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07/04/2009

Si tu as des désirs cachés…

Obama&Carla.jpg« Si tu as des désirs cachés laisse parler le cochon en toi, tu es là où il faut : chez les filles du magazine Swank ».

Joyeuse information délivrée la semaine passée par le Nouvel’Obs (c’est plutôt rare dans l’hebdo en question, Wiaz mis à part) : c’est ce que des journalistes qui devaient participer à une conférence de presse téléphonique sur les préparatifs du sommet l’Otan à Strasbourg se sont entendu répondre par une voix langoureuse.

La Maison-Blanche n’explique pas comment un numéro vert donné à ceux qui désiraient joindre l’ex-First Lady et actuelle secrétaire d’État américaine s’est transformé en téléphone rose.

S’agirait-il d’une étourderie d’Hillary Clinton qui aurait par inadvertance utilisé le répertoire téléphonique de son Bill de mari ?

Imaginez un instant que cela arrive au Vatican et que les correspondants du Saint Siège cherchant à joindre Benoît XVI entendent au bout de la ligne une belle voix grave leur déclarer « Vous êtes bien chez Maxi Condom. Afin que nous puissions vous guider dans vos choix, dites-vous si vous êtes plutôt coquin ou sauvage ? ».

Ou encore que les journalistes accrédités à l’Élysée cherchant à joindre Nicolas Sarkozy entendent comme musique d’attente Carla Bruni qui chante : « Quand je pense à Fernande, je bande, je bande », avec YouTube en prime.

Ou encore DSK qui cherche à joindre Martine Aubry à propos des présidentielles en utilisant l’iPhone d’Anne Sinclair et qui tombe sur Stéphane Guillon que sa chère épouse écoute en boucle.

Improbable poisson d’avril en retard de 3 jours et déjà daubé ? Qui sait ?

Peut-être que d’ici quelque temps en tapant http://www.thierryphilip.fr sur votre clavier, votre navigateur vous enverra sur http://peillon.typepad.fr

En attendant, Thierry vous donne le lien avec le blog de l’excellente Martine Roure qui, hélas ne se représente pas. En cherchant bien, vous arriverez à y retrouver Vincent peillon. Un lien qui n’a rien de coquin.

Jean-paul Schmitt

22/01/2009

Question de style


Lyon, le 22 janvier 2009.

21/01/2009

Décalé

obama.1201801546.jpgAvec cette chronique je vais sans doute commettre un crime de lèse-majesté, ou plutôt un crime de lèse-président-mondial. En effet je ne parlerai pas en ce jour historique de l’investiture de Barak Obama. Certes je ne minimise pas la portée de cet événement historique mais je ne tomberai pas dans l’Obamania universelle qui nous invite à attendre je ne sais quel miracle de cette élection. Bien sûr je mesure la portée de ce résultat sur son point le plus emblématique : l’arrivée du premier président noir aux USA. Moi qui suis de la génération qui a vibrée aux discours de Martin Luther King ; qui garde vivante l’émotion face au podium olympique aux trois hommes au poings noirs gantés dressés vers le ciel ; je mesure le chemin parcouru. Pour le reste j’attends pour voir et je me désole un peu de l’attitude des français qui comptent sur Obama pour améliorer leur sort car sur ce point notre avenir nous appartient et il est entre nos mains au travers de nos choix et de nos actions. C’est à nous de dire « oui nous pouvons ! » et surtout ce que nous voulons. Car, et c’est bien normal Barak lui s’intéressera à ce qui conviendra d’abord à l’Amérique. Alors je m’arrêterais aujourd’hui aux petites manœuvres de notre Sénat national qui nous fait, à juste titre, une crise d’urticaire après le traitement que lui a réservé Sarkozy au sujet de la loi sur la publicité à la télé. Allégrement court-circuité par un président de la République que rien n’arrête, la Haute assemblée lui a rappelé qu’il fallait compter avec elle en votant le texte à une faible majorité et en modifiant un point (l’augmentation de la redevance) cher au locataire de l’Elysée. Une manip qui n’a pu aboutir que grâce au président du groupe centriste ;Michel Mercier. Une attitude bien inattendue de la part de celui qui attend avec impatience un poste au gouvernement. Il s’agît de savoir comment interpréter sa position. Va-t-il mettre en valeur le fait qu’il a réussi à mobiliser les neufs membres de son groupe qui ont assuré la majorité nécessaire ? ou bien qu’il a montré au grand jour que le groupe centriste tient les clés du Sénat et donc qu’il est suffisamment puissant pour être incontournable? Dans les deux cas le président du Conseil Général du Rhône a mis en évidence le poids qui est le sien ce qui selon lui vaut bien un maroquin.

Philippe Dibilio

Lyon, le 21 janvier 2009

16/01/2009

Progressiste

Barack Obama.jpgHistorique. La semaine prochaine est historique puisque Barack Obama deviendra officiellement, très certainement dans une très grande joie populaire, Président des Etats-Unis d’Amérique. Chacun mesure la portée du symbole, la valeur d’exemple et l’immense espoir suscité par cette installation attendue depuis des semaines par le monde entier. Chacun mesure aussi l’ampleur de la tâche et du défi alors que le contexte demeure à très haut risque.

Affronter les inégalités, lutter contre les effets terribles d’une crise loin d’avoir produit la totalité de ses effets pervers, réformer le système de santé et de protection sociale sans oublier l’école, l’Irak, l’environnement sont autant de dossiers qui attendent le Président Obama dans le bureau ovale.

En faisant appel massivement aux anciens cadres de l’administration Clinton le nouveau Président veut manifestement rassurer en indiquant qu’il entend reprendre les choses là ou elles se situaient à l’arrivée de Bush Junior. Cela étant, comme l’écrit Paul Krugman dans son formidable « l’Amérique que nous voulons » (Flammarion), ce qui caractérise la Présidence Clinton c’est aussi la hantise de trancher et voire même une quasi absence de ligne sur fond de bonne gestion. L’échec des réformes inspirées par Hillary sur le terrain de la santé étant peut-être le signe le plus fort des limites de l’orientation Clinton. Au terme de son ouvrage Krugman s’interroge avec intelligence et même malice sur ce qui fonderait les deux options les plus vivantes, mais entremêlées, parmi les démocrates autrement dit la lutte sourde entre « Libéraux » (au sens américain) et les « progressistes ». De quel bois Obama est-il donc fait ? « Un programme progressiste » écrivait donc le prix Nobel avant que n’éclate la crise et l’avènement présidentiel de Obama, « Un programme progressiste exigerait donc des changements majeurs de politique, mais ne serait absolument pas révolutionnaire. Il aurait pour objectif d’achever le travail du New Deal, notamment par une extension du système de sécurité sociale afin de couvrir des risques évitables qui sont devenus beaucoup plus importants dans les dernières décennies. Et économiquement, ce programme serait tout à fait réalisable. Il reviendrait seulement à donner aux citoyens américains, face au risque financier et à l’infortune personnelle, le niveau de protection qu’ont déjà les citoyens des autres pays avancés ».

Nous espérons tous que Obama aura la volonté et les moyens d’imprimer cette nécessaire nouvelle politique progressiste dont l’Amérique et le monde ont tant besoin. Tels sont nos vœux, tel est notre espoir. Ne cachons pas notre joie. Mardi prochain Barack Obama sera président. Avouez qu’il y a de pires façons d’entamer une année nouvelle.

Lyon, le 16 janvier 2009

18/08/2007

S comme Stiglitz (Joseph E.)

medium_S_1.2.jpgSoyons clairs. La plupart du temps, l'idée de lire un bouquin d'économie fait plus que me rebuter, elle me déprime. En attente depuis plusieurs mois le livre du Prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz intitulé "Un autre Monde" dormait sous une pile d'ouvrages et sa lecture début août n'est pas loin de me réconcilier avec le genre. En vérité Stiglitz est presque un conteur et le DVD d'entretiens diffusé par l'hebdomadaire "Challenges" cet hiver ne peut qu'encourager des lecteurs aussi fainéants que moi à poursuivre. C'est ce qui a été fait et je m'en porte que mieux.

Autour de l'idée que Wall Street et la mondialisation débridée en cours sont antagoniques aux perspectives de développement, l'ancien conseiller de Bill Clinton avance l'idée qu'une certaine forme de capitalisme, celui en vigueur aux Etats-Unis pour parler court, est à proscrire. Autour de l'idée du retour à un Etat modernisé et à des processus de décisions issus de choix démocratiques, un nouvel équilibre peut émerger entre l'Etat et le marché permettant ainsi non seulement aux sociétés de maîtriser le marché, de protéger travailleurs comme consommateurs au Nord comme au Sud mais, et c'est essentiel pour Stiglitz, d'être soucieux de l'avenir de la planète.

S'il fallait très grossièrement caser l'économiste américain parmi les références qui s'imposent  en matière de projet de société il est clair que le Nobel 2001 pourrait se situer entre la démarche sociale démocrate suédoise, les positionnements d'une bonne partie du PS français (de DSK à Royale) et certaines velléités de Clinton ou Al Gore.

Pour vous convaincre de visiter Stiglitz et de tenter l'aventure voici quelques bribes de la conclusion de son ouvrage.

"Pour une grande partie du monde" nous dit l'auteur, "la mondialisation telle qu'elle a été gérée ressemble à un pacte avec le diable. Dans le pays, une poignée d'individus s'enrichissent; les statistiques du PIB, à prendre pour ce qu'elles valent, ont meilleure mine, mais les modes de vie et les valeurs fondamentales sont menacées. Dans certaines régions du monde, les gains sont encore plus minces, les coûts plus palpables. Les progrès de l'intégration dans l'économie mondiale ont apporté plus d'instabilité, plus d'insécurité, plus d'inégalité. Et ils ont même compromis des valeurs essentielles.

Ce n'est pas une fatalité. Nous pouvons faire fonctionner la mondialisation, mais pour tout le monde, y compris les habitants des pays pauvres. Ce sera long et difficile. Nous avons déjà beaucoup trop attendu. Nous devons nous y mettre immédiatement ".

Cela vous tente? Cela s'appelle "Un autre Monde", c'est chez Fayard, 448 pages pour 22 Euros mais j'imagine que d'ici quelques mois une version en poche devrait être proposée. A vous de voir si vous préférez attendre.

 

 
Hautes Pyrénées, 18 août 2007.
 
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