Avertir le modérateur

12/03/2010

Turquies

siteon0.pngDans le cadre de la saison de la Turquie en France, la bibliothèque Municipale de la Part-Dieu est à l’origine d’excellentes initiatives avec notamment « Ebru » une exposition photographique dont le but est d’évoquer la grande diversité d’un pays dont la richesse culturelle n’est plus à démontrer. Avec « Ebru, le photograqhe Attila Durak qui a partagé la vie au quotidien des habitants nous entraîne dans un voyage à la rencontre des minorités arméniennes, juives, arabes, turkmines, kurdes ou bosniaques qui composent ce vaste pays.

> « Ebru », reflets de la diversité culturelle en Turquie.

Photographies de Attila Durak du 12 mars au 12 juin 2010, bibliothèque de la Part Dieu.

Visites par Sylvie Aznavourian, commissaire le 19 mars à 13h, le 31 mars à 17h30, le 22 avril à 13h, le 19 mai à 17h30 et le 2 juin à 17h30.

« Ebru » est aussi un livre préfacé par John Berger comprenant des textes de Elif Safak, Fethiye Çetin ou Tosun Terzioglu. Editions Actes Sud.

Toujours dans le cadre de cette année de la Turquie, la bibliothèque lyonnaise organise quelques conférences qui devraient ravir les plus curieux.

« Istanbul 2010, capitale européenne de la culture », conférence de l’architecte Kohran Gümus. Vendredi 19 mars, 18h30

« Frontières culturelles de la Turquie »

> Samedi 27 mars, 10h30, table ronde avec l’historien Samim Akgönül et le politologue Ali Kazancigli.

Samedi 27 mars, 15h00, table ronde avec Attila Durak auteur de « Ebru », Fethiye Çetin auteur du « Livre de ma grand-mère » (L’Aube, 2006) et porte parole du groupe des droits des minorités, Ayse Gül Altinay, enseignante à l’Université de Sabanci et Nebahat Akkoç, fondatrice du centre des femmes.

> « La Turquie et l’union européenne »: Conférence de Can Baydarol, professeur de Sciences politiques à l’Université Kültür d’Istanbul, le 30 mars

> « L’Economie de la Turquie »: Conférence de Bahadir Kaleagasi, politologue et coordinateur du Tusiad (Bruxelles)

Renseignements sur www.bm-lyon.fr et www.culturesfrance.com

Lyon, le 12 mars 2010.

09/01/2010

Histoire(s)

La bibliothèque de la Part-Dieu poursuit en 2010 son cycle de rencontres « Histoire et mémoire ». Après Pierre Nora, Marc Ferro, Paul Veyne, Yves Ternon, et tant d’autres, l’institution culturelle lyonnaise accueille successivement en ce début d’année, Catherine Coquery autour du « Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du président Sarkozy » (la découverte) et Mona Ozouf pour son livre de mémoire, « Composition française ».

A un moment de « bessonisation » des esprits, d’organisation du très manipulatoire débat sur « l’identité nationale », mais aussi, convenons-en, d’une sorte de concurrence mémorielle, donner la parole aux historiens n’est pas un luxe. « Ni juge, ni romancier » comme le signale la bibliothèque de la Part-Dieu, « l’historien veille à échapper à la tyrannie des groupes, il oppose l’histoire collective aux mémoires particulières. L’histoire naît de la mémoire et s’en affranchit en mettant le passé à distance ».

A ce titre, l’ouvrage de Mona Ozouf est diablement intéressant dans la mesure où il est un va-et-vient entre la grande histoire de l’universel républicain et les souvenirs de l’enfance bretonne de celle qui allait devenir une historienne majeure.

  • Mercredi 27 janvier, 18h30, Rencontre avec Catherine Coquery-Vidrovith. « Le Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du président Sarkozy » (la découverte) et « Les enjeux politiques de l’histoire coloniale » (Agone)
  • Mercredi 10 février, 18h30, Rencontre avec Mona Ozouf pour « Composition française, réflexions sur une enfance bretonne »

Programme complet des conférences sur www.bm-lyon.fr et sur Topo le journal des bibliothèques de Lyon.

Lyon, le 9 janvier 2010.

23/12/2009

Satan

Google livres.jpgDans la série des "grands méchants" carnassiers, Google détient probablement la palme au point, peut être, de dépasser Coca, Pepsi, Microsoft et autres Texaco dans l'esprit de bien des gens. Depuis quelques temps, la peur à l'égard de Google se double d'un certain aveugement. Vous vous en doutez, loin de moi l'idée de me faire le champion de Google mais, quand on observer le débat concernant la question des livres et de l'édition, convenons que c'est du "grand n'importe quoi". Que Google se prenne quelques claques quand il agit au mépris du droit d'auteur et des éditeurs n'est pas pour me déplaire. A cet égard l'action en justice conduite par le Seuil - La Martinière est non seulement utile mais victorieuse. Il convient donc de s'en réjouir. Par contre, quand certains bons esprits, nécessairement parisiens, entendent dénoncer l'accord entre la Bibliothèque municipale de Lyon et Google il y a de quoi être irrité par tant de méconnaissance et d'esprit tordu car ce qui lie la bibliothèque lyonnaise à Google n'est en rien comparable au juste combat que nombre d'éditeur européens mènent face au même Google. De quoi s'agit-il ?

Comme une grosse vingtaine d'établissements dans le monde parmi lesquels on peut compter Harvard, Oxford ou Munich, la Bibliothèque municipale de Lyon, après un appel d'offre et sur la base d'un cahier des charges très sophistiqué, vient de confier à Google la tâche de numériser 500'000 ouvrages libres de droits. Cette numérisation impossible à financer par une collectivité va être exploitée conjointement par Google et l'établissement lyonnais qui, en parallèle ,mettra gratuitement cette numérisation à la disposition de tous.

Par ailleurs, l'accord lyonnais, qui semble inédit dans le monde, indique clairement que la numérisation se fait à la main, sous le contrôle scientifique de la bibliothèque, le dispositif mis en place se situant dans un rayon de moins de 50 kilomètres. Comme le dit le Directeur de la bibliothèque: "en réalisant une numérisation de masse, nous avons choisi d'avancer". Cette expérience lyonnaise à grande échelle est le plus sûr moyen de mettre à portée de tous, et en particulier des chercheurs, l'impressionnant patrimoine lyonnais mais aussi d'ouvrir des portes pour demain dans des domaines encore peu traités comme l'usage associatif ou professionnel.

Alors que depuis de nombreuses années l'Etat se désinteresse de cette question purement provinciale car n'oublions pas que la Bibliothèque municipale de Lyon (BML) est la seconde bibliothèque française après la bibliothèque nationale de France (BNF), il s'agissait pour Lyon de travailler à une échelle plus importante bien que les premières réalisation de numérisation remontent à 1992.

Que les quelques vierges effarouchées nichant dans le quartier latin continuent donc de pousser leurs cris en entendant le seul nom de Google ne change rien à l'affaire. D'ici quelques années 500'000 ouvrages du patrimoine lyonnais seront mis gratuitement à la disposition de tous, à travers le monde, depuis la bibliothèque municipale de Lyon. C'est après tout l'essentiel.

Lyon, le 23 décembre 2009.

Photo: DR

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu