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25/03/2010

Assurance

obama.1201801546.jpgIl y a quelque peu, je voyais le ronchon Régis Debray, en promotion chez Jean-Pierre Elkabach sur LCP, s’interroger sur la santé politique de français ayant exprimé voici une bonne année leur illusoire appui à Barack Obama.

Autant, vous l’avez compris, avoir les yeux de Chimène pour un bureaucrate sud-américain aux accents staliniens est une quasi évidence, autant s’enticher pour un président yankee est de l’ordre de l’obscène pour notre agrégé dégagé. Depuis des mois, en vérité, Debray n’était pas le seul à persifler à propos d’Obama. Nombreux étaient aussi les anciens fans frappés de désenchantement et semble-t-il particulièrement surpris par la capacité de résistance de l’Amérique à l’égard de la création d’une assurance maladie, les forces de résistance au changement pullulant là-bas beaucoup plus que les alligators dans le bayou. En effet, depuis pratiquement un siècle, on se cassait les dents sur cette réforme pour une couverture-santé. En 1912, le républicain Theodore Roosevelt était battu faute d’avoir convaincu l’électorat de la nécessité d’établir une assurance-maladie. Près de cinquante ans plus tard, J.F. Kennedy, une fois élu, se trouvait dans l’incapacité de mettre en place une telle mesure. Il fallait attendre Lyndon Johnson, son successeur doté d’une très large majorité démocrate au Congrès pour que, dans la difficulté, les programmes destinés aux retraités et aux plus démunis soient adoptés. Moins de trente ans plus tard, mandatée par son époux de président, Hillary Clinton échouait à son tour.

Aujourd’hui les 46 millions d’américains dépourvus d’assurance-maladie peuvent former quelques espoirs. Si la réforme Obama prospère correctement, 30 millions d’américains devraient être à terme couverts et 45 000 par an échapper à la mort faute de soins remboursés. Au terme de dix mois de lutte acharnée et fort d’une certaine abnégation, le président Obama vient de marquer des points décisifs face à une Amérique de droite qui ne va pas pour autant désarmer pour « flinguer » cette réforme majeure et de gauche.

Lyon, le 25 Mars 2010.

22/01/2007

Quand Nay le désir

medium_Nay-couv-Sarko.jpgIl faut travailler plus pour gagner plus. Chacun connaît le credo de Nicolas Sarkozy. Je crois que Catherine Nay qui vient de signer la biographie du candidat UMP à la présidentielle devrait s’inspirer de son champion.

Catherine Nay nous livre donc, « un pouvoir nommé désir » (Grasset), un ouvrage tellement servile qu’il fait passer celui de Claire Chazal sur Balladur, qui était depuis de nombreuses années accroché aux sommets de l’échelle de Richter de la lèche, pour un brûlot libertaire.

Ce qu’il y a de plus intéressant, il faut le dire, dans l’hagiographie de Nay, c’est la page des « remerciements chaleureux » (sic ! ). Vous y retrouverez les noms du clan Sarkozy réuni au grand complet mais aussi une petite adresse à son patron. Que dit la grande Catherine ? « Je remercie Jean-Pierre Elkabach qui a bien voulu me laisser distraire du temps que j’aurais du consacrer à Europe 1 pour mener à bien cet ouvrage » ;

Comment interpréter cette phrase ? J’ai peut-être l’esprit tordu mais Nay écrit que son patron lui a bien dit de moins bosser à Europe 1 pour écrire son bouquin. Autrement dit Catherine Nay a travaillé moins tout en gagnant autant. Je me doutais que Catherine Nay était de gauche. 

Lyon, le 22 janvier 2007

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Nay, catherine, Sarkozy, Europe 1, Elkabach, Grasset, Chazal | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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