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29/03/2009

Selection d'Avril

herman.jpgAprès un hiver plutôt frisquet sur le plan de la programmation, les semaines qui s’annoncent devraient nous apporter un nécessaire réchauffement de la planète musicale lyonnaise.

Avec les Festivals « L’Original », « Reperkusound » et les « Nuits Sonores » chacun devrait pouvoir trouver son petit bonheur en ce printemps naissant. Nous aurons probablement l’occasion d’y revenir, je me borne donc aujourd’hui à pointer quelques dates encore une fois dominées par ce renouveau Folk (Americana ?) jusqu’ici improbable mais désormais dominant au point parfois de friser l’indigestion.

Cela étant du beau monde pour faire escale, entre Saône et Rhône et aux alentours, en ce mois d’Avril.

Le 3 avril, Alela Diane est annoncée au Rail Théâtre, un choix sympathique pour la salle du 9ème arrondissement mais surprenant pour une artiste qui bénéficie d’un appui médiatique plus que consistant. On pouvait s’attendre à un Transbordeur ou à une salle Rameau. Il faudra donc aller dans le quartier de Gorge de Loup pour applaudir la neo-folkeuse. Le jeudi 9 avril, direction plein ouest vers St-Etienne et plus particulièrement au « Fil » (20, boulevard Thiers) pour aller à la rencontre des indispensables Herman Düne forts de leur excellent ultime album paru l’automne dernier. Respectivement les 24 et 28 avril, le Transbordeur accueille The Ting Tings puis le retour des Babylon Circus, une façon sympathique de patienter pour, cette fois là, tracer plein sud vers l’Epicerie Moderne. Le 30 avril, Andrew Bird s’y produit et il est donc prudent de réserver, cela évitera pour quelques-uns d’entre-vous de se retrouver sur le parvis, tristes et seuls, comme pour Calexico il y a quelques semaine de cela.

J’en connais certain(e)s qui craquent pour Emily Loiseau. Emily jolie sera le 13 mai à la salle Rameau à l’invitation des Mediatone (www.mediatone.net) qui, une fois de plus, nous démontrent qu’ils ont l’esprit large.

Lyon, le 29 mars 2009

Photo:DR

27/02/2009

Jennifer aussi

fields.gifJe ne sais plus très bien s’il demeure possible de faire de bons disques avec de bons sentiments. A l’écoute du dernier et second album de la néo-folkeuse, Alela Diane, nous devons légitimement nous interroger. La seule chose qui demeure certaine c’est que l’on peut faire un disque correct quand on n’a pas grand-chose à dire. Ensuite tout est question d’humeur. C’est le cas avec ce « To be still », dont j’attendais avant sa sortie probablement beaucoup trop et qui distille sur quelques onze titres cet ennui indéfinissable et plutôt agréable que je suppose issu de sa bourgade, paraît-il verdoyante, de Nevada City. Un bled, nous disent les Inrockuptibles, que la petite Alela quitta un beau jour pour rejoindre son boy-friend à Portland avec retour vers ce havre Nord-Californien après la rupture consommée avec le gonze en question. Si Alela en était restée là, ce deuxième album aurait peut-être été plus excitant. Las, Alela est retournée à Portland pour rejoindre le type en question et tout ceci nous donne un disque convenable mais bien moins indispensable que son prédécesseur, le magnifique « The Pirate’s Gospel » qui lui était tout aussi aérien, soigné et intime, mais qui avait l’immense avantage d’être le premier.

Vous l’aurez compris, « To be still » sera vite oublié. Je ne sais pas de quel bois sera fait le dixième ou douzième album d’Alela Diane mais, au train où vont les choses, il conviendrait que cette belle voix nous mette un peu de sauce piquante dans son folk pour un troisième album qu’elle devrait peut-être ne pas confier à son papa producteur.

Pour me faire pardonner, je voudrais vous conseiller la divine surprise de février, à savoir le magnifique disque d’Elysian Fields intitulé « The Afterlife ». Pour tout vous dire, j’avais perdu de vue ce duo constitué de la chanteuse Jennifer Charles et de son « mentor » le multi-instrumentiste Oren Bloedow, depuis belle lurette. Vu il y a une grosse dizaine d’années en première partie de Eels puis par hasard lors d’un concert gratuit sur Central Park, la vie sans Elysian Fields me convenait après tout fort bien. J’avais probablement commis une erreur car ce « The Afterlife » est une merveille. Aux confins, comme le dit Richard Robert dans les Inrocks, du « rock de chambre » avec un léger accent jazzy, la suave Jennifer envoûte la musique de Oren Bloedow avec une perfection qui frise au scandale. En indiquant amicalement aux dépressifs de s’abstenir, je vous conseille de vous procurer sans délais ce disque qui mériterait de figurer dans votre discothèque car vous le valez bien. Elysian Fields sera ce soir à l’Epicerie Moderne de Feyzin (69). A vous de voir.

Lyon, le 27 février 2009

Photo:DR

21/02/2009

Elles nous rendent marteau

sophie hunger.jpgSi vous êtes abonnés à SFR vous avez tout de même le droit de savoir comment la très dispensable Lily Allen dépense le petit magot que doit lui attribuer la célèbre marque de téléphonie mobile. Si j’en crois « Star Up » le magazine des disquaires du même nom, la fille à papa devenue pop-star s’est acheté un appartement en 2007. Après plus d’un an de travaux elle le fait visiter. Vous lirez la suite dans le journal en question. Lily Allen vient donc de sortir son second album et vous imaginez que cela m’indiffère. Profitant de l’occasion, je préfère vous recommander quelques-uns des excellents disques, qu’aux quatre coins du monde, la génération féminine montante nous propose.

Par pur esprit de contradiction je veux tout d’abord signaler le nouvel album des « vieux » Pretenders, de Chrissie Hynde. L’américaine a beau être pour nombre de critiques une « has been », elle signe un disque de pur rock and roll et de ballades que malheureusement les Français ne peuvent qu’acquérir en importation. A vous procurer les yeux fermés.

Si vous aimez les petites contines chantées, les vocaux tendres et presque enfantins, entre Cocorosie, Stina Nordenstam et Emiliana Torrini, le premier album de The Pierces est pour vous. Les deux sœurs que les fans de la série « Gossip Girl » connaissent déjà pour la chanson « Secret » administrent une pop douce-heureuse limite glamour qui devrait convaincre du monde dans les mois qui viennent.

Après son « The Pirate’s gospel » de la fin 2007, la délicieuse et talentueuse Alela Diane nous revient. Le deuxième opus intitulé « To be still » est paraît-il à la hauteur de nos attentes, espérons-le et souhaitons à cette magnifique chanteuse de connaître une carrière dans son Amérique natale qui ne sera pas plombée par son succès en France.

Chrissie Hynde, the Pierce, Alela Diane, les filles occupent avec une légitimité qui ne leur était pas jadis acquise le devant de la scène. Ces temps-ci une autre heureuse découverte nous arrive, cette fois-ci de Suisse. Elle s’appelle Sophie Hunger et son album « Monday’s Ghost » est une petite merveille qui devrait nous accompagner jusqu’à l’été et peut-être même au-delà.

Quand je vous disais que les filles allaient nous rendre marteau, j’aimerais vous convaincre qu’en évitant d’acheter le dernier Franz Ferdinand, les inutiles Glasvegas, les anecdotiques Cazals et les Wampas dont François Bégaudeau est le premier fan, c’est dire, vous allez faire quelques économies pour faire plaisir à votre Ipod. Alela Diane et Sophie Hunger iront y rejoindre les Keren Ann, Feist et autres Chissie Hynde. Ça c’est un plan de relance !

  • The Pierce, “ Thirteen tales of love and revenge”, Lizard King.
  • Alela Diane, “To be still”, Fargo.
  • Sophie Hunger, “Monday’s Ghost”, Universal.

 

Lyon, le 21 février 2009

photo:DR

 
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