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09/02/2010

En baisse

Begag.jpgPas plus qu’une hirondelle ne fait le printemps un sondage ne fait une élection . Il en va ainsi pour les régionales. Il reste que  celui effectué ce week-end et  qui donne 10% aux listes Europe Ecologie ramène cette formation à des ambitions certainement plus proches des réalités. Il paraît évident, en effet, que l’aura médiatique du duo Bové-Cohn-Bendit pour les Européennes n’allait pas se démultiplier dans chaque région. Et pourtant c’est le pari fait par les écologistes qui sont allés chercher des figures de prou dans les régions pour conduire leurs listes. Un pari qui risque de faire flop s’il n’est pas soutenu par des enquêtes d’opinion favorables. Alors faut-il penser que le star system est en recul sur le champ politique et électoral ?

A voir certes le soir du premier tour qui est le seul instant de vérité. En revanche on peut dire dès aujourd’hui que le choix d’une « vedette médiatique » ne crée aucune rente de situation en soi. Qu’on en juge avec la liste Modem  conduite par l’ineffable Azouz Begag. Il faut bien reconnaître que l’attitude de François Bayrou dans cette affaire relève d’un aveuglement rarement atteint. Pourtant une répétition générale avait eu lieu pour les municipales de 2008. Déjà au sein du Modem lyonnais les attaques fusaient, les affrontements se succédaient pour aboutir à un abandon du combat en rase campagne par la tête de liste d’alors le même Azouz Begag. L’expérience n’a donc pas suffi et c’est encore  à l’écrivain villepiniste qu’a fait confiance Bayrou contre vent et marée. Résultat une liste qui écarte le président départemental et un certain nombre de figures du Modem comme Eric Laffond ou Richard Moralès. Une liste qui vit dans les contradictions quant à la conduite à tenir vis-à-vis de la gauche rejouant un remake des municipales où l’on trouvait des « oranges » sur toutes les listes.

Pire l’affrontement prend des proportions avec l’envoi de faux email porteurs de fausses informations mais envoyés par de vrais adhérents du Modem. Une confusion qui pourrait faire rire si elle ne faisait pas pleurer pour la politique déjà tant décriée par ailleurs. Car derrière tout cela il y a bien l’indigence politique d’un Begag qui n’offre ni programme ni stratégie ni campagne tout court. Comme si sa nomination pour mener la liste suffisait en soi. Et comme souvent il a annoncé à qui voulait l’entendre que lui allait faire de la politique autrement et comme toujours cela conduit à ne pas faire de politique du tout. 0n reste pantois devant le fait qu’un homme aussi expérimenté que Bayrou soit tombé dans ce panneau et on peut lui souhaiter que ce ne soit que l’unique situation en France mais c’est déjà une de trop dans le mouvement de baisse dans l’opinion qui frappe son parti.

Philippe Dibilio

23/09/2009

Cohn rit à l’Opéra

Cohnerie d'Aubry1.jpgVendredi dernier, à l’Opéra. La pièce s’intitulait « Quels termes pour une alliance ? ». Histoire de ne pas pleurer, je vous la fais façon gala Karsenty-Herbert pour les plus anciens et, pour les plus jeunes, façon Tête d’Or.

Le programme annonçait « Mise en scène : Laurent Joffrin ; décors : Jean Nouvel ; dans le rôle du trublion donneur de leçons impénitent : Daniel Cohn-Bendit ; dans le rôle de l’administrateur des biens de la Gauche Plurielle et remplaçant au pied levé la diva Martine Aubry : Claude Bartolone. »

Laurent Joffrin est sur scène et dort. À sa droite Dany désormais plus gris-bleu que rouge, mais toujours flamboyant, vitupère l’absence de la diva absente et empêche Claude, à la mine coincée et au sourire jaune, de défendre la gauche plurielle morte il y a cinq ans. Les deux hommes, habitués à battre les estrades, se tutoient. Extrait :

« Claude, avec ta gauche plurielle tu m’agaces. Avec elle, on est tous morts ! »

« Ah mais pardon… »

En expert du feu nourri et à l’instinct, Dany le coupe. Il pratique un tir aux pigeons tous azimuts, un art qu’il partage avec d’autres habitués des chasses présidentielles. « Ne me parle pas de Mélenchon ! »

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18/09/2009

Les François

Forum_Liberation_Lyon-v2.jpgA ceux qui n’assistent pas à ce Forum lyonnais de Libération, rappelons, alors que le débat entre les François Bayrou et Hollande vient de se terminer, qu’une vingtaine de rencontres viennent d’avoir lieu. Du côté des acteurs politiques, Rama Yade, Daniel Cohn-Bendit, Claude Bartolone, Jean-Luc Mélenchon, Dominique Voynet, Gérard Collomb et bien d’autres se sont succédé mais force est de constater que cette rencontre entre « Les François » faisait office de sommet.

En ouvrant la discussion autour de l'idée, pour préparer l'alternance à Sarkozy, de "se rencontrer et de débattre", François Bayrou a tiré une première cartouche appelant de ce fait à la nécessité d'oeuvrer à la création d'un socle commun après selon François Hollande  "plus de 35 ans de vie séparée". Si le constat sur la caractérisation du pouvoir Sarkozyste semble commun, François Hollande a, quant à lui, insisté sur la division de ceux qui s'y oppose.

En vérité dans cette rencontre Hollande-Sarkozy, tout était dit, dans la première demi-heure. En effet, pour l'un comme pour l'autre, il y a accord pour débattre entre ceux qui  en ont le désir , autant dire qu'on est loin de la position paleo-programme commun exprimée par Bartolone ce matin même.

Deuxième élément de convergence, la nécessité de conduire un débat transparent et sans tractations.
Troisième point ne pas hésiter à aller au coeur des clivages et des antagonismes.

Cette rencontre lyonnaise, bien que positive, n'est en aucune façon "historique". Ce premier pas, qui indique une convergence forte sur la nécessité de débattre, cache encore mal les postures tactiques nichées dans le panorama politique d'une opposition qui entame un long cheminement. D'ailleurs histoire de ne pas se bercer d'illusions, François Hollande a invité le public à se convaincre qu'il n'y aura pas de candidat commun lors des prochaines présidentielles. Il a ainsi clairement pensé à François Bayrou mais probablement aussi... à lui.

Jean-Yves Sécheresse

Kyoto - Copenhague

Forum_Liberation_Lyon-v2.jpgA l’annonce il y a quelques temps de ce débat entre Dominique Voynet et Gérard Collomb sur l’après Kyoto, un certain nombre de mes interlocuteurs affichaient leur surprise à l’idée que le Maire de Lyon puisse s’intéresser d’aussi près à ces questions climatiques. Le débat de cet après-midi a certainement permis à tous de se convaincre que, dans son action comme au plan de sa réflexion, la question abordée aujourd’hui n’est absolument pas anecdotique pour Collomb.

Rappelons tout de même qu’à Lyon Gérard Collomb a été un des premiers artisans d’une alliance stratégique avec les Verts, c’était en 1994, et que dès les années 92-93 il avait été un des rares socialistes à revendiquer publiquement l’arrêt de Super-Phénix. Voilà pour les rappels. Cela étant, cet échange entre Dominique Voynet et Gérard Collomb était tout sauf une somnolente sieste de Sénateurs s’inscrivant dans la perspective de la Conférence de Copenhague.

En effet, contrairement à certains égards, à l’esbrouffante partie jouée par le duo Cohn-Bendit/Bartolone ce matin, ce débat entre Voynet et Collomb a clairement indiqué qu’on pouvait échanger sur des sujets parfois « techniques » avec la volonté de partager information et de faire comprendre une démarche commune. Il y avait tout à l’heure à l’amphi de l’opéra de Lyon nulle divergence fondamentale entre les deux élus. Sur le bilan de Kyoto, sur la nécessité de construire un compromis utile à Copenhague, sur la place de la Chine ou sur la contribution carbone, la Maire de Montreuil et celui de Lyon parlaient un langage commun.

S’il avait été cet après-midi parmi nous, Claude Bartolone aurait probablement dénoncé les éléments de convergence entre Voynet et Collomb, le second aggravant son cas en indiquant ne pas vouloir « hurler aux petits pois » contre la taxe-carbone. En expliquant conjointement que l’Europe a d’une certaine façon raté le coche dans le post-Kyoto et qu’il convenait donc que Copenhague aboutisse à un compromis nos deux sénateurs n’ont certainement pas fait perdre leur temps au public réuni à Lyon en ce début d’après-midi. En répondant au cahier des charges fixé par Libération pour ce forum ils ont à l’évidence tiré ensemble dans le même sens. Pourquoi ne pas s’en féliciter ?

Jean-Yves Sécheresse

06/08/2009

L comme « Libé »

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L’année qui vient nous en dira plus sur la nouvelle maquette de Libé dont nous avions pu voir quelques essais lors de la soirée organisée par l’Association des Lecteurs le 9 juin dernier à l’amphi de l’opéra de Lyon. Une année qui sera probablement également marquée par un nouveau site à l’accès payant. En attendant d’en savoir plus sur ce nouveau dispositif destiné à assurer la pérennité du quotidien cher à nos cœurs, Libération organise à la rentrée un forum à Lyon intitulé « L’Europe, vingt ans après la chute du mur ».

Vingt ans après la chute de l’Empire, alors que la crise mondiale démultiplie problèmes et interrogations, « Libération » et « La Republica » entendent, avec ce forum, favoriser le débat pour qu’idées neuves et voix les plus diverses contribuent à un nécessaire débat. Comme à son habitude Libé ouvrira ce forum aux sensibilités les plus diverses puisque Lech Walesa pourra y côtoyer le Général aux lunettes noires, Jaruzelski, ainsi qu’une kyrielle de participants venus d’Europe de l’Est (Michnik, Mazowiecki …), d’Italie avec Umberto Eco, Walter Veltroni ou Gianfranco Fini. Coté France la présence d’Edgar Morin, Marcel Gauchet, Guy Sorman ou la pubarde Mercèdes Era ne peut que donner l’eau à la bouche ce d’autant qu’en invitant les syndicalistes François Chérèque et Bernard Thibault et quelques voix de leur maître (Henri Guaino, Raymond Soubie) Libé nous assure quelques confrontations, espérons-le constructives.

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Les « politiques » ne seront par absents de ce forum puisque Jacques Delors, Daniel Cohn-Bendit, François Hollande, Alain Juppé, François Bayrou devraient faire le voyage de Lyon en compagnie des « baby-Sarko » que sont Rama Yade, Nathalie Kosciusko-Morizet ou Valérie Pécresse.

Les inscriptions à ce forum lyonnais devraient s’ouvrir début septembre. A vos agendas.

  • Forum Libération, « L’Europe, vingt ans après la chute du mur », les 18, 19 et 20 septembre 2009, Hôtel de Ville et Opéra de Lyon.

Amsterdam, le 6 août 2009.

10/06/2009

Le PS aux urgences

Collombis.jpgJ’ai voté PS sans regret, sans difficulté, mais avec appréhension. Résultat presque attendu : une déculottée.

Gérard Collomb avait raison - et d’autres avec lui - lorsqu’il dénonçait une gouvernance PS « hors sol » depuis Solférino. C’était déjà vrai avant Martine Aubry, même si – tirée à hue et à dia comme elle l’est par les alliances contre-nature issues du congrès de Reims – sa direction laisse du mou dans la corde à nœuds. Son parachutage de Vincent Peillon sur la grande région Sud-Est pour faire de la place dans le Nord à son poulain lillois n’était probablement pas d’une intelligence politique de tout premier ordre, quoique Peillon soit l’un des plus brillants socialistes actuels. En témoigne entre autres son discours au Double-Mixte à Villeurbanne le 3 juin. Il a été l’un des meilleurs de tous ceux que des responsables socialistes ont prononcés depuis longtemps. Du Jaurès mâtiné de Mitterrand avec un zeste de Badinter. Vincent Peillon est certainement l’un des atouts majeurs pour que le socialisme français nous sorte un jour de ce pouvoir actuel qui caresse les citoyens d’une main et les bastonne de l’autre.

Ceci étant, pour le moment c’est très mal parti pour que ce pouvoir change de mains. À la veille de la catastrophe électorale de dimanche, lors de son dernier voyage au Japon, Gérard Collomb disait « Je vais créer ma PME pour apporter ma pensée au PS, comme j’ai créé ma PME pour prendre la ville de Lyon ». C’est à une sacrée entreprise de clarification et d’explication aux Français qu’il faut s’atteler d’urgence et il y faudra une PME bigrement performante et super innovatrice !…

Je lisais dans le Monde du 9 juin qu’il réclamait « une clarification qui passe par un rassemblement des réformistes contre les archéos ». Il a mille fois raison. Il y a urgence car, comme disent les juristes et les journalistes qui manient à merveille la novlangue, « le pronostic vital est engagé » : si dans les toutes prochaines semaines aucune mesure efficace n’est prise, le PS entre en soins palliatifs.

S’il y a urgence à se positionner clairement, comme il le dit justement, je crains cependant que cela ne suffise pas.

Cela ne suffira pas car il faut aussi un autre fonctionnement institutionnel de ce parti. Le PS vit de plain-pied dans des institutions où il y a prime en sièges à la formation arrivée en tête alors qu’il continue à fonctionner sur une représentation à la proportionnelle totale. C’est intenable et entraîne inévitablement des tractations obscures d’appareil. Des tractations déconnectées des idées votées. Le funeste congrès de Reims l’a démontré ad nauseam.

Cela ne suffira pas car il faudra aussi un autre langage que cette langue morte qui récite des catéchismes où le monde ne retrouve pas son actualité : la planète, la sécurité, l’entreprise, le monde rural, pour n’en citer que quelques-uns. Une langue morte qui dans les défilés chante l’Internationale de lendemains déjà vécus, mais où le monde ne retrouve plus les accents qu’il attend et le sens d’une utopie neuve.

Jean-Paul Schmitt

08/06/2009

L'avertissement

Martine Aubry NB.jpg

Nicolas Sarkozy et Daniel Cohn-Bendit sont, chacun à leur façon, les vainqueurs, en France, de ces élections européennes. Inutile d’y revenir si ce n’est pour dire qu’ils incarnent l’un et l’autre le succès de stratégies personnelles, bien peu celles de leur Parti. Si l’UMP et les Verts souhaitaient se convaincre du contraire leur avenir devrait se révéler plus obscur qu’ils ne peuvent le penser.

Du côté des défaits, il s’agit bien entendu du PS et du Modem, on paye cash, avec ces résultats catastrophiques, les effets d’une posture artificielle d’opposants à Nicolas Sarkozy. Pour les uns comme pour les autres la preuve est faite que pour être crédible il ne suffit pas de se revendiquer de l’anti-sarkozysme encore faut-il le faire en s’appuyant sur un projet politique de sortie de crise novateur, enraciné et crédible.

Chacun tirera ses propres leçons mais pour ce qui concerne le Parti Socialiste la preuve est faite que l’obscur aréopage majoritaire sortie du funeste Congrès de Reims est dans la peine, incapable de partager en son sein autre chose que des accords tactiques d’appareil. Derrière les alliances nouées à Reims pointe un désarroi que même la langue de bois ne peut cacher. Il convient que le PS en finisse avec de tels mœurs et s’engage dans la définition d’une véritable clarification politique.

En matière de rénovation, il en va de même. Il faut en finir avec ces généralités jamais suivies d’effet. Hier Martine Aubry nous indiquait que « les choses avançaient ». Au même moment sur une autre antenne son n°3, Arnaud de Montebourg expliquait que « nous n’en sommes plus à rénover mais à reconstruire ». Qui croire ? Qui suivre ? Que penser d’un parti dont le chef de la minorité est le porte parole ?

Hier chacun expliquait que « le message était compris et partagé ». On verra bien mais ce scrutin peut être considéré comme un premier et ultime avertissement sans frais. Cela étant les élections régionales sont devant nous et il n’est pas acceptable que le travail impressionnant effectué par nos exécutifs régionaux puisse être mis en péril par un Parti en passe d’être disqualifié.

Espérons-donc que le message sera réellement « compris et partagé ».

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NB: Demain soir, Mardi 9 juin, à l’initiative de la Société des lecteurs de Libération, débat sur « La crise de la presse et l’avenir de Libération »

19H, Amphithéâtre de l’Opéra de Lyon, 1 Place de la Comédie (Métro Hôtel de ville)

Lyon, le 8 juin 2009.

06/06/2009

Classe

Comme probablement nombre d’entre-vous je n’étais pas devant ma télévision pour suivre l’interview « scoop » de Barack Obama par Laurence Haïm (Canal +). Aujourd’hui le président des Etats Unis croise par chez nous et il ne devrait pas nous échapper étant donné qu’il est l’invité de Sarko et quand notre président est à la télé il est pratiquement impossible de l’éviter. Voici donc, pour les retardataires, l’entretien exclusif de Canal sachant que si vous voulez voir à quoi ressemble un président classieux ce document est fait pour vous.

A propos de classe François Bayrou a encore quelques progrès à faire. Cela étant son altercation avec Daniel Cohn-Bendit sur le plateau de France 2 qui ne devrait pas être sans conséquences aura le mérite de le ramener sur la planète terre et de lui offrir un été salutaire à consacrer à la méditation.

Lyon, le 6 juin 2009

22/05/2009

Paranormal

francis-lalanne.1239878583.jpgLes commentateurs les plus avisés regrettent que les Français ne s’intéressent pas plus à l’Europe alors que les élections au parlement européen arrivent à grand pas. C’est regrettable ce d’autant que l’on assiste à un véritable renouvellement. A côté des Barnier, Peillon, Cohn-Bendit et autres Mélenchon, de jeunes pousses se mêlent enfin de politique et, à l’évidence, les Français ne mesurent pas bien ce phénomène. Prenez Francis Lalanne, en voilà un qui apporte son lot de fraîcheur et de candeur dans le débat public. Avec Wechter, il s’est lancé dans la bagarre. Ici, du côté de Lyon avec la proto-Umpiste Marie-Laure Boulot et le célèbre Jean Brière, jadis viré des verts pour une raison de saine amnésie qui m’empêche de vous en dire plus, Lalanne rénove la vie politique. Après sa période de chevènementiste, Lalanne est devenu écolo. Attention par un de ceux qui veulent « repeindre l’économie en vert », couleur qui n’est plus « celle de l’écologie mais de la pollution ». Non, Lalanne est révolutionnaire car aujourd’hui « la révolution, c’est la révolte par le vote » et si jamais la patrie était en danger sachez que notre artiste lyrique s’imagine bien comme « une sentinelle de la démocratie ». Si l’aventure ne se terminait pas très bien pour lui, Lalanne ayant des moments de fulgurances, imagine dans ses rêves les plus fous « un cyber-parlement sur Internet afin de dénoncer ce qui est dangereux pour les citoyens européens.»

La démocratie c’est vraiment formidable et des élections comme celle au parlement européen sont parfois le creuset des idées de demain, le seul moyen de faire franchir aux concepts nouveaux la cloison invisible dressée par les Partis institutionnels.

La France est peut-être sur le point de perdre un chanteur, ce qui est après-tout une nouvelle pas si mauvaise que cela. Mais si l’Europe héritait d’un nouveau barde, il resterait à nos parlementaires de veiller avant chaque séance de l’attacher en haut d’un arbre bien bâillonné. L’ensemble des citations proviennent de l’excellent Tribune de Lyon une des rares publications locales qui s’intéresse au paranormal. Merci à eux.

Lyon, le 22 mai 2009.

Photo: DR

 

 
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