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01/07/2010

Dans le coup

couv3.jpgAlors que le cinquième numéro du « Coup de grâce » est livré dans nos boites aux lettres, Guillaume Tanhia l'inspirateur et barreur en chef de la revue lance un avis de tempête enattirant notre attention sur la fragilité financière de sa revue. Pourtant dans un édito plutôt vitaminé, l'ami Guillaume nous la joue héroïque en dénonçant l'Etat qui se désengage et,grand classique des élites, l'invasion du divertissement et du spectaculaire qui tient lieu depolitique culturelle de la part des édiles. Bref, il y a encore de la vie du côté du « Coup de grâce » et ce n'est pas moi qui songe à m'en plaindre. Préparation, du côté de Bron, de la biennale de la danse, interview de Bill T. Jones, c'est tout de même en s'interrogeant sur l'avenir des politiques culturelles que ce « Coup de grâce » estival monte au créneau non sans avoir donné la parole à un DRAC qui, ce qui est bien normal, s'autorise à faire le service après vente de l'Etat. Comme c'est désormais la tradition,au travers sa découpe, le magazine culturel lyonnais ne craint pas la dispersion avec des articles sur le Quatuor Debussy, un beau zoom sur le travail de Denis Serre et le plasticien Pierre David qui s'aventure dans un retour étonnant vers la commande. A fourrer dans le sac de plage ou la valise il est important d'acheter ce numéro ne serait-ce que pour soutenir une aventure journalistique qui ne mérite pas de rester en rade. Comme vous n'aurez plus un rond à votre retour de vacances et que le gouvernement nous prépare à affronter le pire pour septembre, abonnez-vous dès maintenant au « Coup de grâce ». Pour se quitter sur une bonne note c'est ce matin vers 11 heures qu'à l'Institut Lumière, Thierry Frémeaux présente la 2ème édition du festival du film piloté par le Grand Lyon. Un de ces évènements imaginé par les édiles dont le caractère divertissant déplait tant à l'ami Tanhia.

Lyon, le 1er juillet 2010.

03/04/2010

Numéro quatre

eribon.jpegGuillaume Tanhia l’écrit dans la lettre aux abonnés accompagnant la quatrième livraison d’un « Coup de grâce » sorti chaud bouillant de l’imprimerie, il y a à peine un an l’idée folle de proposer aux Lyonnais (et aux autres) une revue culturelle de qualité prenait corps. Même si le succès est au rendez-vous, la revue lyonnaise a besoin de soutien financier et lance donc une augmentation de capital qui s’adresse à tous, y compris aux lecteurs redevables de l’ISF.

Au menu de ce numéro de printemps dont le week-end de Pâques ne permettra pas d’écluser la totalité des 130 pages, un dossier sur « culture et développement durable » coordonné par Pierre Gandonnière dont je constate, avec satisfaction, qu’il s’est libéré des mauvaises ondes du papyvore local Latouche. A la carte, une excellente interview de Didier Eribon, une tout aussi intéressante de Romane Bohringer, les confessions de Christine Boutin, l’esprit de Vilar par Philippe Faure ainsi que la prose du pénible et incontournable Ben dont la sur-exposition actuelle devrait conduire à coller des boutons à la moitié des Lyonnais.

Au détour de cette saine lecture du « Coup de grâce », vous apprendrez que notre ancien adjoint à la culture, Patrice Béghain, s’apprête à monter sur les planches pour interpréter le rôle de François Mitterrand dans un spectacle mis en scène par Gilles Pastor. J’ai croisé en début de semaine Patrice qui m’a par ailleurs indiqué que les répétitions commençaient le 10 mai. Un tel sens du détail m’impressionne. De là à voir Patrice Béghain promener un labrador dans les rues de la Presqu’île, coiffé d’un feutre noir et muni d’un cache-nez rouge, il n’y aurait rien d’étonnant. Joyeuses Pâques.

  • « Coup de grâce », numéro 4, 5 euros.

Abonnement, 30 euros, à retourner au 17 rue du Garet, 69001 Lyon.

Lyon, le 3 avril 2010

Photo:DR

04/12/2009

Coup tordu

071G_Collomb%20det-2.jpgParfois la presse lyonnaise a de curieux mœurs. On se souvient par exemple de « Lyon Capitale » mettant il y a quelques années la bobine de son repreneur à la « Une », un luxe que même les patrons successifs du Figaro n’auraient jamais accepté de s’offrir. Dans le numéro trois du « Coup de grâce », l’innovation est de nature différente puisque Guillaume Tanhia, le boss de la revue, titre en couverture, « Collomb, le petit Sarkozy de province », cette accroche aguicheuse renvoyant à trois maigrelettes colonnes en page vingt-deux sur un total de près de 150.

Passons donc sur ce procédé qui disqualifie une charge d’autant plus gratuite que le même Guillaume Tanhia se croit obligé de nous infliger quelques arguments plutôt « cheaps » dans un feuillet plus hargneux que « classieux ».

Pré-Marxiste, notre éditorialiste dénonce le fait « d’offrir des bâtiments publics prestigieux aux grands groupes financiers ». Populiste, notre nouvelle conscience patrimoniale s’indigne de ne pas filer 120 millions à l’Hôtel-Dieu alors que le stade de Décines va engendrer 150 millions en aménagements publics. Lyrique, le directeur de conscience du « Coup de grâce » nous invite à nous remémorer « La générosité des milliers de lyonnais qi firent des dons pour l’édification et le fonctionnement de l’Hôtel-Dieu ». Plutôt que de draguer le passant avec son titre de couverture renvoyant à sa mauvaise humeur déguisée en édito, Guillaume Tanhia aurait mieux fait de travailler et de proposer à ses lecteurs un véritable dossier documenté et donc utile sur l’avenir de l’Hôtel-Dieu. Sans rancune.

Lyon, le 4 décembre 2009.

14/08/2009

P comme « Presse »

P 2.jpgComme je le suggérais il y a huit jours, l’année qui s’annonce risque d’être à haut risque pour Libération. Au cas, que je n’ose envisager, ou sa nouvelle maquette prévue d’ici quelques mois s’avérait un coup d’épée dans l’eau, l’avenir du quotidien pourrait s’annoncer noir.

Côté hebdos, l’avenir est également incertain. Avec les Inrockuptibles, si l’arrivée de Bernard Zekri (Actuel et Canal+) offre quelques garanties sur le plan rédactionnel, il convient de ne pas oublier que Pigasse, sympathique banquier de gauche chez Lazard Europe, en prenant en main les destins financiers de l’hebdo culturel risque de se trouver dans l’obligation d’orienter le titre vers des contrées plus markétées. Avec Télérama, en proie aux visées de Lagardère, l’enjeu est encore plus décisif et l’indépendance de la rédaction une interrogation. Si l’on ajoute à cela la curieuse trajectoire que le Sarko-compatible Olivennes est entrain de faire prendre au Nouvel Observateur, avouez qu’il y a de quoi être inquiet en particulier après la publication d’une interview du Président de la République concoctée par la direction de l’hebdomadaire en tenant à distance la rédaction.

Plus généralement, quand on ajoute aux problèmes économiques cette tendance néfaste de recentrage d’une partie de la presse, on retrouve en permanence l’ombre d’un Sarkozy et parfois d’une Carla « de gauche » Bruni servant de passerelle. La publicité institutionnelle de l’Etat Sarkozyen arrose depuis quelques temps de façon pas toujours parcimonieuse de nombreux titres au point que rares sont les lecteurs de dizaines de publications à être ignorants des affaires de l’année de terre ou de certains effets des politiques gouvernementales.

Ici à Lyon la raréfaction ou les difficultés de certains titres dans la période la plus récente demeurent des problèmes. Les disparitions successives de « Lyon Figaro », de la page lyonnaise du Monde. Le retrait de quelques radios nationales, les difficultés de TLM, les mésaventures de « Lyon Mag » ne peuvent que rendre inquiet.

Certains, en toute cordialité, m’ont fait le reproche de soutenir, face aux menées du propriétaire du Groupe Fiducial, l’équipe de « Lyon Mag ». Ceux là, persuadés par ailleurs que ma démarche est bien naïve, admettent que mon soutien à « Lyon Mag » serait identique à l’égard de tout autre titre dans la difficulté.

Il n’empêche, constatant comme chacun, qu’un magazine comme « Lyon Capitale », affiche comme une médaille son refus d’accueillir désormais de la publicité des collectivités tout en s’abstenant de nous en dire plus sur ses comptes et son actionnariat, est un problème.

Profitons de cet été pour acheter et lire la presse écrite. C’est le plus sûr soutien que nous pouvons lui apporter. Depuis quelques temps sur ce blog je me suis autorisé à mettre en lien la plupart des titres de la presse lyonnaise, allez-donc les visiter. Pour se quitter sur une note agréable, n’oubliez pas de vous procurer « Le coup de grâce », de vous y abonner. En pareil contexte, se lancer dans une telle aventure est une telle folie que c’est un acte quasi citoyen que d’aider cette nouvelle revue à s’imposer.

Lyon, le 14 août 2009.

 

20/06/2009

Le coup, quand il vous arrive.

Culture-001.jpgLe coup est parti. En effet « Le coup de grâce », la revue culturelle portée par Guillaume Tanhia depuis de longs mois est disponible dans les kiosques. Segmenté en trois parties distinctes, « Saisir-Découvrir-choisir », ce premier numéro estival ressemble à un coup d’essais qui laisse entrevoir, en vitesse de croisière, la revue solide et ouverte que Lyon et sa région méritent. Dans la vitrine de ce premier numéro un article « post-2013 » qui s’interroge de manière assez équilibrée sur ce que serait la panne lyonnaise en matière de politique culturelle, un autre plutôt naïf sur l’envol marseillais sans oublier une plongée revigorante dans le monde machiste de la culture et une autre astucieuse à propos du patrimoine dopé par l’informatique.

Les sept euros investis dans cette belle revue vous permettront également d’aller à la découverte de Jemmie Walker, une actrice lyonnaise de 89 ans, Maguy Aimé directrice de casting, Gilles Pastor qui s’apprête à investir le théâtre du point du jour, sans oublier l’interview de Khalil El Ghrib dont les questions sont plus longues que les réponses et la découverte d’une kyrielle d’artistes (Philippe Favier, Vanessa Debray…) et d’une confortable section « choisir ».

Vous le savez, je suis un supporteur sans faille du travail effectué chaque semaine par le « Petit Bulletin » ou information pratique et articles toujours bien léchés cohabitent à merveille. Avec « Le coup de grâce », et malgré les limites de tout premier numéro, on joue dans un registre différent, celui d’une revue tout à la fois accessible, fouineuse mais dotée de véritables exigences.

Maintenant, passons au morceau de bravoure car il ne suffit pas de saluer le nouveau-né encore faut-il lui assurer son quotidien. Tout d’abord la petite réserve que je veux formuler consiste à la fois à saluer la charte de la revue publiée en page onze et douze et parait-il signée par les actionnaires sans que les dits actionnaires ne se fassent connaître. Plus essentiel, j’ignore les contours financiers d’une telle entreprise mais il ne faut pas être expert pour se rendre compte que l’aventure initiée par Guillaume Tanhia et ses amis exige le soutien de tous. S’abonner est donc le plus sûr moyen de donner le coup de pouce nécessaire à ce « coup de grâce », alors terminons par le vif du sujet …

« Le coup de grâce », abonnement 30 euros et plus si affinités, chèque à envoyer au 17, rue du Garet, Lyon 1er arrondissement, ou bien joindre le service abonnement sur abonnement @lecoupdegrace.eu.

Lyon, le 20 juin 2009.

Image: DR

 
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