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28/02/2011

Adieu

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22/09/2010

Brice et les juges

Brice banzaï.jpgBrice, boutefeu de la Sarkozie, prône l’élection du juge d’application des peines.

Après avoir monté « ceux qui se lèvent le matin » contre les « assistés », les salariés du secteur privé contre les fonctionnaires, les riches pauvres qu’il faut doter d’un bouclier contre les pauvres riches de leurs RSA, CMU et autres avantages à abolir lors d’une prochaine nuit du 4 août, les jeunes contre les retraités, les Français de souche contre les Roms, le pouvoir mène aujourd’hui l’attaque contre les juges. Habilement – l’équipe est passée maître en matière d’intox – il laisse entendre que des juges en phase avec l’opinion majoritaire seraient moins laxistes.

Il pense qu’à force de seriner que l’insécurité est de la faute des juges et autres syndicats de la magistrature, l’opinion du bon peuple, si précieuse lors des élections, finira bien par intégrer que ce n’est pas la faute aux ministres successifs de l’Intérieur si la politique sécuritaire menée depuis huit ans est un échec. Haro donc sur ces magistrats gauchistes - ou peut-être Auvergnats – qui osent aller jusqu’à condamner un auguste politique pour injure raciale (Auguste : un nom prestigieux à Rome et dans les cirques) !

Brice trouve là à la fois de quoi contrer MAM en vue du futur remaniement et de quoi attirer l’attention des médias loin des affaires Woerth, Bettencourt, Roms et autres condamnations par les plus hautes instances européennes et internationales. Il sort de son chapeau un vieux lapin et, en bon gardien, il jappe contre le JAP. Le JAP élu : voilà la solution aux problèmes d’insécurité...

Pour mémoire, le JAP n’habite ni Tokyo ni Hiroshima : le Juge d’Application des Peines est le juge chargé de prononcer des mesures d’aménagement des peines qui peuvent aller jusqu’au bracelet électronique ou à la semi liberté. Il peut même dans certains cas suspendre des peines. C’est aussi le JAP qui suit l’exécution de la peine en milieu ouvert, qu’il s’agisse d’un sursis avec mise à l’épreuve ou d’un travail d’intérêt général.

Ici et là, d’aucuns enfourchent déjà la bicyclette uémpiste et tentent de nous expliquer que les juges de commerce et ceux des Prud’hommes sont élus et que cela ne choque personne. J’en lis même qui rappellent la Commune de Paris pour justifier cette lumineuse idée.

Je crois profondément que lorsqu’il s’agit de juger et de condamner un homme, l’opinion populaire, naturellement momentanée voire instrumentalisée, ne disposera jamais de suffisamment d’éléments pour déterminer la part de responsabilité réelle de celui que l’on juge ni sa capacité de réinsertion dans la société. En la matière, un juge bien formé, sans l’inflation phénoménale des textes de loi votés depuis 2002 – à chaque crime sa loi particulière aujourd’hui - , une justice indépendante du pouvoir exécutif valent mieux qu’un juge soucieux d’être réélu, fut-il compétent.

Comme le disait le poète argentin Antonio Porchia « L’homme juge tout dans la minute présente, sans comprendre qu’il ne juge qu’une minute : la minute présente ».

Jean-Paul Schmitt

08/09/2010

Aux tyrans, la Languedoc-Roussillon reconnaissant

monuments1.jpgMichel Audiard, qui nous a prouvé toute sa vie que le bon mot et le bon esprit étaient solubles dans le Monthélie et le Santenay, avait commis une réplique, à la faveur d'un film culte, qui nous ramène aujourd'hui à une languedocienne actualité : "Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît".

Du Languedoc-Roussillon émane en effet depuis quelques semaines ce fumet si caractéristique de l'andouillette qui a fait la réputation de nos meilleurs bouchons lyonnnais. Il s'agit bien évidemment du projet que Georges Frêche porte pour sa région, un projet moteur du rayonnement économique, social et culturel du Languedoc-Roussillon qui risque de rendre jaloux Jules César et Pompée enfin réunis : l'érection de statues quasi chryséléphantines à la gloire de bienfaiteurs de l'humanité que le Prix Nobel de la Paix a injustement ignorés : Lénine, Staline et Mao, en guise d'unique viatique au président qui claudique. Un triumvirat qui comptabilise un impressionnant bilan victimaire, tous fossoyeurs assassins de ce que l'idée de progrès avait pu faire naître d'espérance et d'ambitions pour l'Homme.

Pas de quoi détourner, certes, l'opinion publique des errements épistolaires d'un Eric Woerth, qui est à la vérité ce que Brice Hortefeux est à l'humanisme et à l'amitié franco-roumaine.

Ma conviction reste toutefois rivée à l'idée que certaines provocations, fussent-elles coulées dans le bronze, méritent le mépris.  Assurément, ces ombres tutélaires d'un passé meurtrier devenues les héros mythifiés d'un rond-point de zone artisanale au service d'un septimaniaque finissant comblent l'idée que je me faisais d'eux. Des nains à Lilliput.

La Corée du Nord risque de dépêcher une délégation pour inspirer son guide suprême.

A la semaine prochaine.

Stéphane Nivet

Photo: DR

03/07/2010

Charité

IMG_0079.jpgEntre affaire Bettencourt, affaire Woerth-Bettencourt et Bettencourt-Woerth, l’histoire de la prime aux résultats accordée aux préfets n’a pas fait grand bruit. Pourtant depuis l’an passé, assez discrètement, nos préfets et sous-préfets peuvent bénéficier de primes allant de 40 à 60 000 euros par an pour peu que les statistiques en matière de sécurité et, nous dit-on, d’aide à l’emploi, soient bonnes.

L’histoire n’est donc pas nouvelle puisque c’est un décret Fillon de novembre 2008, paraphé également par ce brave Eric Woerth, qui a mis en place ce Sarko-formatage de notre haute administration à l’aide de critères affinés par Brice Hortefeux. Passons sur le fait que les préfets sont les seuls fonctionnaires de ce pays à bénéficier de quelques subsides supplémentaires sans que leur nombre soit automatiquement divisé par deux et positivons. Jusqu’à présent quand on nous retirait quelques points sur notre permis de conduire et que l’amende nous frappait, nous ne savions pas exactement où allait l’argent. En sachant maintenant que nos coupables comportements aident des familles de préfet à mieux vivre, avouez que cela change la donne. Comme nos contributions au pouvoir d’achat des préfets ne sont pas minces, on nous parle en effet de sommes pouvant approcher les 60 000 euros, je suggère aux préfets et sous préfets ainsi gâtés par la république de faire preuve, en retour, de générosité. Je leur rappelle que les contributions privées au financement des partis politiques sont plafonnées à 7 500 euros. Au titre de la reconnaissance du ventre, comme l’a fait Madame Bettencourt, il m’est agréable de rappeler, à ces fonctionnaires primés, que l’UMP prépare d’ores et déjà une campagne présidentielle en 2012 et que son trésorier, Monsieur Eric Woerth, serait bien entendu disposé à accueillir leurs charitables offrandes.

Lyon, le 3 juillet 2010.

03/05/2010

Hics laïques

brice-hortefeux-1-5.jpgDans le numéro de la semaine des Inrockuptibles, Colombe Schneck évoque, en faisant appel à la mémoire familiale, la question de la dénaturalisation posée par Brice Hortefeux dans le cadre de l’affaire Liès Hebbadj. La journaliste et écrivain rapporte le cas de son arrière-grand-mère, née roumaine, qui, avec sa famille va être naturalisée française sept ans après son arrivée en France, nous sommes en 1922. Dans le dossier de naturalisation des époux et de leur famille, une raison est indiquée quant à cette demande, « désirent rester en France ».

Quatorze ans plus tard, le 5 mars 1943, les autorités françaises s’interrogeait. Faut-il retirer la nationalité à cette famille juive venue de Roumanie ? Avis de Maintien ? Avis de retrait ? La seule mention qui figure, nous dit Colombe Schneck, dans le dossier administratif est « Réservé divers » et la chroniqueuse des Inrockuptibles nous dit qu’elle a pensé à cette commission de 1943 quand Hortefeux à parlé de retirer la nationalité française à ce Liès Hebbadj, polygame et fraudeur présumé, dont le sort a été jeté en pâture à l’opinion.

Grillé par une Belgique qui manifestement n’avait rien de mieux à faire, la république française est chaque semaine à multiplier les exploits. Dénaturalisation, loi anti-burqa, ce pays joue avec le feu et ils sont nombreux, de gauche comme de droite, à clamer la nécessité de légiférer quasi sans délais. Qu’ils se rassurent, d’ici septembre les Copé, Valls, Masseret, Filippetti ou Bernard Debré devraient respirer beaucoup mieux, non pas que leurs arguments tapent dans le mille, mais tout bêtement parce que Sarkozy en a décidé ainsi.

Ces honorables parlementaires devraient tout de même s’interroger sur la manière dont le Ministre de l’Intérieur compte s’y prendre pour faire appliquer cette loi qu’ils attendent avec une impatience toute laïque et plus anecdotiquement demander à Hortefeux si un dispositif spécial sera mis en place à proximité de certaines boutiques et megastores du luxe histoire de prélever de la clientèle ces porteuses de « voile intégral » qui seront alors expulsables sans délais.

Lyon, le 3 mai 2010

 

08/10/2009

Hortesson et Beffeux

eric-besson.jpgOn se souvient, il y a quelques semaines, ayant invité les télévisions à venir l’interroger à New-York, Nicolas Sarkozy avait expliqué que l’heure de savoir s’il devait se représenter pour un second mandat était loin d’être venue. Pire la chose paraissait incongrue à notre président tant les tâches l’attendant pour l’avenir de la planète et du pays étaient immenses.

Hier, dans le Figaro, c’était donc « à titre personnel » que Claude Guéant, le faisant-fonction de premier ministre auprès du Président, exprimait son désir de deuxième mandat. Ça tombe bien car les grands préparatifs pour le renouvellement du mandat sont d’ores et déjà lancés. Côté logistique politique, la messe est dite, et c’est autour d’un périmètre qui va de l’UMP à de Villiers que s’organise la majorité. Coté thématiques, il ne faut pas être grand clerc pour s’apercevoir qu’avec l’immigration et la sécurité on prépare la tambouille. Adieu déficit public. Ciao chômage et misère. Bye-bye la crise. Pour Sarkozy il s’agit de reprendre les standards, ceux qui ne déçoivent jamais.

Il va y avoir du sang et des larmes, de la peur et du stress dans l’électorat. Pour mettre en musique cette symphonie pathétique, deux chefs sont pressentis. Hortefeux et Besson qui travaillent actuellement tous les deux leur image. D’ailleurs le second bénéficie depuis quelques jours d’une couverture médiatique hors du commun. Il faut dire que commence à suinter l’idée que l’un de ces deux cerbères présidentiels devrait être le futur premier ministre capable de conduire à la victoire Nicolas Sarkozy pour un deuxième mandat.

En attendant « Le traitre » multiplie les exactions. Il nettoie la jungle, veut expédier les Afghans à domicile. Besson le félon, l’homme qui a éclaté de rire la dernière fois qu’il s’est brûlé est sur orbite. L’homme qui en deux ans est devenu Ministre et n°3 de l’UMP a-t-il pour autant une tronche de locataire de Matignon ? Allez-savoir ! De toute façon c’est Sarkozy qui décide.

Lyon, le 8 octobre 2009.

 

Taisez-vous !

Porte parole de la direction du Parti Socialiste, il est clair que Benoît Hamon n’avait pas à mêler notre Parti aux propos de Marine Le Pen relatifs à un livre de Frédéric Mitterrand paru il y a maintenant quatre ans. Si on écoute bien un de ses amis, Razzy Hamadi, quant à lui Secrétaire National en charge du service public (!), les commentaires livrés par le Porte parole se justifient par le simple fait de ne pas « Laisser ce terrain au Front National ». Martine Aubry doit faire taire ces deux-là.

Photo:DR

21/09/2009

Les auvergnats sont-ils tous des beaufs ?

JL Murat.jpgC’est aujourd’hui que sort « Le cours ordinaire des choses » le nouvel album de Jean-Louis Murat dont je vais vous dire probablement le plus grand bien d’ici quelques temps. Pour en savoir d’ores et déjà plus sur cette nouvelle aventure de l’auvergnat en Amérique on peut se reporter à « Xroads » du mois en cours qui consacre sa une à « L’enfant terrible », une interview de six pages et huit autres à une rétrospective de sa discographie. La messe semble dite, le millésime 2009 de Murat sera excellent. Les fans savent très bien par ailleurs que quand notre homme monte à Paris pour assurer la nécessaire promotion d’un nouveau disque, il se débrouille toujours pour faire un minimum de « provoc », parfois heureuse, parfois pathétique. En rencontrant Sabrina Champenois il y a quelques temps pour se faire faire le portrait dans Libération Murat semble avoir été au-delà du pathétique, il est devenu définitivement un beauf. D’après ce que l’on peut lire dans l’édition du 14 septembre dernier du quotidien forum à Lyon ce week end, c’est un Murat vautré sur le lit de sa piaule, dos tourné à la journaliste, qui a joué à la diva désagréable. Attitude calculée s’interroge la journaliste ? C’est évident. « Il est de ma responsabilité » dit le pequeneau à Libé « de rendre ce moment inoubliable » en guise de préambule après avoir pesté sur les quarante interviews à donner. Si Murat est un merveilleux auteur-compositeur-interprète, il faut savoir qu’il est doublé de talents en photographie dont il doit être le seul à être persuadé du caractère génial. Qu’à cela ne tienne, le photographe et chanteur auvergnat d’enchaîner par un définitif, la « photographie c’est pas un art, pas un métier, rien » histoire de caser un de ses minables auto portraits qui illustrera l’article en question. Passons sur « Le photographe devrait être un esclave », débouchant sur « A l’école, j’étais chef, au foot ou au rugby, j’étais toujours capitaine. J’ai jamais été sous-fifre » puis sur un, à la maison « Pareil, c’est moi le patron ».

S’en prenant « à ces abrutis de gauche » à propos de la loi Hadopi, à l’écrivaine Marie N’Diaye qui vient de produire « un pissat de femelle », à Bové, à Cohn-Bendit, à la médiocrité des autres, de tous les autres, à la terre entière.

L’histoire ne dit pas si ce jour là notre beauf était imbibé, pour sa défense on aimerait croire que oui. D’ailleurs la question de l’alcool est le dernier morceau de bravoure de Murat face à Libé car le chanteur déteste paraît-il les gens qui ne boivent pas. Je vous confie d’ailleurs en guise de conclusion cette citation qui ponctue le portrait dessiné par cette pauvre Sabrina Champenois. « J’aime bien Keith Richards » confie l’artiste, « il peut se faire dix fix, tomber une bouteille de vodka, il reste impeccable. C’est pas comme ces p’tits cons qu’ont bu trois verres de rouge et qui se pissent dessus sur scène. »

Une chose avant d’en rester là. C’est confirmé, Murat est un beauf qui fait de bons albums. Après la sortie de Hortefeux, mes amitiés aux Auvergnats qui ne méritent pas tant de honte.

Lyon, le 21 septembre 2009.

15/09/2009

Retour sur un dérapage

hortefeux.jpgJ’ai lu ce week-end, dans les colonnes du « Dauphiné-Libéré Dimanche » un billet bien tourné au sujet du dérapage de Brice Hortefeux. Le journaliste y soulignait non sans à-propos combien la parade du ministre impliquant sa formule (quand il n’y en a qu’un ça va, c’est quand il y en a beaucoup que ça pose problème) non pas aux arabes mais aux auvergnats était tout aussi blessante pour ces derniers.

Car sur le fond c’est le fait de stigmatiser une communauté qui pose problème, une communauté quelle quel soit. Cela montre  bien que l’ami de Nicolas Sarkozy ne sait pas comment se dépêtrer de ce dérapage bien réel. Et ce n’est pas parce que la victime de ces propos se veut consentante que les faits ne sont pas là.

Il était, en effet, pathétique de voir et d’entendre sur les média le jeune militant UMP concerné répéter qu’Hortefeux ne faisait que plaisanter. Décidément on a chacun ses plaisanteries. Je ne suis pas sûr, pour poursuivre le raisonnement du journaliste du Dauphiné- Libéré, que les électeurs de la région Auvergne devant laquelle va se présenter le ministre à l’occasion de Régionales rigolent beaucoup de ce « bon mot », ils risquent plutôt de bouder le vote UMP et ce ne serait que justice.

En attendant nous avons eu droit tout le week-end aux contorsions des médias qui ont essayé de  dégonfler les faits en limitant la portée de la phrase en question. Ils ont pu prendre appui sur la solidarité gouvernementale qui s’est exprimée jusque par la bouche de Nora Berra. Seul Azouz Begag y est allé de son excès habituel en nous racontant à la télévision, geste à l’appui, qu’Hortefeux l’avait accueilli au conseil des ministres en lui signifiant qu’il l’égorgerait volontiers. Mais Azouz est tellement mythomane que j’en reste prudent, il est difficile de penser que l’ambiance du conseil ne soit pareille à celle d’un bar mal famé.

En attendant le buzz est retombé et le ministre des cultes ni ne s’excuse  ni ne démissionne mais il ira rompre le jeûne à Paris, ce qui est tout simplement sa place. Un geste qui a d’ailleurs valeur d’aveu car ce ne sont pas les auvergnats qui en finissent avec le ramadam. Brice Hortefeux se sort donc sans trop de dégâts de ce faux pas qui n’a pas vraiment ému les associations anti-racistes, la LICRA, pourtant sourcilleuse sur ces questions, ayant même déclaré dès vendredi l’incident clos.

Philippe Dibilio

Photo: DR

15/10/2007

Poètes, vos papiers !

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Je suis pour trois jours à Clermont Ferrand cette ville que l’auvergnat de Neuilly rêve de reprendre à la gauche. Rassurez-vous je ne vais pas encore vous infliger un pensum sur Brice Hortefeux celui dont les arvernes ne veulent toujours pas au point que je me demande s’ils ne pensent pas qu’il a vraiment une tête à claques (électorales).

S’il y a dans l’actualité un auvergnat digne d’intérêt, vous l’avez compris il s’appelle Jean-Louis Murat et comble du plaisir il vient d’enregistrer un CD-DVD inspiré par deux de ses maîtres, Charles Baudelaire et Leo Ferré. Une bonne vidéo valant plus qu’un mauvais billet. Je vous invite à écouter un extrait de l’album « Charles et Leo » histoire de vous redonner le goût pour Baudelaire, Ferré et Bergheau. Puisque nous en sommes à Leo en cadeau ces quelques vers de « Poète, vos papiers » en  guise de dédicace spéciale à l’Auvergnat de Neuilly.

« Spécialiste de la mistoufle

Emigrant qui pisse aux visas

Aventurier de la pantoufle

Sous la table du Nirvana

Meurt-de-faim qui plane à la Une

Ecrivain public des croquants

Anonyme qui s’entribune

A la barbe des continents

 

Poète, vos papiers !

Poète, document ! » 



 Jean Louis Murat - la cloche fêlée
envoyé par Jean-Louis-Murat

Jean Louis Murat - je n ai pas oublie
envoyé par Jean-Louis-Murat
 

Clermont Ferrand, le 15 octobre 2007.

08/10/2007

L’ami l’a mis là

medium_Horfeux.jpgIl paraît que Brice Hortefeux fait la gueule. Il en a marre d’être le salaud de la bande, marre probablement d’être dans l’obligation de justifier le mot « détail » prononcé par Fillon. Marre d’être le ministre des expulsions, des tests ADN, celui qui doit endosser la défenestration du jeune Ivan et la mort récente d’une femme chinoise. Marre aussi des délégations des églises, lui le catholique, qui viennent protester jusque dans son bureau. Marre de ce qu’il appelle « la désinformation », marre de Libération à qui il vient de dire « puisque vous savez parfaitement ce que vous pensez de moi, cet entretien va durer quarante-sept secondes ».

Il faut dire que pendant que son ami de trente ans fait le beau sans lui, mais avec Rachida Dati et Christian Clavier, à Cardiff aux basques de Laporte, pendant qu’il se fait allumer par certains de ses amis de l’UMP- le sénateur Pinte le qualifiant même de « garçon ambigu » - Hortefeux trinque. A lui le sâle job. A lui de se faire pourrir l’image au point que ses chances de ravir Clermont-Ferrand à la gauche s’amenuisent chaque jour. A lui le rôle de cogneur alors que Alliot-Marie préfère s’occuper des chiens méchants. Brice de Neuilly, l’ami de l’ami qui l’a mis là, a donc du vague à l’âme et voilà que Christine Lagarde en rajoute.

En effet, la Ministre de l’économie, afin d’engager des financiers étrangers et leurs familles à venir s’installer à Paris, a promis de faire le siège du Ministre Hortefeux pour le convaincre de simplifier la procédure d’entrée en France de cadres de la finance internationale et de leurs familles. Pour cela Christine Lagarde suggère d’ouvrir un guichet unique assorti de procédures administratives accélérées.

Tant qu’il s’agissait, pendant la campagne présidentielle, de faire le méchant pour draguer l’électorat de Le Pen, Hortefeux, rappelez-vous, ne mégotait pas. En contrepartie il postulait à un poste régalien qu’il estimait lui revenir légitimement. Au bout du compte, Sarkozy lui a refilé ce sâle boulot à l’Identité Nationale alors que certains de ses petits camarades du gouvernement jouent les chouchous dans les médias. Aujourd’hui l’affaire est  réglée, Brice ne sera jamais « The nice ». En lui demandant, dès que possible, de favoriser l’accueil et le regroupement familial des Factotum de la finance internationale, Lagarde ne fait que traduire la pensée de celui qui l’a mise là et Brice sait très bien que, même quand on est las, on ne peut rien refuser à celui qui vous a mis là.

Lyon, le 8 octobre 2007.

(Photo: www.g8russia.ru)

 
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