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15/08/2009

P Comme « Pioche »

P3.jpgEn cette rentrée 2009 qui s’approche à grands pas, dîtes-vous bien que c’est la dernière fois que nous allons retrouver notre bon vieux tunnel de la Croix-Rousse dans l’état dans lequel nous l’avons laissé. En effet, c’est au premier trimestre 2010 que le premier coup de pioche va être donné pour une livraison du nouvel ouvrage l’hiver 2014.

Cet énorme chantier d’un coût total de plus de 220 millions d’euros qui nécessitera la fermeture du tunnel entre avril et novembre 2013 est une nécessité en terme de sécurité mais aussi de déplacements. Cet ouvrage vieillissant, ouvert en 1952, n’était plus conforme aux réglementations nouvelles même si depuis 2004 le « Grand Lyon » avait réalisé les travaux de sécurisation nécessaires. La décision de remettre totalement à neuf le célèbre tunnel lyonnais s’imposait donc. Elle apportera, soyons-en certain, son lot de protestations de la part des automobilistes et probablement aussi sa ration de commentaires démagogiques destinés à rafler quelques voix lors des prochaines municipales. C’est ainsi !

Il va s’en dire que le tube actuel va être rénové de fond en comble mais c’est la création d’un second tunnel, dans des contraintes techniques loin d’être simples, qui va être chronophage. Dédié dans un premier temps à la logistique du chantier, le second tube sera réservé par la suite aux transports collectifs, aux vélos ainsi qu’aux piétons permettant ainsi aux lyonnais de se déplacer, intra-muros, avec plus de sécurité, de facilité et de confort.

A chaque entrée du tunnel, un véritable remodelage du paysage de la ville sera entrepris avec, en particulier, la création d’une porte monumentale côté Saône et un périmètre d’aménagement qui tiendra compte de la construction du futur pont Schuman qui enjambera la Saône.

Dans l’attente de ce nouveau tunnel Croix-Roussien qui offrira aux piétons et cyclistes une ambiance lumineuse et multi-média unique, les lyonnais devront être patients. Même si la fermeture du tunnel ne devrait pas aller au-delà de six mois, il convient d’ores et déjà d’intégrer que le second tube nécessitera l’utilisation d’explosifs et donc l’interruption, de temps à autre, de la circulation pendant une heure.

D’ici quelques jours, en cette rentrée, c’est donc la dernière fois que bronzé(e)s nous humerons avec délectation le bon air du tunnel Croix-Roussien sachant, qu’enfin, au retour de nos vacances de 2013 nous nous dirons qu’il n’y a plus que 5 mois à tenir.

Lyon, le 15 août 2009.

23/02/2007

Il cause, alors causons

medium_SarkozyPerbenVF.2.jpg

Voici quelques heures, Dominique Perben a présenté, à la presse, ses griefs sur le bilan de l’actuelle équipe municipale. Reconnaissons-le, en cette période d’élection, il est de bon ton de prodiguer avis et conseils sur la gestion des affaires publiques. Je ne sais pas encore précisément ce que Dominique Perben a bien pu dire sur Lyon mais quant à moi, je souhaite dire deux trois choses concernant celui qui a été Maire de Chalon-sur-Saône de 1983 à 2001.

18 ans à la tête d’une municipalité, 3 mandatures, vous me direz que ca donne tout de même le temps de réaliser des projets d’envergures, de développer sa ville, notamment lorsqu’on prétend avoir une vision pour elle. Chalon, durant ce laps de temps, a t'elle véritablement changée de visage ? Jugez-vous-même.

Parlons, tout d’abord, attractivité et urbanisme, puisque le sujet semble intéresser notre homme. Depuis 1983, la ville de Chalon a perdu, selon l’INSEE, près de 20% de sa population. La perte d’habitants, comme chacun le sait, est le signe tangible du dynamisme d’une ville et aussi une solution efficace pour résoudre les problèmes liés au logement et à l’habitat. J’irais même plus loin ! La récession démographique amorcée au début des années 80 est le fruit d’une stratégie politique sur le long terme, puisque Chalon est sans doute l’une des villes qui, à l’heure actuelle, en France, est la moins touchée par la crise du logement.

Il y a une semaine de cela, le Ministre des transports s’inquiétait, par voix de presse, de la bonne tenue de la politique de renouvellement urbain menée dans l’agglomération lyonnaise. La mixité sociale, l’amélioration de l’habitat, notamment social, la construction de véritables quartiers de vie dans ce que l’on appelait, autrefois, les grands ensembles, et le développement d’un cadre de vie agréable sont autant d’éléments qui participent à la bonne gestion d’une ville. C'est-à-dire autant d’éléments que l’ancien Maire de Chalon peut méditer, lui qui est le champion pendant 18 ans du renforcement de la ségrégation spatiale. En concentrant la plupart des efforts d’équipements, en termes d’urbanisme, sur les quartiers du centre de Chalon, et en regroupant le logement social en périphérie, il a sans équivoque contribué à construire une ville de moins en moins solidaire et équilibrée. Les résultats sont là. Certains quartiers, comme par exemple le Prés Saint-Jean, qui a pourtant fait l’objet d’une opération de renouvellement urbain, a perdu près 2.000 de ses habitants. La faute, sans doute, à la malchance.

Parlons emploi. C’est important l’emploi. Et notre Ministre, ne peux souffrir d’une réputation de laxisme en la matière, lui qui a participé activement à l’effort d’un gouvernement qui, en l’espace de 5 ans a un bilan catastrophique. A Chalon-sur-Saône, les résultats sont probants. Entre 1983 et 2001, Kodak ou Ravensburger, par exemple, ont fait le choix de partir de Chalon pour le premier, et de ne pas s’y implanter pour le second. Nous pourrions évoquer les nombreuses difficultés d’entreprises telles Piffaut ou Zolpan. En 2005, la ville comptait 12,5% de demandeurs d’emplois. Un taux de chômage des jeunes supérieurs à 21%, et un nombre de chômeurs de longue durée en progression constante. Les Chalonnais ne s’y sont pas trompés. Eux qui, lors d’une enquête de l’institut Sofres intitulée « Chalon 2020 », reconnaissaient à 74% que le principal point faible de Chalon est l’emploi exigeant aussi à 70% qu’il convenait de s’occuper en priorité de l’arrivée de nouvelles entreprises et de la création d’emplois.

Hier je m’étonnais de la récente conversion du prétendant UMP à la Mairie de Lyon à la défense de la cause arménienne et me demandant ce que l’ex-boss de Chalon-sur-Saône avait pu bricoler sur la question pendant plus de vingt ans.

Aujourd’hui, comme vous pouvez le constater je veux rafraîchir la mémoire de tous sur un sujet éminemment important.

Ne vous inquiétez pas, je vous vois frétiller d’impatience, nous aurons l’occasion de revenir au fil des mois sur certains fondements élémentaires qui constituent le background d’une campagne.

Lyon, le 24 février 2007.

Il cause, alors causons

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Voici quelques heures, Dominique Perben a présenté, à la presse, ses griefs sur le bilan de l’actuelle équipe municipale. Reconnaissons-le, en cette période d’élection, il est de bon ton de prodiguer avis et conseils sur la gestion des affaires publiques. Je ne sais pas encore précisément ce que Dominique Perben a bien pu dire sur Lyon mais quant à moi, je souhaite dire deux trois choses concernant celui qui a été Maire de Chalon-sur-Saône de 1983 à 2001.

18 ans à la tête d’une municipalité, 3 mandatures, vous me direz que ca donne tout de même le temps de réaliser des projets d’envergures, de développer sa ville, notamment lorsqu’on prétend avoir une vision pour elle. Chalon, durant ce laps de temps, a t'elle véritablement changée de visage ? Jugez-vous-même.

Parlons, tout d’abord, attractivité et urbanisme, puisque le sujet semble intéresser notre homme. Depuis 1983, la ville de Chalon a perdu, selon l’INSEE, près de 20% de sa population. La perte d’habitants, comme chacun le sait, est le signe tangible du dynamisme d’une ville et aussi une solution efficace pour résoudre les problèmes liés au logement et à l’habitat. J’irais même plus loin ! La récession démographique amorcée au début des années 80 est le fruit d’une stratégie politique sur le long terme, puisque Chalon est sans doute l’une des villes qui, à l’heure actuelle, en France, est la moins touchée par la crise du logement.

Il y a une semaine de cela, le Ministre des transports s’inquiétait, par voix de presse, de la bonne tenue de la politique de renouvellement urbain menée dans l’agglomération lyonnaise. La mixité sociale, l’amélioration de l’habitat, notamment social, la construction de véritables quartiers de vie dans ce que l’on appelait, autrefois, les grands ensembles, et le développement d’un cadre de vie agréable sont autant d’éléments qui participent à la bonne gestion d’une ville. C'est-à-dire autant d’éléments que l’ancien Maire de Chalon peut méditer, lui qui est le champion pendant 18 ans du renforcement de la ségrégation spatiale. En concentrant la plupart des efforts d’équipements, en termes d’urbanisme, sur les quartiers du centre de Chalon, et en regroupant le logement social en périphérie, il a sans équivoque contribué à construire une ville de moins en moins solidaire et équilibrée. Les résultats sont là. Certains quartiers, comme par exemple le Prés Saint-Jean, qui a pourtant fait l’objet d’une opération de renouvellement urbain, a perdu près 2.000 de ses habitants. La faute, sans doute, à la malchance.

Parlons emploi. C’est important l’emploi. Et notre Ministre, ne peux souffrir d’une réputation de laxisme en la matière, lui qui a participé activement à l’effort d’un gouvernement qui, en l’espace de 5 ans a un bilan catastrophique. A Chalon-sur-Saône, les résultats sont probants. Entre 1983 et 2001, Kodak ou Ravensburger, par exemple, ont fait le choix de partir de Chalon pour le premier, et de ne pas s’y implanter pour le second. Nous pourrions évoquer les nombreuses difficultés d’entreprises telles Piffaut ou Zolpan. En 2005, la ville comptait 12,5% de demandeurs d’emplois. Un taux de chômage des jeunes supérieurs à 21%, et un nombre de chômeurs de longue durée en progression constante. Les Chalonnais ne s’y sont pas trompés. Eux qui, lors d’une enquête de l’institut Sofres intitulée « Chalon 2020 », reconnaissaient à 74% que le principal point faible de Chalon est l’emploi exigeant aussi à 70% qu’il convenait de s’occuper en priorité de l’arrivée de nouvelles entreprises et de la création d’emplois.

Hier je m’étonnais de la récente conversion du prétendant UMP à la Mairie de Lyon à la défense de la cause arménienne et me demandant ce que l’ex-boss de Chalon-sur-Saône avait pu bricoler sur la question pendant plus de vingt ans.

Aujourd’hui, comme vous pouvez le constater je veux rafraîchir la mémoire de tous sur un sujet éminemment important.

Ne vous inquiétez pas, je vous vois frétiller d’impatience, nous aurons l’occasion de revenir au fil des mois sur certains fondements élémentaires qui constituent le background d’une campagne.

Lyon, le 24 février 2007.

 
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