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24/04/2010

Reconnaissance

drapeaux-armeno-turc.jpgC’était le 4 mars dernier. Ce jour là par 23 voix contre 22, la Commission des Affaires Etrangères de la chambre des représentants des Etats-Unis adoptait une résolution reconnaissant le génocide des Arméniens. Le jour même les autorités turques dénonçaient « cette comédie » et protestaient. Rappel d’Ambassadeur, annulation de visites ministérielles, menaces à l’égard de la main d’œuvre arménienne, le petit jeu Turquo-Américain ne pouvait guère faire illusion sachant que cette résolution votée le 4 mars n’a aucune chance de franchir les murs de la commission pour se retrouver en séance plénière. Obama où pas, la question de la reconnaissance du génocide n’a que peu de chance d’être d’actualité. Raison de plus pour faire de cette journée du 24 avril, traditionnellement consacrée à la mémoire des victimes du génocide, un moment encore plus fort.

Rendez-vous en cette fin d’après midi au Mémorial de la Place Antonin Poncet, Lyon 2ème arrondissement.

Lyon, le 24 avril 2010.

09/09/2009

Subliminal soutien à Bongo

Subliminal Kouchner.jpgÀ peine Ali Bongo était-il devenu le vraisemblable président du Gabon et avant même la déclaration officielle des résultats, Paris rabâchait déjà son cantique. Le même toujours. Celui des jours noirs, qu’on chante autour des pseudo catafalques de la Françafrique. Prévisible, Kouchner barytone qu’il « condamne très fermement les atteintes à l’ordre public ». Normal. Des ressortissants français risquent d’être en danger.
Crânement et avec un effet du plus beau grégorien, les voûtes des Affaires Étrangères vibrent d’un « la France n’a pas eu de candidat, n’a défendu personne et n’est pas intervenue, jamais, jamais, jamais… Nous avons respecté complètement la neutralité nécessaire, c’est un pays souverain ».
Point d’orgue !

Silence. Méditation.

La France n’a pas eu de candidat. D’ailleurs, le conseiller de Nicolas Sarkozy pour les relations avec les pays africains, (le Monde du 30 août 2009), ne disait rien d’autre quand il affirmait : « Au Gabon, la France n’a pas de candidat, mais le candidat de Robert Bourgi, c’est Ali Bongo. Or je suis un ami écouté de Nicolas Sarkozy. De façon subliminale, l’électeur comprendra »…

Subliminal quand tu nous tiens.
Subliminales, les interventions de l’État français : les mécanismes commerciaux et les enjeux financiers, y compris ceux des sociétés nationales suffisent à l’efficacité.
Subliminal, le pétrole (53% du PIB, 79% des recettes d’exportation du pays) : Total ne contrôle que 30% de sa production.
Subliminales, les ressources minières, manganèse en tête, exploité par Comilog : le Français Eramet, n’en contrôle que 66% aux côtés de l’État (attention, les Indiens et les Chinois guettent).
Subliminale l’exploitation des bois tropicaux dominée par le groupe français Rougier.
Subliminale la réception d’Ali Bongo par Nicolas Sarkozy et Claude Guéant en 2008 : à ne pas confondre avec un adoubement du fils prodigue.

Le père d’Ali, feu Omar Bongo, « ami fidèle de la France » selon Nicolas Sarkozy et grand dispensateur de mannes électorales devant l’Eternel ne disait-il pas : « La France sans le Gabon, c’est comme une voiture sans essence et le Gabon sans la France, c’est comme une voiture sans chauffeur » ?

Jean-Paul Schmitt

07/08/2007

K comme Kouchner (Bernard)

medium_K.jpgQuelques mots pour m'inquiéter du sort prochain du Ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, dont la marge de manœuvre risque de se réduire sensiblement dans les mois qui viennent.

Inutile de revenir sur le cas Kouchner dont j'avais parlé en son temps, mais plutôt, sachant que Kouchner ira jusqu'au bout du bout de sa participation au gouvernement, m'interroger, sur la mise en place du Conseil National de Sécurité souhaité par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle et sur la portion congrue qui risque de revenir à l'ex-french Doctor.

Jean-David Lewitte est, vous le savez, destiné à présider cette nouvelle structure inspirée du modèle américain. Futur tuteur de Bernard Kouchner, notre ancien Ambassadeur à Washington et actuel sherpa du Président, ne sera probablement pas mandaté pour faire de la figuration. C'est tout le contraire qui va très certainement se passer, l'action diplomatique et militaire de la France étant destinées à être de plus en plus concentrées à l'Elysée.

Ce nouveau Conseil qui disposera de moyens réels, on parle d'une trentaine d'experts en provenance du Quai d'Orsay et de la Défense, constituera la structure permanente à disposition de Lévitte, donc de Sarkozy. Domaine plus que réservé du Président, il ne faut pas être grand clerc pour imaginer la place limitée qui reviendra à un Kouchner qui jouera son rôle traditionnel sur le terrain des Droits de l'Homme et d'inlassable voyageur spécialiste des tarmacs. Simple produit de communication le Ministre des Affaires Etrangères est destiné à mettre du fun dans une politique qui se décidera ailleurs.

Lewitte en place, Kouchner jouera les utilités comme si la fin du début correspondait au début de la fin.

Lyon, 7 août 2007.

 
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