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22/09/2009

Une solitude active

nouveau Site Desirs d'avenir.jpgLe terrain avait été bien préparé, toute la semaine dernière la presse, dans une unanimité suspecte, n’en avait que pour la solitude de Ségolène Royal. Et de broder sur le départ de ses proches et de certains adhérents de Désirs d’Avenir. Et pour ne pas lâcher le filon de la vie privée, on pointait l’incursion de son compagnon dans son action politique. Pensez donc un homme nouveau qui ne fait pas parti du sérail ; si maintenant tout le monde peut faire de politique où va-t-on ? Et puis le monsieur est intervenu dans le relooking du site internet, c’est son métier mais tout de même. D’ailleurs il est bien évidemment raté ce nouveau site et pour s’en convaincre on convoque les internautes dont on sait qu’ils représentent le meilleur ou le pire de l’expression démocratique. En l’occurrence le pire était le bien venu. Enfin l’Express est allé jusqu’à se lancer dans une rocambolesque histoire de facture adressée à Pierre Bergé ce qui aurait amené le célèbre mécène à s’éloigner à son tour. C’est totalement faux et démenti par l’ intéressé qui, au contraire a affiché une solidarité sans faille à Ségolène.

Ce tir de barrage est une nouvelle fois intervenu à la veille d’une initiative de l’ex et toujours candidate à l’élection présidentielle : la deuxième édition de la fête de la Fraternité. La pratique est connue mais elle est systématiquement réservée à Ségolène Royal. Pourtant la fête a eu lieu et dans sa solitude au milieu de 3000 personnes la femme seule a, une fois de plus tenu des propos que l’on aimerait voir repris ailleurs mais pour les connaître il faudra aller sur le site de Désirs d’Avenir car la presse elle n’a pas dû les entendre. Le seul passage retenu aura été celui concernant la naissance d’un mouvement de dépassement du PS. Position stratégique de la présidente de Poitou-Charente que l’on peut comprendre quand on voit l’attitude de son propre parti à son égard.

De cette semaine d’acharnement je retiendrai deux choses : Ségolène est toujours là, debout et combative ; d’autre part elle fait toujours peur, en particuliers à Nicolas Sarkozy. Aux leaders socialistes qui dénoncent avec raison l’emprise du président sur les média et son don de les manipuler je dirai simplement ceci. Si Ségolène reste la cible favorite c’est qu’elle représente pour lui le principal danger. En effet elle est la seule déjà positionnée dans la course à 2012, elle a derrière elle l’acquis d’une présence au deuxième tour et le score qui va avec et elle est toujours là debout combattante avec un discours sans cesse étouffé mais beaucoup plus solide que les zig zag de la politique d’un Sarkozy qui ne se gêne pas de puiser dans les idées de Ségo et de la gauche pour nourrir sa démagogie.

Alors que les choses soient dites elle est pour la gauche la meilleure candidate pour 2012. Ce ne sont pas ceux qu’elle a devancé en interne la fois précédente qui peuvent prétendre revenir en deuxième semaine : Fabius est grillé quant à DSK son pantouflage dans la finance offert par Sarko ne le met pas en meilleure situation pour parler au nom de la France qui souffre. Il reste les quadra qui n’en sont plus car tous tournent autour des cinquante ans et plus et talonnent ainsi Ségolène en terme d’âge, aucun n’a aujourd’hui la stature. Aussi la logique voudrait que tirant les leçons des fourberies de 2007 chacun s’inscrive dans un débat loyal et enrichissant avec elle pour aller ensuite au combat ensemble.

Voilà une situation qui créerait une meilleure dynamique pour affronter la politique du pouvoir en place et faire éclore des propositions gagnantes. Sortir de ce schéma c’est faire cadeau de la victoire à la droite, c’est une analyse de bon sens que le peuple de gauche risque de faire plus vite que les appareils.

Philippe Dibilio

Illustration: DR. Impression écran.

29/05/2007

Désirs de Ségolène ?

medium_SR-fond_bleu.jpgLe PS bouderait Ségolène Royal annonce ce matin l'hebdomadaire Lyon Capitale sur la base de confidences de la Fédération du Rhône du Parti socialiste qui indique que les candidats socialistes "demandent tous Strauss-Kahn" (sic !)

Que Lyon capitale et la Fédération du Rhône se rassurent, Ségolène Royal vient soutenir après-demain Najat Belkacem (4ème circonscription) et Pierre-Alain Muet (2ème circonscription). Elle terminera par ailleurs sa virée lyonnaise à 11h45 à la plateforme par une conférence de presse.

Il y a donc une sacrée différence entre "Désirs d'avenir" et prendre ses désirs pour une réalité.

Lyon, le 29 mai 2007. 

Désirs de Ségolène ?

medium_SR-fond_bleu.jpgLe PS bouderait Ségolène Royal annonce ce matin l'hebdomadaire Lyon Capitale sur la base de confidences de la Fédération du Rhône du Parti socialiste qui indique que les candidats socialistes "demandent tous Strauss-Kahn" (sic !)

Que Lyon capitale et la Fédération du Rhône se rassurent, Ségolène Royal vient soutenir après-demain Najat Belkacem (4ème circonscription) et Pierre-Alain Muet (2ème circonscription). Elle terminera par ailleurs sa virée lyonnaise à 11h45 à la plateforme par une conférence de presse.

Il y a donc une sacrée différence entre "Désirs d'avenir" et prendre ses désirs pour une réalité.

Lyon, le 29 mai 2007. 

24/05/2007

Attali parle

medium_Attali.jpgJe viens de trouver sur le blog de Jacques Attali ce texte étonnant quand on connait les rumeurs qui circulaient, il y a encore quelques jours, sur les relations supposées excellentes entre l'ex-conseiller de François Mitterrand et le nouveau Président de la République. A vous de juger.

" La monarchie quinquennale

L’élection présidentielle passée, personne ne s’interroge plus sur les résultats des prochaines élections législatives. Chacun accepte que la campagne qui vient de se terminer était aussi (sinon seulement) une campagne pour des élections législatives ; et chacun considère le résultat du mois de juin comme acquis : le parti du président s’en satisfait, évidemment, espérant rafler un nombre inédit de sièges, dans la foulée de l’élection de Nicolas Sarkozy ; la gauche elle aussi s’en contente et préfère se résigner à sa défaite plutôt que de choisir parmi ses dirigeants un candidat au poste de premier ministre en cas de cohabitation. Le président, appuyé par une majorité parlementaire très large, pour cinq ans, sera plus puissant que jamais.
Cette situation, dont la présence de Jean Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2002 avait masquée l’imminence, découle de deux réformes constitutionnelles très contestables : la réduction à cinq ans de la durée du mandat présidentiel et le report de l’élection des parlementaires après celle du chef de l’Etat.
Les conséquences en seront vertigineuses.
D’abord, les élus de la majorité, qui devront leur mandat au seul Président, ne pourront rien lui refuser. Ensuite, le Président, n’ayant plus la moindre tentation de dissoudre un Parlement à sa dévotion, ne sera plus, dès son élection, préoccupé que par sa réélection. Enfin, débarrassé de toute menace électorale nationale, il sera en situation de décider de tout, de nommer qui il souhaitera, à tout poste, même ceux qui ne sont pas, constitutionnellement, de sa compétence.
Nous n’entrons pas dans une 6ème république, mais dans une monarchie quinquennale.
Le Président pourra utiliser ce pouvoir presque illimité pour mener de vastes réformes, comme le fit François Mitterrand pendant les cinq premières années de son premier mandat, ou pour ne rien faire, comme le fit Jacques Chirac pendant les cinq dernières années. Dans les deux cas, l’opposition gagnera toutes les élections locales d’abord municipales, puis régionales, qui serviront d’exutoire, et perdra toutes les élections nationales. Comme si les Français considéraient que la droite était mieux placée pour gérer les enjeux stratégiques, et la gauche plus préparée à prendre en charge la gestion des problèmes de proximité.
Cette situation peut durer très longtemps ; et la monarchie quinquennale pourrait, sauf accident, devenir décennale…… "

 

> Lien vers le billet publié sur son blog "Conversations avec Jacques Attali"

23/05/2007

Ségolène, la gauche, le parti et nous.

medium_SR-Second_tour.jpgManifestement Ségolène Royal continue, et c’est une excellente chose, d’avoir une « côte d’amour » chez des électeurs de gauche qui ne semblent pas aveuglés puisqu’ils estiment massivement que le manque de soutien du Parti Socialiste est un élément important qui explique la défaite.

Ils ont raison et on ne dira jamais assez que le flingage organisé mis en œuvre pendant des mois aura plombé l’élan dont était porteuse la candidate.

Sans tirer des conclusions définitives de ce genre de sondage proposé hier par Libération- LH2, force est de constater qu’il sera bien difficile à certains de passer Ségolène Royal par pertes et profits tant elle incarne de manière vivante le besoin de renouvellement, de rénovation et de reconstruction d’une alternative à Sarkozy pouvant conduire à de futurs succès.

Favorables à Ségolène Royal, les électeurs socialistes montrent également un désir d’unité de la gauche mais n’écartent en rien la possibilité d’une alliance avec le centre comme si la main tendue par Ségolène Royal entre les deux tours marquait durablement les esprits.

Reste le parti. Il doit évoluer pour se refonder. Peu importe les mots et les formules sachant que c’est à partir du réel et des attentes des Français qu’un projet moderne, un projet de ce siècle, doit être désormais imaginé. La question des contours de ce parti se posera tant sur les plans politiques et organisationnels qu’en matière de rayonnement mais aussi de capacité à fédérer une multitude de sensibilités quasi centrifuges.

Chacun doit donc aussi se dire clairement que la méthode employée n’est en rien secondaire. Il est en effet nécessaire, pour construire ce nouvel outil, d’afficher une volonté inoxydable d’aller à la rencontre des Français et singulièrement des électeurs de gauche. Les débats participatifs, les consultations citoyennes, bref tout ce qui a fait la vitalité de Ségolène Royal doit trouver droit de citer dans cette nécessaire refondation qui, si elle avait le visage traditionnel de l’affrontement interne des écuries et des coteries, conduirait avec certitude la gauche à d’autres échecs dont le Parti socialiste ne se relèverait probablement pas.

Lyon, le 23 mai 2007.

Ségolène, la gauche, le parti et nous.

medium_SR-Second_tour.jpgManifestement Ségolène Royal continue, et c’est une excellente chose, d’avoir une « côte d’amour » chez des électeurs de gauche qui ne semblent pas aveuglés puisqu’ils estiment massivement que le manque de soutien du Parti Socialiste est un élément important qui explique la défaite.

Ils ont raison et on ne dira jamais assez que le flingage organisé mis en œuvre pendant des mois aura plombé l’élan dont était porteuse la candidate.

Sans tirer des conclusions définitives de ce genre de sondage proposé hier par Libération- LH2, force est de constater qu’il sera bien difficile à certains de passer Ségolène Royal par pertes et profits tant elle incarne de manière vivante le besoin de renouvellement, de rénovation et de reconstruction d’une alternative à Sarkozy pouvant conduire à de futurs succès.

Favorables à Ségolène Royal, les électeurs socialistes montrent également un désir d’unité de la gauche mais n’écartent en rien la possibilité d’une alliance avec le centre comme si la main tendue par Ségolène Royal entre les deux tours marquait durablement les esprits.

Reste le parti. Il doit évoluer pour se refonder. Peu importe les mots et les formules sachant que c’est à partir du réel et des attentes des Français qu’un projet moderne, un projet de ce siècle, doit être désormais imaginé. La question des contours de ce parti se posera tant sur les plans politiques et organisationnels qu’en matière de rayonnement mais aussi de capacité à fédérer une multitude de sensibilités quasi centrifuges.

Chacun doit donc aussi se dire clairement que la méthode employée n’est en rien secondaire. Il est en effet nécessaire, pour construire ce nouvel outil, d’afficher une volonté inoxydable d’aller à la rencontre des Français et singulièrement des électeurs de gauche. Les débats participatifs, les consultations citoyennes, bref tout ce qui a fait la vitalité de Ségolène Royal doit trouver droit de citer dans cette nécessaire refondation qui, si elle avait le visage traditionnel de l’affrontement interne des écuries et des coteries, conduirait avec certitude la gauche à d’autres échecs dont le Parti socialiste ne se relèverait probablement pas.

Lyon, le 23 mai 2007.

06/05/2007

Réactions à 21h

medium_SR-_Portrait_-_blanc.jpgA ceux qui espéraient que Ségolène Royal jette l'éponge ce soir la nouvelle est probablement amère. Le renouvellement engagé lors de sa campagne doit se poursuivre. Il en va de l'avenir de la politique à gauche donc de l'avenir du pays. Nous pouvons compter sur elle pour construire cet avenir.

Comme l'a déclaré Ségolène Reoyal à la Maison de l'Amérique latine sur le coup de 20h00 le mouvement esquissé doit se poursuivre et nécessairement s'amplifier au delà des contours politiques qui sont notre héritage mais qui doivent évoluer.

Prévisible, le message de Sarkozy intervenu vers 20h30 annonce la couleur. Derrière le bleu horizon du futur Président la couleur de la grisaille commence à suinter avec une démagogie habituelle à laquelle nous devons continuer à rester sourds. 

 

Lyon, le 6 mai 2007. 

Dans une 1h début du live blogging

medium_6_mai_-_résultats.jpg

Dans une 1h début du live blogging

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04/05/2007

Le vote de Mgr Barbarin

medium_Mgr_Barbarin.jpgAprès avoir annexé Jaurès, Blum, quasiment François Mitterrand et même Guy Mocquet, on sait que Nicolas Sarkozy s’est autorisé, il y a quelques temps, à évoquer lourdement le Pape Jean-Paul II. Chacun, et en particulier les croyants, jugeront si le bilan gouvernemental de Nicolas Sarkozy est en conformité avec la foi catholique. En ce qui me concerne, n’ayant aucune qualité à faire valoir dans ce domaine, je préfère ne pas me mêler de cette question même si cette confusion, cette récupération comme l’explique la revue Golias, peut laisser interrogatif et perplexe dans le cadre d’un débat présidentiel.

Monseigneur Barbarin, quant à lui, même s’il semble nettement plus qualifié que Sarkozy pour ce qui relève de la foi, vient de s’inviter contre toute attente dans le débat présidentiel. Dans un article à paraître demain dans " Familles chrétiennes ", il donne aux catholiques ce qu’il estime être d’utiles recommandations en expliquant que " si les deux candidats soutiennent une mesure contre laquelle ma conscience se révolte, je peux poser l’acte politique de ne pas voter ou de voter blanc. "

Cette formule de l’archevêque de Lyon est en vérité tout sauf anodine. Si l’on en croit l’AFP, dans le même numéro de " Familles chrétiennes " Philippe Barbarin explique " qu’un chrétien pose un acte devant Dieu en votant " et que celui-ci ne doit pas " favoriser l’avortement ou l’euthanasie, le mariage homosexuel, le rejet des immigrés ". Interrogé sur le 2ème tour de l’élection présidentielle, Mgr Barbarin précise même que " lorsque le Christ nous jugera au dernier jour, il nous demandera des comptes. Pourquoi as-tu voté pour tel ou tel candidat ? As-tu vraiment fait ton choix devant Dieu ou en fonction de tes petits intérêts personnels ? "

Sans vouloir faire le malin mais à la simple lecture du Pacte présidentiel de Ségolène Royal, je peux m’autoriser à penser que Mgr Barbarin n’apportera pas sa voix à la candidate. Reste le cas Sarkozy. Pour ce qui concerne le candidat de l’UMP tout est manifestement " jouable " si je considère les critères mis en avant par le Prélat des Gaules. Une inconnue subsiste tout de même, la question de l’immigration. Encore faudrait-il que Philippe Barbarin nous précise la manière dont il évalue la politique de l’ancien Ministre de l’Intérieur mais aussi qu’il puisse formuler un point de vue sur le programme de Sarkozy en la matière, " Ministère de l’immigration et de l’Identité Nationale " compris. Mais cela les lecteurs du " Familles Chrétiennes " qui paraîtra la veille du scrutin, n’auront pas la chance de le savoir.

02/05/2007

Delors, Royal, Bayrou et Nous

medium_Jacques_Delors.jpgA vous qui rêviez d’un gouvernement regroupant le meilleur du centre, de la droite et de la gauche. A vous qui souhaitiez que ce gouvernement puisse être présidé par un « Delors jeune », je vous livre quelques-unes des réflexions de Jacques Delors qui sera à coté de Ségolène Royal pour un meeting de fin de campagne demain à Lille.

Extrait du JDD du 29 avril 2007:

François Bayrou : « Je comprends que M. Bayrou veuille créer un parti démocrate et c’est logique qu’il pense à l’élection de 2012. Mais compte tenu de son diagnostic grave sur la France, on ne peut pas attendre. Cinq ans, c’est trop long ! Il y a urgence, c’est cela que je veux dire aux électeurs de François Bayrou : il faut se compromettre dès maintenant. »

Ségolène Royal : «  Ségolène Royal représente à mes yeux une conception du monde et de la société qui a toujours été la mienne. En deux mots, disons une société du respect et de la fraternité. Et puis c’est une personne qui a une vision, du caractère et de l’esprit de décision. Et que demande-t-on à un président de la République ? D’avoir une culture historique, une expérience du pouvoir, une compréhension de l’opinion publique. Je vous le dis ; elle a tout cela. » 

L’économie : « Je suis un partisan de l’économie de marché régulée, à la française parce que chaque pays a ses traditions. Ségolène Royal est dans le droit-fil de cette pensée, tout en sachant l’urgence de certaines situations, notamment sociales. C’est pourquoi elle ne promet pas la lune en matière de déficit. Le souci de la dette est là, il faut la réduire progressivement. Mais il faut aussi qu’elle puisse répondre aux impératifs d’une cohésion sociale retrouvée. Ce qui n’empêche pas de faire repartir l’économie. »

Nicolas Sarkozy : «  Il est quand même le candidat sortant ! Si la France est dans cet état, c’est bien à cause des gouvernements de droite dont il a été un membre éminent.

La droite française a l’habitude de sombrer dans le populisme, de pratiquer la politique chauve-souris : « je suis oiseau : voyez mes ailes ; je suis souris, vivent les rats » (pour reprendre la Fontaine). Cette droite est à la fois libérale et étatiste, européenne et d’un nationalisme étroit, compatissante dans le verbe et concrètement dure avec les faibles. » 

Lyon, le 2 mai 2007.

Delors, Royal, Bayrou et Nous

medium_Jacques_Delors.jpgA vous qui rêviez d’un gouvernement regroupant le meilleur du centre, de la droite et de la gauche. A vous qui souhaitiez que ce gouvernement puisse être présidé par un « Delors jeune », je vous livre quelques-unes des réflexions de Jacques Delors qui sera à coté de Ségolène Royal pour un meeting de fin de campagne demain à Lille.

Extrait du JDD du 29 avril 2007:

François Bayrou : « Je comprends que M. Bayrou veuille créer un parti démocrate et c’est logique qu’il pense à l’élection de 2012. Mais compte tenu de son diagnostic grave sur la France, on ne peut pas attendre. Cinq ans, c’est trop long ! Il y a urgence, c’est cela que je veux dire aux électeurs de François Bayrou : il faut se compromettre dès maintenant. »

Ségolène Royal : «  Ségolène Royal représente à mes yeux une conception du monde et de la société qui a toujours été la mienne. En deux mots, disons une société du respect et de la fraternité. Et puis c’est une personne qui a une vision, du caractère et de l’esprit de décision. Et que demande-t-on à un président de la République ? D’avoir une culture historique, une expérience du pouvoir, une compréhension de l’opinion publique. Je vous le dis ; elle a tout cela. » 

L’économie : « Je suis un partisan de l’économie de marché régulée, à la française parce que chaque pays a ses traditions. Ségolène Royal est dans le droit-fil de cette pensée, tout en sachant l’urgence de certaines situations, notamment sociales. C’est pourquoi elle ne promet pas la lune en matière de déficit. Le souci de la dette est là, il faut la réduire progressivement. Mais il faut aussi qu’elle puisse répondre aux impératifs d’une cohésion sociale retrouvée. Ce qui n’empêche pas de faire repartir l’économie. »

Nicolas Sarkozy : «  Il est quand même le candidat sortant ! Si la France est dans cet état, c’est bien à cause des gouvernements de droite dont il a été un membre éminent.

La droite française a l’habitude de sombrer dans le populisme, de pratiquer la politique chauve-souris : « je suis oiseau : voyez mes ailes ; je suis souris, vivent les rats » (pour reprendre la Fontaine). Cette droite est à la fois libérale et étatiste, européenne et d’un nationalisme étroit, compatissante dans le verbe et concrètement dure avec les faibles. » 

Lyon, le 2 mai 2007.

30/04/2007

Pique-nique pour Ségolène Royal

medium_Pique_nique_pour_Ségolène_Royal.jpg

Pique-nique pour Ségolène Royal

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28/04/2007

Réactions suite au dialogue Royal – Bayrou.

medium_Royal-Bayrou-small.jpgCe matin je vous proposais un rapide point de vue sur le dialogue à venir entre Ségolène Royal et François Bayrou sur BFM TV et RMC Info.

A lire, sur ce blog, les commentaires parfois violents de certains supporters de Nicolas Sarkozy, je constate à nouveau que, le naturel revenant au galop, la droite placée en rangs d'ognons derrière l'UMP commence à nous montrer ce que devrait être la "France de demain" en cas de victoire de l'ancien locataire de la place Beauvau.

En vérité j'ai la faiblesse de penser que le retour d'une certaine morgue de la droite dans cette campagne est un excellent thermomètre pour mesurer le coup de chaud qui frappe le camp Sarkozy dans ce début de week-end du 1er mai.

Comme probablement beaucoup d'entre vous, j'ai constaté que ce dialogue de très bonne tenue apportait de l'air frais dans une démocratie que chacun souhaite détendue et pacifiée. En abordant pratiquement l'ensemble des thèmes qui intéressent les français, j'ai la conviction que Royal et Bayrou ont situé leur dialogue à la bonne hauteur avec la volonté de parler à des électeurs libres qui veulent réfléchir par eux-mêmes.

Au regard des réactions du candidat de droite qui développe une inquiétante inclinaison à propager mépris suffisant et sectarisme, il est utile de reposer la question du verrouillage de l'information non seulement pour organiser ce débat mais aussi pour en rendre compte. Si vous en avez la possibilité, le temps et l'envie, je vous invite à mesurer la manière dont certaines télévisions, LCI par exemple, rendent compte étrangement de cet échange Royal – Bayrou.

Huit jours nous séparent du 2ème tour. Attendons-nous à ce que les amis personnels et politiques de Nicolas Sarkozy qui contrôlent l'essentiel de l'audiovisuel apportent, sur leurs antennes et dans leurs publications respectives, ce petit coup de main qui risque d'être de plus en plus utile au candidat UMP dans cette dernière ligne droite. Aux septiques sur le sujet, je suggère de se reporter au Libération de ce matin qui en dit long sur le système Sarkozy en la matière.

Histoire de me changer les idées, je vous quitte pour le stade de Gerland afin d' assister au match de l'Olympique Lyonnais qui rencontre ce soir Le Mans, une équipe qui produit souvent du beau jeu et qui apporte elle aussi un peu d'air frais dans un championnat parfois soporifique et de temps à autre violent. 

Lyon, le 28 avril 2007.

18:30 Publié dans Politique & politiques... | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Ségolène, segolene, royal, bayrou, BFM, RMC, débat | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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