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20/06/2010

Dieu est-il à nos côtés ?

bob_dylan.jpgCe soir, comme j’imagine pas mal d’indécrottables admirateurs, je vais assister au concert de Bob Dylan à la Halle Tony Garnier. Pourtant mon dernier souvenir « Dylanien » remontre à quelques années, plus particulièrement à Saint-Etienne, et ce soir-là, à la sortie du show pitoyable du Zimmerman je m’étais promis de ne jamais me faire avoir une nouvelle fois. Appuyé sur son clavier, comme d’autres à un déambulateur, plaquant des accords dispensables tant le groupe de requins mobilisé pour l’occasion faisait très bien l’affaire, Dylan, Stetson sur le crâne et de profil, imposait une soupe recuite à un public bon enfant. Je connaissais bien entendu la théorie des Dylanologues les plus avertis répétant qu’un seul concert sur quatre du génie de Duluth méritait le détour. Pas de bol à Saint-Etienne ce soir-là on avait droit à l’un des trois concerts les plus minables et chacun devait bien s’en contenter. Pour tout vous dire les trois ou quatre derniers albums de Dylan conviennent parfaitement à mon oreille et à la différence de pas mal de fans de la première heure, je m’intéresse au travail d’un homme qui, bien qu’avançant en âge, poursuit avec une musique de plus en plus roots un authentique cheminement. Le concert lyonnais de ce soir sera-t-il l’un des quatre dignes de rester dans nos esprits ou bien un énième fatras désobligeant à l’égard du public, même Dieu ne le sait point et Dylan encore moins.

Lyon, le 20 juin 2010.

07/03/2010

C’est au CCO

448042.jpgCe n’est pas vraiment le genre de la maison mais en ce dimanche mon message s’adresse presque exclusivement aux fondus du rock-garage, aux afficionados d’un binaire tout juste décoffré, à ceux qui sont scotchés dans le passé et qui ne devront pas demain soir oublier de se rendre au CCO de Villeurbanne pour y applaudir les Bell-Rays mais surtout leur première partie, les Fleshtones emmenés par l’impayable Peter Zaremba. Je le sais, vous parler de la première partie d’un concert donné dans un coin reculé de Villeurbanne est assez segmentant. En effet, parmi celles et ceux qui les connaissent, qui peut bien encore se souvenir des Fleshtones, un groupe new yorkais jugé comme anecdotique qui, alors qu’il émergeait de sa cave à la fin des années soixante-dix était déjà marqué au fer rouge d’un revivalisme « garage-band » daté car remontant à la première moitié des Sixties.

Les Fleshtones écument donc à partir de leur Queens natal la scène new yorkaise depuis les années soixante-dix finissantes. CBGB’S, Max’s Kansas City mais aussi les plus petites estrades des bouges les plus minables de Manhattan n’ont alors plus aucun secret pour le chanteur et leader du groupe, Peter Zaremba, qui arpente de long en large, muni de son frénétique tambourin les planches locales porté par une formation déjà figée dans le rock le plus basique. Galères et débuts difficiles sont le quotidien d’un groupe qui devra attendre 1981 et la sortie de l’excellent album « Roman gods » pour entrer définitivement de son vivant au panthéon des paumés du rock.

Enregistré sur IRS, le label qui accueille alors REM, Zaremba et son combo vont connaître le minimum de succès et de reconnaissance qui font que, près de trente ans plus tard, quelques-uns dans mon genre se souviennent encore d’une formation dont les rares nouvelles n’ont pas toujours été bonnes depuis cette époque fondatrice.

Impossible pour moi d’assister demain soir au show d’une Zaremba dont je suis certain de la vitalité quasi olympique. Alors n’hésitez pas à y aller, vous m’en direz des nouvelles !

  • > Bell Rays et Fleshtones, lundi 8 mars 2010, 19h, CCO de Villeurbanne, 39 rue Georges Courteline.

Photo: DR

Lyon, le 7 mars 2010.

28/07/2007

D comme Dix ans (Mediatone fête ses)

medium_D_2.jpgVous allez dire que je vous sollicite pas mal de temps à l'avance. C'est exact et pourtant en ce cœur de l'été je vous demande d'inscrire sur vos tablettes la semaine du 1er au 6 octobre pendant laquelle la jeune et courageuse équipe de Mediatone fêtera ses dix ans. Dix ans, j'ignore combien cela peut représenter de concerts au compteur, j'imagine que c'est des dizaines de galères, des centaines d'heures de stress au moment de compter, le soir, les billets dans la caisse. Dix ans c'est probablement des centaines de mètres de sandwichs jambon beurre pris à la hâte, quelques milliers de pintes avalées pour se remonter le moral, des problèmes techniques à n'en plus finir. Dix ans c'est fort heureusement aussi des bons souvenirs, des rencontres épatantes avec quelques musiciens, parfois improbables, mais tellement soucieux de l'avenir de l'équipe qui les accueille. Dix ans c'est pour nous quelques concerts mémorables au CCO, au Transbordeur, au Kao  et depuis quelques temps au Marché Gare.

Avant d'en reprendre pour une décennie supplémentaire,  Mediatone va donc fêter son anniversaire. Voici le programme des réjouissances.

  • 1er octobre, soirée blind-Test au Sirius histoire de se mettre en jambes.
  • 2 octobre, Les Fils de Teuhpu, au Marché Gare.
  • 3 octobre, Parabellum, Tagada Jones et Dobermann au Ninkasi-Kao.
  • 4 octobre, Eiffel, Izia et Fake Oddity, groupe Lyonnais dont le chanteur d'origine Turque est formidable.
  • 5 octobre, Svinkels, Karlit & Kabok, Marco DSL au Transbordeur, pour ces trois là, ne me demandez pas de quoi il s'agit, je sèche.
  • 6 octobre, dans la grande tradition de Mediatone, soirée "Tribute" au Marché Gare.

Le meilleur des cadeaux d'anniversaire que nous puissions faire, c'est bien entendu de nous rendre au moins à l'un de ces concerts. C'est promis?


Mediatone
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Pour en savoir plus, cliquez sur le lien à votre disposition dans la rubrique "Liens".

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Comme le disait Le Progrès hier matin, au lendemain du concert d'Elvis Costello à Fourvière, l'élégant Costello a réussi à faire swinguer les pierres romaines". Comme les bonnes choses n'arrivent jamais seules, voici, par l'entremise de l'épatant Nizanien, une vidéo de Costello chantant U2.

 

Lyon, 28 juillet 2007.

12/07/2007

Le mystère Genesis

medium_phil_collins.jpgEn début d’après-midi, je vais représenter le Maire de Lyon à la commission de sécurité qui siège avant le concert de Genesis prévu ce soir au stade de Gerland.

J’ai bien envie d’expliquer aux autorités préfectorales et aux sapeurs pompiers que je préconise l’annulation pure et simple du concert tant, en l’absence de Peter Gabriel, Monsieur Collins ne peut assurer une réelle sécurité musicale à l’occasion d’un tel événement. En vérité, on peut toujours rêver, mais il y a bien longtemps que Gabriel n’a plus rien à voir avec un groupe qui le lui rend bien.

Samedi dernier dans Libération, après le concert bruxellois du groupe, Eric Aeschimann s’interrogeait, perplexe, sur ce qui pouvait bien intéresser autant de gens à Genesis ? Il faut avouer que la question n’est pas simple notamment quand on veut bien considérer que « The Musical Box », le clone parfait de Genesis (période Peter Gabriel) joue quant à lui à guichets fermés aux quatre coins de la planète, c’est à dire avec beaucoup plus de succès que n’en avait le groupe originel quand il était au sommet de sa gloire.

Ce soir, plus de 40 000 personnes assisteront au show de Gerland c’est à dire presque deux fois plus que les Rolling Stones il y a tout juste quinze jours au même endroit. Comble du mauvais goût il paraît que le décor de scène de Genesis n’est rien d’autre qu’une calendre de Rolls Royce. Après tout, ce que les spectateurs apprécient dans le Genesis de Phil Collins c’est peut-être tout bêtement la réussite d’une PME qui travaille à l’international.

Quand on lui demandait pour les dernières élections générales pourquoi il allait voter (malgré tout) pour Tony Blair, Gallagher d’Oasis avait répondu quelque chose du genre, « avec Blair c’est au moins la certitude que Phil Collins restera en Suisse. »

C’est quand même étonnant que 40 000 personnes payent une fortune pour assister au concert d’un groupe suisse ce soir à Gerland. Genesis demeure donc un mystère, sûrement pas une surprise.

Lyon, le 12 juillet 2007.

07:05 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (62) | Tags : genesis, phil, collins, peter, gabriel, concert, gerland | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

10/07/2007

Live earth

medium_Al-gore.jpgLe week-end dernier se tenait le grand rendez-vous planétaire de 24 heures initié par Al Gore, plus connu sous le nom de « Live Earth » et sous-titré « Concert for a Climate in Crisis ». Avec un succès très mitigé puisque Copacana était noire de monde alors que Hambourg était un flop, Tokyo et New York des semi-échecs, Al Gore doit maintenant s’interroger, mais le veut-il réellement, sur les voies et chemins d’une lutte efficace contre le réchauffement de la planète. Mais revenons à « Live Earth ».

Passons tout d’abord sur la musique dont l’intérêt était inversement proportionnel à l’épaisseur de la couche d’ozone. Je note juste que Snoopy Dogg, rappeur à l’hyper activité sexuelle revendiquée et chantre assumé de la phallocratie militante, était en page d’accueil du site de Live Earth et vedette du concert de Hambourg. Pour les moins informés d’entre-vous je préciserais que Madame Gore, de son prénom Tipper, a été le fer de lance en alliance avec les milieux les plus obscurs de la vie politique américaine, de l’offensive visant à extirper de la musique toutes les références au sexe. En deux mots si vous voyez sur vos CD les mentions « Avis Parental », vous le devez à cette brave Tipper, qui aujourd’hui pour assurer la promotion de son cher Albert semble moins regardante sur la morale. Mais passons.

Passons aussi sur la crise d’urticaire de Bob Geldof qui, s’étant fait piqué son concept par Gore (Live 8, Live Band…), était furax.

Passons même sur la prévisible Madonna qui, ne ratant jamais la moindre opportunité, caritative ou pas, a trouvé le moyen, d’enregistrer un titre (« hey you ») afin de le présenter le jour même du concert  après un teasing d’enfer de plusieurs semaines.

A la limite passons également l’éponge sur MSN, devenu pour l’occasion MSN Live Earth, la multinationale étant sur le point de déclarer la guerre définitive au réchauffement de la planète, Nicolas Hulot n’a qu’à bien se tenir.

Pendant que nous y sommes passons aussi sur le fait que Daimler Chrysler était le parrain de l’opération. Une plaisanterie qui est allée droit au cœur de Greenpeace Allemagne.

Mais me concernant il y a un truc qui ne passe vraiment pas. Pourquoi, au prétexte de sauver la planète faut-il en passer, samedi à Wembley, par la reformation du groupe Duran Duran ? Je sais que vous allez trouver cette question incongrue mais à ce train là vous verrez qu’on demandera un jour à  un chanteur, ex-exilé fiscal, de chanter, à Paris, un soir de fête nationale du 14 juillet.

Lyon, le 10 juillet 2007.

12/06/2007

Magie ?

medium_Rolling_stones_lips.jpgLes Rolling Stones débarquent lundi prochain à Gerland dans, il faut le dire, une relative indifférence. J’ignore si la location turbine à plein régime mais, signe des temps, le bondissant prof de gym, son riffeur sniffeur et leur métronome peu concerné tournent autour de la planète avec manifestement un seul but, faire vivre la marque.

Il y a quelques années, un certain Milan Dargent signait aux éditions Le Dilétante un formidable petit bouquin qui avec fraîcheur racontait un beau souvenir d’adolescent, la venue des Stones au Palais des Sports de Gerland (« soupe à la tête de bouc », 2002)

Cette année la machine huilée occupe toujours Gerland mais cette fois-ci de l’autre côté du parking, au stade. Je ne suis pas certain qu’à Lyon, aujourd’hui en 2007, il puisse y avoir un autre Milan Dargent qui se dise, « seul dans ma chambre. C’est là qu’on savoure le mieux les Rolling Stones.On retire la galette de vinyle noir de sa pochette en carton et on la pose avec délicatesse sur le pick-up. Sa crépite comme un feu de sarments, puis paf ! Keith, Charlie et Bill entrent dans la danse. Ensuite la voix rageuse de Mick vient nous raconter ses sornettes. Oh magie ! »

Montbrison, le 12 juin 2007.

06:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Rolling, Stones, gerland, concert, rock, jagger, mick | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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