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13.10.2010

Le storytelling et DSK

DSKstory.jpgC’est l’âge des histoires. On n’achète plus des produits, on achète grâce à des histoires… Fini les marques.

Un qui prend le temps de prendre ses marques c’est DSK. Un peu trop selon Gérard Collomb qui rappelle à son ami qu’il a « le devoir moral » de répondre à l’attente des Français. Amis et ennemis de DSK se chargent donc en ce moment de préparer le terrain avec des histoires : c’est le storytelling appliqué à la politique. L’homo politicus entre dans l’âge des contes et légendes racontées aux enfants pour leur faire passer commande au Père Noël.

À droite, Fillon murmure à certains de ses invités que « le FMI ne veut plus de DSK pour un second mandat », histoire de faire comprendre que l’engagement du bonhomme dans la présidentielle à venir ne se ferait que faute de mieux.

À gauche, on raconte que « le bonheur, Dominique le connaît au poste qu’il occupe aujourd’hui. Il a tous les avantages du pouvoir sans les inconvénients. Il n’a de compte à rendre à personne, si ce n’est deux fois par an lors des AG du FMI » ou qu’il ne se soustraira pas à l’appel des Français car c’est pour lui un devoir moral. Tout cela, histoire de montrer l’esprit de sacrifice d’un homme absolument désintéressé…

Et pour ne pas être en reste, des conteurs solférinesques nous expliquent que « Les Français ne verront pas en Dominique le candidat des riches. La place est déjà occupée ! ». Gare au double tranchant que souvent la morale des fables comporte : les Français se souviendront peut-être aussi d’autres histoires racontées aux veillées ou des conseils dominicains au Cercle de l’Industrie, ce must de PDG qui préservaient leurs intérêts auprès de Bruxelles.

Les communicants de DSK sont informés heure par heure semble-t-il des histoires de l’adversaire et des attentes de merveilleux du bon peuple : du côté de Sarkozy, les faiseurs d’histoire sont regroupés au sein de « la firme » et du côté de DSK dans « le gang ». Le chef des deux bandes de storytelling est le même discret Stéphane Fouks et le Sarcellois Ramzi Khiroun, l’inamovible conseiller com’ de Dominique et actuel porte-parole d’Arnaud Lagardère fait partie du gang.

Rhamzi Khiroun ? Remember : en novembre 2006, il menait les partisans de DSK qui chahutaient Ségolène au Zénith… (voir l’article d’Ariane Chemin dans le Nouvel Obs d'avril 2010. Si DSK « y va » et gagne, RK a de beaux jours devant lui.

Jean-Paul Schmitt

28.06.2010

Ira, Ira pas

promo_5020.jpgIl paraît que Sarkozy ne sait plus faire vendre les hebdos. Parmi les politiques, seul Dominique Strauss-Kahn semble encore faire l’affaire ou plus exactement, comme c’est le cas cette semaine pour l’Express, à faire faire des affaires. Biographie usée mais revisitée, inter-titre comme quoi son père était franc-maçon, liste des diplômes, débat « au sommet » entre Mosco et Mélenchon, tout y passe. Bref, la marmite Strauss-Kahn est sur le feu et le fumet qu’elle peut dégager est dirigé vers nos narines, « Ira, Ira pas ? »  That-is the question.

Pote de Denis Kessler, Schumpétérien à ses heures, plus promoteurs de solutions qu’inventeur, méchant flic du FMI, l’Express tourné vers les courbes de vérités souffle le chaud puis le froid sur un Strauss qui n’en demande d’ailleurs pas tant. « Ce garçon remarquable » comme aime à le définir Sarkozy marque pourtant des points. A la hausse parmi les plus de 65 ans, il est peut-être sur le point d’arriver à la hauteur de Sarko sur le segment de ces séniors traditionnellement acquis à la droite. Déçues par le Chef de l’Etat, les classes moyennes seraient, si l’on en croit certains sondages prêtes à se jeter dans les bras de DSK. Reste la « France qui se lève tôt » qui, pour ce qui la concerne, semble peu attirée vers ce type de gauche dont la droite ne cesse de dire qu’il est des siens.

« Ira, Ira pas ? », vous le savez depuis longtemps, je pense à tort ou à raison que DSK se décidera à y aller uniquement si le contenu de la gamelle lui est délicatement dressé dans l’assiette, prêt à consommer, avec son brin de persil. Dans le cas contraire il faudra bien que les réformistes qui s’affichent dispersés dans le PS s’interrogent et décident de choisir l’un d’entre-eux. C’est alors que nous nous perdrons une fois de plus dans nos calculs les plus effroyables en nous demandant, pour chacun de ces candidats réformistes, « Ira, ira pas ? »

Pour parler d’autre chose. Hier soir à Fourvière, le mot d’ordre était plutôt « ira pas » puisque c’est devant un auditoire modeste que s’est produit à l’Odéon Richard Hawley. D’un équilibre parfait la prestation de l’anglais était pourtant magnifique, les absents avaient encore une fois tort et la lune presque rousse ne s’y était pourtant pas trompée. Elle était là, au balcon, pour saluer le crooner de Scheffield.

Clermont, le 28 juin 2010.

28.05.2010

Soixante ans

200px-Strauss-Kahn%2C_Dominique_%28official_portrait_2008%29.jpgC’est après tout normal, mardi dernier l’UMP tenait convention à propos des retraites, le Parti du président en profitant pour exiger que saute le verrou du départ en retraite à soixante ans, entérinant ainsi une décision prise depuis belle lurette à l’Elysée. Une fois le mini ramdam Umpiste exécuté, il suffisait au ministre Woerth de claironner la bonne nouvelle sur LCI, en prenant tout de même le soin de préciser que les cheminots ne pouvaient être concernés par une telle décision.

Parlant de démagogie et d’irresponsabilité à propos de la position défendue par Martine Aubry d’un maintien du départ à 60 ans, le petit monde de l’UMP s’autorisait à jouer DSK contre le PS. Malgré la défense serrée de son équilibriste en chef, Jean-Christophe Cambadélis, les amis de DSK commençaient ainsi à percevoir les contours de l’épreuve qui les attend même si leur volonté de jouer l’opinion contre le parti apparaît comme de plus en plus nécessaire. En effet en épousant les thèses défendues à Paris, Rome, Athènes ou Londres, en surjouant son rôle de « Sachant », DSK a commis l’erreur de s’affaiblir dans le contexte qui devrait être celui de la désignation du candidat socialiste. En acceptant de toucher à la retraite à 60 ans, c'est-à-dire à participer à une agression contre un symbole, DSK a peut-être fait l’erreur de trop. En vérité, sur cette question de l’âge du départ en retraite, la seule possibilité pour la gauche est de passer un pacte avec les Français, un deal indiquant d’un côté que des salariés usés par une vie de labeur ne travailleront désormais plus que jusqu’à l’âge de 56 ou 57 ans, de l’autre que des catégories comme les enseignants ou les cadres voient l’âge légal reporté à 62 ou 63 ans. Sans pacte de ce type devant la nation, la question de l’âge de départ en retraite est un piège dans lequel DSK vient de plonger avec d’ailleurs une certaine délectation. Quant à Martine Aubry, si pour l’heure elle peut bénéficier d’un certain doute, il conviendrait, compte tenu de ses ambitions, qu’elle nous en dise un peu plus, question de principe.

Lyon, le 28 mai 2010.

18.05.2010

Iconoclaste

dominique-strauss.jpgReviendra ou ne reviendra t-il pas à temps pour se présenter en 2012 ? la question du retour de DSK commence sérieusement à me chauffer les oreilles. Je trouve, en effet, assez insupportable que la gauche se mette en attente d’un homme providentiel… surtout pour le monde de la finance. Car, comme l’écrivait récemment Jean Marie Colombani, un expert du passage de la rive gauche à la rive droite de la Seine, DSK fait partie des trois français qui ont sauvé l’euro avec JC Trichetéternel patron de la banque centrale et Nicolas Sarkozy, magnifique référence de gauche. Aussi Ségolène Royal a raison de rappeler que le patron du FMI a « aidé » la Grèce en lui imposant : abaissements des salaires, démantèlement de la protection sociale et augmentation des taxes, un vrai programme de gauche ! Mais, me direz-vous, il est le chouchou des sondages qui le place meilleur candidat contre Sarko. Sans oublier le jeu manipulateur de ces plongées dans l’opinion il faut savoir que, selon un sondage BVA : 71% des dirigeants économiques souhaitent sa désignation à la candidature, le CAC 40 désignera-t-il le candidat socialiste ? Pour moi en tout cas voter DSK ce serait faire 1983 avant 1981 et je souhaite garder un peu petit espoir, celui qui amènera le peuple de gauche à regarder les choses en face et à se ressaisir en désignant une ou un candidat qui se dresse face à la situation actuelle en la regardant avec lucidité et la volonté de la changer. A l’image de Félipe Gonzalès l’ancien premier ministre socialiste espagnol qui déclarait récemment au quotidien El Païs : « nous avons sauvé le système financier mondial en sacrifiant des pourcentages très élevés de produit intérieur brut mais rien n’a changé dans son comportement qui est pourtant à l’origine de cette crise. » Dès lors le patron du FMI n’est pas le mieux placé pour prendre des mesures radicales, et pourquoi pas iconoclastes comme la nationalisation des banques, moyen assuré pour que l’Etat ne passe plus sous leurs fourches caudines mais aussi pour que leurs profits soient réorientés vers la relance de l’économie.

Philippe Dibilio

05.05.2010

Tonton flingueur

Collomb Flingueur.jpgÀ peine le PS commence-t-il à s’installer dans une espèce de paix des braves en arrêtant ses petites phrases assassines entre frères et sœurs de la famille et voila que Gégé les Gones, se mettant en tête de monter à la capitale, sort l’artillerie lourde.

Du gros calibre sans silencieux sur le pétard ! Et de plus, c’est dans le beau Monde, celui du 30 avril, qu’il canarde. Aux abris, Martine, Ségolène !

J’ai l’impression de voir un mauvais remake des Tontons Flingueurs et d’entendre ânonner les dialogues extraordinaires d’Audiard que Ventura, Blier et Blanche articulaient si savoureusement. Autant je ris à ceux du film de Lautner, autant quand Gégé s’y met, j’ai du mal à me dérouiller les zygomatiques. Au lieu de s’embarquer dans la énième guerre des gangs en prenant le risque de nous éparpiller façon puzzle, il devrait travailler la tirade de Blier dans la scène de la cuisine : « Non mais t’as vu ça ? En pleine paix, y chante et pis crac, un bourre-pif, mais il est complètement fou ce mec ! ».

Que Gégé veuille défendre un art de vivre à gauche à sa façon, on peut comprendre. Un art de vivre en ville qui n’est d’ailleurs pas si mal que ça (grâce à lui notamment), mais qu’a-t-il besoin de défourailler sur sa propre famille ? D’autant que les balles peuvent ricocher en retour à l’envoyeur : en matière de zigzag qu’il dénonce, on pourrait en énoncer quelques-uns de son fait. De Hollande à Moscovici, de son appui – tactique - à Ségolène qu’il a mise ensuite au frigo pour en sortir Peillon avant de le battre froid pour cause de lèse-lyonnaiserie, jusqu’à son actuel « retenez-moi ou je fais un malheur et vais aux primaires si DSK n’y va pas », la souplesse de ses déclarations est mise à rude épreuve.

Si tout le monde s’accorde sur le fait que son phrasé n’est pas celui d’Eva Perón ou d’un télévangéliste, on sait que le gone a du fond, alors pourquoi diable donner l’impression qu’il veut dézinguer pour empocher l’oseille ?

À moins qu’il ne peaufine un futur rôle. Celui de maître Folace alias Francis Blanche, dans la même scène de la cuisine avec sa célèbre réplique : « Touche pas au grisbi ! S… ! »

Jean-Paul Schmitt

04.05.2010

A méditer

elysee.jpg« On n’endosse pas comme ça d’un claquement de doigt le costume présidentiel, c’est au contraire une longue évolution qui fait que tout d’un coup les gens vous regardent, vous reconnaissent et vous donnent cette identité là » ; ce n’est pas parce que, selon l’AFP, cette phrase est répétée depuis des années par François Bayrou qu’elle n’en est pas moins frappée au coin du bon sens. Un bon sens qu’auraient dû garder Michel Noir ou Alain Carignon abattus en vol par Chirac du fait de leurs velléités présidentielles. Une phrase que pourraient méditer feu Raymond Barre et Edouard Balladur qui, de toute évidence, n’ont pas attendu assez longtemps pour être reconnus comme tels. Une phrase toujours d’actualité malgré la dévaluation de la fonction après le passage à l’Elysée de Chirac et de Sarkozy. Certes aujourd’hui le jeu peut paraître plus ouvert mais l’essence de la Vème République demeure et la fonction présidentielle reste l’expression d’un rapport direct entre l’électorat et un homme ou une femme, un rapport qui se construit avec le temps et sur des idées fortes. Certes la perspective de primaires peut laisser penser que le champ des possibles s’est élargi mais cette méthode, bien rodée aux Etats Unis état fédéral, ne fera que ses premiers pas chez nous, avec quel succès ? On ne peut, vu sous cet angle, que s’interroger sur la précipitation mise par Gérard Collomb à se lancer dans une campagne pré-primaires en affichant d’ailleurs sa candidature par défaut c'est-à-dire en cas de défection de DSK ce qui constitue un positionnement totalement antinomique avec l’objectif déclaré. Etre candidat à la présidence de la république sous la Vème c’est développer une idée de la France et des idées pour la France dans tous les domaines et directement avec le peuple. C’est seulement dans ce cas que les gens « vous regardent, vous reconnaissent et vous donnent cette identité là ». Et, c’est sur, cela prend du temps.

Philippe Dibilio

29.04.2010

Même plus cap

dominique-strauss.jpgLe fait est suffisamment tenace pour que l’on s’y penche une fois de plus. Quand Dominique Strauss-Kahn déclare, « je dirige une institution internationale. Je suis heureux de ce que je fais. Je n’ai pas d’autre projet. Peut-être que je resterai encore au FMI pendant des années et des années, qui sait ? », il y a toujours une cohorte de spécialistes autoproclamés et de dévots aveuglés pour nous dire que de tels propos sont bien la preuve que l’ancien député de Sarcelles est candidat à la candidature pour les présidentielles de 2012. Il va pourtant falloir s’y faire. Au train où vont les choses, DSK ne sera pas candidat aux dites présidentielles, il devrait donc rester en transit à Marrakech, entre Paris et Washington, laissant les Cambadélis, Le Guen et toute la tribu à leurs destins les plus divers. The brain, l’idole des droites, le plus brillant des socialistes, l’ami des puissants, le charmeur, celui qui a effacé les frontières entre politique et argent va donc renoncer parce que la fonction présidentielle n’est pas un don mais un combat. Le regain d’agitation actuel atteste bien entendu de cette donne qui se précise de jour en jour. Puisque DSK préfère épuiser les charmes du FMI plutôt que d’affronter les difficultés d’un incertain combat électoral, peu à peu les candidatures se ramassent à la pèle au point que, grand rénovateur devant l’éternel, Arnaud Montebourg va devoir imaginer un processus d’organisation des primaires particulièrement alambiqué. Cela promet !

Lyon, le 29 avril 2010.

28.04.2010

Primaires primaires ?

SégoRostand.jpgÀ en croire le bel Arnaud, elles permettront en toute transparence et après une campagne très ouverte de choisir le meilleur candidat pour représenter la gauche dans son acception la plus large lors des prochaines échéances de 2012. Adviennent donc les primaires pour que l’on choisisse le meilleur candidat ou la meilleure candidate !

À écouter et à entendre - dans ces primaires dont les militants du PS ont demandé qu’elles soient ouvertes - les valeurs qui sont celles des postulantes et postulants (sans réelle surprise gageons-le), les objectifs prioritaires (plus difficile), les moyens à mettre en œuvre pour atteindre ces objectifs (encore plus difficile, compte tenu de la dette et de la crise). Une sacrée foire d’empoigne se prépare-là à n’en pas douter. Après l’indispensable castagne des idées, il faudra des soins d’urgence. Le temps du mercurochrome et de la poche à glace sera court avant de rejoindre l’équipe plus vite que des joueurs de foot taclés après le pschitt-pschitt miracle du soigneur. D’autant plus vite que les fameuses primaires auront lieu assez tard en 2011 pour satisfaire les tenants de DSK, dont notre cher Gérard semble fan si j’en crois les récentes déclarations qu’il a faites sur la chaine Public Sénat, le 22 avril dernier. I want my DSK back dit GC qui déclare « À mon avis c’est le meilleur pour faire à la fois une politique économique crédible et performante et faire de grandes réformes sociales ». Ouf ! Voici l’homme providentiel nouveau. Qui l’eu cru ? GC nous l’a pourtant dit dès le 25 mars sur son blog : « Au regard du projet réformiste que j’appelle de mes vœux, Martine Aubry est aujourd’hui trop conservatrice. » sans oublier d’ajouter aussitôt, in cauda venenum, « Quant à Ségolène Royal, elle avance trop en zigzag pour pouvoir ranimer cette flamme qui a fait autrefois son succès. » Le tacle sur les gambettes des miss a lieu avant même d’entrer sur le terrain.

Primaires, vous avez dit primaire ? Comme c’est primaire…

Et si on laissait se jouer le match devant deux ou trois millions de citoyens ?

Quant à parler du flair politique soi-disant sinueux de la sorcière du Poitou :

Ah ! Non ! C’est un peu court, jeune homme !

On pouvait dire… Oh ! Dieu !... Bien des choses en somme !

En variant le ton, par exemple, pour plaire :

Agressif : « Moi, Madame, si j’avais un tel flair,

Il faudrait tout le temps que je me mouchasse ! »

Timoré : « Trop souvent vos intuitions nous glacent,

Souffrez Madame, que pour d’autres on retape ! »

Descriptif : « C’est du toc !... C’est le hic !... C’est du rap !

Que dis-je, c’est du rap ?... Cette fraternitude ! »

Sentencieux : « Martine, Fabius ont des études

Que gênent Madame votre persévérance ! »

Amical : « Laissez Madame vos espérances

Les planches des tréteaux sont si souvent glissantes ! »

Jean-Paul Schmitt

31.03.2010

La prière dominicaine

Laudate Dominique.jpgLa prière dominicaine est une prière silencieuse paraît-il. Pas sûr, à en croire celle qui monte en ce moment et qui semble fébrile.

Amis dominicains de Strausskahnie, attendez un peu cette fois avant de revêtir vos attributs d’inquisiteurs et de brûler la sorcière charentaise. Je sais que dans nos chapelles on souffle parfois le chaud et le froid, mais, à défaut de la mettre à nouveau au frigo (peut-être s’y mettra-t-elle d’ailleurs de son propre chef, mais il ne faut pas compter lui dicter quoi que ce soit) ou avant de la mener au bûcher, ne rêvez pas trop vite de la voir, comme les vestales fautives, enterrée vive dans sa région.

Amis dominicains, j’entends vos suppliques lyonnaises à votre saint patron. J’entends aussi, patelin, Cambadélis distraire les servants de la messe à Solférino pour tenter de les retenir en sacristie le temps que le grand expatrié revête un surplis rose. J’entends encore dom Mosco qui conseille au saint providentiel de ne pas attendre pour se déclarer prêt à revêtir la tiare française. J’ai entendu l’appel de Gérard de Lyon qui retrouve sa foi dans le grand inquisiteur international et monétaire depuis que l’on annonce que sainte Martine pourrait en 2012, peut-être, qui sait, des fois…. Lyon la rétive et son grand échevin ne rendent plus depuis quelques temps le culte titinesque à la sainte patronne des roses lilloises sacrée à Reims dans la fumée épaisse des encens.

Amis dominicains, craignez encore le charme royal. Il opère.

Sur France 2, le 25 mars dernier, dans À vous de Juger, le débat entre le prophète Daniel et la madone avait je vous assure la qualité des vraies disputes (au sens ancien du terme). Il y avait longtemps que la « grande télévision publique » - malgré les efforts d’Arlette Chabot pour saboter sa propre émission - ne nous avait gratifié d’un vrai échange politique sur le fond. Un échange passionné où, avec simplicité et dans un langage accessible, les divergences étaient argumentées avec franchise. Cela donnerait presque l’envie d’entrer dans l’une de ces futures coopératives du genre auberge espagnole à l’enseigne du 22 mars. Cela donne envie en tous cas de continuer ces échanges entre coopérateurs éventuels et désireux d’avenir.

Amis dominicains qui en d’autres temps avez tant aimé informer via You Tube, Dailymotion et maintenant Twitter, voyez ou revoyez l’émission. Notamment la partie concernant feu la taxe carbone (http://www.lepost.fr/article/2010/03/25/2005206_debat-segolene-royal-daniel-cohn-bendit-videos_1_0_1.html )…

Jean-Paul Schmitt

29.03.2010

Accélérateurs

dsk.jpegDans l’Express de la semaine, Jacques Attali énonce les cinq obstacles que la gauche devrait franchir pour l’emporter en 2012. Les voici.

1 - « Choisir un candidat capable, non seulement de gagner, mais aussi de gérer le pays » /…/ «  Dans l’idéal le choisir vite, pour lui donner le temps de former son équipe et d’éviter l’improvisation »

2 - « Faire une analyse honnête de la situation »

3 - « Réussir le jeu des alliances »

4 - « Proposer un programme crédible »

5 - « Convaincre le pays, face à un président sortant qui saura parfaitement jouer les faiblesses de la gauche ».

Dans le Nouvel Observateur de la même semaine, Gérard Collomb interrogé par François Bazin et Matthieu Croissandeau, ne dit en vérité par autre chose qu’Attali, même si le Maire de Lyon, quant à lui, fait de Strauss-Kahn ouvertement son champion. « Je me bats », dit Gérard Collomb, « pour un projet, pour que (DSK) l’emporte en 2012 et qu’il tienne la route après la victoire. Le projet ne tombera par d’en haut ». Sachant que Collomb appelle de ses vœux une accélération du processus de désignation du candidat lors de primaires afin que les réformistes du PS ne se retrouvent pas face « au menu unique de la première secrétaire » et que Jacques Attali ne semble pas exiger autre chose, peut-être serait-il utile que, dans la foulée des régionales, la gauche active la manœuvre de la désignation de son candidat. Encore faudrait-il que Dominique Strauss-Kahn nous indique ses envies, quitte Washington, clarifie quelques-uns de ses choix internes au Parti Socialiste et nous indique sa volonté réelle d’incarner le combat de l’ensemble des sensibilités réformistes qui coexistent au sein du Parti Socialiste et pas seulement celui de côteries.

Lyon, le 29 mars 2010

Photo:DR

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