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05/02/2010

Le scalp du beauf

blog+-freche-gros.jpgIl aura donc fallu attendre quelques semaines pour que la flèche désormais historique de Frêche destinée à Fabius fasse parler d'elle. Cette petite phrase lourdingue prononcée dans l'indifférence générale avant les vacances de Noël par le beauf-en-chef du Languedoc-Roussillon mettra en vérité plusieurs semaines pour atteindre sa cible et enfin pouvoir être exploitée par une Martine Aubry chauffée à blanc et sous influence, une première socialiste certaine de pouvoir tirer profit de cette affaire aux contours plus artificiels que l'on pourrait le croire.

A quelques semaines du premier tour des régionales et alors que le marigot est en ébullition, rien n'est pourtant réglé et le temps ne semble pas travailler pour Solférino. Comme le disait jadis Robert Lamoureux "Le canard est toujours vivant", autrement dit Frêche est loin d'être mort. Mieux ou pire selon l'option choisie, le coups de poker de la première secrétaire pourrait s'avérer d'ici quelques temps à haut risque quand on constate le désordre qui s'est désormais installé localement.

Conseillée par ses nouveaux amis Bartolone, Hamon ou Montebourg, Martine Aubry pourrait rapidement se mordre les doigts en ayant succombée aux sirènes d'une garde rapprochée supposée être le garant de notre âme. On verra bien d'ici quelques jours quel sera le sort de la solution "canal historique" imaginée par les as de solférino mais il n'est pas encore certain que le scalp du beauf devienne une prise de guerre et que l'avenir de la première secrétaire se situe ailleurs qu'à Lille.

Lyon, le 5 février 2010.

Photo: DR

18/09/2009

Les François

Forum_Liberation_Lyon-v2.jpgA ceux qui n’assistent pas à ce Forum lyonnais de Libération, rappelons, alors que le débat entre les François Bayrou et Hollande vient de se terminer, qu’une vingtaine de rencontres viennent d’avoir lieu. Du côté des acteurs politiques, Rama Yade, Daniel Cohn-Bendit, Claude Bartolone, Jean-Luc Mélenchon, Dominique Voynet, Gérard Collomb et bien d’autres se sont succédé mais force est de constater que cette rencontre entre « Les François » faisait office de sommet.

En ouvrant la discussion autour de l'idée, pour préparer l'alternance à Sarkozy, de "se rencontrer et de débattre", François Bayrou a tiré une première cartouche appelant de ce fait à la nécessité d'oeuvrer à la création d'un socle commun après selon François Hollande  "plus de 35 ans de vie séparée". Si le constat sur la caractérisation du pouvoir Sarkozyste semble commun, François Hollande a, quant à lui, insisté sur la division de ceux qui s'y oppose.

En vérité dans cette rencontre Hollande-Sarkozy, tout était dit, dans la première demi-heure. En effet, pour l'un comme pour l'autre, il y a accord pour débattre entre ceux qui  en ont le désir , autant dire qu'on est loin de la position paleo-programme commun exprimée par Bartolone ce matin même.

Deuxième élément de convergence, la nécessité de conduire un débat transparent et sans tractations.
Troisième point ne pas hésiter à aller au coeur des clivages et des antagonismes.

Cette rencontre lyonnaise, bien que positive, n'est en aucune façon "historique". Ce premier pas, qui indique une convergence forte sur la nécessité de débattre, cache encore mal les postures tactiques nichées dans le panorama politique d'une opposition qui entame un long cheminement. D'ailleurs histoire de ne pas se bercer d'illusions, François Hollande a invité le public à se convaincre qu'il n'y aura pas de candidat commun lors des prochaines présidentielles. Il a ainsi clairement pensé à François Bayrou mais probablement aussi... à lui.

Jean-Yves Sécheresse

 
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