelques autres. D’ailleurs si Blanc veut réussir, il doit se convaincre de repartir de zéro en se passant définitivement non seulement de Anelka mais aussi de Henry, Ribéry, Gallas, bref de toute cette vieille garde avariée. Avec les Toulalan, Gourcuff, Lloris, Diabi et Malouda, le retour des tricards comme Benzema, Nasri et voire même Ben Arfa ainsi que l’intégration de plus jeunes, Blanc peut envisager reconstruire sur la durée à condition bien entendu de rompre définitivement avec le « yaourt qui pense » et toute la génération 98.

Bonne fête de la musique à tous.

Lyon, le 21 juin 2010.

08/08/2007

L comme Laporte (Bernard)

 

medium_L.jpgDans le cadre de son casting ministériel, Nicolas Sarkozy a choisi Bernard Laporte pour occuper le poste de Secrétaire d'Etat en charge des sports. Le pari est risqué dans la mesure ou l'homme de Gaillac est un sacré loustic doublé d'un néophyte absolu.

La chose est tout bonnement extravagante. Nommé par anticipation, histoire de préparer la coupe du Monde de Rugby, le sort ministériel de Laporte est d'une certaine façon suspendu à sa réussite à la tête de la sélection nationale. Par ailleurs sa connaissance extrêmement vague du mouvement sportif et l'absence quasi-totale de convictions font de cette nomination amicale un facteur à risques.

Autre problème, autres risques, Sarkozy en le désignant Ministre ne pouvait ignorer que son poulain était l'objet d'interrogations sur ses multiples activités économiques. L'homme du jambon Madrange qui se vente tel un Sarko d'avoir été à la rencontre des ouvriers de l'entreprise de salaison avant d'accepter de faire la pub, est un démagogue et un arriviste. C'est aussi, si on consulte le dossier intéressant produit par L'Equipe Magazine il y a quelques mois de cela, un homme d'affaire redoutable et paraît-il "border line".

Laporte sera-t-il le premier maillon faible du gouvernement? En attendant si vous voulez lire son autobiographie publiée par Michel Lafon, je vous assure quelques moments de franches rigolades au milieu d'un ensemble pathétique faisant passer Dominici pour un futur prix Goncourt.

Je quitte Lyon demain matin pour le pays du rugby, vers ces contrées ou le député UMP est devenu chose rare et où l'on préfèrera toujours le jambon de Bayonne au Madrange. Un vaste sujet de méditation pour Bernard Laporte.

 


Lyon, 8 août 2007.

28/11/2006

Prix Nobel de foot

medium_ballon_or.jpg"Cannavaro, or concours’’, Cannavaro vaut de l’or’’, ce matin l’Equipe ne fait pas dans la dentelle pour célébrer le choix contestable de sa filiale France football de décerner au défenseur Italien le Ballon d’or 2006. Tout du long des quatre pages consacrées par le quotidien à l’évènement, on évoque du bout des lèvres ce qui pose problèmes. En vérité seules quelques lignes perdues dans un océan hagiographique viennent rompre le charme. De quoi s’agit-il ?

France football honore cette année l’ex-capitaine d’une équipe, la Juventus de Turin, rétrogradée en série B italienne, en raison de l’organisation avérée des matchs truqués et de la mise sous influence d’arbitres.

France football fête un joueur qui partage avec son ami Buffon, goal de la même équipe et deuxième du même classement, le triste privilège d’avoir fait banquette chez un juge d’instruction.

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22:55 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : football, UEFA, Foot, l'équipe, equipe, France, Henry | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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