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18/08/2007

S comme Stiglitz (Joseph E.)

medium_S_1.2.jpgSoyons clairs. La plupart du temps, l'idée de lire un bouquin d'économie fait plus que me rebuter, elle me déprime. En attente depuis plusieurs mois le livre du Prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz intitulé "Un autre Monde" dormait sous une pile d'ouvrages et sa lecture début août n'est pas loin de me réconcilier avec le genre. En vérité Stiglitz est presque un conteur et le DVD d'entretiens diffusé par l'hebdomadaire "Challenges" cet hiver ne peut qu'encourager des lecteurs aussi fainéants que moi à poursuivre. C'est ce qui a été fait et je m'en porte que mieux.

Autour de l'idée que Wall Street et la mondialisation débridée en cours sont antagoniques aux perspectives de développement, l'ancien conseiller de Bill Clinton avance l'idée qu'une certaine forme de capitalisme, celui en vigueur aux Etats-Unis pour parler court, est à proscrire. Autour de l'idée du retour à un Etat modernisé et à des processus de décisions issus de choix démocratiques, un nouvel équilibre peut émerger entre l'Etat et le marché permettant ainsi non seulement aux sociétés de maîtriser le marché, de protéger travailleurs comme consommateurs au Nord comme au Sud mais, et c'est essentiel pour Stiglitz, d'être soucieux de l'avenir de la planète.

S'il fallait très grossièrement caser l'économiste américain parmi les références qui s'imposent  en matière de projet de société il est clair que le Nobel 2001 pourrait se situer entre la démarche sociale démocrate suédoise, les positionnements d'une bonne partie du PS français (de DSK à Royale) et certaines velléités de Clinton ou Al Gore.

Pour vous convaincre de visiter Stiglitz et de tenter l'aventure voici quelques bribes de la conclusion de son ouvrage.

"Pour une grande partie du monde" nous dit l'auteur, "la mondialisation telle qu'elle a été gérée ressemble à un pacte avec le diable. Dans le pays, une poignée d'individus s'enrichissent; les statistiques du PIB, à prendre pour ce qu'elles valent, ont meilleure mine, mais les modes de vie et les valeurs fondamentales sont menacées. Dans certaines régions du monde, les gains sont encore plus minces, les coûts plus palpables. Les progrès de l'intégration dans l'économie mondiale ont apporté plus d'instabilité, plus d'insécurité, plus d'inégalité. Et ils ont même compromis des valeurs essentielles.

Ce n'est pas une fatalité. Nous pouvons faire fonctionner la mondialisation, mais pour tout le monde, y compris les habitants des pays pauvres. Ce sera long et difficile. Nous avons déjà beaucoup trop attendu. Nous devons nous y mettre immédiatement ".

Cela vous tente? Cela s'appelle "Un autre Monde", c'est chez Fayard, 448 pages pour 22 Euros mais j'imagine que d'ici quelques mois une version en poche devrait être proposée. A vous de voir si vous préférez attendre.

 

 
Hautes Pyrénées, 18 août 2007.

26/12/2006

Visite amicale

medium_gerard_collomb.jpgJe suis allé ce matin rendre visite à Gérard Collomb aux Iris, le centre de Marcy l’Etoile, lieu de repos mais aussi de souffrances suite à son opération. L’homme est fatigué ce qui est normal, mais aussi déterminé, ce qui l’est tout autant.

Il me dit s’être fendu d’un communiqué de presse tant les habituelles rumeurs sur son état de santé parcouraient la ville. Il m’assure être d’attaque pour la séance de rentrée de la Communauté Urbaine.

Sur son bureau, un mètre trente de parapheurs dont la carte de bons vœux à François Hollande, le Premier Secrétaire du Parti qui a toujours été, en particulier avant les élections municipales de 2001, un soutien actif et sincère à celui qui allait devenir Maire de Lyon.

Au nom de mes collègues élus socialistes lyonnais je me suis dit que la meilleure façon de lui exprimer notre amitié était de lui proposer quelques instants de lectures fructueuses.

Parcourant les rayons de la librairie Passages, j’ai longtemps hésité entre la bio de Léon Blum (trop conventionnel), le dernière livraison du paysagiste gilles Clément (trop ploum-ploum), les cahiers d’Artaud publiés en Fac-similé par Gallimard, pour me rabattre au final sur le dernier Rosanvallon sur la démocratie, c’est à dire le moyen d’aller aux sources d’une des interrogations de Ségolène Royal et comme deuxième pioche le bouquin de Stiglitz, c’est à dire le complément nécessaire aux interrogations des socialistes pour ce qui concerne l’avenir de la planète. 

Lyon, le 26 décembre 2006

17:00 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Collomb, Gérard, Blum, Stiglitz, Maire, Sécheresse | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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