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05/10/2009

Beds are burning

tck-tck-tck-beds-are-burning-telechargement-gratuit.jpgAu moment ou Peter Garrett le chanteur écolo de Midnight Oil, maintenant élu en Australie, connaît quelques difficultés avec les écologistes et une bonne partie de l’opinion publique, un célèbre tube du groupe australien connaît une seconde jeunesse.

En effet, une nouvelle version de « Beds are burning » est désormais disponible sur le net, son but étant de sensibiliser la planète aux changements climatiques. Initiée par Kofi Annan, cette sorte de pétition musicale regroupe une soixantaine d’artistes qui, reprenant « Beds are burning » avant l’échéance de Copenhague, invitent chacun à s’associer au mouvement. Si vous aussi vous souhaitez faire valoir votre soutien, il suffit d’envoyer sur Timeforclimate.org votre prestation qui figurera plus tard dans cette pétition mondiale qui porte le curieux nom de « Tck Tck Tck ».

En attendant ce « Beds are burning II » s’avère une sympathique initiative même si sur le plan musical elle ne casse pas trois pates à un canard vu que Scorpions, Yannick Noah, Bob Geldof et l’ex Duran Duran Simon Le Bon font partie de ce casting assez modeste dans lequel figurent tout de même Youssou N’Dour ou Lily Allen. Voici donc la vidéo de ce « Beds are burning » pour le climat. A vous d’en juger et éventuellement de pétitionner en musique.

Lien / A voir : http://www.timeforclimatejustice.org

Lyon, le 5 octobre 2009.

18/09/2009

Kyoto - Copenhague

Forum_Liberation_Lyon-v2.jpgA l’annonce il y a quelques temps de ce débat entre Dominique Voynet et Gérard Collomb sur l’après Kyoto, un certain nombre de mes interlocuteurs affichaient leur surprise à l’idée que le Maire de Lyon puisse s’intéresser d’aussi près à ces questions climatiques. Le débat de cet après-midi a certainement permis à tous de se convaincre que, dans son action comme au plan de sa réflexion, la question abordée aujourd’hui n’est absolument pas anecdotique pour Collomb.

Rappelons tout de même qu’à Lyon Gérard Collomb a été un des premiers artisans d’une alliance stratégique avec les Verts, c’était en 1994, et que dès les années 92-93 il avait été un des rares socialistes à revendiquer publiquement l’arrêt de Super-Phénix. Voilà pour les rappels. Cela étant, cet échange entre Dominique Voynet et Gérard Collomb était tout sauf une somnolente sieste de Sénateurs s’inscrivant dans la perspective de la Conférence de Copenhague.

En effet, contrairement à certains égards, à l’esbrouffante partie jouée par le duo Cohn-Bendit/Bartolone ce matin, ce débat entre Voynet et Collomb a clairement indiqué qu’on pouvait échanger sur des sujets parfois « techniques » avec la volonté de partager information et de faire comprendre une démarche commune. Il y avait tout à l’heure à l’amphi de l’opéra de Lyon nulle divergence fondamentale entre les deux élus. Sur le bilan de Kyoto, sur la nécessité de construire un compromis utile à Copenhague, sur la place de la Chine ou sur la contribution carbone, la Maire de Montreuil et celui de Lyon parlaient un langage commun.

S’il avait été cet après-midi parmi nous, Claude Bartolone aurait probablement dénoncé les éléments de convergence entre Voynet et Collomb, le second aggravant son cas en indiquant ne pas vouloir « hurler aux petits pois » contre la taxe-carbone. En expliquant conjointement que l’Europe a d’une certaine façon raté le coche dans le post-Kyoto et qu’il convenait donc que Copenhague aboutisse à un compromis nos deux sénateurs n’ont certainement pas fait perdre leur temps au public réuni à Lyon en ce début d’après-midi. En répondant au cahier des charges fixé par Libération pour ce forum ils ont à l’évidence tiré ensemble dans le même sens. Pourquoi ne pas s’en féliciter ?

Jean-Yves Sécheresse

10/07/2007

Live earth

medium_Al-gore.jpgLe week-end dernier se tenait le grand rendez-vous planétaire de 24 heures initié par Al Gore, plus connu sous le nom de « Live Earth » et sous-titré « Concert for a Climate in Crisis ». Avec un succès très mitigé puisque Copacana était noire de monde alors que Hambourg était un flop, Tokyo et New York des semi-échecs, Al Gore doit maintenant s’interroger, mais le veut-il réellement, sur les voies et chemins d’une lutte efficace contre le réchauffement de la planète. Mais revenons à « Live Earth ».

Passons tout d’abord sur la musique dont l’intérêt était inversement proportionnel à l’épaisseur de la couche d’ozone. Je note juste que Snoopy Dogg, rappeur à l’hyper activité sexuelle revendiquée et chantre assumé de la phallocratie militante, était en page d’accueil du site de Live Earth et vedette du concert de Hambourg. Pour les moins informés d’entre-vous je préciserais que Madame Gore, de son prénom Tipper, a été le fer de lance en alliance avec les milieux les plus obscurs de la vie politique américaine, de l’offensive visant à extirper de la musique toutes les références au sexe. En deux mots si vous voyez sur vos CD les mentions « Avis Parental », vous le devez à cette brave Tipper, qui aujourd’hui pour assurer la promotion de son cher Albert semble moins regardante sur la morale. Mais passons.

Passons aussi sur la crise d’urticaire de Bob Geldof qui, s’étant fait piqué son concept par Gore (Live 8, Live Band…), était furax.

Passons même sur la prévisible Madonna qui, ne ratant jamais la moindre opportunité, caritative ou pas, a trouvé le moyen, d’enregistrer un titre (« hey you ») afin de le présenter le jour même du concert  après un teasing d’enfer de plusieurs semaines.

A la limite passons également l’éponge sur MSN, devenu pour l’occasion MSN Live Earth, la multinationale étant sur le point de déclarer la guerre définitive au réchauffement de la planète, Nicolas Hulot n’a qu’à bien se tenir.

Pendant que nous y sommes passons aussi sur le fait que Daimler Chrysler était le parrain de l’opération. Une plaisanterie qui est allée droit au cœur de Greenpeace Allemagne.

Mais me concernant il y a un truc qui ne passe vraiment pas. Pourquoi, au prétexte de sauver la planète faut-il en passer, samedi à Wembley, par la reformation du groupe Duran Duran ? Je sais que vous allez trouver cette question incongrue mais à ce train là vous verrez qu’on demandera un jour à  un chanteur, ex-exilé fiscal, de chanter, à Paris, un soir de fête nationale du 14 juillet.

Lyon, le 10 juillet 2007.

 
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