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30/08/2009

Z comme « Zappa »

Z.jpgPendant bien des années, lire en langue française des livres sur Frank Zappa était quasi impossible. C’est l’éditeur « Le Castor Astral » qui retroussa les manches en publiant de nombreux ouvrages. Parmi les auteurs qui contribuèrent à mieux faire connaître au public français le génial guitariste, Guy Darol est, avec Christophe Delbrouck, l’un des principaux artisans de la bibliographie zappatiste. Après « La parade de l’homme-Wazoo » (1996), « Zappa de Z à A » (2000), « L’Amérique en déshabillé » (2003), tous chez l’excellent Castor Astral, Guy Darol signe cette année un nouvel ouvrage intitulé sobrement « Frank Zappa » dans la collection de poche de cet éditeur, la bien nommée Castormusic.

Si vous n’arrivez pas à vous y retrouver dans cette désormais pléthorique bibliographie aussi compliquée que l’œuvre discographique du père des « Mothers », ce Zappa est pour vous. Chronologique, documenté, précis, Guy Darol raconte en passionné la trajectoire d’un musicien hors-pair, d’un guitariste merveilleux, du plus « politique » des rockers américains mais aussi l’itinéraire d’un fan.

C’est aujourd’hui que s’achève ce troisième abécédaire de l’été. Demain nous reprenons notre rythme habituel. Profitez donc comme moi de ce dernier jour de vacances.

  • > Guy Darol, « Frank Zappa », Castormusic, 12 euros.

Lyon, le 30 août 2009.

25/07/2009

D comme « Davis (Miles) »

D 3.jpgCeux qui ont apprécié « Miles, l’autobiographie » signée Quincy Troupe et rééditée il y a environ deux ans ne doivent pas s’en tenir comme quitte. Un « Miles Davis », édité par le Castor Astral écrit par le même Quincy Troupe vient de sortir. Ce n’est en rien un digest ou un sous-produit de la célèbre biographie autorisée mais plutôt un prolongement nécessaire qui balise la fin des années quatre-vingt, Miles Davis rangeant définitivement sa trompette dans l’étui en 1991. Ce court ouvrage est donc à lire et en le parcourant on ne peut que se dire que, là-haut au paradis des musiciens géniaux, Miles doit continuer à emmerder tout le monde. Ici bas, le type était déjà pénible, limite tyran, et on se dit que dans le lounge douillet du secteur VIP du paradis des musicos, il y a probablement belle lurette que Miles Davis ne parle plus à personne. Qu’Hendrix l’évite, que Coltrane s’efforce de ne le croiser que par obligation, que Monk est aux abonnés absents. Seul peut-être Beethoven, toujours aussi sourd comme un pot, lui fait la conversation et Mozart, quant à lui, il est bien obligé de le fréquenter, même épisodiquement, ne serait-ce que pour récupérer de la dope ou des medocs.

Pourtant, à l’annonce de sa mort, dans ce coin du paradis, parmi tout ce beau monde, ils étaient nombreux et impatients à voir débarquer le trompettiste le plus génial du XXème

Siècle. Certains imaginaient déjà quelques jams fabuleuses et des fiestas mémorables. Malheureusement il faut le dire, là-haut comme jadis ici, Miles se comporte parfois comme un petit monstre et les moments de rencontres musicales sont toujours épatants mais toujours rares. Du côté filles ce n’est pas mieux à telle enseigne qu’elles préfèrent toutes faire les vocaux derrière Ike Turner plutôt que de croiser Davis. C’est dire !

[EDIT] Vous me direz que ce coin de paradis est toujours plus fréquentable que la direction nationale du PS qui ressemble de plus en plus à un enfer. Depuis que la pionne s'est embarquée dans une improbable offensive contre Valls, Solférino est en feu. Aux dernières nouvelles, Ségolène Royal s'imagine tenir un rôle de pompier, Jean-Marc Ayrault piloter un "Canadair". Quant à Moscovici, il aimerait sentir le souffre, mais fort de la possession d'une seule allumette son problème est de récupérer le grattoir piqué par Delanoë. Tout ce beau monde va aller se griller sur les plages. Si vous en rencontrez quelques-un(e)s, offrez-leur un sceau d'eau afin de les faire baisser en température.

Cela étant, pour revenir à l'essentiel, ce petit bouquin de l’excellente collection « Castor music » est épatant et peut-être une belle lecture estivale sachant que les écouteurs de votre I Pod sur les oreilles, vous pouvez continuer à vous laisser bercer par ce grand maître, que certains disent ronchon, mais qui nous emporte à chaque fois avec son « Birth of the cool », « Kind of blue » ou « In a silent way ».

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