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01/10/2010

Little Big Man

7729_programs_photo_298_original.jpg« Le gaucher », chef d’œuvre revivaliste et rénovateur du western de la fin des années cinquante, « little big man », inventive réussite du début des années soixante-dix foisonnantes, « Bonnie and Clyde » film tricardisé par Hollywood, « Alice’s Restaurant » fleurant bon sa rumba baba-cool, sont à des titres divers quelques-unes des nombreuses réussites d’Arthur Penn, une de ces progénitures remarquables de l’Actors Studio qui s’en est allé dans la nuit de mardi à mercredi. Que les américains se rassurent, s’ils n’étaient pas tous, loin s’en faut, de fidèles admirateurs du petit juif de Philadelphie, nous étions nombreux, ici en Europe, à avoir le culte presque dévot de cet artiste majeur du XXème siècle, de ce progressiste installé dans le 7ème art. Robert Redford, Warren Beatty, Faye Dunaway, Marlon Brando, Gene Hackman, Dustin Hoffman et de nombreux autres ont aidé Arthur Penn à imposer un art dont il aimait reconnaitre l’influence de la « nouvelle vague » venue de notre pays.

Arthur Penn va demeurer un chaînon indispensable de la grande histoire du cinéma américain. Un de ces rebelles qui n’auront pas froid aux yeux, un éclaireur qui annoncera la chevauchée fantastique des Martin Scorsese et des Francis Ford Coppola, le frère du photographe Irving Penn et, à bon entendeur, en aucune façon l’ancien beau père de Madonna même si le Sean en question à ce toupet qui le fait parfois ressembler au désormais regretté Arthur.

Lyon, le 1er octobre 2010.

Photo: DR

Little Big Man

7729_programs_photo_298_original.jpg« Le gaucher », chef d’œuvre revivaliste et rénovateur du western de la fin des années cinquante, « little big man », inventive réussite du début des années soixante-dix foisonnantes, « Bonnie and Clyde » film tricardisé par Hollywood, « Alice’s Restaurant » fleurant bon sa rumba baba-cool, sont à des titres divers quelques-unes des nombreuses réussites d’Arthur Penn, une de ces progénitures remarquables de l’Actors Studio qui s’en est allé dans la nuit de mardi à mercredi. Que les américains se rassurent, s’ils n’étaient pas tous, loin s’en faut, de fidèles admirateurs du petit juif de Philadelphie, nous étions nombreux, ici en Europe, à avoir le culte presque dévot de cet artiste majeur du XXème siècle, de ce progressiste installé dans le 7ème art. Robert Redford, Warren Beatty, Faye Dunaway, Marlon Brando, Gene Hackman, Dustin Hoffman et de nombreux autres ont aidé Arthur Penn à imposer un art dont il aimait reconnaitre l’influence de la « nouvelle vague » venue de notre pays.

Arthur Penn va demeurer un chaînon indispensable de la grande histoire du cinéma américain. Un de ces rebelles qui n’auront pas froid aux yeux, un éclaireur qui annoncera la chevauchée fantastique des Martin Scorsese et des Francis Ford Coppola, le frère du photographe Irving Penn et, à bon entendeur, en aucune façon l’ancien beau père de Madonna même si le Sean en question à ce toupet qui le fait parfois ressembler au désormais regretté Arthur.

Lyon, le 1er octobre 2010.

Photo: DR

04/08/2010

L comme "Lumière"

L2.jpg

Après Clint Eastwood en 2009, pour cette seconde édition du Grand Lyon Film Festival, c’est donc Milos Forman qui va être honoré en recevant le « Lumière 2010 ». Avec ce festival dédié, ce qui est unique, au patrimoine et à l’histoire, Thierry Frémaux le directeur de l’Institut Lumière et patron de l’évènement est sur le point de transformer l’essai marqué dès la première édition. En effet en 2010, Frémaux n’a pas souhaité mollir puisque les copies restaurées vont se chamailler avec les copies neuves, le ripolinage sonore va être de la partie, des films vont sortir de l’oubli, les hommages et rétrospectives vont se multiplier. Véritable 14 juillet cinématographique, le Festival lyonnais va être du 4 au 10 octobre, le feu d’artifice populaire qu’il revendique.

Intégrale des films de Luchino Visconti en copies neuves, hommage à Raymond Bernard, fils du célèbre Tristan mais surtout réalisateur oublié, coups de zoom sur les seventies, le Grand Lyon Film Festival 2010 s’annonce comme particulièrement riche. Avec « The Big Fix », une sorte de rappel rafraîchissant des années 70, Thierry Frémaux souhaite remettre en évidence le cinéma de Bill Norton ou de Richard Sarafian. Même inclinaison avec « Profondo Rosso » un coup de chapeau à Dario Argento ou la rétrospective « Déjà classique » qui regroupera par exemple le cinéma de Costa-Gavras, de Jean-Jacques Annaud ou des « Valseuses » de Blier.

Côté restaurations, le festival lyonnais imprime sa marque puisque une sélection des grandes restaurations sera proposée au public avec par exemple « Boudu sauvé des eaux » (Renoir, 1932), « Le Tambour » (Schlöndorff, 1979), « La 317ème section » (Schoendorffer, 1964) et bien d’autres.

Avec sa nuit du cinéma, une Halle Tony Garnier réservée aux enfants le mercredi après-midi, un « Tribute à Antony Quinn », les plus sublimes moments du muet, la venue de Jean-Louis Trintignant en « guest star », le festival n’en continue pas moins d’irriguer le Grand Lyon en étant présent dans 40 salles qui accueilleront toutes des réalisateurs et acteurs. Deux villages, dont l’un sur la péniche la Plateforme sera nocturne, serviront de base arrière au festival qui s’appuiera, rappelons-le sur 4 cinémas permanents (Institut Lumière, Pathé Bellecour, Comoedia et CNP Terreaux). Comment vous en dire plus au risque de vous lasser. Pour vous informer sur ce Grand Lyon Film Festival qui prendra directement la succession de la biennale de la dance, une seule solution, le www.festival-lumiere.org et éventuellement le 04 78 76 77 78 pour acheter ses billets.

Lyon, le 4 août 2010.

14/06/2010

Boycott

8_logo_utopia.jpg

La décision du réseau de salles de cinéma « Utopia » de revenir sur sa décision de déprogrammation du film israélien « A cinq heures de Paris » est un heureux dénouement.

Il faut dire que les propos initiaux de l’une des fondatrices du célèbre réseau Arts et Essais pour appuyer cette décision de boycott étaient inquiétants puisque fondés, je cite, sur le fait que « les israéliens votent, ce sont eux qui ont élu un gouvernement d’extrême droite. Ils sont donc partie prenante de ce qui se passe ». Un argument que chacun pourrait considérer comme particulièrement imbécile car pouvant être retourné, par exemple en direction de palestiniens qui ont portés au pouvoir des forces politiques également peu recommandables. Malheureusement cette inclinaison spontanée du réseau Utopia n’est pas unique et, par exemple dans la musique, de nombreux artistes viennent d’annoncer, après le triste épisode des flottilles, de ne plus faire étape en Israël. C’est le cas des Klaxons, de Santana, des Pixies ou de Gorillaz sachant que le refus d’Elvis Costello de jouer en Israël, bien que lié à la situation à Gaza, remonte avant les évènements récents. Il y a bien entendu une différence de nature entre le refus de se déplacer en Israël et celui de ne pas accueillir des artistes ou des spectacles dans notre pays. A ce propos la décision du Festival Folklorique de Montrejeau en annonçant son refus d’inviter le ballet Hora de Jérusalem pour de pseudo-raisons de sécurité n’est guère acceptable. Alors que la moitié de la planète fait le voyage dévot en direction de Shanghai évitant au passage de demander des comptes à la Direction du Parti Communiste Chinois sur la question des droits et singulièrement de ceux des prolétaires chinois, je ne peux que trouver malsaine cette attitude à l’égard des artistes israéliens. Vendredi dernier, en fin d’après midi, nous inaugurions à la demande de la municipalité de Francfort des tramways portant le nom de Lyon, Milan, Budapest ou Tel Aviv en présence des Maires de ces villes. Avouez qu’il aurait été injustifié, au nom de je ne sais quelle politique du gouvernement israélien, que nous refusions de nous associer à une telle manifestation avant tout chargée d’amitié et de volonté de coopération entre des peuples.

Lyon, le 14 juin 2010

09/04/2010

Dans le noir

cine quais du polar.jpgA l’occasion de chaque édition du Festival, « Quais du Polar » et l’« Institut Lumière » proposent leur programmation de films noirs présentés par des auteurs qui participent au Festival. Cette année la sélection tourne autour de la figure du tueur en série.

En voici le détail….

- Vendredi 9 avril, 20h30, « L’Inspecteur Harry » de Don Siegel (1971) présenté par Don Winslow.

- Samedi 10 avril, 15h30, « Maigret tend un piège » de Jean Delannoy (1957) présenté par l’auteur et ancien boss de la série noire, Patrick Raynal.

- Samedi 10 avril, 18h00, « Seven » de David Flincher (1995) co-présenté par Franck Thilliez et Maxime Chattam.

- Samedi 10 avril, 20h45, « L’ombre d’un doute » de Hitchcock (1943) présenté par Tanguy Viel.

- Dimanche 11 avril, 14h30, « Les mois d’avril sont meurtriers » de laurent Heynemann (1986), présenté par Ingrid Astier.

- Dimanche 11 avril, 16h30, « The pledge » de Sean Penn (2000) présenté par Henri Loevenbruck.

- Dimanche 11 avril, 19h00, « l’Etrangleur de Boston » de Richard Fleischer (1968) avec Tony Curtis et Henry Fonda.

Bonnes projections. J’en profite pour vous dire que l’Institut Lumière organise le 28 avril prochain une soirée-hommage au « Ciné-fils » Serge Daney à l’occasion du spectacle « La loi du marcheur » de Nicolas Bouchaud au théâtre des Ateliers du 3 au 7 mai 2010 (Renseignements sur www.theatrelesateliers-lyon.com et au 04.78.37.46.30)

Lyon, le 9 avril 2010.

20/03/2010

Hors Cadre

even_horscadre_10.jpgAujourd’hui je voulais vous signaler une heureuse initiative du côté de Vénissieux puisque le cinéma Gérard-Philipe, la ville, ainsi que l’Espace Pandora organisent en fin de semaine prochaine une nouvelle manifestation intitulée « Hors Cadre » et sous-titrée « premières rencontres cinéma et littérature ». C’est donc autour de projections de films, de lectures, de rencontres et débats que cette première édition, basée dans un cinéma Gérard-Philipe rénové depuis presque un an, devra s’imposer.

Les frères Coen, Jane Campion, Tim Burton et Roman Polanski seront sollicités pour y parvenir mais c’est surtout autour de Raymond Carver, le samedi 27 mars, que l’évènement devrait imposer sa marque. Pour ce faire l’association Paragraphe proposera « Short Stories et Short Cuts » - de Carver à Altman », la compagnie Détours une lecture-spectacle consacrée à l’œuvre d’un auteur marquant disparu voici plus de vingt ans, Rodolphe Barry, futur biographe de Raymond Carver, proposera quant à lui une conférence. Musique, apéros culturels, animations, ce « Hors Cadre » naissant méritait d’être signalé ce d’autant qu’à 6 Euros la séance, il n’y a pas vraiment de raisons pour s’en priver.

« Hors Cadre », 26 -27- 28 mars 2010, Cinéma Gérard-Philipe. Avenue Jean Cagne. Tramway T4 (arrêt Division Leclerc), Bus 12 (arrêt Herriot-Cagne).

Renseignements sur: www.ville-venissieux.fr/cinema .


NB: N'oubliez pas aujourd'hui, si vous êtes à Lyon, une balade de campagne sur les berges du Rhône à partir de 14h.

DeambulationDu20mars.jpg

Lyon, le 20 mars 2010.

24/01/2010

Un grand et des minuscules

John Huston.jpgDeux institutions culturelles lyonnaises mettent dès ce premier trimestre les petits plats dans les grands. D’un côté l’Institut Lumière présente une importante « rétrospective John Huston », de l’autre le Musée de l’Imprimerie, jamais avare depuis quelques années de projets étonnants, propose quant à lui « Minuscules », une exposition sur les livres de très petits formats au fil des siècles.

Entamée depuis quelques jours, la rétrospective Huston va jusqu’au 3 mars prochain passer en revue une œuvre aux allures de boite aux trésors puisque après « Le Faucon Maltais », « Key Largo », « Le trésor de la Sierra Madre », l’équipe de Thierry Frémaux programme sur différentes séances « the African Queen », « Moby Dick » , « La nuit de l’iguane », « Fat City », « L’Honneur des Prizzi », soit au total plus d’une vingtaine de films témoins majeurs du travail du grand réalisateur. Cerise sur le gâteau, le 2 février, une soirée spéciale est annoncée en présence de Patrick Brion, un des spécialistes Français de Huston.

Avant de dire quelques mots sur le Musée de l’imprimerie, du 27 janvier au 23 février signalons qu’une seconde rétrospective, consacrée cette fois à Claude Lanzmann, est prévue, l’auteur étant invité le 9 février. Avec ses séances de Ciné-Concert à l’auditorium, une soirée consacrée aux films de montagne, une autre au cinéma et à l’urbanisme, sans oublier les coups de projecteurs sur Jacques Bral (« Extérieur nuit ») et des projections en copies neuves , l’Institut Lumière dopée par le succès du Grand Lyon Festival propose donc une magnifique programmation. « Minuscules » l’exposition du Musée de l’Imprimerie qui concentre le tir sur les livres de très petits formats s’annonce également comme séduisante avec sa kyrielle de manifestations adjacentes (conférences, ateliers adultes et pour enfants). Gajeures techniques, petits bijoux de finesse et parfois de poésie, ces livres présentés par le musée comme de « minuscules ambassadeurs de la chaîne graphique » seront à l’honneur jusqu’à la fin de la saison.

> Institut Lumière, « Rétrospectives John Huston », du 5 janvier au 3 mars, renseignements sur www.intitut-lumiere.org et les vidéos exclusives des soirées sur www.youtube.com/institutlumiere 25, rue du Premier film, Lyon 8ème, métro ligne D – Montplaisir-Lumière

> Musée de l’Imprimerie, « Minuscules », renseignements sur www.imprimerie.lyon.fr 13, rue de la Poulaillerie, Lyon 2ème, métro ligne A - Cordeliers.

Lyon, le 24 janvier 2010.

18/01/2010

Gainsbourgmania

serge gainsbourg.jpgA reluquer bande-annonce et extraits, en écoutant Joann Sfar ce néo-réalisateur issu de la bande dessinée, on ne peut qu’être rassuré, le Gainsbourg qui nous est proposé cette semaine ne devrait pas décevoir et voire même s’avérer une heureuse surprise hivernale. Sans faire étape au purgatoire, Serge Gainsbourg est donc passé de la gloire au succès éternel, de quoi d’ailleurs rendre inquiétant le phénomène car depuis sa disparition on ne compte plus les compilations, rééditions et bouquins proposés. Que Serge Gainsbourg, mais c’était déjà le cas de son vivant, mérite amplement de figurer parmi la petite poignée d’auteurs-compositeurs français dignes de trôner dans le panthéon international des faiseurs de hits est incontestable. Que l’on assiste à une telle dévotion est pour le moins aberrant. Si l’on écoute bien le monde médiatique, le plus souvent béat, mis à part le billet de 500 francs brûlés par l’artiste devant les caméras, tout ce qu’a produit Gainsbourg relèverait du pur génie. Calmons-nous et considérons que dans les dix ou quinze dernières années de sa vie, Gainsbourg était surtout un bon client pour les médias à l’affût et probablement un auteur et interprète devenu modeste.

Que Sfar, « réinvente au cinéma Gainsbourg » n’est franchement pas pour me déplaire mais il serait grand temps que l’on puisse évaluer l’œuvre du grand Serge sachant qu’il n’est vraiment pas obscène de dire que dans la production pléthorique de notre plus grand artiste « pop » il y a « à boire et à manger ». Je ne pense bien entendu pas le moins du monde à l’œuvre cinématographique de Gainsbourg qui n’offre guère d’intérêt, pas plus d’ailleurs, à quelques-uns de ses textes. Gainsbourg c’est une très grosse vingtaine de bijoux et probablement un nombre équivalent de compositions largement au dessus de la production jugée à l’époque comme la plus recommandable. Pour le reste, l’œuvre de Gainsbourg est plus souvent le fait de l’imitation que de l’inspiration.

Devenu une sorte « d’intouchable », nous pouvons également nous interroger sur une tendance visant à nous démontrer que notre génie national continue d’exercer son talent par procuration. C’est ainsi que depuis quelques semaines l’ensemble de la presse porte au pinacle, au-delà du raisonnable, le dernier album de Charlotte qui ne mérite vraiment pas tant d’honneur. Il est clair qu’à terme cette « gainsbourgmania » particulièrement dévôte se retournera contre un artiste qui ne mérite ni l'aveuglement actuel et encore moins, usé par les mains sales du marketing, l’indignité qui pourrait le frapper demain ou après demain.

Lyon, le 18 janvier 2010.

14/12/2009

Avatars

avatar-film-james-cameron-200x300.jpgAu moment ou Copenhague bat son plein, la sortie mercredi prochain de « Avatar » le nouveau film de James Cameron devrait faire évènement. Inspiré très fortement du livre de Kunstler, « La fin du pétrole », Cameron décrit dans son film une planète qui va avec certitude à sa perte. On connaît le propos du canadien. L’ancien marine Jake Sully est expédié, malgré sa paralysie des jambes, vers Pandora à bord d’un caisson depuis lequel il va mentalement diriger son avatar afin de faire déguerpir la tribu des Na’vi et ainsi récupérer l’énergie nécessaire pour sauver la terre. Heureusement Sally va trahir les commanditaires de l’opération. L’apocalypse est donc une nouvelle fois au menu du cinéma de Cameron et j’imagine, y compris dans les milieux politiques, que les commentaires à propos de « Avatar » vont être nombreux. Celui de Claude Allègre sera de toute évidence recherché, le pourfendeur de Copenhague ayant à propos de ce film un véritable boulevard devant lui. Il saura très certainement en profiter.

Je ne sais pas si André Gerin, le député communiste de Vénissieux compte se mêler au débat qui nécessairement va apparaître avec la sortie de « Avatar ». En attendant, dans un éditorial de sa lettre politique intitulée, je le rappelle, « J’aime le Rouge dans le respect du blanc et du bleu », André Gerin commémore à sa façon les 20 ans de la fin du mur de Berlin. Son papier titré « Le communisme, j’y crois » réaffirme que le capitalisme est entré « dans une lente agonie » et vous l’avez compris, André Gerin ne va pas aller chercher le sauvetage de l’humanité en se téléportant sur Pandora. Pour Gerin il y a de sérieuses raisons d’espérer puisque, nous dit le député, « il y quand même un point sur lequel la chute du mur de Berlin a eu un côté salutaire » (Sic !) c’est que « le jeu redevient ouvert ». Tel un véritable Avatar à l’ancienne, André Gerin écrit que « Comme nos aînés dans les années 1940, c’est tout un esprit de résistance pour défendre notre nation, nos valeurs, notre identité et notre mode de vie que nous avons à mener aujourd’hui ». André Gerin n’a nul besoin de signer un pacte avec les Na’vi de Pandora, la force est selon lui en nous puisque finissant son éditorial, le député écrit que « Les valeurs et idéaux du communisme sont plus que jamais d’actualité ». J’espère que James Cameron est destinataire de la lettre trimestrielle du Député de la 14ème circonscription du Rhône, en s’en pénétrant il pourra ainsi se convaincre qu’il fait fausse route.

Lyon, le 14 décembre 2009.

26/10/2009

Appel

CNP.jpgIl y a quelques semaines j’attirais, ici même, l’attention des uns comme des autres sur l’avenir des cinémas CNP. Depuis la situation ne semble pas évoluer dans le sens que nous pouvons souhaiter. Voici donc un texte qui circule actuellement et qui fait le point.

 

LE CINEMA D’ART ET D’ESSAI EN DANGER

Un collectif s’est constitué suite à la fermeture brutale du CNP Odéon-par son PDG M. Moravioff – et aux menaces graves qui pèsent sur la survie de l’ensemble des salles CNP de Lyon.

Nous, spectateurs, cinéphiles, professionnels de l’image et militants pour une cinématographie exigeante :

> Dénonçons les atteintes au droit du travail et les licenciements dont sont victimes les salariés.

> Soutenons les salariés dans leur lutte (http://www.soutenirlescinemascnp.org).

> Dénonçons le danger d’une disparition de l’offre cinématographique représentée par les CNP.

> Exigeons le maintien en centre ville d’un ensemble de salles et d’écrans dédié au cinéma d’Art, d’Essai et de Recherche.

> Souhaitons garantir l’accès à un cinéma dont le succès commercial n’est jamais assuré.

    Le Collectif agit pour l’existence d’un cinéma d’art, d’essai et de recherche, nécessaire à toute expérimentation et à tout renouvellement des formes d’expression cinématographique.

    En empêchant la diffusion d’œuvres confidentielles, on étouffe l’éclosion de nouveaux cinéastes.

    Qui dit raréfaction des films montrés, dit raréfaction des visions du monde.

    Contact et informations : http://collectifcinephile.wordpress.com

    Lyon, le 26 octobre 2009.

    12/10/2009

    Hollywood sur Rhône

    La semaine qui s’annonce est placée dans l’agglomération sous le signe du cinéma puisque à partir de demain jusqu’à la fin du week end se tient la première édition du « Grand Lyon Film Festival » concoctée par Thierry Frémaux le directeur de l’Institut Lumière.

    Il n’était pas facile, parmi les centaines de festivals qui existent dans le monde de trouver un concept original qui par ailleurs correspondait à la spécificité lyonnaise, ville de naissance du 7ème art. L’équipe de Thierry Frémaux nous propose donc un parti-pris particulièrement original que l’on pourrait mémoriser par deux « P » : Public et Patrimoine.

    L’idée du « Grand Lyon Film Festival » est de tourner l’évènement vers le grand public puisque, au-delà de la transformation de la Halle Tony Garnier en salle géante de cinéma, les cinémas implantés dans la plupart des communes du Grand Lyon seront autant de terres d’accueil pour des centaines de projections qui seront toutes accompagnées de la présence d’un réalisateur, d’un acteur ou d’une personnalité. Dans le même temps et ce pour toute la durée du Festival, le CNP des Terreaux, le Pathé Bellecour, le Comoedia et le Cinéma Opéra seront les QG de l’évènement. Inutile car vain de décrire ici, par le détail, l’ensemble des programmations mais, à coup sûr, la rétrospective Sergio Leone et la remise du Prix Lumière 2009 à Clint Eastwood seront des moments forts de cette première édition.

    De nombreuses personnalités vont donc accompagner les projections. A cet égard on salivera à l’idée d’entendre Gaspar Noe parler de Don Siegel, Asia Argento évoquer son père cinéaste mais aussi scénariste de « Il était une fois dans l’Ouest » où les frères Dardenne présenter « l’ennemi public ». En décidant de tourner « Grand Lyon Film Festival » vers le très grand public, Thierry Frémaux n’en oublie pas pour autant de nous rappeler la vocation de l’Institut Lumière mais aussi l’objectif patrimonial du festival. Les cinéphiles ne seront en aucune façon oubliés pendant la semaine. Avec Clint Eastwood, Sergio Leone, Don Siegel, le cinéma coréen de Shin Sang-Ok sera également en vedette nous permettant de (re) découvrir un auteur majeur du cinéma décédé il y a trois ans et à la tête d’une filmographie de plus de soixante-dix films. Films noirs jusqu’ici invisibles, films inconnus d’auteurs comme Lindsay Anderson ou Ralph Nelson permettront, dans d’excellentes conditions, de mieux appréhender quelques trésors du patrimoine mondial du cinéma. Bonnes toiles à toutes et tous.

    • « Grand Lyon Film Festival », du 13 au 18 octobre 2009.

    Informations, accueil et billetterie au « Hangar du 1er film », Lyon 8ème arrondissement, au 04 78 76 77 78 et sur www.lumiere2009.org

    Lyon, le 12 octobre 2009

    10/10/2009

    Demandez le programme # 1

    sergio leone.jpgAvant de parler demain de quelques-uns des nombreux concerts qui attendent les lyonnais en ce début de saison voici une sélection d’évènements dont certains sont absolument à ne pas manquer.

    • 9, 10 et 11 octobre, « Week end ça trace » aux Subsistances (Lyon 1er arrondissement). (renseignements sur www.les-subs.com)

    • 13 au 18 octobre, « Grand Lyon Film Festival- Lumière 2009 », dans les 57 communes du Grand Lyon. Rétrospective Sergio Leone, Don Siegel. Invité d’honneur Clint Eastwood (renseignements sur www.lumiere2009.org)

    • Depuis le 2 jusqu’au 24 octobre, « Rhino Jazz(s) Festival » dans 25 communes de la Loire (Firminy, St Chamond …) avec Sissoko/Segal, Sclavis/Portal, Dee Alexander/Livio Minafra…

    • 13 au 24 octobre, « Rocktambule » à Grenoble avec Abd Al Malik, Babylon Circus, Adrian Sherwood, Coming Soon etc … (renseignements sur www.rocktambule.com)

    • 17 au 24 octobre, « Festival Karavel » (danse hip hop) à Bron avec Stomps, Compagnie Melting Pot, Hors Série, Wanted Posse … (renseignements sur www.ville-bron.fr et www.kafig.com)

    • 23, 24 et 25 octobre. « Fête du livre de Saint-Etienne » (renseignements sur www.fete-du-livre.saint-etienne.fr)

    • 27 au 31 octobre. « Spontaneous », Festival d’improvisation de Lyon, Rail théâtre. (www.spontaneous-festival.com)

    Lyon, le 10 octobre 2009

    25/06/2009

    CNP

    cinema-cnp-terreaux,19540.jpgSi l’on en croit l’association lyonnaise « Les inattendus » qui en profite pour s’affirmer comme futur repreneur, la situation des CNP, ce réseau de salle Arts et essais qui fait notre quotidien depuis la fin des années soixante, est problématique voire dangereuse. Hausse des loyers et de la masse salariale, dettes, selon « Les inattendus », les CNP lyonnais pourraient passer de vie à trépas. Dans la lettre ouverte sur l’avenir des CNP que je vous laisse le soin de consulter, peu d’éléments précis filtrent et je dois vous avouer, comme probablement beaucoup d’entre vous, que sans cette prise de position publique des « Inattendus », cette inquiétante information ne serait pas venue jusqu’à moi.

    A un moment où notre agglomération prépare une grande manifestation tournée vers la promotion du cinéma, il est clair que si cette menace s’avérait d’actualité, un sacré nuage orageux viendrait obscurcir le ciel azur d’un cinéma lyonnais jusqu’ici préservé.

    En attendant d’en savoir plus sur cet avenir que « les inattendus » considèrent comme, je cite, « gravement compromis », une seule solution, allons au cinoche et plus précisément dans le réseau des CNP.

    Marseille, le 25 juin 2009.

    00:20 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cnp, cinéma, lyon, agglomération, cinémas | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

    17/04/2009

    L'usine à rêve

    hollywood.jpgPlus la crise se développe, plus les gens vont au cinéma. Telle est la conclusion assez générale des professionnels du Septième Art qui constatent, ici comme aux Etats-Unis, une augmentation sensible du nombre d’entrées en salles.

    Les Sophie Marceau, Brad Pitt, Will Smith, Jim Carrey et Di Caprio seraient donc les nouveaux anti-dépresseurs des temps modernes, le dernier moyen pour oublier un quotidien qui se délite. La salle obscure, plus efficace et surtout moins chère que le cabinet du psy, serait donc en passe de redevenir une sorte de dispensaire des âmes, le moyen de rêver en couleur pour échapper à la grisaille.

    L’intéressant dans cette affaire est que le phénomène est mondial. De Bombay à Tokyo, de Los Angeles à Strasbourg on constate la même tendance. Malgré d’ailleurs l’augmentation du prix du ticket moyen, les spectateurs se ruent au cinoche. Selon les historiens la tendance actuelle s’est déjà vérifiée lors de la grande crise économique de 1929. A l’époque, le public cherchait également à se changer les idées. D’ailleurs, comme aujourd’hui, le choix du spectateur se tournait  vers le divertissement mais pas uniquement. Les films dits « sérieux », voire même plus austères, permettant une sorte de meilleure compréhension du monde, tiraient leur épingle du jeu.

    Je sais bien que certains, en lisant ce sympathique billet, se diront que le cinéma est le nouvel opium du peuple. Une manière de détourner les masses laborieuses de leur objectif historique. Une énième façon de rejouer l’endormissement du peuple. Ce qui me frappe par les temps actuels c’est surtout la réaction de certains « professionnels de la profession », comme le disait Godard, qui à l’annonce de cette embellie poussent déjà des cris d’horreurs. En vérité le tempo vient d’arriver d’Hollywood et plus particulièrement de la « Motion Picture Association of America » une côterie de lobbyistes qui nous dit que derrière ce nouvel engouement pour le cinéma une chose particulièrement terrible se joue, je cite, « donner encore plus envie aux gens de télécharger illégalement les films et d’acheter des DVD trafiqués ». Dan Glickman, le boss de cette association, déclarait même au Figaro, « il est urgent que chaque gouvernement légifère. C’est une priorité absolue ».

    Je le savais bien. Derrière l’usine à rêve il y a toujours un cauchemar.

    Hautes-Pyrénées, le 17 avril 2009

    Photo:DR

    13/03/2009

    Mégapolis

    megapolis1.gifCe n’est pas le bon air de la Ruhr qui me conduit à vous dire aujourd’hui quelques mots de l’un de ces bouquins sur les villes dont le destin est malheureusement de passer inaperçu avant de filer en douce au pilon. Celui-ci s’appelle « Mégapolis » et est écrit par une sociologue dont je ne connaissais pas le travail avant de tomber par un heureux hasard sur son dernier opus. Auteure d’une vingtaine d’ouvrages dont certains sont manifestement réservés à nos seuls cousins de la « belle province », ce « Mégapolis » est une formidable balade dans les grandes mégalopoles, New York, Londres, Los Angeles, Buenos-Aires et quelques autres. Loin des bouquins savants et parfois pénibles, celui de Régine Robin est avant tout la déambulation d’une amoureuse des villes, une flânerie, rassurez-vous cultivée, au-travers de ce que nos grandes conurbations produisent de pire comme de meilleur. De David Bradford, simple taxi de Brooklin au Tokyo d’Ozu, de Los Angeles, « une ville où même les pieuvres se suicident » en passant par le périphérique londonien, ce livre fourmille de détails et d’impression personnelles mais aussi, souvent par la bande d’analyses plus que conséquentes.

    Croiser avec Régine Robin dans Paris, Los Angeles ou Londres ce n’est pas uniquement bénéficier de la compagnie d’un guide fiable et curieux, c’est aussi, et même surtout pénétrer dans un imaginaire cinématographique tout en relisant certaines pages des littératures d’aujourd’hui. En progressant dans « Megapolis » on rencontre l’inspecteur Bosch de Michael Connely, les photographies de Dennis Hopper, l’architecte Rem Koolhaas et son plaidoyer pour Dubaï sans oublier quelques plans de « My beautiful Laundrette », Borges, Spike Lee ou Walter Benjamin.

    Ces formidables balades aux quatre coins de la planète des villes sont aussi truffées de souvenirs fugaces, de chambres d’hôtels, de bouches de métro, de néons hideux et de bouts de trottoirs. John Lennon, Marilyn Monroe, Sunset boulevard par le bus n° 2, l’épicerie d’Auggie à Brooklin, la statue de Carlos Gardel, squattent, parfois pour une poignée de lignes des itinéraires souvent bénis des dieux du cinéma. Un régal !

    • Régine Robin, « Mégapolis, les derniers pas du flâneur », Stock, 2009 – 25 euros.

    Photo:DR

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    Le festival Artischaud dont on connaît tout à la fois la qualité artistique et le combat pour "la libre diffusion de la musique" organise une "édition primeur" de l'évènement ce soir et demain. En voici la programmation tout en sachant qu'il convient de venir avec sa clef USB

    • Ce soir, au CCO, scène Slam ouverte, "Rap conscient" avec les stéphanois du Collectif Mary Read et Guarapita (Ska).
    • Demain, au Sixième Continent, Delagarma annoncé comme un groupe "post folk world" (?) et Galerne (world)

    Renseignements sur artischaud.org

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    Lyon, le 13 mars 2009

    Photo:DR

     

     
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