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28/02/2011

Adieu

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hortefeux-alliot-marie.jpg

27/09/2010

A star is born

francois-fillon-unite-nationale1222669696.jpgLundi en quinze, suite à un sondage publié la veille par le J.D.D., je m’efforçais d’expliquer que, bien qu’en sursis, le premier ministre en titre était sur le point de devenir l’alternative à droite, le grand concurrent de Sarkozy pour 2012. Deux semaines plus tard le phénomène semble non seulement perdurer mais se renforcer. A l’occasion du ripolinage de sa maquette, le Figaro Magazine vient de publier un sondage qui est, à droite, un véritable plébiscite pour Fillon.

La droite française redemande donc du Fillon, souhaite avec force le voir succéder à lui-même à la tête du gouvernement au point que désormais Alliot-Marie et Lagarde enregistrent 40 points de retard et Borloo pas moins de 52.

Tandis que les candidats s’activent pour faire valoir leurs bons services pour être dans le futur équipage, que d’autres lorgnent sur le parti présidentiel et que les guerres font rage, Fillon toise l’ensemble, Sarkozy compris, en démontrant à ce beau monde qu’il est le seul à pouvoir conduire la droite à la bataille contre le parti socialiste.

En face de lui, Sarkozy semble à la peine. Avec un Copé à la manœuvre, un Guéant qui laisse indifférent, la clique Morano-Estrosi-Hortefeux-Woerth à la ramasse, le président a la scoumoune et, même si cela devait lui rester en travers de la gorge, seule Alliot-Marie pourrait à terme apparaître comme le plus petit dénominateur commun pour tirer un gouvernement nouveau dont on peut s’interroger, dès avant sa constitution, sur sa capacité à mener la mère des batailles.

Lyon, le 27 septembre 2010.

Photo: DR

13/09/2010

Remanier pour gagner plus

francois-fillon-300x300.jpgQui peut bien succéder à François Fillon ? Telle est la question, angoissante pour certains, que se pose la droite depuis des mois. En annonçant de manière incongrue un remaniement ministériel des mois à l’avance, Nicolas Sarkozy ne s’est bien entendu pas facilité la tâche. Puisque il s’agit désormais de démontrer, en désignant un nouveau Premier Ministre, qu’un vent nouveau va souffler sur le pays, Sarkozy semble dans l’obligation de renvoyer dans ses foyers celui que le président appelait jadis son « collaborateur ».

Hier, en commandant un sondage à l’IFOP histoire de tester la performance des postulants, le JDD n’a pas nécessairement éclairé la lanterne de Sarkozy. En effet, 55% des Français interrogés pensent que Fillon devrait se succéder à lui-même. Si 66% des sympathisants socialistes ne seraient pas mécontents de voir l’homme de la Sarthe revenir au pays, à droite, ils sont 86% à plébisciter Fillon et à souhaiter le voir rester à Matignon. Même si l’actuel premier ministre doit se réjouir de cette confiance il convient de dire que les électeurs de la majorité ne rendent pas totalement service à Fillon en s’exprimant aussi massivement pour lui. Ils devraient savoir que la meilleure des choses pouvant arriver à leur champion est de se voir viré de Matignon, histoire de dégager la perspective d’un véritable boulevard électoral si Sarkozy continuait à piquer du nez au point de devenir tricard. Fillon est une alternative plus que sérieuse en cas de démonétisation de l’actuel locataire de l’Elysée. Fillon le sait et l’espère. Quitter en martyr Matignon est donc la meilleure des choses qui pourrait lui arriver.

Pour ce qui concerne la petite demi-douzaine de successeurs possibles, Sarkozy peut continuer à être soucieux. Si on écarte un Copé qui ne souhaitera pas se faire piéger, un Bargoin dont le papillonnage semble être la ligne, reste Borloo et les deux dames du président. Avec respectivement 41, 37 et 31%, Alliot-Marie, Lagarde et Borloo ne crèvent pas le plafond. Les deux ministres souffrent, pour l’une d’incarner une continuité revêche, et pour l’autre une inexpérience totale Reste Borloo. En faisant des efforts pour séduire la droite et en prenant un abonnement au pressing, il souhaite ce bâton de maréchal mais à bien des difficultés, pour s’imposer et à démontrer au président et à sa majorité qu’il sera capable d’aller se battre en 2012 comme un mort de faim pour faire triompher la droite.

Lyon, le 13 septembre 2010.

Photo: DR

09/05/2009

A la relance

grues.jpgVient d’arriver dans l’agglomération lyonnaise une de ces mésaventures porteuses de sens. Alors que la commune de Sathonay-Camp devait accueillir le siège régional de la gendarmerie sur un site appartenant à La Défense, une heure avant la signature définitive entre le représentant de l’Etat et le Responsable du Consortium en charge de la construction, un fax arrive dans les bureaux de l’entreprise choisie : « Rendez-vous annulé ». Motif invoqué désormais par le gouvernement, « l’opération n’est plus retenue ».

La chose pourrait apparaître comme cocasse puisque c’est la Ministre Alliot-Marie, jadis en charge de la Défense et donc de la gendarmerie qui avait donné le feu vert à une telle opération. Depuis, vous le savez, la même Alliot-Marie est devenue Ministre de l’Intérieur avec une compétence nouvelle sur la gendarmerie et c’est elle qui au dernier moment vient de renvoyer gendarmes, élus et entrepreneurs dans une mouise sans nom.

En effet, l’entreprise retenue pour édifier le siège dans cette commune du « Grand Lyon » était à la tête, pour l’occasion, d’un groupement constitué de constructeurs, architectes et bureaux d’études.

Dans la nécessaire phase d’études du projet pas moins de 10 M d’euros avaient été engagés en études pour un chantier comprenant six bâtiments et 422 logements. Depuis le Fax assassin, il ne reste plus que les yeux pour pleurer aux opérateurs de ce projet qui, d’après les milieux de la construction, représentait 400 emplois à temps plein sans compter ceux induits. La Communauté Urbaine quant à elle qui avait conduit les études nécessaires peut désormais classer un dossier qui devrait prendre le chemin des oubliettes.

Alors que le gouvernement ne cesse de palabrer sur son « plan de relance », que le Ministre Devedjian parade et que le Sénateur UMP local désigné pour occuper le très honorifique poste d’ « Ambassadeur pour les régions Bourgogne et Rhône-Alpes » (Sic !) regarde ses chaussures, il ne reste plus aux élus locaux et entrepreneurs qu’à méditer sur la façon dont on s’occupe aujourd’hui du pays.

Je vous le disais cette mésaventure a du sens. Elle en dit probablement beaucoup sur la capacité du gouvernement à naviguer dans cette crise. Plus sûrement à indiquer, qu’au-delà de l’incompétence, le mépris est sa deuxième nature.

Lyon, le 9 mai 2009.

 
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