Avertir le modérateur

15/08/2010

Q comme "Quiès (boules)"

Q.jpg

En ce quinze août, je me dis qu’il est encore peut-être temps de convaincre certains de s’intéresser à la cause de leurs oreilles. Je m’adresse ainsi plus particulièrement à celles et ceux qui fréquentent les concerts à décibels ou qui écoutent leur mp3 du matin au soir.

Le CRDP (Centre Régional de documentation pédagogique) de Poitou-Charentes vient d’éditer un DVD destiné à sensibiliser les lycéens aux risques auditifs liés à la pratique et à l’écoute de la musique. Je ne sais pas si le pédagogique document poitevin est à la hauteur mais, pour ce qui me concerne, je veux me borner à dire le plus grand bien des boules quies, ces petites gommes que l’on se fourre dans chacune des oreilles et qui vous épargneront plus tard d’être dans la situation d’un Pete Townshend, les royalties de fin de mois en moins.

Croyez-moi, écouter Motörhead ou Rammstein avec des boules est non seulement la garantie de protéger son tympan mais aussi la possibilité d’apprécier beaucoup plus la musique. On ne dira donc jamais assez de bien de ce pharmacien parisien, dont je ne connais pas le nom, qui, en 1918, mit au point des boules dites « Quies » pour « calme » et « quiétude ». A l’origine mélange de cire et de coton ces boules qui s’appelleront un temps « sourdine » vont connaître quelques améliorations qui permettront à la marque de traverser les temps. Aujourd’hui on fabrique 60 millions de boules par an. Elles sont en silicone et doivent vous accompagner à chacun de vos concerts. Ne me dites pas merci !

« Hein ? », DVD de sensibilisation aux risques auditifs, CRDP de Poitou-Charentes, 6 rue Sainte-Catherine, 86034 Poitiers cedex. lib.crdp86@poitiers.fr (tel 05 49 60 67 60)

Lyon, le 15 août 2010.

07:43 Publié dans Sur le stade... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : concerts, crdp, motörhead, rammstein, dvd, poitou charentes, lyon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

13/12/2009

Disette

Quelques mots aujourd’hui relatifs aux rares concerts et manifestations culturelles programmés alors que la trêve des confiseurs s’annonce.

Le 11 décembre, retour de Philippe Prohom au Marché-Gare avec des invités de marque comme Fake Oddity et Aston Villa (20 heures – 13 euros). Le lendemain, Zen Zile et Scratch Bandit Crew continuent de croiser dans la région. Pour ceux qui n’étaient pas à Saint-Priest c’est l’occasion de se rattraper ce soir-là aux Abattoirs de Bourgoin (20h30 – 15 euros). Je vous précise à nouveau que Marcus Miller se produit le 22 décembre à l’Auditorium de la Part-Dieu recréant « Tutu » l’album qu’il avait enfanté pour Miles Davis.

Gueule de bois ou pas, n’oubliez-pas que le 3 janvier la Xème Biennale d’Art Contemporain baisse définitivement le rideau et à y regarder de près il faudra se rendre à l’évidence : mise à part la galette des rois il n’y aura pas grand-chose à se mettre sous la dent pendant le mois de janvier. De quoi attendre en toute sérénité le 6 février car l’Epicerie Moderne de Feyzin programme ce jour là Emily Jane White et les étonnants minos de Zak Laughed.

Lyon, le 13 décembre 2009.

09/10/2009

Starting Blocks

img14.jpgL'excellent et informé « Petit Bulletin » nous offre cette semaine, en guise de « gros plan » deux pages à propos du Transbordeur. La salle lyonnaise risque en effet de connaître un problème de surchauffe dans les semaines à venir car la délégation de service public (DSP) mise en place en 2005 arrive à son terme. Selon l’hebdomadaire culturel, cinq candidats seraient dans la chambre d’appel avant de s’élancer pour une ultime course, le trophée étant remis au vainqueur début 2010. Le tenant du titre, Victor Bosch, semble en « pôle position » à lire la « une » interrogative de l’hebdo. Du côté de la concurrence on trouve Thierry Pilat fort de son parcours au Ninkasi-Kao et actuellement responsable du « fil » de St Etienne, un compétiteur plutôt déprimant puisqu’il explique qu’il « ne devrait pas y avoir de changement radical dans l’exploitation du Transbordeur les premières années et ce, quel que soit le délégataire ». On a connu argument plus frappant. Avec Jean-Pierre Pommier d’Eldorado on a manifestement plus de tonus, le producteur lyonnais expliquant qu’il « n’y a pas besoin d’être très malin pour voir qu’il faut une nouvelle dynamique pour le Transbordeur ». Fred Gangneux, l’outsider, associé à « A gauche de la lune » affiche quant à lui l’avantage de connaître la maison. Il est en effet un ancien collaborateur de Victor Bosch. Quant au cinquième, il serait, comme « candidat mystère » un spécialiste des patinoires, une qualité qui pourrait après tout être appréciable s’il s’agissait de conduire le Transbordeur vers un gadin définitif.

On l’a compris, cette deuxième délégation de service public devrait conditionner l’avenir d’un établissement en quête de rayonnement, une salle, pour reprendre la formulation figurant dans la DSP de 2005 « qui devrait occuper une place déterminante parmi les lieux accueillant les musiques actuelles ». Cela étant, alors que Lyon dispose déjà de la Halle, du Kao, du Rail, du Marché Gare, de la formidable Epicerie Moderne de Feyzin mais aussi de tant d’autres lieux destinés aux passionnés comme la Marquise, Ground Zéro… et de seulement deux patinoires, l’idée de demander au « Candidat mystère » de nous relooker le Transbordeur en usine à glisse n’est peut-être pas si mauvaise que cela. On achève bien les chevaux !

Lyon, le 9 octobre 2009.

13/09/2009

Piano

piano.jpgUne fois n’est pas coutume. Quelques mots aujourd’hui à propos de musique classique et en particulier quant à « Piano à Lyon », l’association repartant en beauté pour la saison 2009-2010. En quelques années « Piano à Lyon » s’est imposé au point que parmi le petit monde parfois mesquin du classique on entend dire que du bien d’une programmation jugée par les spécialistes comme une série de « sans faute ». Avec sa petite douzaine de concerts, tous prévus salle Molière, les amateurs de piano vont encore une fois se régaler. C’est le 16 octobre prochain, avec Bruno Leonardo Gelber que s’ouvrira une saison ponctuée de rendez-vous attendus avec, entre autre, Martha Argerich pour deux concerts en novembre, Hüseyin Sermet, dans le cadre de la saison de la Turquie en France, en compagnie de Gautier et Renaud Capuçon (viendra-t-elle ?), Iddo Bar-Shai (Février), Claire Désert et Emmanuel Strosser (Mars), Piotr Anderszewski (Juin) et quelques autres.

Vue la taille de notre salle Molière, au regard de l’engouement qui existe à l’égard de « Piano à Lyon », il est nécessaire d’anticiper les choses et donc de penser à un abonnement (206 euros pour huit concerts), à l’achat d’un passeport (base de 36 à 28 euros le concert) ou bien des achats à l’unité (de 45 à 17 euros). Pour connaître dans le détail la programmation, dates et réserver, il convient d’aller sur www.pianoalyon.com, de téléphoner au 04 78 47 87 56 ou d’écrire à « Piano à Lyon », 5 rue Longue, 1er arrondissement.

 

Piano à Lyon.jpg

Lyon, le 6 septembre 2009.

Photo: DR

01/08/2008

L comme Live Nation

1570416221.jpgLe festival Main Square d’Arras de début juillet va peut-être rentrer dans l’histoire. En effet, avec son affiche prestigieuse (Radiohead, Mika, Chemical Brothers, The Kooks…), la société de production lilloise, FLP, en organisant la manifestation pour le compte des américains de Live Nation est d’ores et déjà accusée de faire « entrer le loup dans la bergerie ». En vérité, après la Belgique, Live Nation  veut investir le marché français des concerts et spectacles musicaux principalement animé jusqu’ici par des tourneurs et producteurs indépendants, un marché jugé « sous-développé » par Herman Scheremans, fondateur du Festival belge Werchter, l’homme lige de Live Nation en Europe.

La société Live Nation, née dans le giron de la très bushiste multinationale Clear Channel (Affichage, publicité, médias…), est sur le point de devenir un monstre de « l’entertainment » planétaire. L’an passé elle a assuré l’organisation de 33 000 concerts dans le monde accueillant plus de 60 millions de spectateurs. Live Nation possède ou gère la billetterie de presque 170 lieux de spectacles dans le monde dont les prestigieux Fillmore de San Francisco, la Wembley Arena de Londres, l’Appollo Théâtre de New York, le London’s Hammersanth. Première entreprise mondiale de spectacles, deuxième entreprise mondiale de gestions de salles, Live Nation monte également en puissance en matière de billetterie sur le net.

Live Nation est donc un ogre enfanté en 2005 par Clear Channel Communications. Depuis elle n’a cessé de racheter avec grand fracas les droits des plus grandes stars de la planète du rock et de la variété. 120 millions de dollars pour Madonna en échange de l’intégralité de ses droits pendant dix ans. 120 millions de dollars pour U2 moyennant la cession de la totalité des droits « hors-disques » du groupe pendant douze ans. 150 millions de  dit-on, dont 25 en cash, pour le rappeur Jay Z. La liste est déjà longue et devrait croître peu à peu. Live Nation c’est également la production des tournées des Rolling Stones, de Police, de Barbara Streisand, Madonna, U2, Coldplay, Neil Young, Tina Turner, Santana, Paul Simon, Avril Lavigne, etc…

Déjà à la limite de « position dominante » aux Etats-Unis l’association Clear Channel (1200 radios) et Live Nation inquiète beaucoup et, sous peine de ne plus avoir de visibilité, de nombreux artistes préfèrent se jeter dans les bras de l’ogre plutôt que de disparaître. Côté public, avec Live Nation, le prix des pass pour les Festivals et des tickets d’entrée sont à la hausse et chacun imagine ce que pourrait être l’avenir sachant que la billetterie frise le prohibitif là où Live Nation domine. Nouveau filon lucratif de la musique, le business des concerts est un enjeu. Selon Forbes, 75% des revenus d’artistes comme les Rolling Stones proviennent désormais de la scène et il n’est pas fortuit que Mick Jagger et les siens résistent actuellement à l’offensive de Live Nation. La stratégie mondiale de Live Nation s’inscrit donc dans ce nouveau modèle d’intégration verticale sur la chaîne de l’industrie de la musique. A surveiller de près ! De très près ! 

Lyon, le 1er août 2008.

08:50 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : festivals, live nation, concerts, arras, madonna, u2, jay z | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

20/11/2007

Contre les violences conjugales

52bcbde58b57155dc70cca844bdf62f2.jpgLe Festival « Brisez le silence - contre les violences conjugales » commence ce soir pour s’achever dimanche prochain à la salle Garcin.

Cette 3ème édition est largement tournée vers la musique mais le village installé par « Filactions » sur la place Louis Pradel le mercredi 21 et samedi 24 offre une large place aux associations impliquées dans la lutte pour les droits des femmes, à des expositions dont celle de photographies de Gilles Garrigos, à des spectacles pour enfants et à un espace littéraire. Voici quelques-uns des rendez-vous proposés sachant que www.filactions.org donne les précisions nécessaires de l’ensemble de cette semaine « Brisez le silence » :

  • Mardi 20, 19h30 - chansons avec Oshen au Ninkasi Café (gratuit)
  • Mercredi 21, 20h - chœurs de Femmes au Centre d’Arts plastiques de Saint-Fons (gratuit)
  • Jeudi 22, 19h30 - soirée chansons avec Carmen Maria Vega, le rap musette de Syrano et Debout sur le Zinc. Ninkasi Kao (12 Euros)
  • Vendredi 23, 20h - Cie Imaginoir, au CCO (5 Euros)
  • Samedi 24, 19h30 - soirée rock au Marché Gare avec Prohom, A Song et Maczde Carpate (13 Euros)
  • Dimanche 25, 20h - danse avec la Compagnie Gesticulation à la salle Paul Garcin (5 Euros)

Lyon, le 20 novembre 2007.

06/10/2007

Marché gare

medium_Mediatone-10_ans.jpgCe soir, dans le cadre des 10 ans de l’association Mediatone, le Marché Gare organise « Tribute to Mediatone » la soirée de clôture des festivités de ce dixième anniversaire.

Dans le même temps, la salle de musiques actuelles aménagée par la Ville de Lyon sur le site du Marché de gros entame sa saison 2. Au programme des concerts avec des groupes et artistes confirmés comme Les Fils de Teuhpu, Les Suprêmes Dindes ou les Métallurgistes norvégiens d’Enslaved mais aussi des scènes découvertes et des plateaux « Pépinières » destinés à promouvoir la jeune génération. Le Marché Gare c’est aussi des résidences d’artistes avec cette année « Space Link », « Les Autres », « Troïdes Priamus Heccuba » et « Natty Bass ».

Le Marché Gare s’est aussi fixé comme objectif d’accompagner des projets. C’est le cas de cette saison avec « Triste Sire » dans le cadre du réseau organisé pour la Région Alpes mais aussi du travail en collaboration avec l’ANPE dans le cadre de la « Semaine de l’emploi ».

Résidences, accompagnements, plateaux Pépinières, le Marché Gare est également une salle à l’âme citoyenne puisque ce trimestre elle s’associe une nouvelle fois à la campagne « Agi Son » destinée à prévenir les risques auditifs et, en décembre, à la lutte contre le sida en organisant un plateau féminin regroupant Victoria Tibbin et Alyson B. Parmi les nombreux rendez-vous proposés pour ce trimestre j’ai retenu, le 9 novembre, « Kilyombo Brassens de Bahia » un spectacle de reprises du grand Georges revisitées à la sauce brésilienne. Attention les organisateurs annoncent un nombre limité de places (assises). Il est donc très prudent de réserver. Pour en savoir plus se diriger vers www.marchegare.fr.


00:42 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marché gare, mediatone, concerts, lyon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

28/09/2007

Bon anniversaire au Ninkasi

medium_Ninkasi-10_ans.jpg
medium_Ninkasi-10_ans-programmation_2.jpg

>> Pour plus d'informations: site | blog "le ninkasi fête ses 10 ans !"

Je vous signale par ailleurs l'arrivée du nouveau programmateur du Ninkasi Kao, Jean-Marie Potier, dont vous retrouverez une interview dans le Petit Bulletin n°454.

Lyon, le 28 septembre 2007. 

07:00 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Ninkasi, Ninkasi Kao, Lyon, concerts, programmation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

04/09/2007

Agenda musical de rentrée

medium_fakeoddity_pinKstrasse_cover.jpgAlors que les dernières lumières des festivals d'été vont bientôt s'éteindre, voici quelques dates à inscrire sur vos agendas afin d'entrer en pente douce dans une saison musicale qui s'annonce excellente.

  • 9 septembre, dans le cadre de "Nuits Metisses", je vous engage à faire le voyage de Vénissieux ce week-end pour assister au concert des "Gourmets". Les épattants rappeurs lyonnais s'y produisent avec les "Bijoux de famille" et en plus c'est gratuit.
  • 22 septembre, l'infatigable "Litte Bob" est au festival "Les grosses guitares" à Vaugneray.
  • 25 septembre, le Ninkasi-Kao fête ses 10 ans. Cette première soirée d'anniversaire avec les islandais de "Gus Gus" est à retenir. 
  • 28 septembre, "Pelleas et Mélissandre" à l'auditorium, orchestre national de Lyon sous la direction de Jun Märkl, mise en scène Eric Massé.
  • 4 octobre, c'est au tour de Mediatone de fêter ses 10 ans. C'est à Villeurbanne au CCO avec Eiffel et Fake Oddity.
  • 6 octobre, deux jours plus tard on migre vers le Marché Gare pour un tribute to Mediatone qui devrait rester dans les mémoires.
  • 20 octobre, "Inrocks Indie Club" avec  Electric Soft parade au Ninkasi-Kao
  • 27 octobre, concert exceptionnel de Chick Corea et Béla Fleck à l'auditorium. La première série de concerts prestigieux avec notamment John Surnam le 14 décembre.
Lyon, 4 septembre 2007

21/07/2007

B comme Bron et ses mille et une nuits

medium_B_Abécédaire.2.jpgBron fête cette année le 10ème anniversaire de sa biennale du Fort de Bron imaginée en 1987 par André Fornier avec l'appui de la municipalité. Au fil de ces deux décennies des spectacles utilisant ces lieux magiques ont été proposés avec succès en associant de manière régulière la population Brondillante. Avec pour mémoire, "Les mystères de Paris", "Gargantua", "Capitaine Fracasse" ou "Les histoires extraordinaire" d'Edgar Poe, Bron occupe depuis vingt ans une place originale dans l'offre culturelle estivale. Cette année, l'évènement ne déroge pas à la règle en montant "les mille et une nuits". Jusqu'au 4 août, le metteur en scène André Fornier et le musicien Adel Salameh proposent, fidèle à la tradition instaurée dès 1987, un spectacle déambulatoire qui conduit le public de décor en décor dans les lieux les plus divers du fort sans oublier l'incontournable repas.

En famille, avec des amis, la biennale Brondillante est une excellente destination vers les nuits magiques de l'orient. Une fois dit que le spectacle débute à 19h30 et que le dimanche et le lundi sont relâche, il ne vous reste, pour en savoir plus, qu'à vous diriger vers www.biennale-fort-de-bron.com.

Lyon, le 21 juillet 2007.

07:10 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Bron, biennale, musique, concerts, festival, lyon, ville | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu