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27/12/2009

2003 en vrac

Eté de canicule - Attentat suicide en Ossétie du Nord qui détruit un hôpital militaire - Désintégration de la Navette Columbia - Début de la guerre d’Irak - Bush reconnaît qu’il n’y a pas de liens entre Saddam Hussein et les attentas du 11 septembre - Saddam capturé à Tikrit - Installation du premier radar automatique en France - Entrée en vigueur de la loi Sarkozy contre « le racolage passif » et « la mendicité agressive » - Décès de Nina Simone …..

Lannemezan, le 27 décembre 2009.

27/11/2009

« Tutu »

Tutu.jpgDans trois semaines, le 22 décembre, Marcus Miller se produit sur la scène de l’auditorium de la Part Dieu en recréant le mythique album de Miles Davis, « Tutu », un des symboles avec « We want Miles » de la dernière période du Maître et du retour en studio après ses problèmes de santé. Le jazz Funky de Miles part alors vers la conquête du très grand public en compagnie de jeunes inconnus du nom de Mike Stern, Mino Cinelu et du bassiste Marcus Miller qui deviendra peu à peu l’une des chevilles ouvrières de la magnifique machine conduite par Davis. En quittant Columbia pour Warner, nous sommes en 1986, Davis va proposer ce « Tutu » hommage à Desmond Tutu l’archevêque anglican de Cape-Town qui a reçu le Nobel de la Paix deux ans auparavant. Miller est aux manettes, crédité à la composition puisque Davis est en conflit concernant les droits de ses propres compositions, veillant au grain en ce qui concerne les arrangements, le bassiste laissant le soin à Miles de poser sa trompette sur la magnifique mécanique usinée également par George Duke, Adam Hozman, Bernard Wright, Omar Hakim et quelques autres.

C’est l’équipe de « Jazz à Vienne » qui est à l’initiative de ce concert lyonnais qui nous permettra quelques mois après son passage au dernier festival viennois de revoir Marcus Miller sans SMV.

Avec cette fois-ci Miller le jazz de Miles toujours réinventé avait alors pris très nettement un nouveau virage aux accents et sonorités neuves. Même si nombre d’amateurs de Davis continuent de considérer cette période comme secondaire dans l’œuvre du génial trompettiste, je ne peux qu’inviter les jeunes générations qui parfois méconnaissent l’œuvre de Miles Davis à écouter ce jazz fusion des années quatre-vingt qui baigné de synthétiseurs et parfois même d’échantillonnages devrait leur aller droit au coeur.

Marcus Miller avait été l’un des artisans de ce énième virage de Davis, l’homme qui faisait reculer depuis des décennies les limites du jazz. Le 22 décembre le talentueux bassiste nous proposera donc une nouvelle vision de « Tutu ». Je voulais vous en parler dès aujourd’hui car il n’y aura probablement pas de places pour tout le monde.

  • « Marcus Miller Tutu », Mardi 22 décembre 2009, 20h30, Auditorium de Lyon. Renseignement et réservations au 04 78 95 95 95 et sur www.auditorium-lyon.com

Lyon, le 27 novembre 2009.

25/10/2009

Coffrés

miles davis.jpgOn entend parfois dire que certains artistes, même parmi les plus grands, connaissent après leur disparition une sorte de séjour au purgatoire. Tel n’est pas le cas de Miles Davis disparu il y a 18 ans de cela et qui est sur le point de connaître une renaissance en particulier dans notre pays avec l’exposition « We whant Miles » proposée à la Cité de la Musique. Cet été je vous signalais la sortie au Castor Astral d’une petite monographie signée Quincy Troupe, l’ami de Miles, qui est sur le point de proposer ces jours-ci, « Miles et moi » au public français. En vérité « Actes Sud », « Textuel » pour le catalogue de l’exposition et le « Mot et le reste » fêtent également dignement ce regain d’intérêt pour Davis. C’est pourtant au rayon disque que la fin de l’année s’annonce magnifique et coûteuse pour les amateurs de jazz. Sony s’apprête en effet à sortir l’intégrale des enregistrements effectués pour Columbia, c'est-à-dire un total de 70 CD (Studios et live), dans un paraît-il beau coffret qui est annoncé au prix de 220 euros, c'est-à-dire un coût semblable à celui de l’intégrale des Beatles qui elle concerne seulement une quinzaine de volumes.

On ne va pas s’en plaindre mais constatons que faute de faire leur travail en matière de découverte et de promotion de nouveaux talents, les grandes maisons de disques s’intéressent de plus en plus au patrimoine. Les amateurs de Jimi Hendrix risquent d’être sollicités en 2010, année commémorative, qui sera marquée par un changement de main puisque la famille du génie de Seattle vient de décider de changer de distributeur. Que les fans victimes addictives d’Hendrix fassent donc des économies dès aujourd’hui.

Si ceux de Johnny Hallyday consentent par habitude à se faire plumer comme de la volaille de Bresse, un petit conseil tout de même aux quelques baby-boomers nostalgiques qui fréquentent ce blog et qui adorent par-dessus tout Jacques « Pater Noster » Dutronc. Legacy propose un coffret regroupant l’ensemble des 45 tours EP de la période « Vogue ». Enfin les amateurs de folk et de musique engagée savent déjà qu’une valisette de 4 CD consacrée à Woody Guthrie est proposée en quantité limitée de quoi permettre aux accros de Neil Young d’attendre deux à trois ans le volume deux des archives du canadien dont le volume un est vendu dans certains endroits jusqu’à 400 euros dans la version Blue-Ray. No comment !

Lyon, le 25 octobre 2009

Photo: DR

10/05/2009

Dylan is Dylan

Bob dylan together trough life.jpgTrès franchement, si vous me posiez la question et je sais que vous mourrez d’envie de me la poser, je vous conseillerais de faire désormais l’économie d’aller voir Bob Dylan sur scène. Accroché à un clavier qui semble être un déambulateur géostationnaire, exposant le profil de son stetson à un public dont la présence semble très secondaire, le génie de Duluth n’est qu’un fantôme peu concerné porté par d’excellents requins de studio. Ma dernière expérience Dylanienne remonte maintenant à quelques années du côté de Saint-Etienne et je me suis juré ce soir là que l’on ne m’y reprendrait plus jamais. Si je décode bien les choses, même François Bon l’excellent biographe du Maître ose de temps à autre expliquer que son aveuglement n’est pas total en nous disant que Zimmerman sur scène c’est un peu la loterie. Il y a quelques semaines Bon indiquait d’ailleurs aux lecteurs du JDD que parmi les spectateurs de la dernière tournée française de Dylan il y avait les chanceux et les punis à savoir ceux qui étaient au show de Grenoble oubien à celui de Toulouse. La belle affaire. S’il faut maintenant parcourir de long en large l’Europe entière pour avoir le plaisir d’assister à un concert convenable, autant renoncer. C’est, vous l’avez compris ce que je vous invite à faire.

Pour ce qui concerne les albums convenons que le problème est de toute autre nature. Déjà en 1997 avec « Time out of mind » mais surtout en 2006 avec « Modern Times » Dylan avait sonné le rappel (et le réveil) des fans qui, comme moi, s’étaient permis depuis des lustres de laisser au dernier quarteron de la secte le plaisir d’apprécier un vieillard marmonner des textes sur une musique arthritique. Avec ce tout nouveau « Together Through life » même constatation que pour « Modern Times ». La démarche roots de Zimmerman fonctionne presque à merveille et en l’espèce, mis à part peut-être le lamentable « Life is hard » l’ensemble proposé est digne. Le blues fatigué et le boogie usé de Dylan agrémentés souvent d’un tonique accordéon seront le compagnon idéal des conducteurs qui, le limitateur de vitesse convenablement réglé, pourront avaler les kilomètres avec bonheur.

 

Bob Dylan, « Together Through Life », Columbia

Lyon, le 10 mai 2009

 
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