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18/08/2010

R comme "Run in Lyon"

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Le simple fait de vous en dire quelques mots me fatigue déjà. En effet « Run In Lyon », le nouvel évènement marathonesque pour dératés pointe le bout du nez puisque c’est le 3 octobre prochain que l’association « oxygène évènement » nous livre la première édition de son concept transpirant trois en un (10 km, 21 km, 42 km).

Un peu à la manière du Lyon Free VTT dont la réussite n’est plus à démontrer et qui fait manifestement des émules, « Run In Lyon » va tenter, en vous faisant cavaler, de faire découvrir notre bonne ville à ceux d’ici comme d’ailleurs.

Avec son 10 km, quais et cœur historique inclus sans oublier une petite grimpette à Fourvière jusqu’au Marathon estampillé 42 kilomètres chacun pourra souffrir selon son choix sachant que les organisateurs qui se veulent probablement rassurants prévoient un « village santé prévention ». Grâce à la société générale, chère au Lyonnais Kerviel, on pourra s’inscrire en binômes sur deux des courses. Flottants fluos, Nike huilées prêtes à souffrir, marcels en tissus technologiques seront donc de sortie le 3 octobre mais comme ces courses sont plus faites pour des gens comme vous que comme moi je vous signale que les radins ne doivent pas traîner pour s’inscrire. Sorte de marathon low coast ce « Run In Lyon » vous taxe de 10 euros jusqu’au 31 août, de 13 euros à partir du 1er septembre et de 16 le jour de la course. Maintenant que vous voilà prévenus il ne vous reste plus qu’à vous entraîner, à manger des pâtes et à accepter mes encouragements.

- « Oxygène Evènement », vélodrome du parc de la tête d’or, 69006 Lyon. Téléphone, 04 72 44 92 32 et oxygen.patrimoine@wanadoo.fr

Lyon, le 18 août 2010.

07:47 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : run in lyon, marathon, oxygene, course, lyon, lyon free vtt | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

30/12/2008

Oscar

546708066.jpgUn cadeau pour votre cheval de course.

Mon cher Oscar à l’approche de Noël je vais te faire un petit cadeau mais ce n’est pas facile de choisir pour le brave cheval que tu es. En bon professionnel tu es équipé pour la compétition et puis dans ce domaine on ne rigole pas alors je laisse ça à notre ami Pierrot, ton entraîneur. J’ai bien pensé à une couverture en ces temps rigoureux et froids mais tu es un animal si solide que tu passes toute l’année dehors loin des box et seulement à l’abri d’une cabane les jours de grosses pluies. Et oui tu es un cheval robuste et fort et tu le prouves en compétition où tu réussis, certes à ton niveau, avec une louable régularité. Je ne dirai pas de toi que tu es le Poulidor des courses hippiques du Centre Est puisque toi ce sont les troisièmes places que tu affectionnes. Mais il t’arrive de gagner aussi comme ce fût le cas ce printemps à Cagnes sur Mer où tu as brillamment défié les trotteurs du bord de la Méditerranée, et d’ailleurs, ce jour là j’ai été un propriétaire heureux. Je n’ai donc rien à te reprocher puisque tu gagnes même le prix de ton avoine et de tous les petits besoins d’un cheval de course chouchouté. Rien à te reprocher ou presque. Je t’avoue, en effet, qu’il m’est arrivé de me fâcher au bord de la piste ou devant mon poste de télévision lorsque je te voyais entrer en tête dans la dernière ligne droite avant de te faire rattraper et dépasser par plusieurs adversaires. Je ne m’explique pas ce relâchement au moment de l’effort final. Alors je me demande si tu n’aurais pas des problèmes d’ouie au point de ne pas les entendre arriver ces concurrents plus « débouleurs » que toi. Ou bien considère-tu que ta prestation est finie lors du dernier passage devant les tribunes et que tu te contentes alors de faire admirer ta belle robe baie foncée. Aussi j’ai pensé t’offrir un petit ustensile qui pourra peut-être t’aider. Il s’agît d’un rétroviseur, pas un gros rétroviseur de camion, non un petit, mignon, comme on avait sur nos vélos Solex en un temps que ni toi ni les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Je te l’offrirai dans un paquet cadeau à ton nom : « Oscar Magoda » mais je veillerai à ce que tu le portes en course. Grâce à lui tu verras tes adversaires fondre sur toi et puisqu’il paraît que l’optique du cheval fait qu’il voit les choses trois fois plus grandes qu’elles ne sont j’espère que la vision de ces monstres lancés à ta poursuite t’effraiera suffisamment pour que tu accélères ta course jusqu’au poteau final. Tu vas me dire que c’est un cadeau intéressé, c’est vrai, mais je ne doute pas que tu prennes toi aussi du plaisir à gagner plus de courses avec tout ce qui va avec : photos, félicitations et bisous ; parfois même de la part de jolies filles. Moi, il est vrai j’en ai les gains, que veux tu c’est ainsi. Alors joyeux Noël Oscar et une bonne année riche de victoires.

Philippe Dibilio

Lyon, le 30 décembre 2008.

26/10/2008

Emil

Jean Echenoz - courir.jpgEmil. Non je ne compte pas vous parler aujourd’hui du mythique chanteur du groupe Images, auteur du célébrissime « Capitaine abandonné ». Juste quelques lignes en ce dimanche pour vous dire deux ou trois choses de « Courir » de Jean Echenoz, ouvrage consacré au champion Emil Zatopek, le Tchèque le plus rapide à l’Est de l’Ouest. Un dératé dégingandé, un oublié.

En lisant ces 130 pages sur ce coureur abandonné qui vous apporteront plus de plaisir qu’un jogging du dimanche, vous serez bercé par le souffle d’Emil au point d’épouser la foulée parfois peu orthodoxe d’un acharné des kilomètres enchaînés les uns aux autres. Attention, Echenoz est un écrivain, un grand, rien à voir donc dans son bouquin avec les morceaux de bravoure que les journalistes sportifs se sentent le besoin de produire au kilomètre. Avec Echenoz ce n’est pas de « l’Equipe » dont il s’agit, mais bien de littérature. Vous allez courir, courir et encore courir aux basques d’Emil sans jamais le rattraper. Comme l’écrivait Pierre Lançon dans Libération, « l’écrivain évoque à la perfection les moments où l’on s’élève, où l’on s’isole, où l’on s’éloigne ». Le chroniqueur de Libé ponctuant son article en disant que « Courir est un livre sur l’innocence ».

Je sais bien que parfois dans notre pays il est plus facile d’acheter le dimanche un canapé qu’un livre. Sauf si vous habitez loin de tout, vous trouverez bien une Maison de la Presse ou un kiosque de gare SNCF pour vous procurer ce « Courir » de Jean Echenoz. En arrivant essoufflé(e), articulez-bien cette petite phrase en reprenant votre respiration. « Bonjour Madame » (ou Monsieur, c’est selon), « je voudrais courir de Jean Echenoz, c’est aux Editions de Minuit et ça coute d’après ce qu’on me dit 13,50 euros ». Avec un peu de chance le vendeur de journaux vous dira peut-être, « Ah ! Oui, Echenoz, le type qui avait écrit Ravel il y a quelques temps ». Bon dimanche à toutes et à tous.

Lyon, le 26 octobre 2008.

 
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