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11/05/2010

Colère

aulas.jpgElle n’était pas feinte la grosse colère de Jean Michel Aulas samedi soir devant les caméras de Canal+ au terme du match nul, arraché de manière heureuse dans la dernière minute du match. Un match nul qui met l’OL en situation délicate pour cette fin de championnat. Le club lyonnais n’est, en effet, plus maitre de son destin car même s’il gagne les deux dernières rencontres qu’il lui restent il faudra un faux pas de Lille pour qu’il atteigne la deuxième place du championnat et donc une qualification directe en champion’s league. Sinon c’est le tour préliminaire source de galère mais moindre mal tout de même. On imagine donc la pression qui pèse sur les épaules du président du club lyonnais ce qui explique, sans forcement l’excuser, cette colère furieuse contre les décisions de l’arbitre du match. Certes revenir sur les choix de l’arbitre fait partie du sport national des supporters mais en général ils le pratiquent sous un angle sportif. C’est d’un autre point de vue que se plaçait JMA, celui des 20 millions d’euros de perte pour l’OL, mais pas pour le club qui se qualifiera, en cas d’absence en C1. Le foot retrouvait là son statut lyonnais celui du foot buisness dont il ne peut plus se sortir aujourd’hui. Car il faut aller jusqu’au bout du raisonnement ; samedi soir le président lyonnais a entrevu sérieusement l’éventualité d’une absence de la compétition européenne reine et les conséquences qui vont avec. Les 20 millions certes mais aussi l’impact sur une action en bourse déjà plus que mal en point et la dégradation de l’image du club, aussi injuste que cela puisse être, avec les conséquences sur l’état d’esprit général à propos de dossiers comme celui d’OL-Land. Car, on le sait bien, nombreux sont ceux qui en ville attendent le moindre faux pas, la moindre faiblesse de JMA pour lui jeter le coup de pied de l’âne ; on peut d’ailleurs noter que déjà quelques hommes d’affaires lyonnais n’hésitent plus à l’affronter en s’investissant dans d’autres projets d’équipements concurrentiels en terme de stade ou de salle ou en le privant de TLM. C’est avec ces soucis en tête que le patron de L’OL a réagi samedi soir oubliant bien vite qu’une saison ne se joue pas sur une rencontre et qu’il y a bien d’autres choses à revoir au terme de celle-ci. En attendant il lui faut reprendre ses esprits car un nouveau faux pas lors des deux rencontres à venir pourrait le priver totalement d’Europe la saison prochaine et là s’écrirait un scénario catastrophe.

Philippe Dibilio

27/04/2010

Vaincre ou périr

champions-league-logo.jpgIl faut vaincre ou savoir mourir dit une chanson révolutionnaire dont j’ai oublié le titre, les joueurs de l’Olympique Lyonnais qui seront sur la pelouse de Gerland ce soir auront à méditer cette phrase guerrière. Mais le langage martial n’est-il pas le lot commun des acteurs et commentateurs de foot ?

En effet si une victoire suffisante pour la qualification projetterait l’OL dans les nuages une défaite les ramènerait à la dure réalité de cette fin de saison jalonnée de cinq matchs décisifs pour accrocher une troisième place qualificative pour la Champion’s league. Ne pas atteindre cet objectif ne serait pas dramatique pour le club sur le plan économique nous dit Jean-Michel Aulas mais cela écornerait sérieusement l’image de l’OL à un moment où il n’en a pas besoin. Alors oui ce soir il faut vaincre sinon ce sera mourir un peu. Et pour cela il nous faut retrouver l’équipe combative des saisons passées. Une équipe qui va de l’avant et ne nous impose pas l’affligeant spectacle du match de Munich. Une équipe qui sorte de ce football défensif, de ce jeu latéral qui n’effraiera jamais aucune équipe européenne. De ce jeu à la Claude Puel qui semble ainsi prolonger à travers sa tactique sa propre carrière de défenseur rugueux. Il faut vaincre ou mourir mais de manière flamboyante, avec panache car cette équipe a besoin de séduire à nouveau son public pour que, de toute manière, l‘aventure continue.

Philippe Dibilio

26/04/2010

Surfaces de réparation

govou.jpegN’ayant, on le sait, de goût affirmé pour les loges et n’étant pas nomenklaturé au point de pouvoir accéder aux fameux fauteuils du Club des Cents un soir de Champion’s League, c’est donc devant la télévision, les oreilles rivées sur les précieux commentaires de TF1, que je vais suivre demain le match retour Lyon-Bayern de Munich. Cette rencontre sera peut-être « la der des ders » pour cette campagne 2009-2010 tant l’olympique lyonnais à montré ses limites et même raté le coche la semaine passée à l’Allianz Arena s’interdisant alors la finale de Madrid. Il ne nous reste plus qu’à croiser les doigts car même si depuis quelques semaines l’O.L. est beaucoup plus en verve, convenons que quant à lui le Bayern n’a plus grand-chose à voir avec l’équipe qui zonait en bundeslisga il y a quelques mois de cela. Petit espoir pourtant. Ce week end, à la différence d’un O.L. qui se roulait les pouces en Bresse, le Bayern de Munich a joué et compte désormais ses éclopés. Par ailleurs les malheurs de Franck Ribery seront sans conséquence mardi à Gerland. Ceux qui attendaient un cocasse duel entre Ribery et Govou devront tenir la bougie une autre fois. D’ailleurs ce scandale Franco-Français est peut-être sur les voies de l’épuisement même s’il a généré d’étonnantes réactions il y a quelques jours. Prenez celle du Maire de Lyon suggérant des excuses publiques de la part de Sydney Govou motivées par je ne sais quel devoir d’exemplarité, elle est pour le moins tombée à plat. Je ne sais si cette prise de position va agiter les loges mais on me permettra de trouver étrange d’exiger un mea-culpa de la part d’un professionnel, supposé innocent, majeur et vacciné, même si, loin de chasser la confusion, nous apprenons que l’avocat du dit joueur est l’adjoint aux sports de la ville.

Si Govou doit s’excuser, s’il est dépositaire d’exemplarité, je propose tout simplement que certains autres qui fréquentent plus occasionnellement les enceintes sportives se plient aux mêmes exigences. Il serait alors plaisant d’entendre certains de nos rockeurs nationaux affirmer ne pas lorgner vers des groupies, indiquer leur refus de la cocaïne et des petits remontants et comme Sydney Govou s’engager à payer leurs impôts dans leur pays.

Lyon, le 26 avril 2010

Photo:DR

30/03/2010

Allez l’OL

lyon.pngJe n’arrive pas à vibrer pour l’équipe de l’OL cette saison et encore moins pour son entraîneur. Je ne vois pas, en effet, de joueur qui enflamme Gerland même si les supporters ont jeté leur dévolu sur Lisandro Lopez. Gros travailleur il manque à mes yeux de ce talent qui fait la différence et basculer un match, au prix du transfert c’est dommage. Quant à Claude Puel je ne sens pas ce personnage ; solitaire et coupé de sa ville il ne me convainc pas. Vous me direz ils s’en moquent tous les deux mais je tenais à rappeler ces points de vue au matin de la rencontre contre Bordeaux avant de dire « Allez l’OL » sans la moindre réserve.

A quelques heures du coup d’envoi il n’y a pas d’hésitation à avoir pour soutenir la formation lyonnaise. Durant cette saison au débouché incertain, on peut ne pas être qualifié pour la ligue des Champions pour la première fois depuis plus de dix ans, une victoire ce soir et l’accès aux demi finale dans la foulée serait de nature à illuminer le palmarès du club. Pour cela il faut gagner et très nettement pour se rendre à Bordeaux dans de bonnes conditions. Gagner et surtout ne pas encaisser de but. Il faudra donc que les joueurs se transcendent et soient portés par leur public. Un échec lors de ce quart de finale au goût particulier s’apparenterait à un gros coup d’assommoir pour un club aux ambitions de l’OL.

Alors ce soir au-delà de tout état d’âme sur l’équipe, sur le jeu, sur l’entraineur mais aussi sur OL Land, la côte des actions en Bourse ou sur les salaires des joueurs un seul cri doit nous réunir : Allez l’OL !

Philippe Dibilio

 
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