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07/07/2010

Quel exemple

elysee.jpgComme à propos du rendez-vous avec Thierry Henry, on ne saura jamais qui de Nicolas Sarkozy ou de Joyandet a pris l’initiative de la démission du secrétaire d’Etat. Ce dernier l’avait annoncé sur son blog mais l’Elysée a voulu reprendre la main en ajoutant un nom ; celui de Christian Blanc. Du coté de chez Sarko on créait ainsi de l’exemplaire, on frappait du point sur la table. C’est raté car les français ont vite vu là une piètre manœuvre pour essayer de jeter un voile pudique sur la véritable affaire ; celle qui touche Eric Woerth. Car il n’y a pas de commune mesure entre le billet d’avion voire le permis de construire de Joyandet ou les chères cigares Christian Blanc et ce qui chaque jour se découvre un peu plus autour de l’ex-ministre du budget. A ce sujet en fin de semaine dernière ce sont nos voisins suisses qui ont rajouté une touche au tableau en détaillant par le menu les longs séjours de Madame Woerth à Genève. On y apprend qu’au moment où son mari exhibait la liste des 3000 noms d’exilés fiscaux que lui avait remise un « repenti » de la HBSC elle s’occupait du camouflage de l’argent de madame Bettancourt mais participait aussi à des soirées mondaines où les dits exilés n’oubliaient pas d’annoncer leur participation au financement de l’UMP. Pourquoi perdre son temps ? Mais là il est difficile de croire que son trésorier de mari n’était pas au courant. Car dans cette affaire nauséabonde le pire réside bien dans ce mélange de genres entre le rôle d’un ministre en charge de questions financières et le trésorier du parti majoritaire. On se demande à ce stade si cette république agonisante tombera encore plus bas. En attendant à Sarko qui voulait faire un exemple en virant deux sous ministres si importants qu’ils ne sont même pas remplacés, on peut crier dans tous les sens du terme : Quel exemple !

Philippe Dibilio

Photo: DR

24/06/2010

Amours clandestines

Eric_woerth.jpg« De Lyon et d’ailleurs » est lui aussi capable de fournir à la nation une écoute clandestine qui apporte la lumière qui convient dans l’affaire Bettencourt-Woerth.

La scène se passe au petit déjeuner dans la cuisine Vogica du couple Woerth. Florence qui couve à l’époque la fortune de Madame Bettencourt déguste un Earl Grey de marque offert par Christian Blanc tandis que son époux Eric, alors ministre du budget, lui beurre la tartine ...

Florence : tu sais honey, j’ai découvert que Madame Bettencourt …

Eric : stop mon amour, je ne veux en savoir plus.

Florence : mais arrête Honey, j’allais te dire que Madame Bettencourt utilisait plizz pour faire briller ses surfaces modernes.

Eric : pardonnez-moi ma mie mais je croyais que vous alliez me faire des révélations sur des évasions fiscales, des comptes en Suisse ou sur quelques manières peu recommandables de payer moins d’impôts.

Florence : vous n’y pensez pas Honey, il convient de séparer notre vie professionnelle de notre intimité. Concernant le financement de l’Ump passe encore mais pour le reste sachons rester, l’un comme l’autre, dans notre rôle.

Eric : je t’aime Florence

Florence : moi aussi Honey

Eric : bonne journée amour de ma vie, je m’en vais compter l’argent des Français

Florence : bonne journée Honey, moi celui de Madame Bettencourt

Bien que court, cet extrait d’écoute clandestine devrait fermer définitivement le clapet de ce monsieur Montebourg et rétablir l’honneur des Woerth. Ne me dites pas merci.

Lyon, le 24 juin 2010.

Photo: DR

06/12/2009

Noms

On connaissait « Le petit Marseillais », désormais grâce à Renaud Muselier, fort de sa défaite pour accéder à la présidence de la Communauté Urbaine de Marseille, le monde entier va découvrir « Le Grand Marseille ». En effet le second de Gaudin, la municipale de 2014 en vue, s’efforce lui aussi de réfléchir à une échelle plus grande. Il vient donc de colloquer en compagnie de Christian Blanc, l’homme du « Grand Paris ».

« Grand Marseille », « Grand Paris », tout est grand dans notre pays, sauf le Président dirait Villepin. A ce propos notre grand président qui rêve d’une petite réforme territoriale, confie à ses petites mains dirigées par Hortefeux, le soin de bricoler un petit hold-up territorial destiné à réduire toute poche de résistance dans nos provinces.

Ici à Lyon, nous sommes grands depuis belle lurette et le « Grand Lyon » qui deviendra probablement par la magie sarkozyste une métropole souhaite tout de même continuer à œuvrer à la construction d’une métropole multipolaire avec Saint-Etienne, Bourgoin et Vienne tout en sachant que cette entité multipolaire en devenir ne pourra s’appeler ainsi puisque dans le futur, seul le « Grand Lyon » sera habilité à porter ce nom si l’on se pénètre bien de la pensée territoriale du président. Comment pourra donc s’appeler demain cette métropole qui, pour compliquer les choses, contient en son sein « St Etienne Métropole », une collectivité qui aura du mal à justifier le port d’un tel nom.

Que l’on se rassure. Cette question qui semble tarauder bien du monde devrait se résoudre tant la matière grise accumulée ici ou là ne peut que produire la solution qui convient. Si tel n’était d’ailleurs pas le cas, il se trouvera bien quelques as de la communication qui, moulinant sur commande à grands frais, sauveront les neo-métropolitains que nous sommes du terrible destin qui serait le notre si nous n’avions pas de nom à porter.

Lyon, le 6 décembre 2009.

 
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