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07/09/2010

Fable centriste lyonnaise

BorlooBerger.jpgUn jour, non loin du pré, le loup trouva une peau d'agneau que le berger avait abandonnée. Ravi de l'aubaine, le loup l'enfila par-dessus sa fourrure et se mêla au troupeau. Personne ne le reconnut car tout le monde croyait que c'était un mouton parmi d'autres.

Borloo berger ou loup déguisé ? Farce radicale ?

Berger ?

Borloo, le radical valoisien joue le berger des troupeaux. Vous savez : ces brebis qui paissent les herbes du Marais, au centre de la quadrature du cercle ; d’un cercle étrange dont le foyer principal est nettement à droite (ce qui, vous en conviendrez, devrait surprendre tous ceux qui ont quelques souvenirs de géométrie). Berger – je ne parle pas ici de l’anis du même nom – Borloo veut « ras-sem-bler autour de Sar-ko-zy ! ». Et bien sûr aller chercher une par une si possible les brebis égarées du Modem.

Voilà une bêlante qui a de quoi réjouir les loups aux aguets qui s’inquiètent d’une éventuelle dispersion de la barbaque en 2012. Unis Mais Prudents, ils sont venus canines rognées aux ateliers – aux râteliers ? - du parti radical à Lyon, le weekend dernier. Imaginez la brochette digne du parc animalier de Courzieu : Lagarde, le chef de file des sénateurs-loups et sa collègue Lamure, les députés-loups Perrut, Verchère et Grossetête. Sans compter le louveteau Havard. C’est vous dire la fibre sociale de la meute.

Loup déguisé ?

L’hypocrisie est l’hommage que le vice rend à la vertu dit le proverbe : le Borloo est vice (admirez la riche polysémie des mots) - président de l’UMP.

Le déguisé, que Forbes donnait il y a quelques années comme l’un des avocats les mieux payés du monde (normal, il était aussi celui du Nanard tapi sous l’aile peu regardante de la gauche) se verrait bien aujourd’hui Premier Berger des loups : un Fillon à creuser.

Farce radicale ?

D’autres brebis égarées, abritées des loups dans une cabine téléphonique du côté de Seignosse se demandaient si elles n’allaient pas partir pour une nouvelle transhumance avec Tapie comme berger. Atteintes de tremblante, elles en oublient Gambetta leur premier berger et sa création de l’impôt sur le revenu, sa gratuité de l’enseignement secondaire et son initiative préparant ce qui allait devenir la loi de séparation de l’Église et de l’État. De Gambetta à Tapie, en passant par Favre, les chemins d’alpage sont souvent tortueux. Avec le risque de perdre quelques brebis car, comme le dit si bien la fédération des Radicaux de Gauche de la Somme « le centre pur ne représente rien. Baylet souhaite donc la fusion des deux partis pour créer un mouvement de centre-droit, quitte à ce que les derniers républicains de gauche du PRG passent au parti socialiste… »

Jean-Paul Schmitt

15/06/2010

Centre ?

Morin bascule.jpgÀ en croire feu Chaban-Delmas « le centre est immobile, la roue avance, son centre ne bouge pas ».

Quand c’est Bedos qui s’y met, « la gauche est au centre, le centre est à droite et la droite à l’extrême. Faut suivre… »

Mon maître d’école avait du mal à me faire comprendre que le centre est un point situé à égale distance de chacun des points d’un segment de droite !... Pour enfoncer le clou dans ma caboche, il insistait le bougre en me faisant apprendre par cœur que le centre c’est aussi un point situé à égale distance de chacun des points d‘un cercle ou de la surface d’une sphère. De là date pour moi cette perception que le centre est une chose étrange qui tourne en rond pour tenter de vous faire perdre la boule.

Morin, notre militaire en chef, vient d’avoir des élans de tribune qui me rappellent le même sentiment d’étrangeté. À ce Nouveau Centre pas vraiment centré qui l’a élu avec 93% des voix (score extraordinaire quand on sait la notoriété de son hyper médiatique challenger, Tayeb Touazi, conseiller municipal de Dreux) il tente de faire comprendre que c’en est fini avec le marais ; qu’il s’agit désormais de se « hisser pour sortir des sables mouvants » que sont l’UMP et Sarkozy, ce président qui traitreusement caresse Bayrou tout en tentant de convaincre Borloo de ne pas y aller.

Sarkozy et l’UMP Bayrou-compatibles ? C’en est sûrement trop et c’est probablement pour cela que le Morin nouveau se rebiffe. Oh un petit, tout petit peu ! Dans un élan rhétorique qui prendra place dans les manuels d’histoire et à côté duquel l’appel du 18 juin paraît une aimable pochade, il vient de déclamer lyrique : « Si nous n’allons pas jusqu’au bout, c’est que nous aurons échoué. »

Frisson dans les foules. Roulements de tambours.

Jean-Paul Schmitt

17/04/2010

Centre(s)

396px-Bayrou_Bercy_2007-04-18_n29.jpgDepuis presque une paire de semaines, grâce à Libération, nous savons que le 19 juin prochain, l’appel de Villepin devrait prendre corps dans le 13ème arrondissement de Paris, du côté de la Halle Freyssinet. Mieux, alors que nous sommes loin du but, ce parti, véritable don de Villepin au pays, devrait s’appeler PRS pour « Parti pour une République Solidaire ». C’est navrant pour Martine Aubry qui moulinait depuis les régionales son désir de « Gauche Solidaire » pour faire oublier celui de « Gauche Plurielle » mais revenons au centre.

Villepin va donc venir chasser sur les terres de Bayrou ou plutôt pâturer les mêmes prairies. Histoire de mettre une première torgnole au Béarnais, Villepin vient d’expliquer que son parti qui n’existait pas encore comptait déjà 20 000 membres, autrement dit trois fois plus que le Modem démocratisé de Bayrou. Au lieu de se chercher querelle, nos deux centristes devraient plutôt se réjouir des propos de Sarkozy expliquant au Nouveau Centre de Morin qu’il n’était pas question pour lui d’imaginer une seule seconde une candidature autonome aux présidentielles. Exit donc Morin qui décidemment n’est jamais le bon cheval au centre. En vérité parmi les centristes, il n’y en a qu’un seul susceptible de mériter notre admiration, c’est Jean-Louis Bourlanges. Intelligent, fin, distant mais toujours décalé, l’ancien député européen vient de livrer un bouquin au titre prémonitoire « La tragédie des centres ». Devenu flingueur, Bourlanges excelle dans l’art de passer du flytox dans les moindres recoins du centre. A propos de la présidentielle, après avoir réglé son compte à Bayrou, Bourlanges dit de Morin, « Peut-on sérieusement être ministre de Sarkozy pendant cinq ans et candidat pendant cinq semaines contre lui ? » (Figaro Magazine). Pas mal non plus à propos de l’éventuelle candidature de Borloo, qui fait dire à notre nouvel agent d’ambiance du centrisme, « Je ne crois pas qu’un électron, fût-il particulièrement libre arraché du noyau gouvernemental Sarkozien, ait une autonomie suffisante pour figurer autre chose que ce que Pascal nommerait une fausse fenêtre pour la symétrie ».

Au pays des centre(s), c'est-à-dire comme aime le dire Bourlanges « des chefs sans parti et des partis sans chefs », il y a un flingueur. Le savoir autant en forme devrait suffire à nous rassurer.

Madrid, le 17 avril 2010.

Photo: DR

09/03/2010

Casting

Bayrou-Begag-2009.jpgFrançois Bayrou regrettait ce week-end que l’on parle peu des régions en vue de l’élection de dimanche. C’est vrai, mais on ne peut pas dire que sa formation montre l’exemple en particuliers en Rhône-Alpes. En choisissant une tête de liste qui fait campagne par défaut il ne s’est pas donné les moyens de mettre en avant ses propositions pour la Région.

Azouz Begag, toujours adoubé par le leader du Modem, relève de l’erreur parfaite de casting. Une liste électorale est une équipe qui exige un animateur qui connaisse son sujet et mobilise ses troupes. Begag se considère lui-même comme le sujet et déplace son égo d’une situation à l’autre en ignorant tout le monde autour de lui. Ce fût un ministre gag, c’est un candidat farfelu. Certes il nous avait promis une campagne décalée elle l’est tellement qu’elle en devient transparente. Il a d’ailleurs commencé par refuser tous les débats télévisés ce qui laissa à penser qu’il n’avait ni idées ni programme pour la Région et qu’il était le candidat anti-sarkoziste primaire et nostalgique de Dominique De Villepin. Il est vrai que les rares fois où il s’est exprimé sur la politique régionale ce fût dans la plus grande confusion, incapable, notamment, de se situer par rapport à l’exécutif sortant. Quant au must de sa campagne il consistait à apparaître « juché » sur un tabouret pour parler à une foule qui avait tendance à le snober. En fait le tabouret c’était pour la télé car sinon il est beaucoup plus pratique d’être à la hauteur des autres pour leur parler et ses sorties avec son ustensile se sont résumées à de bonnes vieilles distributions de tracts (on peut dire flying pour faire décalé) entouré de co-listiers. Et puis il n’y a rien de nouveau dans tout ça. Dans les années 70 Simone André, adjointe de Francisque Collomb, menait sa campagne pour les élections cantonales munie d’un siège pliant qu’elle posait de temps en temps pour engager la conversation au coin d’une rue. Et elle avait des interlocuteurs car elle était archi connue dans son secteur. D’ailleurs elle fût chaque fois réélue.

Le drame pour Bayrou réside dans le fait qu’il avait de bien meilleurs choix pour mener cette liste. J’ai découvert par exemple lors du débat sur TLM Fabienne Faure, conseillère régionale sortante, bonne connaisseuse des dossiers de la Région et qui exposa quelques propositions construites et en adéquation avec les compétences de l’institution. D’autres noms viennent à l’esprit comme celui d’Eric Laffont , homme engagé et pugnace qui mérite le respect même si l’on ne partage pas ses avis ; ou encore Richard Moralès élu combatif et combattant. François Bayrou a balayé tout ça au nom du syndrome médiatique pensant que parce qu’on l’avait vu à la TV Begag bénéficiait d’une grande notoriété. Mais il en est de lui comme de Georges Marchais naguère ; dans le petit écran il amusait très bien le monde mais dans les urnes il a mis le PC à genoux. Bayrou aurait dû s’en souvenir lui qui risque d’avoir par ce choix donner le coup de grâce au Modem en particuliers dans la Région.

Philippe Dibilio

Photo: DR

17/06/2009

La mercerie du Père Michel

Mercier.jpgMichel Mercier pourrait « donner une assise plus large encore à Nicolas Sarkozy » affirmait récemment Dominique Paillé, le porte-parole de l’UMP en vadrouille à Lyon. D’ailleurs « il apporte régulièrement les voix qui manquent à l’UMP pour être majoritaire dans cette assemblée [le Sénat] », rajoutait-il.

Certes, Michel Mercier a les épaules larges et de quoi bien remplir toute assise ministérielle suffisamment confortable proposée par Nicolas Sarkozy dans un souci d’ouverture bien compris. Les rumeurs – ces bruits qui transpirent avant d’avoir couru – sont allées bon train ces derniers temps. Et pas un train de sénateur. On le voyait à la Réforme Territoriale récemment, ensuite à l’Agriculture ou, si l’on en croit l’Express de la semaine passée, au Logement à la place de Christine boutée ailleurs.

L’homme connaît son terrain. Un terrain bien centriste, notamment celui de l’Ouest du département où l’on s’affirme sans étiquette pour taire une sympathie somme toute bien démocratique pour la politique qui conserve les choses en l’état et qui craint la nouveauté. Un terrain où l’on n’aime pas trop parler de politique. Où, dans le même temps, la solidarité et le bien vivre ensemble (parfois un peu trop entre soi) jouent plutôt bien. Sa solide silhouette lorsqu’elle arpente ce terrain cache bien la souplesse de son échine.

Sans y toucher, en l’intégrant au gouvernement, Nicolas Sarkozy fait la nique à la direction nationale du PS pour qui les territoires sentent par trop la province et le méthane. Il envisage donc d’acheter le fonds de commerce de Mercier. Le magasin pourrait en même temps lui servir de vitrine Modem. Car il y a de tout dans la mercerie rhodanienne du Père Michel. Même du Modem pas tout à fait Modem. Et il y a du choix si l’on en juge par quelques clients.

En 2008, Azouz Bégag venu chercher de quoi faire un patron pour une veste aux municipales et quelques ourlets façon Modem, est reparti les points dans ses poches. Dans le même mouvement, il a fourgué tout un lot de toile que l’on se ramasse à Geourjon.

Pour la couture dont il est un expert, il excelle à emmêler des fils de diverses nuances pâles - en camaïeux de bleu toujours - et il n’hésite jamais à une petite démonstration de son art. En témoigne l’une des dernières leçons du madré sur du Madras, le mois dernier. En fin de réunion de quartier dans son bourg, fuse la question qui tue « Quand allez-vous redevenir maire de Thizy ? » : le doigt habile et sans dé quittant la couture du pantalon, Michel a cousu d’un joli fil décoloré un « Il faut que je réfléchisse à comment répondre à votre question. Reposez- moi la dans un mois et demi ».

J’oubliais : la mercerie est aussi abondamment dotée de toile thermocollante double face dont il maîtrise toutes les techniques. Jusqu’aux étamines à fromage que les fabricants de Rigotte de Condrieu reconnaissants lui achètent désormais en quantité pour son intervention en faveur de l’inoubliable AOC.

Quant aux boutons, il ne les vend pas. Parfois, il en donne...

Jean-Paul Schmitt

05/12/2007

Azouz Begag lâche prise

aa8c660c5a8fefa621949371ca3b0f63.jpgAvant qu’Azouz Begag annonce hier soir sur le plateau de Canal plus son retrait de la compétition à l’investiture municipale lyonnaise, la situation était déjà tendue au sein du Modem rhôdanien. Le blog de Robert Marmoz l’attestait et donnait déjà quelques indications sur l’issue possible de cette confrontation qui n’aura donc pas lieu.

« Absence de sérénité et de transparence », « ambiance délétère », « manœuvres sourdes » sont manifestement les ingrédients qui permettent d’expliquer le renoncement d’Azouz Begag. Le regain de tension intervenu depuis quelques semaines au sein du Modem lyonnais ne devrait pas s’estomper.

Au train où vont les choses, bien malin celui qui serait capable aujourd’hui de dire de quoi demain sera fait mais, car c’est une évidence, le travail de sape effectué depuis des mois par Michel Mercier aura eu raison d’Azouz Begag et de quelques uns de ses amis.

Le Modem lyonnais, loin des principes mis en avant par François Bayrou lui-même, risque de redevenir un simple outil destiné à assurer la prospérité du Président du Conseil Général du Rhône. L’émotion du congrès de Villepinte passée, la dure réalité d’appareil risque d’invalider l’engagement de celles et ceux que se faisaient fort de changer la donne.

Lyon, le 5 décembre 2007.

08/07/2007

La septième Compagnie

medium_7e_compagnie.jpgAprès son ralliement avec armes et bagages à Sarkozy, l’ancien ami de François Bayrou et actuel Ministre de la Défense, Hervé Morin avait décidé de créer son parti du « Nouveau Centre ».

Pour remplir les caisses de son groupuscule, Morin avait décidé de présenter 50 candidats aux législatives, seuil minimum pour toucher de l’argent public, à condition d’obtenir au moins 1% des voix dans chaque circonscription.

On se souvient que le dit Morin qui, je vous le rappelle, est notre actuel Ministre des armées, avait mobilisé des membres de sa famille pour se présenter un peu partout au nom du « Nouveau Centre ». Son chauffeur avait lui aussi été candidat, c’est dire la surface militante           de cette amicale pseudopote de l’UMP.

Aujourd’hui, le chef d’état-major Morin vient de s’apercevoir que sur les 50 candidats du « Nouveau Centre », sept ne se sont pas présentés sous cette appellation interdisant ainsi à la filiale de l’UMP de prétendre au financement public des partis politiques.

Une légende indique, qu’en temps de guerre, l’armée aurait droit à 7% de pertes. Morin avec son « Nouveau Centre » en a perdu 7 sur 50. Tout le monde, paraît-il se moque de lui, le traitant d’amateur. Que cessent ces attaques perfides contre notre Ministre de la Défense. Rendez-vous compte, en moins d’un mois, Morin a enfin retrouvé la 7ème compagnie.

Lyon, le 8 juillet 2007.

08:00 Publié dans Politique & politiques... | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : Morin, Hervé, défense, nouveau, centre, UMP, Bayrou | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

25/04/2007

Bayrou, ce héros de feuilleton

medium_bayrou-tf1.2.jpgLe pitch du nouveau feuilleton est simple. Bayrou se dirige vers un « ni-ni centriste», ni Royal, ni Sarkozy. Le patron de l’UDF veut donc faire l’impasse sur les présidentielles renvoyant dos à dos les deux candidats qualifiés pour le 2ème tour.

A la fin du premier épisode le Béarnais rebelle décide de concentrer ses forces sur une offensive législative prélude à la fondation d’un nouveau mouvement politique. Au passage notre héros taille quelques croupières aux socialistes et se retrouve incontournable jusqu’en 2012, à la tête d’un groupe parlementaire de plus de soixante députés unis dont le destin est entre les mains d’un chef victorieux.

Bayrou se rêve donc en héros récurrent du grand feuilleton de la politique française mais ce que le leader centriste oublie c’est que les héros, même très sympathiques, ne sont pas, dans les bonnes comme dans les mauvaises séries, ceux qui écrivent le script. Ils ne sont pas maîtres de leur avenir. Sans scénariste, point de feuilleton et dans celui qui nous préoccupe en ce moment, ceux qui vont écrire l’histoire sont nombreux.

Par ordre d’entrée en scène, on trouve tout d’abord les Français et singulièrement ceux qui vont, pour écarter Sarkozy, voter Ségolène Royal. Dans tous les dénouements qu’il imagine, François Bayrou ne peut s’empêcher de penser qu’un « happy end » se dessine en sa faveur dans tous les cas de figure. Quel aveuglement !

 Au terme de l’épisode qu’elle sera la crédibilité d’un Bayrou qui aura choisi de ne pas engager sa responsabilité ? Si par malheur Sarkozy devenait le 6 mai président de la République quelle serait alors la côte d’amour de notre héros centriste ? Pire ne serait-il pas montré du doigt ? Drôle de destinée pour un héros qui se veut positif.

Dans le même temps d’autres scénaristes s’activent. Ils tiennent le stylo de Sarkozy. Ils s’appellent De Robien, Simone Weil, Méhaignerie, Santini et probablement demain Borloo. Dans leur scénario Bayrou est le chef du Fort Alamo UDF. Un irresponsable à l’égo surdimensionné, un traître doublé d’un forcené. Collaborent déjà à ce « pilote » un quarteron de parlementaires UDF passés sous la coupe de Sarkozy. D’ici le 2ème tour, ils devraient être nombreux à renouer avec le réalisme et à quitter François Bayrou. Pierre Albertini, le député et Maire de Rouen, par ailleurs auteur du projet du candidat Bayrou, est sur le départ. Dans les jours qui viennent ils seront nombreux à l’imiter.

Lâcheur pour les uns, traître et irresponsable pour les autres la destinée politique de François Bayrou ne va pas s’écrire en dehors des conventions du genre.

En choisissant de devenir un héros positif dans ce feuilleton national, Bayrou doit se convaincre qu’il y a des règles et qu’il convient de parler clair, « vrai » comme le disait Michel Rocard.

Dimanche dernier Bayrou a été retiré de l’antenne. S’il ne se montre que calculateur et uniquement préoccupé par son propre sort les Français pourraient y trouver à redire pour les épisodes suivants ce d’autant que lundi en huit il sera trop tard pour réécrire un nouveau scénario présidentiel.

Lyon, le 25 avril 2007.

 
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