Avertir le modérateur

11/09/2008

Optimisme ?

1354665856.jpgAprès mon billet de la fin août certains s’étonnaient de mon optimisme raisonné et très mesuré concernant la bataille électorale qui se livre aux Etats-Unis entre Obama et Mc Cain.

Autant l’été avait été pénible pour Obama autant il est vrai que la convention de Denver apportait un peu de ciel bleu dans la campagne démocrate puisque avec 48% d’intentions de vote, Obama se hissait quelques 6 points au dessus du républicain. En choisissant dans le même temps Sarah Palin comme co-listière, Mc Cain allait effacer cet avantage en remettant les compteurs à zéro. Malgré les parfums de scandale ce choix de ticket républicain allait rapidement fonctionner au point d’enclencher la dynamique actuellement à l’œuvre.

Depuis, le tandem Mc Cain-Balin, a conjuré le sort. Un sondage intervenu en début de semaine confirme la stratégie gagnante du Parti Républicain, Mc Cain se situant 4 points au dessus de Obama. On pourra toujours dire que les sondages méritent doute et précaution il n’empêche que depuis que Sarah Palin fait équipe avec le vétéran du Viêt-Nam sur une ligne « pur porc » la dynamique républicaine est de retour. Sarah Palin booste la candidature Mc Cain et la gouverneur de l’Alaska est en passe de devenir la super-star que l’électorat républicain se cherchait. Meetings pleins à craquer. Eloge des grands médias malgré l’épisode familial. Perspectives de gains dans certains états. L’opération Palin est manifestement un succès et, comble de l’histoire, les républicains commencent à jouer la carte maitresse de Obama, le changement.

Scrutant, malgré son actuelle stratégie d’évitement des grands médias, la « boulette à Palin », les spin-doctors d’Obama semblent dans l’expectative. Réaliste ? Pessimiste ? Willie Brown l’ancien maire démocrate de San Francisco s’interroge publiquement sur la stratégie de Obama. En expliquant que « Sarah Palin a totalement bouleversé la dynamique de cette campagne », Brown dit que « Les Républicains sont passés à l’offensive et nous ne sommes pas très doués pour la défense », autant dire que conjointement les questions de dynamique de campagne et du vote populaire sont désormais au centre du duel Obama-Mc Cain.

Nul ne sait si nous entrons dans une phase de « non retour » dans cette campagne ou bien si le léger mieux de Barack Obama dans les sondages est le signe d’un nouveau coude à coude jusqu’à la dernière ligne droite. En tout cas Obama joue gros dans la séquence qui s’avance. A vous de voir s’il convient de se montrer d’un optimisme raisonné ou d’un pessimisme cruel.

Lyon, le 11 septembre 2008.

31/08/2008

Go !

1496110690.jpgAprès le succès de la Convention démocrate et la désignation consensuelle de Barak Obama, la contre-offensive républicaine ne s'est pas fait attendre. En désignant comme candidate à la Vice-Présidence la Gouverneur de l'Alaska, Sarah Balin, John Mc Cain envoie deux messages distincts à l'Amérique.

Le premier, à destination de l'électorat républicain qui a porté à deux reprises Bush à la Maison Blanche, démontre qu'en choisissant la télégénique Balin, mère de 5 enfants dont deux actuellement sous les drapeaux, adversaire irréductible de l'avortement et membre de la National Rifle Association (NRA), la barre est résolument fixée à droite. Le second, à destination des électeurs orphelins d'Hillary Clinton, consiste à jouer la carte femme manière par le biais de ce ticket inédit de permettre à certains démocrates de sécher leurs larmes.

L'ouverture de la Convention républicaine risque ainsi de changer de nature. Tout porte à croire qu'en désignant Sarah Balin comme co-listière, Mc Cain s'est montré plutôt malin, essayant ainsi de limiter les effets positifs de l'étape de Denver de Barak Obama. A 66 jours de l'élection, la pré-campagne présidentielle s'achève. Les deux camps sont désormais en ordre de bataille pour en découdre et il ne nous reste plus qu'à espérer qu'Obama reprenne sa trajectoire conquérante après un été difficile, passé à patauger dans les sondages. Go Barak, Go !

Lyon, le 31 août 2008.

31/05/2008

Inquiétudes

barak_obama.jpgMéfions-nous ! Méfions-nous de ces premiers sondages qui affirmeraient déjà que la situation électorale américaine serait sur le point de se retourner. Barack Obama battant le Républicain Mc Cain lors de la prochaine présidentielle.

Méfions-nous car, vu d’ici, je n’arrive pas à me mettre dans la tête que le long combat entre Barack et Hilary au sein du camp démocrate ne saurait avoir des conséquences négatives. Méfions-nous aussi des envolées sympathiques. Déjà en 2004 le vieux continent avait préféré Kerry à Bush et aujourd’hui il plébiscite Obama face à Mc Cain. On connaît la suite.

Ce que Romain Huret appelait il y a quelques temps dans une tribune à Libération « Le psychodrame démocrate » pourrait au final jouer un mauvais tour à Barack face à un candidat républicain plus malin et calculateur que certains ne peuvent l’imaginer. L’ancien héro du Vietnam pouvant se révéler un candidat très coriace fort de ses certitudes, de son crédo binaire et surtout du soutien des puissants réseaux républicains.

Comme le disait, toujours dans la même tribune l’Universitaire Lyonnais, « en 1972, George Mc Govern avait proposé la plate forme la plus à gauche de l’histoire du parti, promettant une Amérique arc-en-ciel, la défaite fut proportionnelle à la générosité sociale. En silence, le candidat républicain Richard Nixon remporta la mise. »

Autant j’arrive, comme vous tous, à mesurer le formidable potentiel symbolique d’Obama, autant je peux percevoir ses capacités et l’élan qu’il provoque, autant je suis parfois surpris par la faible lisibilité de ses choix politiques, Hillary Clinton offrant parfois une démarche programmatique plus solide car plus encrée dans la réalité politique et sociale du pays.

Au bout du compte je m’étonne que pour l’heure Bush passe par pertes et profits dans cette pré-campagne épuisante au cours de laquelle il est rarement indiqué que voter pour le camp républicain c’est tout bonnement accorder un troisième mandat à Bush.

Face à un Mc Cain droit dans ses bottes, jouant les durs, il conviendrait que Barack Obama ne laisse pas aux Républicains l’Amérique populaire, celle dont on aime dire qu’elle est profonde. A suivre.

Lyon, le 31 mai 2008.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu