Avertir le modérateur

04/01/2009

Wii

wii.jpg

Un cadeau pour la grand-mère.

Ne l’oubliez surtout pas. Cet après-midi, comme chaque année, c’est le jour de la galette des rois chez Mamie. Même si vous avez quelques peines à avaler, après tant de repas dignes de Pantagruel, la frangipane, aller faire la bise à la grand-mère pour la nouvelle année est toujours un moment délicieux. Cela dit, comme chaque année, la question du cadeau destiné à grand-mère se pose. Après les œuvres complètes d’André Rieu offertes l’an passé, celles de Nicolas Hulot il y a deux ans et « La France vue du ciel » cela fait trois ans, il est temps de passer aux choses sérieuses.

De nombreuses maisons de retraite à travers le pays songent à s’équiper de consoles Wii, pourquoi ne pas faire comme elles. En effet, et rien n’est plus sérieux, les séniors prennent un vrai plaisir à jouer de ce nouvel outil, à l’origine destiné aux plus jeunes. Curling, Tir à l’arc, bowling sont les jeux les plus prisés par nos anciens qui peuvent ainsi passer de bons moments, qui plus est conviviaux, à manier la Wii tout en étant assis sur une chaise voire même dans un fauteuil roulant.

Le côté obscur de la Wii c’est bien entendu son prix et les radins devraient faire la grimace en apprenant que la console munie des accessoires approche les 250 euros (249 € chez Virgin avec le kit de protection Wiimote et le Nunchuk avec finition « Soft touch ») sans compter un lot de jeux comme « Sport Island » (21,99 €) ou le « Family Trainer » (59,99 €). On évitera, mais c’est tellement évident, de joindre à l’ensemble « Koh Lanta » (49,99 €) ou l’éternel Mario (« Mario Kart », 49,99 €). Bonne année Mamie.

Lyon, le 4 janvier 2009.

02/01/2009

Charlie Haden

Un cadeau pour un cousin amateur de jazz que vous n’aimez guère.

La corvée des réveillons est terminée et pourtant vous devez encore vous coltiner un repas de famille et ainsi rejouer la cérémonie des cadeaux. Parmi les invités, il y a ce cousin pénible et parfois sectaire qui ne jure que par le jazz le plus pur. Un cadeau s’impose pour lui. Il s’agit d’un magnifique disque de Charlie Haden intitulé « Rambling boy » (Emarcy Records). Pourquoi me direz-vous, si le disque du célèbre contrebassiste est si bon que cela, l’offrir à un type que l’on n’aime pas trop. La réponse est simple, car l’album en question est un authentique disque de country. De la country pur-sucre. Autant vous dire qu’une fois rentré chez lui pour écouter religieusement la nouvelle production de l’immense Charlie, la déception du cousin devrait être proportionnelle à l’attente et sa détestation à votre égard pourrait durer une bonne douzaine de mois.

Compagnon de route de Ornette Coleman, Keith Jarrett, Carla Bley, Pat Metheny et de bien d’autres, Haden, sous ses propres couleurs est titulaire de l’une des plus belle discographie du jazz. Le contrebassiste est en effet depuis les années soixante l’une des grandes références de la musique américaine. Très engagé à gauche Charlie Haden est par ailleurs l’homme de bien des combats et le célèbre « Liberation Music orchestra » unissant Haden à Carla Bley demeure une référence tout comme son « Song for che ». Mais revenons au cousin.

Avec « Rambling boy », Charlie Haden ou plutôt « Charlie Haden family and friends » signe un grand album de musique country en compagnie, pour ce qui relève de la famille, de Rachel-Tanya-Petra Haden et, pour ce qui concerne les ami(e)s, d’Elvis Costello, Bruce Hornsby, Rosanne Cash, Pat Metheny ou Ricky Scaggs. Il faut dire que cette incartade de Haden dans la musique des péquenots n’a absolument rien d’exceptionnelle. Haden vient de là, il vient de la bouze. Né dans un de ces trous dont l’Amérique a le secret, Charlie passe son enfance dans le Missouri. Là-bas sa famille organise dans une radio du coin une émission appelée « Haden family show » et dès l’âge de 22 mois le petit Charlie est de la partie. Le « Country and western » est donc la musique qui va bercer la jeunesse de celui qui se risquera à l’âge de vingt-ans à la contrebasse puis au jazz pour devenir le musicien que nous connaissons.

Cet album destiné au cousin, ou à qui vous voulez, est une petite merveille, loin, très loin de l’univers musical du Charlie Haden habituel et je vous jure qu’après avoir fait lors de la première audition la moue le destinataire de ce cadeau vous remerciera de l’offrande.

  • > Charlie Haden, Family and friends, « Rambling boy », Emarcy records, 2008.

Lyon, le 2 janvier 2009.

31/12/2008

L’humanisme pour les nuls

L'humanisme_pour_les_nuls.jpgUn cadeau pour François Bayrou.

Un livre marrant et simple pour celui qui, benoîtement, gentiment sinon innocemment, surfe sur un concept aussi vieux que la philosophie. Après « La philosophie pour les nuls », « La mythologie pour les nuls », « Le Parti Socialiste pour les nuls » (eh oui !), pour ne citer que les meilleurs, voici un cadeau utile pour ce cher François qui s’approprie ce beau mot - mot-valise s’il en est – d’une manière un peu trop exclusive à mon goût.
Comme pour le sujet de philo du bac, le cher ex-ministre de l’éducation qui à l’époque n’avait pas encore fait son chemin de Damas, pourra méditer et approfondir. Je n’aurai pas la cruauté de lui retourner ce qu’il disait concernant Martine Aubry (qui avait d’ailleurs largement mérité la charge, compte tenu de sa position sur les alliances avec le Modem) : « Moi je n’aime pas les gens qui disent une chose et font le contraire ». Je lui rappellerai cependant les propos plus récents d’un de ses lieutenants qui voulait « tailler dans le gras de l’hôpital » à coups de 10 milliards d’euros sur 5 ans. Humanisme comptable ?
Peut-être est-il sincère. Habile, sûrement. Parfois drôle malgré lui. Ne disait-il pas récemment, certes après avoir avalé un grand bol de vin chaud : « Généralement, les gens commencent révolutionnaires et finissent ministres. Moi, j’ai commencé ministre et je finis révolutionnaire ». Désopilant.
Bayrou nuls.jpgEn tout cas, son langage révolutionne parfois les centristes sarkozyens. Mais, quand il qualifie l’humanisme du Modem de troisième voie entre le socialisme et le capitalisme, c’est surtout une « ficelle » destinée à phagocyter le PS en vue de 2012 (comme si ses organes dirigeants avaient besoin de lui pour l’affaiblir).
La lecture lui rappellera que le sujet est vaste et, qu’à défaut de définition partagée, il risque fort de prêter à toutes les manipulations. Je lui recommande cette définition : « Est humaniste celui qui se bat contre la discrimination et la violence en proposant des voies pour que la dignité et la liberté de choix de l’être humain puissent se manifester. »
À cette aune, pour l’immense majorité des Socialistes – pour les 50% notamment de ceux qui soutiennent l’équipe de Ségolène Royal – le Socialisme est un humanisme.
En guise de dédicace, j’inscris une citation d’Henri Laborit : « Il est plus facile de professer en paroles un humanisme de bon aloi, que de rendre service à son voisin de palier ».

Jean-Paul Schmitt

Lyon, le 31 décembre 2008.

30/12/2008

Oscar

546708066.jpgUn cadeau pour votre cheval de course.

Mon cher Oscar à l’approche de Noël je vais te faire un petit cadeau mais ce n’est pas facile de choisir pour le brave cheval que tu es. En bon professionnel tu es équipé pour la compétition et puis dans ce domaine on ne rigole pas alors je laisse ça à notre ami Pierrot, ton entraîneur. J’ai bien pensé à une couverture en ces temps rigoureux et froids mais tu es un animal si solide que tu passes toute l’année dehors loin des box et seulement à l’abri d’une cabane les jours de grosses pluies. Et oui tu es un cheval robuste et fort et tu le prouves en compétition où tu réussis, certes à ton niveau, avec une louable régularité. Je ne dirai pas de toi que tu es le Poulidor des courses hippiques du Centre Est puisque toi ce sont les troisièmes places que tu affectionnes. Mais il t’arrive de gagner aussi comme ce fût le cas ce printemps à Cagnes sur Mer où tu as brillamment défié les trotteurs du bord de la Méditerranée, et d’ailleurs, ce jour là j’ai été un propriétaire heureux. Je n’ai donc rien à te reprocher puisque tu gagnes même le prix de ton avoine et de tous les petits besoins d’un cheval de course chouchouté. Rien à te reprocher ou presque. Je t’avoue, en effet, qu’il m’est arrivé de me fâcher au bord de la piste ou devant mon poste de télévision lorsque je te voyais entrer en tête dans la dernière ligne droite avant de te faire rattraper et dépasser par plusieurs adversaires. Je ne m’explique pas ce relâchement au moment de l’effort final. Alors je me demande si tu n’aurais pas des problèmes d’ouie au point de ne pas les entendre arriver ces concurrents plus « débouleurs » que toi. Ou bien considère-tu que ta prestation est finie lors du dernier passage devant les tribunes et que tu te contentes alors de faire admirer ta belle robe baie foncée. Aussi j’ai pensé t’offrir un petit ustensile qui pourra peut-être t’aider. Il s’agît d’un rétroviseur, pas un gros rétroviseur de camion, non un petit, mignon, comme on avait sur nos vélos Solex en un temps que ni toi ni les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Je te l’offrirai dans un paquet cadeau à ton nom : « Oscar Magoda » mais je veillerai à ce que tu le portes en course. Grâce à lui tu verras tes adversaires fondre sur toi et puisqu’il paraît que l’optique du cheval fait qu’il voit les choses trois fois plus grandes qu’elles ne sont j’espère que la vision de ces monstres lancés à ta poursuite t’effraiera suffisamment pour que tu accélères ta course jusqu’au poteau final. Tu vas me dire que c’est un cadeau intéressé, c’est vrai, mais je ne doute pas que tu prennes toi aussi du plaisir à gagner plus de courses avec tout ce qui va avec : photos, félicitations et bisous ; parfois même de la part de jolies filles. Moi, il est vrai j’en ai les gains, que veux tu c’est ainsi. Alors joyeux Noël Oscar et une bonne année riche de victoires.

Philippe Dibilio

Lyon, le 30 décembre 2008.

29/12/2008

Mauriac

9782841004287.jpgUn cadeau à un parent demeuré gaulliste.

Autant le dire tout net, il convient d’être vraiment « accro » de François Mauriac pour prendre quelque plaisir à lire l’intégrale des 1000 pages de son journal et mémoires politiques éditées dans la collection « bouquins » chez Robert Laffont. Ce cadeau que vous pouvez pourtant destiner à un grand-père ou vieil oncle demeuré gaulliste (et donc anti-Sarkozyste), mérite pourtant de s’y perdre. Par-ci, par-là, de belles charges contre le stalinisme et quelques-uns de ses contradicteurs de « l’humanité » sont pourtant de véritables délices pour le lecteur très occasionnel du Mauriac « politique ».

Dans bien des cas, même si le charme de l’écriture et l’humour du grand écrivain demeurent, les nombreuses effluves catholiques du Bordelais paraissent interminables et soporifiques. Il n’empêche que cette édition établie par le maître du genre, Jean-Luc Barré, est remarquable et démontre, si le besoin s’en faisait sentir, que Mauriac est un observateur et un commentateur acide et avisé de son époque malgré des inclinaisons aux limites du réactionnaire mais franchement libres. Si papy ou l’oncle sont remis de la disparition du Général mais demeurent ouverts sur le monde, une autre somme de François Mauriac est préférable. Il s’agit cette fois-ci, chez Bartillat, des chroniques de télévision de cet écrivain à la voix passée au papier-de-verre qui disposait d’un goût manifeste pour l’étrange lucarne.

Vous le savez peut-être, Servan-Schreiber avait sollicité en 1959 l’écrivain pour assurer chaque semaine dans l’Express des billets sur l’étonnant spectacle de la télévision que Mauriac appréciait particulièrement à la différence de nombre d’intellectuels de l’époque. Tout y passe, des grandes adaptations littéraire que l’unique chaine de télévision produisait jusqu’à « Intervilles » via les émissions de variétés ou les jeux. C’est assez formidable pour tout vous dire. Mauriac parlant de Bellemare, Johnny, Claude François ou des grands pionniers de notre télévision sont par exemple des grands moments que les destinataires de ces chroniques intitulées « On n’est jamais sûr de rien avec la télévision » devraient tout particulièrement apprécier car c’est un authentique régal.

  • > François Mauriac , « Journal et mémoires politiques », Robert Laffont, 32 euros
  • > François Mauriac, « On n’est jamais sûr de rien avec la télévision », Bartillat, 25 euros

Lyon, le 30 décembre 2008.

26/12/2008

Pistolet à eau

Pistolet.jpgUn cadeau pour Martine Aubry.
Pour la fille chérie de Jacques : un pistolet à eau moderne et motorisé. Rien d’agressif dans son apparence : en forme de joli petit requin rose, il incarne le renouveau de la célèbre gamme PS (Pistolet Solides).
Martine pourra en jouer sans danger avec ses amis Benoît, Bertrand, Lionel et Laurent.
J’ai beaucoup hésité à lui offrir une énième poupée vaudou de Ségolène Royal, mais comme Lionel les lui dérobe systématiquement pour les massacrer - il est très rageur quand il joue – j’ai opté pour ce joujou plus inoffensif. Quoique…
Quelques conseils d’utilisation pour bien s’amuser :

  • - remplir la réserve d’eau (éviter absolument le vitriol utilisé sur Ségolène avec l’ancienne gamme de jouets);
  • - se mettre en embuscade (un an et demi avant l’attaque est un délai raisonnable, mais ne pas se priver d’exercices préalables);
  • - viser (bien repérer les nombreux amis déguisés et leurs seconds couteaux pas toujours en plastique) ;
  • - tirer à vue (conseil superflu ?) ;
  • - plus besoin de pomper en tirant : grâce au système électrique, une seule main suffit pour actionner la gâchette et projeter l’eau (l’autre peut servir à baillonner un allié de circonstance un peu trop bavard et souvent tenté de parler à votre place) ;
  • - profiter pleinement de la grande liberté de mouvement permise par ce jouet révolutionnaire pour éviter les pièges des alliés farceurs (très utile dans les mois qui viennent) ;

Martine Aubry.jpgCaractéristiques : réservoir de 450 ml - Jet sur plus de 7 m - Alimentation : 2 piles LR6 (fournies). Coloris selon la disponibilité (le rose est fortement conseillé : le requin est plus sympathique).

Une version pour tirer dans les coins sera bientôt disponible. Inspirée du fameux « Cornershot » dont l’armée française vient tout juste de se doter, sa livraison est prévue pour fin 2011 juste avant les prochaines présidentielles. Le réservoir pourra contenir du vitriol, contrairement au modèle offert. À prévoir pour un prochain cadeau de Noël.

Jean-Paul Schmitt.

22/12/2008

Le poste de police

lego.jpgUn cadeau pour votre petit frère.

Impossible de l’avoir manqué. Il était dans l’ensemble des catalogues qui jonchaient votre boite aux lettres. Le poste de police est la nouveauté Lego de ce Noël 2008, mais écoutons ce qu’en disait le catalogue Auchan. « Attrape les voleurs et mets-les en prison ! Contient 7 mini figurines, un camion, une voiture et une moto de police - 953 éléments - 67 € 90, dès 6 ans. »

Voilà votre petit frère en situation de commencer à réviser son concours à l’entrée de l’école de police. En attendant il pourra le mercredi après-midi, en invitant quelques amis d’origine étrangère, s’exercer à ce noble art de policier. Ne vous inquiétez pas, à l’âge de six ans il ne s’apercevra pas qu’avec une bagnole et une seule moto le poste de police est en sous effectif ; cela étant il est toujours possible de compléter ce splendide cadeau par l’achat d’une boite supplémentaire de Lego. Je ne peux que vous suggérer, sans attendre, d’écrire au service clientèle de la marque pour demander qu’à Noël 2009 on songe à proposer à nos enfants un poste de rétention administrative avec la figurine de oncle Hortefeux, un avion et une camionnette destinée à déposer, au pied de la passerelle, un petit sans papier.

Lyon, le 22 décembre 2008.

00:09 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : police, noël, cadeaux, nöel, prison, lyon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/12/2008

Idées cadeaux

Pere_noel fd blanc.jpgA partir de demain, « De Lyon et d’ailleurs » lâche l’affaire sur une certaine actualité, trêve des confiseurs oblige. C’est donc d’idées cadeaux dont nous allons parler ; manière de vous accompagner dans cette fort rude période. Quel cadeau pour votre petit frère ? Votre nièce ? Votre grand-père gaulliste, « De Lyon et d’ailleurs » répondra donc à vos problèmes existentiels non sans s’efforcer d’intégrer la baisse sérieuse du pouvoir d’achat.
Rassurez-vous, c’est avec le sourire que mes billets et ceux de mes invités tenteront de vous faire passer cette période douloureuse des fêtes. Chaque jour, jusqu’au 4 janvier, avec « une idée cadeau par jour « vous aurez, à la fois l’occasion de faire le bonheur autour de vous mais aussi, si le cœur vous en dit, d’offrir le présent susceptible de faire plaisir à quelques « grands de ce monde ». Rendez-vous donc le lundi 5 janvier pour reprendre notre vitesse de croisière dans l’actualité. Il sera toujours temps alors de me dire merci tant votre reconnaissance sera sincère.
En attendant, ici même, demain, je vais vous parler du cadeau idéal pour votre petit frère (ou votre fils).

Lyon, le 21 décembre 2008.

08:29 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : noël, noel, cadeaux, reveillon, cadeau, lyon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu