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17/01/2009

Epiciers

calexico_b.jpgJe l’évoquais il y a quelques jours, la programmation par l’équipe de l’Epicerie Moderne de Calexico du côté de Feyzin est un évènement à ne pas rater. La formation de Tucson et sa country folk-rock matinée mariachi est toujours une fête. En ces temps de froidure c’est probablement le plus sûr moyen de se réchauffer et la température risque d’être à la hausse jeudi prochain à quelques encablures du couloir de la chimie. Profitant de ce rendez-vous, je veux dire deux mots sur quelques-unes des autres dates proposées par l’Epicerie Moderne d’ici le début du printemps.

Pour demeurer dans cette tradition folk qui ne cesse de reprendre du poil de la bête après tant d’années d’ignorance et de mépris, nos épiciers invitent le 17 février l’américaine Emily Jane White qui n’est pas sans faire écho à une Cat Power si impressionnante à Fourvière en début d’été dernier. Avec une première partie confiée à l’anglaise Essie Jain nous avons là la promesse d’une soirée réussie.

Après le passage du délicieux Mathieu Boogaerts le 26 février, on assistera avec plaisir au retour lyonnais d’Elysian Fields un duo new-yorkais conduit par la formidable Jennifer Charles dont certains se souviennent du show, il y a déjà quelques années, en première partie de Eels au Transbordeur.

Reprogrammé au 19 mars, les amateurs de blues ne résisteront pas à faire le voyage de Feyzin pour assister au concert de Lucky Peterson que nous aurons tous plaisir à voir en dehors des formats parfois pénibles des Festivals d’été.

L’Epicerie Moderne programme des dizaines de concerts, du théâtre, organise des expos. C’est, vous l’avez compris, un lieu à découvrir et à fréquenter avec assiduité. Avec des tarifs contraints et attractifs, l’Epicerie vous permettra de découvrir de nouveaux horizons artistiques comme, lors du trimestre qui s’annonce, pèle même une nuit du Portugal et « Toc-Toque » du théâtre d’objets, je cite, « en cuisine musicale ».

Calexico, 22 janvier, 18 euros

Emily Jane White, 17 février, 10 euros

Mathieu Boogaerts, 26 février, 16 euros

Lucky Peterson, 19 mars, 25 euros

L’Epicerie moderne, infos et billetterie au 04 72 89 70 et sur www.epiceriemoderne-com.

Centre Leonard de Vinci, place René Lescot, 69320 Feyzin.

Lyon, le 17 janvier 2009

photo:DR

11/01/2009

Live

amadou-et-mariam.jpgA peine remis de la torpeur des fêtes, de la gastro et le porte-monnaie vidé suite au financement de ces cadeaux que le Père Noël se refuse désormais à assumer, il convient de reprendre le dessus et, tout en comptant ses sous, d’emprunter le chemin des salles de concerts. Bien que traditionnellement très replié, ce mois de janvier risque de nous prendre au piège de la tentation.

Tout commence le 22 avec des Amadou et Mariam (photo) faisant étape à Villefranche auréolés de leur « Welcome to Mali » un chouette album produit par le nouveau bon samaritain de la musique africaine, l’ex-Blur Damon Albarn, qui va finir par se sentir indispensable tant les louanges pas toujours méritées fusent à son égard. Le même soir, à l’Epicerie Moderne, le vent chaud de l’Arizona et du Nouveau Mexique soufflera sur Feyzin. Burns et Convertino nos duettistes de Calexico sont enfin de retour et cette fois-ci fort heureusement pas en première partie du Trip-Hopiste dépressif Tricky comme il y a quelques années de cela à Fourvière. Calexico c’est imparable, suffisamment ricain pour adorer leurs errances latinos, rock au point de tomber raide dingue de leur country joviale, folk et grands espaces à la fois. A ne rater sous aucun prétexte sauf si vous craquez, comme le répète la presse, « pour le couple aveugle et amoureux de la nouvelle musique africaine ».

Le lendemain le reggae-dub de Patrice est en ville et celui qui avait posé un lapin à Woodstower il y a trois ou quatre ans devrait faire salle comble tout comme d’ailleurs Keziah Jones, tête d’affiche du Woodstower 2008 qui nous revient le 30 au Transbordeur avec son show toujours aussi hyper-actif et quasi Hendrixien.

Le rock écossais a toujours produit le meilleur comme le pire. Avec Kaiser Chiefs nous sommes dans l’entre deux. A écouter le DVD « Live At Elland Road » (Universal) joué à Leeds c'est-à-dire presque à la maison, c’est plutôt énergique. Pour qui se risque à écouter l’album « Off with their Heads » c’est assez prévisible, comme une impression de déjà-vu. C’est le 28 janvier au Transbordeur, à vous de voir.

Puisque j’en connais un qui fréquente de temps à autre ce blog, je voudrais signaler aux admirateurs de Bertrand Burgalat que leur « Cheri B.B. » se produit le 15 janvier à Genève (L’usine) mais à priori sans la charmante April March.

Photo: DR

Lyon, le 11 janvier 2009.

23/10/2008

Esprits libres

Il est temps que je parle de la nouvelle formule mensuelle de « Lyon Capitale » puisque octobre va bientôt toucher à sa fin. Par ailleurs j’avais promis à quelqu’un de l’équipe de Lyon Cap de dire sur ce blog « tout le bien » ou « tout le mal » que je pensais du nouveau né. Allons-y !

Je ne sais pas si le bébé se porte bien, entendez par là de savoir si ses parents adoptifs seront en capacité de subvenir à ses besoins, mais je dois dire avec plaisir que le nouveau rejeton de la famille « Lyon Capitale » est un beau bébé, bien blond comme dans la publicité, avec sa bonne mine, un brin de surpoids, mais malgré quelques traits de caractère qui semblent congénitaux, un bambin qui fait plaisir à voir et donc à parcourir.

A lire certains articles, et c’est après tout bien normal, on pourra s’étouffer ou pouffer de rire notamment en lisant les propos de cet économiste qui, citant d’entrée Engels, taille un costard à la cité lyonnaise accusée d’usurper un titre de « cité internationale ».

Venant d’un professeur d’Université je dois vous confier que le coup est rude, sûrement pas bas, juste rude. D’ailleurs Lyon Capitale new look donne dans sa nouvelle formule largement la parole aux experts, thésards, autorités et personnalités les plus diverses. C’est après tout peut-être cela qui correspond aux propos du Directeur des Esprits libres, « pas de journalisme prêchi-prêcha fabriquant du prêt-à-penser, pas d’articles moralisateurs et donneurs de leçons ». Si demain les journalistes de Lyon Capitale avaient donc des douleurs au poignet cela serait peut-être plus le fait de tenir un micro qu’un stylo ? Nous verrons.

A propos du nouveau Directeur qui convoque pour l’occasion Victor Hugo et Abe Rosenthal, le boss du New York Times, je veux dire, mais c’est peut-être le fruit d’un bouclage stressant, qu’il aurait été opportun d’expliquer les épisodes manquants au lecteur entre l’ancienne formule hebdomadaire et la nouvelle mensuelle. De nous confier, pas nécessairement dans le détail, mais de nous confier tout de même quelques éléments sur le nouveau repreneur et ses perspectives. Tel sera probablement le sens de l’édito du numéro 672, sachant par ailleurs que pour une fois, Lyon Capitale n’a pas décidé de mettre la photo de son repreneur à la une. C’est déjà un signe de changement.

Beau mensuel, site internet qui percute non sans franchir parfois dangereusement la ligne jaune, critique élogieuse du dernier album de Calexico et pages sur Tanger qui, pour moi qui suis ce matin au Havre, fleurent bon l’exotisme, je dois vous dire qu’en apprenant que Lyon Capitale entendait être « indépendant », « fidèle à son concept de démocratie directe », initiateur de débats et du « partage de l’information » une formule s’impose, »Elle est pas belle la vie ? ».

  • > « Lyon Capitale », mensuel, 3 euros en kiosque.

Le Havre, le 23 octobre 2008

 
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