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20/09/2010

Droite (républicaine ?)

logo_ump.jpgLa droite française est-elle dans son ensemble encore républicaine ? Par convention, voire même par habitude, on s’efforçait jusqu’ici, dans notre pays, d’accoupler le terme « républicaine » au mot « droite » pour la distinguer du Front National. Parce qu’il était nécessaire de maintenir un cordon sanitaire salutaire entre l’UMP et le Front National, ce qualificatif de « républicaine » pouvait même prendre, de temps à autre, des contours électoraux, la gauche ayant toujours préféré voir élire un député ou un président UMP plutôt qu’un sbire du F.N. Même si le danger n’était que théorique, nous avions fait par exemple le choix de voter Chirac plutôt que nous réfugier dans l’abstention.

Aujourd’hui, au terme d’une séquence estivale à nulle autre pareille, il n’est peut-être pas inutile de se reposer la question, avec un œil neuf, c'est-à-dire éclairé par la situation politique. Nous devons, autrement dit, nous demander si, dans sa globalité la droite demeure républicaine donc fondalement enracinée dans des réponses qui n’auraient rien à voir avec celles du F.N. Au terme de cet été, on peut désormais en douter si nous prenons en compte les prises de position, les propos et les agissements du président et de quelques-uns de ses ministres. L’agitation intempestive à l’égard des roms, les coups de menton répétés et les propos parfois aux limites de l’obscénité de la clique Estrosi, Besson, Ciotti, Mariani mais aussi d’Hortefeux nécessitent un réexamen de la caractérisation d’une droite désormais occupée à surfer durablement sur les positions du Front National.

L’interview ce week end au Figaro Magazine du ministre Hortefeux est une nouvelle illustration de l’évolution à petits pas des délimitations politiques et idéologiques de certains. En remettant une bonne couche de confusion sur la question des mineurs, de la délinquance, sur la récidive, l’exécution des peines, l’Auvergnat de Neuilly a une nouvelle fois démontré qu’il quittait, sur ordre, la sphère qui jusqu’ici caractérisait la droite « présentable ». La droite est-elle donc toujours républicaine ? Il convient de ne pas tirer un trait d’égalité entre le FN et l’UMP mais il n’empêche que devenus complètement désinhibés, Sarkozy et certains des siens fréquentent de plus en plus l’infréquentable ne serait-ce qu’en réclamant maintenant que « le peuple puisse être associé aux décisions de justice relatives à l’exécution des peines ». Une telle position n’est pas seulement un coup porté aux magistrats c’est aussi une étrange posture aux allures berlusconiennes donc aux accents de moins en moins républicains.

Lyon, le 20 septembre 2010.

05/07/2010

Soldat Woerth

Eric_woerth.jpgSi certains doutent encore de l’utilité du Figaro de Dassault pour la droite, qu’ils épluchent, pas nécessairement dans le détail, la façon dont le quotidien remue le ciel, la terre et une partie du cosmos pour sauver le bon Monsieur Woerth. Après Philippe Parini, le directeur général des finances publiques monté au créneau le 30 juin, ce week end le « premier » premier ministre de la France, l’indispensable Guéant tentait lui-même une contre attaque sur quatre pages du « Figaro-Magazine » dénonçant comme il se doit, les socialistes.

Alors que les révélations sur les mœurs de la république à l’égard des puissants se multiplient comme jamais, on se mobilise de toute part pour expliquer aux Français que Woerth est un perdreau de l’année, un gentil ministre désintéressé, un peu amorphe et la tête dans les étoiles. De toute évidence « Tenir bon » est désormais le mot d’ordre. Tenir bon jusqu’au 14 juillet en se disant que l’été faisant le soufflet aura une fort mauvaise mine à la rentrée. Tenir bon sur l’ensemble des fronts, sur Bettencourt, sur Woerth et Madame, sur la trésorerie de l’UMP. Manifestement cette affaire Bettencourt-Woerth à tout d’une poudrière alors que le pays traverse une crise terrible et que la rentrée s’annonce pire encore. A ceux qui ne seraient pas convaincus de cela l’agitation qui règne dans les rangs de la droite devraient les faire changer d’avis. Pire. Derrière le dossier Woerth les questions du fonctionnement partial de l’appareil d’Etat, de ses services fiscaux et peut-être même de sa justice, sont désormais posées. Mieux. Au-delà du cas de ce pauvre Woerth, trésorier de l’UMP, c’est de morale dont il s’agit de parler tout en s’interrogeant sur l’avidité financière de la machine électorale présidentielle. Dans le « Marianne » de la semaine on nous explique qu’étant donné le plafonnement des dons on invite du côté du parti présidentiel à multiplier les donations au sein d’une même famille et même à contribuer aux levées de fonds vers l’ensemble des formations de la majorité. Bref, le potentiel calorifuge de Woerth est chaque jour de plus en plus dangereux pour la droite et l’on peut, de moins en moins s’interroger sur les raisons qui conduisent la majorité à ne surtout pas lâcher le soldat Woerth en pleine campagne.

Fin de la saison 1 du feuilleton, le 14 juillet.

Lyon, le 5 juillet 2010.

Photo: DR

31/05/2010

Au nom du réel

Jean-Baptiste_Marie_Pierre_-_Vieillard.jpgSouvent, et à juste titre, on ne peut qu’être, si ce n’est effrayés tout du moins peinés, par l’irréalisme mêlé de populisme de certains secteurs de la gauche. Le refus de se coltiner la réalité telle qu’elle se présente demeure la maladie sénile d’une partie de la gauche et il est heureux de constater, en particulier au sein du Parti socialiste, que l’idée de se confronter à la réalité telle qu’elle s’impose, est très majoritaire. C’est ce que certains nomment le socialisme réformiste.

Concernant la question des retraites, c’est malheureusement parmi ceux qui ont pour habitude de convoquer le réel que l’on semble parfois faire le moins de cas de la réalité des choses. Dans cette réforme que touche par touche Sarkozy nous invite à adouber, les secteurs qui militent en général pour un socialisme fondé sur le réel sont paradoxalement ceux qui refusent, au nom d’une certaine idéologie, de voir la réalité dans toute sa nudité. En effet dans le combat des retraites qui s’offre à nous le réalisme ne peut que se conjuguer avec la lutte contre les inégalités et l’injustice.

Cette réforme des retraites qui va être proposée par la droite correspond ni plus ni moins qu’à pénaliser les ouvriers et les employés car repousser l’âge légal de 60 à 62 ou 63 ans c’est punir ceux qui connaissent les carrières les plus longues combinées la plupart du temps avec les salaires les plus courts. Par ailleurs en repoussant la décote au-delà de 65 ans, probablement vers 67 ou 68 ans, c’est également pénaliser les mêmes couches qui pour jouir de retraites à taux pleins devront s’user au travail jusqu’à des âges frisant leur espérance de vie. Face à cette situation aggravante et injuste, la réalité qui frappe les plus riches est autrement plus enviable puisque chacun sait que leurs niveaux d’imposition devraient être, au pire, proche de celui de l’avant bouclier-fiscal. Enfin, toujours au chapitre de l’injustice, nous savons que pour les carrières les plus courtes, celles des femmes par exemple, les inégalités risquent d’être encore plus criantes.

Face à ce projet gouvernemental, c’est donc au nom du réel que nous devons construire une opposition. Même si dans ce débat certains secteurs de gauche charrient encore leurs options démagogiques et populistes, ce n’est probablement pas une raison pour aller se perdre, au nom de je ne sais quel réalisme, dans des discours incompréhensibles qui, à tort ou à raison, apparaîtront inévitablement comme les cache-sexes de politiques injustes.

Lyon, le 31 mai 2010

Image: DR

23/03/2010

Et maintenant

Regions roses.jpgDimanche la gauche a presque réussi le grand chelem en gagnant 21 régions sur 22 en métropole, seule l’Alsace ayant résistée à la vague rose-vert-rouge. Encore qu’il eut été intéressant de voir ce qu’aurait donné une candidature écologique au second tour d’autant qu’elle aurait représenté un signe fort pour les alliés du PS en terme de respect de ses partenaires aujourd’hui et demain. Mais n’en demandons pas trop.

Dimanche c’était aussi la chronique d’une victoire annoncée qui a remis en selle l’union de la gauche que les électeurs qui se sont exprimés ont semblé appréciée. Une union de la gauche recomposée avec les verts, ou plutôt Europe écologie, dans le rôle de numéro 2 en lieu et place d’un PCF qui aura vu disparaître jusqu’à son sigle lors de cette échéance politique. De ce point de vue J.L Melenchon a réussi son OPA et peut se poser en candidat à la présidentielle de 2012, il a des chances de voir sa campagne remboursée. Une fois donc ce bon résultat acquis une question se pose : et maintenant ? Maintenant il y a les « primaires à gauche » qui se dessinent. Initiative inédite elles représentent un enjeu capital. Si elles sont réussies, c'est-à-dire si leur organisation est irréprochable et que le peuple de gauche dans toute sa diversité se déplace en nombre, elles deviendront une force majeure pour le candidat ou la candidate choisi. Elles bousculeront aussi définitivement la vie et les pratiques politiques en France en installant une nouvelle forme de légitimité aux candidats. Sinon elles peuvent s’enliser dans une monstrueuse cacophonie qui discréditera la gauche. C’est peut être là le grand défi du PS.

Et maintenant ? C’est aussi ce que vont faire les régions de leur victoire. Vont-elles, contrairement au mandat précédent, mutualiser leurs initiatives et fonctionner en réseau pour esquisser les contours d’une politique nationale alternative au moins dans leurs domaines de compétences ? La réponse à cette question tiendra aussi un rôle dans la préparation de 2012.

Philippe Dibilio

08/01/2010

Fin d’une illusion

philippe_seguin-d2.jpgAvec la participation de Philippe Séguin sonne la fin définitive de cette illusion qui perdurait, on ne sait trop pourquoi, dans la vie politique française, je veux parler du gaullisme. Même s’il n’aimait pas que l’on puisse le qualifier de droite, Philippe Séguin était avant tout un « baby Chirac » mais probablement homme à s’amuser du fait que certains commentateurs parlent de « séguinisme ».

Quand on connaît la trajectoire de Fillon et Guaino, le meilleur hommage que l’on puisse rendre à Séguin, c’est bien entendu de réaffirmer que le « Séguinisme » n’existait pas.

Séguin, lui, par contre, existait et si on ne peut être qu’attristé pas sa disparition nous aussi constater qu’une parenthèse se ferme. Une période où certaines personnalités de la droite française pouvaient incarner une « sensibilité sociale », une volonté républicaine clairement affirmée et revendiquée et le goût de l’intérêt public.

Philippe Séguin disparaissant, le paysage est définitivement dégagé pour laisser la place nette aux clones de Sarkozy et à tel ou tel chou-chou du Président, à un Copé carnassier ou à l’esbroufe d’un Villepin gonflé d’orgueil. On m’objectera que Philippe Séguin n’était pas le dernier des gaullistes puisque Chirac et Pasqua sont encore de ce monde. Même si nous devons souhaiter une longue vie à ces deux-là, constatons tout d’abord que ce duo fondateur du RPR n’est plus dans ce monde politique qu’il pâturait depuis des décennies mais surtout que leur certificat de gaullisme n’est que de complaisance.

Séguin s’en allant, un point de non retour est atteint par la droite française et ne me dites pas que les Sarkozy Copé, Chatel, Bertrand ou autres Fillon peuvent se prévaloir de l’héritage de Séguin et du gaullisme même si, dans les jours qui s’annoncent, ils s’efforceront tous de nous faire croire le contraire.

Lyon, le 8 janvier 2010.

Photo: DR

02/01/2010

2008 en vrac

Entrée en vigueur de l’interdiction de fumer dans tous les lieux publics en France – Défaite de la droite aux élections municipales – Visite du Pape en France et 150ème anniversaire des apparitions de la vierge à Bernadette Soubiron à Lourdes – Disparition de Aimé Césaire -Barack Obama élu 44ème président des Etats-Unis - La sprinteuse Marion Jones incarcérée pour parjure - Crise des subprimes - « Viva la Vida » de Coldplay meilleure vente d’albums dans le monde - Enorme succès pour Amy Winehouse avec « Back to black »….

Lyon, le 2 janvier 2010.

17/12/2009

Laboratoires

drapeau-chili.jpgCertains se souviennent probablement de l’époque où le Gouvernement d’Unité Populaire conduit par Salvador Allende faisait office de laboratoire pour la gauche française. C’était l’époque où l’on expliquait aussi que l’armée chilienne était la plus légaliste du monde. On connaît la suite. Grève des camionneurs. Coup d’état de Pinochet et de ses généraux barbares appuyés par Washington. Allende martyr. C’était un 11 septembre, celui de 1973. Très vite les militants et élus de gauche étaient pourchassés, torturés, assassinés. La nuit noire s’abattait sur le Chili.

Plus de 25 ans après ces horreurs, le Chili, est à nouveau à la « une » des gazettes européennes mais pour des raisons fort heureusement bien différentes même si ce qui se joue actuellement là-bas mérite quelques commentaires. Michelle Bachelet quitte la présidence forte d’une côte de popularité à faire pâlir les trois-quarts de la planète démocratique. La dirigeante socialiste est en effet créditée de plus de 75% d’opinions favorables. Impressionnant. Cette performance ne doit pourtant pas masquer la situation politique livrée par le premier tour de l’élection du successeur de Michelle Bachelet.

Arrivé en tête avec 44% des voix, Sebastian Piñera est une sorte de Berlusconi local, propriétaire de médias et du Colo-Colo, le grand club de football professionnel. Un milliardaire qui en appelle « au changement » tout en traînant dans ses valises les héritiers de Pinochet. En face de lui, à plus de 15 points, Eduardo Frei, l’ancien président et champion du courant démocrate-chrétien. Et la gauche dans tout cela ? Elle est incarnée par l’ex socialiste Marco Enriquez, le fils du Fondateur du MIR, Miguel Enriquez, assassiné par la dictature en 1974. Avec 20% des voix, donc non qualifié pour le second tour, Enriquez refuse d’appeler à voter pour l’un ou l’autre des candidats en lice pour ce deuxième tour. Le Chili est donc à un carrefour important de son histoire politique.

Me méfiant par principe de ceux qui proclament régulièrement l’émergence de laboratoires aux quatre coins de la planète et singulièrement quand il s’agit du Chili, constatons tout de même que la responsabilité de Marco Enriquez est importante dans cette affaire ce d’autant qu’un tiers de ses électeurs seraient disposés à voter pour Frei. Positionné à gauche, militant de la réforme fiscale, favorable à une évolution de la constitution votée sous Pinochet, décidé à mettre en œuvre de profondes réformes sociales, mes sympathies vont bien entendu à ce jeune candidat qui commence à se construire une véritable assise populaire en particulier parmi les jeunes du pays. Cela étant, Enriquez en refusant pour l’instant de choisir, est lui aussi à la croisée des chemins même si nous comprenons qu’à la tête d’un premier capital non négligeable il peut se dire que l’avenir est devant lui. En attendant, si au terme du second tour, le milliardaire Pinera était élu, rien n’indique que sa victoire serait sans lendemain et que des jours meilleurs seraient automatiquement réservés à Enriquez. Si Pinera s’avérait être ce « Berlusconi de Santiago » il conviendrait tout de même de rappeler à la gauche chilienne que l’Italien domine peu ou prou la vie politique de la péninsule depuis des lustres malgré ses frasques, ses alliances nauséabondes et une politique honteuse.

Lyon, le 17 décembre 2009.

18/08/2008

S comme sieste

605880922.jpgLa sieste est en passe de revenir à la mode. S’y abandonner est le crédo de cette presse magazine qui fait tant pour notre bonheur et notre épanouissement. Les bienfaits pour notre équilibre, notre santé mais aussi notre performance au boulot y sont passés au peigne fin. Anti-stress, bon pour la mémoire et les performances intellectuelles, la sieste est sur le point de devenir un droit légitime que votre patron vous accordera peut-être dès la rentrée de septembre. En attendant que ce droit à piquer du nez devienne acquis je vous suggère de vous entraîner pendant ces vacances non sans vous plonger dans le très délicieux bouquin de Thierry Paquot intitulé « l’Art de la sieste » tout entier consacré à ces petits instants pour rien.

Professeur des Universités, philosophe, grand spécialiste de la ville et de l’urbain, Thierry Paquot est aussi un grand militant de l’assoupissement, un maître de la somnolence, bref un as de la sieste.

Son petit ouvrage cultivé et amusant, personnel et vécu se termine tel un véritable manifeste par un puissant « Siesteuses, siesteurs, siestez ! » qui tombe lourdement, du côté de la page quatre-vingt, tout comme un appel à la mobilisation.

L’histoire ne dit pas si le bouquin de Paquot peut-être lu d’un seul trait avant de s’enfoncer dans les bras de Morphée, il n’empêche que l’auteur, après un hommage sincère à Lafargue et son « Droit à la paresse » se sent obligé de nous rappeler avec opportunité la charte de la sieste chère à Comby (www.comby.org). Paquot nous le précise, cette charte est composée de sept articles qui définissent la sieste comme « une activité sacrée nécessaire et respectable qu’il ne faut pas contrarier et que chacun peut pratiquer comme il veut et où il veut ».

  • Thierry Paquot, « L’Art de la sieste », éditions Zulma, 8,50 euros.

Lyon, le 18 août 2008.

31/08/2007

« Best of ». Réponse à Erick Roux de Bézieux

medium_Gérard_Collomb_1.jpgPierre Gandonnière, journaliste à Lyon capitale, vient hier de me demander de rejoindre les blogueurs lyonnais qui vont, sur le nouveau site de l’hebdomadaire, échanger leurs points de vue sur ce que sera l’actualité lyonnaise au fil du temps. Pour initier l’expérience, Lyon capitale vient de demander à l’élu Milloniste, mon collègue au Conseil Municipal, Erick Roux de Bézieux de lancer une première salve dont la lourdeur est inquiétante mais pas franchement nouvelle. Sujet traité par Erick Roux de Bézieux, Gérard Collomb.

C’est donc un Roux de Bézieux sur-vitaminé qui s’y colle en recyclant, il faut le dire, pour la nième fois des arguments ruminés depuis l’élection municipale de 2001, une sorte de Best of de ce qui hante la droite lyonnaise, un florilège qui est un assez bon symptôme d’une maladie digestive jamais soignée. La droite lyonnaise qui s’estimait propriétaire de la ville trouve donc toujours obscène que Gérard Collomb impulse une nouvelle dynamique municipale. C’est triste mais c’est ainsi.

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