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01/09/2010

Catalogne

Catalogne.jpgMon ami Philippe Dibilio a décidé pour cette saison de prendre un peu de distance avec « De Lyon et d’ailleurs » afin de se consacrer à des travaux plus personnels. Que Claude Puel, l’entraineur de l’Olympique lyonnais se rassure donc, il n’aura plus à subir les foudres souvent méritées de Philippe. Si Philippe Dibilio dispose toujours de son rond de serviette sur ce blog et donc de la possibilité de nous donner son grain de sel quand il en ressentira le besoin. Dès demain, son successeur, Stéphane Nivet, nous livrera chaque semaine un billet que l’on souhaitera aussi fougueux que ceux de l’ami Dibilio et les quelques repères biographiques relatifs à Stéphane devraient vous mettre l'eau à la bouche.

En attendant, on me signale que vendredi et samedi prochain la place de la République devrait présenter un sympathique petit air catalan et donc prolonger notre goût pour les vacances. En effet, les 3 et 4 septembre l’ « Agencia Catalana de Turismo » va investir le cœur de Lyon pour y présenter son potentiel touristique par le biais de toute une série d’animations justifiées par le lancement de l’année de la Catalogne en France (2010-2011).

Les autorités catalanes vont donc proposer aux lyonnais autour d’un petit village des envies de Val d’Aran, de Barcelone ou de la Costa Brava. Monuments en miniature, ateliers pour les enfants, danses et chansons seront au menu de ces deux journées avec le concours de la Ville de Lyon et de la Région Rhône-Alpes.

> Envie de Catalogne, Lyon, 3 et 4 septembre 2010, place de la République, 1er arrondissement

Renseignements sur www.enviedecatalogne.fr

Lyon, le 1er septembre 2010.

00:10 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : catalogne, lyon, tourisme, barcelone, catalan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

24/08/2010

U comme "Urbatopies"

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L’an passé, ici même, je vous disais le plus grand bien de l’ouvrage de Jean Haëntjens intitulé le « Pouvoir des villes » publié par les éditions de l’Aube. Cette année, le même auteur, chez le même éditeur, nous propose « Urbatopies » un voyage dans des villes qui, selon Haëntjens « sont en train d’inventer l’urbanisme du XXIème siècle ». Cocorico, avec Barcelone, Bilbao, Copenhague, Turin, Hambourg, Vancouver ou Nantes, Jean Haëntjens distingue Lyon ce qui, vous vous en doutez n’est pas pour me déplaire. Plus sérieusement dans un bouquin efficace car ramassé, Jean Haëntjens, qui tire quelques utiles leçons comme praticien car patron d’une agence d’urbanisme, nous propose avec « Urbatopies » une sorte de prolongement du « Pouvoir des villes ». Planification, Stratégie, Urbanisme durable, interrogations quant à la qualité urbaine sont au menu d’un bouquin dont les contours politiques, au bon sens du terme, sont particulièrement présents ne serait-ce qu’en s’en prenant « au glamour planning », « aux coups architecturaux sans lendemain » et en affirmant la nécessité d’impliquer nos concitoyens.

Le livre est destiné à l’ensemble des, professionnels de la ville, étudiants, élus, militants associatifs. Publié par l’Aube, il bénéficie au sein de la collection « Villes et territoires » de l’environnement de l’ESSEC business school pour, au bout du compte, se situer dans une collection que je ne résiste pas à vous conseiller.

- L’aube, « Villes et territoires » - ESSEC business school

- Jean Haëntjens, « Urbatopies », 2010, 16 euros

- Patrice Noisette et Franck Vallérugo, « Un monde de villes », 2010, 21 euros

- Luc Gwiazdzinski et Gilles Rabin, « Urbi et Orbi – Paris appartient à la ville et au monde », 2010, 19 euros.


NB: Réponses du quizz d'hier:

  1. Réponse A : le Front National
  2. Réponse B : Nicolas Sarkozy
  3. Réponse A : le Front National
  4. Réponse B : le Front National
  5. Réponse B : Marine Le Pen
  6. Réponse B : Nicolas Sarkozy
  7. Réponse A : Marine Le Pen
  8. Réponse B : Nicolas Sarkozy

Lyon, le 24 août 2010.

05/08/2010

L comme "Lunch (Lydia)"

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Lydia Lunch est un de ces mythes dont le rock and roll est particulièrement friand. Chanteuse, écrivaine et plus ou moins actrice, Lydia, de son vrai nom Koch, est issue de la rue new yorkaise. Fugue, inceste, zonant dans l’underground des années soixante-dix c’est avec Teenage Jesus and the Jerks que la chanteuse va s’imposer au point de totaliser aujourd’hui une impressionnante discographie. Plus ou moins tenante d’une sorte de « Spoken words » dans la lignée de Henry Rollins, Lydia Lunch, à partir de sa base de Barcelone continue d’écumer les petites scènes européennes. Alors que peu de ses ouvrages sont traduits en français, « Au Diable Vauvert » vient de mettre à la disposition du public francophone « Déséquilibres synthétiques » (« Will Work For Drugs ») traduit par Virginie Despentes et Wendy Delorme.

Cette compilation de textes parfois proches du chaos est un mélange de fictions et d’entretiens (Hubert Selby Jr, Nick Toshes…) qui valent leur détour. Loin de la noirceur de « Paradoxia » ce recueil pour fans aborde tout à la fois l’Irak ou la religion mais surtout nous plonge dans l’univers cruel de sa jeunesse à Rochester entre une mère inquiétante et un père qui joue la virginité de la fille au poker. « La bête », un autre texte de ces « déséquilibres » nous raconte l’histoire du batteur fou de Teenage Jesus, quelques dizaines de pages résumées par la formule « dope-detox-hosto-prison » par Geraldine Sarratia dans les Inrockuptibles. Recommandé aux amateurs éclairés attirés par le noir.

lydia lunch.jpg> Lyndia Lunch, « Déséquilibres Synthétiques », Au Diable Vauvert, 2010, 18 euros.

    Lyon, le 5 août 2010.

    16/11/2009

    I'm from Barcelona

    drapeau%20catalan.bmpSamedi matin, après quelques jours passés à Barcelone pour parler « métropolisation », j’étais de retour dans notre bonne ville. Il est toujours amusant de constater sur une période aussi brève les quelques petits évènements qui font l’actualité d’une telle métropole sans que jamais la moindre information ne suinte jusque chez nous. Mis à part la probable fusion « Iberia-BA » et de nombreux articles situant l’Espagne en crise par rapport à ses voisins européens deux informations dominaient. La première concernait la mise en détention d’un Maire par le célèbre juge Garzón dont les agissements sont loin de faire l’unanimité. Le Parti Socialiste Catalan ayant désigné une jeune femme de 32 ans, genre sciences-po et végétarienne, pour succéder à cet élu indélicat, j’imagine que le type en question, du fond de sa cellule, a du se résigner au fait qu’en l’espace de quelques heures il avait basculé dans l’histoire ancienne, la jeune élue lui piquant la vedette. Encore plus catalino-centrée, l’annonce par l’actuel président du F.C. Barcelone qu’au terme de son mandat, il irait bien faire un petit tour en politique. Vous l’imaginez l’information à produit son petit effet ce d’autant que le dénommé Laporta ne compte pas aller coller des affiches pour les nationalistes mais bien être candidat lors de prochaines élections.

    Un Bernard Tapie catalan est peut-être né la semaine passée ?

    Toujours à propos de l’Espagne mais plus rock’n’roll, en parcourant le mensuel culturel « Go mag », je me suis aperçu que sans la « bibine » nos amis ibériques seraient bien en peine d’accéder au rock et à l’électro. C’est ainsi que « Heineken » fait du naming avec une salle de Madrid et dispose d’un site pour acheter des tickets de concert (heineken.es). La concurrence, en l’occurrence « Vetrins », coule de doux amours sponsorisés avec « Live Nation » et « Budweiser » invente là-bas la « Genvine music » (sic !) en soutenant la techno sans oublier « Jack Daniel’s » qui roucoule dans les oreilles des rockeurs en finançant un concours de maquettes depuis son site. Il conviendrait de signaler tout cela à notre Jean-Louis Murat national qui après son « portrait-pochtron » dans Libération il y a quelques temps (voir billet ici) pourrait avoir une ouverture sur un marché espagnol que Benjamin Biolay occupe presque à lui seul concernant les artistes français.

    La France justement, bien que voisine, attriste nos amis catalans qui attendent toujours un TGV de plus en plus hypothétique qui connecterait Barcelone à Lyon en trois heures et des poussières. Nos voisins qui connaissent pourtant des difficultés en cette période de crise avec leur flux d’immigration sud-américaine, produit d’accords bilatéraux, ne comprennent pas pour autant « notre » débat sur « l’identité nationale ». Fort heureusement l’image de Bachelot se faisant piquer contre la grippe a été reprise par toutes les télévisions, confirmant ainsi notre sens du ridicule et mettant les rieurs de notre côté.

    Lyon, le 16 novembre 2009.

    14/11/2009

    Editer

    Dans le « Monde des livres » de la semaine passée, Laurent Jean-Pierre consacrait un long et intéressant article à Raymond Williams ou plus exactement à son ouvrage « Culture et matérialisme » que les excellentes éditions « Les Prairies Ordinaires » viennent de porter à la connaissance du public français. Avec Stuart Hall, dont les éditions Amsterdam, assurent également la diffusion de certaines traductions, Williams est considéré comme l’un des piliers des « Cultural Studies » qui font à juste titre la fierté de l’université britannique.

    Autant nous devons nous réjouir du travail effectué par ces éditeurs à la surface financière bien modeste, autant on doit s’interroger sur le fait que c’est plus de vingt ans après sa disparition que Raymond Williams est publié dans notre pays. Soyons clairs, on peut légitimement s’interroger sur la qualité du travail éditorial des Seuil-Gallimard-Hachette et autres Flammarion.

    L’an passé déjà les éditions « Zones » publiaient « Sous-culture, le sens du style » un ouvrage de Dick Hebdige qui quant à lui avait été édité en….1979 en Grande-Bretagne.

    Par ailleurs, quand on considère les prix publics pratiqués désormais dans notre pays concernant les ouvrages de sciences humaines on doit encore plus s’inquiéter. Quand on sait que le bouquin de Williams est vendu 15 euros ou que celui de Hebdige est de seulement 13 euros, comment ne pas s’interroger une nouvelle fois sur des éditeurs qui adorent s’afficher comme « de référence » mais qui en vérité ne font plus leur métier sauf à considérer que publier un bouquin de sociologie avoisinant les 30 euros c’est encore de l’édition.

    Merci donc aux « Prairies Ordinaires », aux « Editions Amsterdam », à « Zones » et à « La découverte » de faire leur travail. Quant aux autres nous nous abstiendrons de les féliciter pour leurs apports respectifs aux arts du jardinage, du bricolage, de la cuisine sans oublier ces nombreux témoignages de « people » qui nous aident tant à vivre.

    Lyon, le 14 novembre 2009.

    13/11/2009

    L’Albatros

    1255628127.jpgSouvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage

    Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers

    Qui suivent, indolents compagnons de voyage,

    Le navire glissant sur les gouffres amers.

    A peine les ont-ils déposés sur les planches,

    Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,

    Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches

    Comme des avirons traîner à côté d’eux.

    Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !

    Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !

    L’un agace son bec avec un brûle-gueule,

    L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !

    Le poète est semblable au prince des nuées

    Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;

    Exilé sur le sol au milieu des huées,

    Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

    Charles Baudelaire

    Maintenant que ce poème de Baudelaire est relu, retour à la réalité, voici quelques-unes des photographies mises en ligne par le photographe Chris Jordan sur son site.

    Barcelone, le 13 novembre 2009.

    Photo: DR. (c) Chris Jordan - http://www.chrisjordan.com

    10/11/2009

    L’Europe des métropoles

    seapflags.jpgCe soir, en route pour Barcelone, pour participer en compagnie du Directeur de l’Agence d’Urbanisme, au séminaire sur les modèles de gouvernance métropolitaine en Europe. Chacun le sait cette question se pose sur l’ensemble du vieux continent et même si dans la funeste réforme territoriale imaginée par Nicolas Sarkozy cette question est le cadet des soucis des autorités gouvernementales françaises, constatons qu’à partir de demain à Barcelone, universitaires et élus venus de Catalogne, Londres, Paris, Turin et d’ailleurs s’efforceront, en partageant leurs analyses et expériences, d’étudier les points majeurs concernant les phénomènes de métropolisations sous les aspects institutionnels, économiques, d’aménagement et culturels.

    Il s’agira pour nous, en décrivant l’obscur maquis institutionnel français d’expliquer à nos collègues européens en quoi la nouvelle aventure métropolitaine que nous initions, ici à Lyon, avec St-Etienne, le Nord Isère et le Pays Viennois, a vocation à changer la donne pour que L’Euro métropole lyonnaise se hisse au bon niveau en Europe. En effet, cet ensemble métropolitain que nous souhaitons multipolaire, se situe, pour l’heure, bien en deçà des grandes métropoles comme Barcelone, Manchester, Milan ou Francfort. Pourtant avec ses presque 3 millions d’habitants, dotée d’une armature urbaine forte, l’Euro Métropole lyonnaise peut légitimement prétendre intégrer le « club » des grands ensembles métropolitains dont les leaders sont Barcelone (4,8 millions d’habitants), Milan (3,9), Manchester (2,5) ou Francfort (2,5). Face à ces enjeux qui ne sont, loin s’en faut, pas uniquement démographiques, sur les plans de la cohérence de nos territoires, des facteurs aussi importants que le dynamisme économique et une culture partagée en matière de développement durable et d’aménagement, Lyon avec sa région urbaine a vocation à relever le défi métropolitain.

    En attendant, pour notre territoire qui, je le rappelle est constitué de plus de 800 communes, 60 intercommunalités, 13 autorités organisatrices de transports et sur 6 départements, l’heure n’est pas à se lamenter sur l’existence des mille-feuilles à la française. Notre volonté de construire cette métropole multipolaire est bien plus forte que les résistances générées par ces découpages institutionnels. C’est ce que nous tenterons d’expliquer ces jours-ci à Barcelone en faisant valoir les premières pistes de nos réflexions communes.

    Lyon, le 10 novembre 2009.

    Photo: DR

    23/07/2009

    D comme « Dettes »

    D 1.jpgChacun, de ce côté-ci des Pyrénées, s’est félicité de la victoire de Messi et des siens en finale de la ligue des champions. Les lyonnais probablement encore plus car on peut toujours trouver quelques fierté à se faire sortir par l’équipe qui, au final, triomphera. Maigre, très maigre consolation ce d’autant qu’en explosant au Nou Camp les gones ne se sont vraiment jamais remis de cette berezina.

    En face des Catalans magnifiques, les Mancuniens dépassés ne se sont jamais hissés au niveau convenable alors qu’ils faisaient office d’épouvantail. En tant que finaliste très malheureux, Manchester United empoche tout de même dans cette aventure européenne une somme rondelette qui devrait dépasser les 35 millions d’Euros à savoir légèrement plus de 10% de son chiffre d’affaire annuel. Vu de loin on pourrait dire que tout va bien pour l’équipe de Fergusson. Ce d’autant que la vente de Cristiano Ronaldo ajoute du beurre aux épinards. Rien n’est moins exact. Derrière la magie de ces chiffres une autre réalité transpire. Derrière l’esbroufe comptable des droits télé (115 millions d’euros), des droits commerciaux (80 millions d’euros) une autre réalité s’impose. Avec un endettement de plus de 740 Millions d’Euros, United rembourse chaque saison une dette de 50 millions d’euros pour l’essentiel assumée par le proprio ricain Malcom Glazer. Dans ce contexte pour le moins étonnant ou l’afflux quasi quotidien de liquidités blinde les déséquilibres financiers structurels on peut, comme certains des futurs adversaires de MU, digérer avec difficultés le spectacle des opérations de transferts de joueurs que s’offre le prestigieux club anglais. Avec un Berbatov à 38 millions d’euros, un Carrick dépassant les 25, une paire Anderson-Nami facturée plus de 45 on se pince sachant que la plupart des vedettes émargent ici comme au Réal ou à Barcelone à plus de 7 millions d’euros par an. De quoi casser le moral des Girondins qui viennent au prix d’efforts importants de s’offrir définitivement Yohann Gourcuff et ses nouveaux émoluments. Mais que nos amis bordelais se rassurent, d’ici deux ou trois saisons il y aura toujours en Europe un club sévèrement endetté mais richement doté pour leur acheter leur génial milieu-offensif.

    Lyon, le 23 juillet 2009.

    05/05/2007

    Aux urnes citoyen(ne)s

    medium_Mariannes_4_couleurs.jpg
      

    Pour se conformer à la réglementation en vigueur, mon blog cessera toute activité du Vendredi 4 mai minuit jusqu’au dimanche 6 mai. Les commentaires seront également suspendus pendant cette période.

    Je vous donne rendez-vous pour un live blogging à l'occasion de la soirée électorale.

    En attendant, aux urnes citoyen(ne)s.

     
    En cadeau le magnifique but de Lionel Messi (Barcelone / Getafe) en V.O
     

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