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03/06/2010

Plus belle la vie

martine-aubry.jpgAlors que ce pauvre Montebourg persuadé de jouer un rôle historique fait des moulinets devant les caméras pour parler de son rapport sur les primaires, en coulisse on commence à se mettre d’accord sur la répartition des postes. Nous n’en sommes pas encore à voir débouler Lamy sur les marches de Solferino pour nous annoncer la composition du gouvernement Aubry I mais les choses vont bon train. Une fois dit que la République Solferinienne est en joie puisque dimanche dernier Martine Aubry vient d’être élue présidente de la République sachez chers amis que l’on peut s’attendre, d’une minute à l’autre, à ce que François Hollande devienne le nouveau premier ministre, Ségolène Royal présidente de l’Assemblée Nationale et Laurent Fabius celui du Sénat à condition bien entendu qu’il devienne lui-même sénateur (Que voulez vous il y a des règles absurdes dans ce pays). Pour ce qui concerne le gouvernement Hollande, Jérôme Cahuzac est annoncé à Bercy pour le reste l’espoir reste intact pour l’ensemble des prétendants. Cela étant ne rigolez pas car, dans le même temps, à droite, un évènement de première bourre vient d’intervenir. Méhaignerie vient de rencontrer Bayrou et le boss de ce qui reste du Modem se montrerait favorable à une intégration dans la majorité de droite à condition que Sarkozy introduise une dose de proportionnelle pour les législatives. Sachant que Bayrou se décide toujours à prendre des décisions conduisant avec certitude à sa défaite, vous ne pouvez que vous dire qu’une victoire de Martine Aubry peut sérieusement s’envisager à partir du moment où Bayrou rejoindrait la droite. Mieux, Monin le patron du « Nouveau Centre » grogne fort contre Sarkozy et menace de se présenter aux prochaines présidentielles non sans tirer à boulets rouges contre Bayrou qu’il accuse d’être une girouette et un opportuniste.

Que Montebourg cesse de stresser, l’organisation de ces fameuses primaires, c’est juste un truc pour passer le temps. Maintenant que Martine est certaine d’aller à l’Elysée, François à Matignon, Ségolène à l’Assemblée, bien que n’étant pas députée, et Laurent au Sénat, bien que n’étant pas sénateur, il ne reste plus qu’à indiquer à Dominique de rester Dirlo à Washington. Elle est pas belle la vie ?

Lyon, le 3 juin 2010

11/04/2009

Nous ne vous disons pas merci

anniversaire.jpgAujourd’hui c’est mon anniversaire. Cinquante-huit-ans au compteur, cinquante-huit bougies à souffler. Rassurez-vous je n’en fais pas une affaire étant considéré depuis huit ans déjà comme un vieux, pardon un sénior, par les gens de marketing. Profitant de l’occasion, je voudrais vous parler aujourd’hui des vieux ou plutôt des plus vieux que moi c'est-à-dire de ceux qui, inoxydables, continuent de représenter la base la plus solide de Nicolas Sarkozy. Lors de l’élection présidentielle ils étaient déjà ceux qui avaient assuré la victoire de Sarkozy. 75% des soixante-cinq ans et plus avaient voté pour le Président de l’UMP contre 25% pour la candidate socialiste. En d’autres termes si les électeurs plus vieux que moi étaient restés à la maison, Sarkozy serait également demeuré dans la sienne puisque pour les électeurs de 18 à 64 ans le vote Royal était majoritaire.

Je sais bien que Sarkozy s’était engagé à revaloriser les retraites, à lutter contre l’insécurité, à redorer le blason de la France et en parlant d’identité nationale il avait visé juste. Après l’élection, certains observateurs expliquaient que les frasques matrimoniaux du champion élyséen, souvenez-vous de Cécilia et de la vie tourmentée de Carla, risquaient de vacciner les électeurs les plus âgés. Rien de tel. Les plus de soixante-cinq ans demeurent accro. Ils plébiscitent le Président. Ils sont les derniers à croire à ces balivernes comme « Travailler plus, pour gagner plus », insensibles à la montée du chômage et de la précarité. Ils souhaitent que les Français triment encore plus, détestent les fonctionnaires, etc…

Pourtant la politique mis en œuvre par le gouvernement ne devrait pas remplir de confiance les personnes âgées. L’accès au soin se réduit. Le pouvoir d’achat des retraités est en carafe. Même le sort parfois peu enviable de leurs petits enfants ne préoccupe les anciens. Bref, plus ça va mal, plus les anciens trouvent ça bien.

A toutes ces taties Danielle et ces tonton Marcel, à ces mamies Nova, je veux le dire tout net, nous ne vous disons pas merci.

Lyon, le 11 avril 2009

Photo:DR

 

29/05/2007

Désirs de Ségolène ?

medium_SR-fond_bleu.jpgLe PS bouderait Ségolène Royal annonce ce matin l'hebdomadaire Lyon Capitale sur la base de confidences de la Fédération du Rhône du Parti socialiste qui indique que les candidats socialistes "demandent tous Strauss-Kahn" (sic !)

Que Lyon capitale et la Fédération du Rhône se rassurent, Ségolène Royal vient soutenir après-demain Najat Belkacem (4ème circonscription) et Pierre-Alain Muet (2ème circonscription). Elle terminera par ailleurs sa virée lyonnaise à 11h45 à la plateforme par une conférence de presse.

Il y a donc une sacrée différence entre "Désirs d'avenir" et prendre ses désirs pour une réalité.

Lyon, le 29 mai 2007. 

24/05/2007

Attali parle

medium_Attali.jpgJe viens de trouver sur le blog de Jacques Attali ce texte étonnant quand on connait les rumeurs qui circulaient, il y a encore quelques jours, sur les relations supposées excellentes entre l'ex-conseiller de François Mitterrand et le nouveau Président de la République. A vous de juger.

" La monarchie quinquennale

L’élection présidentielle passée, personne ne s’interroge plus sur les résultats des prochaines élections législatives. Chacun accepte que la campagne qui vient de se terminer était aussi (sinon seulement) une campagne pour des élections législatives ; et chacun considère le résultat du mois de juin comme acquis : le parti du président s’en satisfait, évidemment, espérant rafler un nombre inédit de sièges, dans la foulée de l’élection de Nicolas Sarkozy ; la gauche elle aussi s’en contente et préfère se résigner à sa défaite plutôt que de choisir parmi ses dirigeants un candidat au poste de premier ministre en cas de cohabitation. Le président, appuyé par une majorité parlementaire très large, pour cinq ans, sera plus puissant que jamais.
Cette situation, dont la présence de Jean Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2002 avait masquée l’imminence, découle de deux réformes constitutionnelles très contestables : la réduction à cinq ans de la durée du mandat présidentiel et le report de l’élection des parlementaires après celle du chef de l’Etat.
Les conséquences en seront vertigineuses.
D’abord, les élus de la majorité, qui devront leur mandat au seul Président, ne pourront rien lui refuser. Ensuite, le Président, n’ayant plus la moindre tentation de dissoudre un Parlement à sa dévotion, ne sera plus, dès son élection, préoccupé que par sa réélection. Enfin, débarrassé de toute menace électorale nationale, il sera en situation de décider de tout, de nommer qui il souhaitera, à tout poste, même ceux qui ne sont pas, constitutionnellement, de sa compétence.
Nous n’entrons pas dans une 6ème république, mais dans une monarchie quinquennale.
Le Président pourra utiliser ce pouvoir presque illimité pour mener de vastes réformes, comme le fit François Mitterrand pendant les cinq premières années de son premier mandat, ou pour ne rien faire, comme le fit Jacques Chirac pendant les cinq dernières années. Dans les deux cas, l’opposition gagnera toutes les élections locales d’abord municipales, puis régionales, qui serviront d’exutoire, et perdra toutes les élections nationales. Comme si les Français considéraient que la droite était mieux placée pour gérer les enjeux stratégiques, et la gauche plus préparée à prendre en charge la gestion des problèmes de proximité.
Cette situation peut durer très longtemps ; et la monarchie quinquennale pourrait, sauf accident, devenir décennale…… "

 

> Lien vers le billet publié sur son blog "Conversations avec Jacques Attali"

23/05/2007

Ségolène, la gauche, le parti et nous.

medium_SR-Second_tour.jpgManifestement Ségolène Royal continue, et c’est une excellente chose, d’avoir une « côte d’amour » chez des électeurs de gauche qui ne semblent pas aveuglés puisqu’ils estiment massivement que le manque de soutien du Parti Socialiste est un élément important qui explique la défaite.

Ils ont raison et on ne dira jamais assez que le flingage organisé mis en œuvre pendant des mois aura plombé l’élan dont était porteuse la candidate.

Sans tirer des conclusions définitives de ce genre de sondage proposé hier par Libération- LH2, force est de constater qu’il sera bien difficile à certains de passer Ségolène Royal par pertes et profits tant elle incarne de manière vivante le besoin de renouvellement, de rénovation et de reconstruction d’une alternative à Sarkozy pouvant conduire à de futurs succès.

Favorables à Ségolène Royal, les électeurs socialistes montrent également un désir d’unité de la gauche mais n’écartent en rien la possibilité d’une alliance avec le centre comme si la main tendue par Ségolène Royal entre les deux tours marquait durablement les esprits.

Reste le parti. Il doit évoluer pour se refonder. Peu importe les mots et les formules sachant que c’est à partir du réel et des attentes des Français qu’un projet moderne, un projet de ce siècle, doit être désormais imaginé. La question des contours de ce parti se posera tant sur les plans politiques et organisationnels qu’en matière de rayonnement mais aussi de capacité à fédérer une multitude de sensibilités quasi centrifuges.

Chacun doit donc aussi se dire clairement que la méthode employée n’est en rien secondaire. Il est en effet nécessaire, pour construire ce nouvel outil, d’afficher une volonté inoxydable d’aller à la rencontre des Français et singulièrement des électeurs de gauche. Les débats participatifs, les consultations citoyennes, bref tout ce qui a fait la vitalité de Ségolène Royal doit trouver droit de citer dans cette nécessaire refondation qui, si elle avait le visage traditionnel de l’affrontement interne des écuries et des coteries, conduirait avec certitude la gauche à d’autres échecs dont le Parti socialiste ne se relèverait probablement pas.

Lyon, le 23 mai 2007.

06/05/2007

Réactions à 21h

medium_SR-_Portrait_-_blanc.jpgA ceux qui espéraient que Ségolène Royal jette l'éponge ce soir la nouvelle est probablement amère. Le renouvellement engagé lors de sa campagne doit se poursuivre. Il en va de l'avenir de la politique à gauche donc de l'avenir du pays. Nous pouvons compter sur elle pour construire cet avenir.

Comme l'a déclaré Ségolène Reoyal à la Maison de l'Amérique latine sur le coup de 20h00 le mouvement esquissé doit se poursuivre et nécessairement s'amplifier au delà des contours politiques qui sont notre héritage mais qui doivent évoluer.

Prévisible, le message de Sarkozy intervenu vers 20h30 annonce la couleur. Derrière le bleu horizon du futur Président la couleur de la grisaille commence à suinter avec une démagogie habituelle à laquelle nous devons continuer à rester sourds. 

 

Lyon, le 6 mai 2007. 

Dans une 1h début du live blogging

medium_6_mai_-_résultats.jpg

04/05/2007

Le vote de Mgr Barbarin

medium_Mgr_Barbarin.jpgAprès avoir annexé Jaurès, Blum, quasiment François Mitterrand et même Guy Mocquet, on sait que Nicolas Sarkozy s’est autorisé, il y a quelques temps, à évoquer lourdement le Pape Jean-Paul II. Chacun, et en particulier les croyants, jugeront si le bilan gouvernemental de Nicolas Sarkozy est en conformité avec la foi catholique. En ce qui me concerne, n’ayant aucune qualité à faire valoir dans ce domaine, je préfère ne pas me mêler de cette question même si cette confusion, cette récupération comme l’explique la revue Golias, peut laisser interrogatif et perplexe dans le cadre d’un débat présidentiel.

Monseigneur Barbarin, quant à lui, même s’il semble nettement plus qualifié que Sarkozy pour ce qui relève de la foi, vient de s’inviter contre toute attente dans le débat présidentiel. Dans un article à paraître demain dans " Familles chrétiennes ", il donne aux catholiques ce qu’il estime être d’utiles recommandations en expliquant que " si les deux candidats soutiennent une mesure contre laquelle ma conscience se révolte, je peux poser l’acte politique de ne pas voter ou de voter blanc. "

Cette formule de l’archevêque de Lyon est en vérité tout sauf anodine. Si l’on en croit l’AFP, dans le même numéro de " Familles chrétiennes " Philippe Barbarin explique " qu’un chrétien pose un acte devant Dieu en votant " et que celui-ci ne doit pas " favoriser l’avortement ou l’euthanasie, le mariage homosexuel, le rejet des immigrés ". Interrogé sur le 2ème tour de l’élection présidentielle, Mgr Barbarin précise même que " lorsque le Christ nous jugera au dernier jour, il nous demandera des comptes. Pourquoi as-tu voté pour tel ou tel candidat ? As-tu vraiment fait ton choix devant Dieu ou en fonction de tes petits intérêts personnels ? "

Sans vouloir faire le malin mais à la simple lecture du Pacte présidentiel de Ségolène Royal, je peux m’autoriser à penser que Mgr Barbarin n’apportera pas sa voix à la candidate. Reste le cas Sarkozy. Pour ce qui concerne le candidat de l’UMP tout est manifestement " jouable " si je considère les critères mis en avant par le Prélat des Gaules. Une inconnue subsiste tout de même, la question de l’immigration. Encore faudrait-il que Philippe Barbarin nous précise la manière dont il évalue la politique de l’ancien Ministre de l’Intérieur mais aussi qu’il puisse formuler un point de vue sur le programme de Sarkozy en la matière, " Ministère de l’immigration et de l’Identité Nationale " compris. Mais cela les lecteurs du " Familles Chrétiennes " qui paraîtra la veille du scrutin, n’auront pas la chance de le savoir.

02/05/2007

Delors, Royal, Bayrou et Nous

medium_Jacques_Delors.jpgA vous qui rêviez d’un gouvernement regroupant le meilleur du centre, de la droite et de la gauche. A vous qui souhaitiez que ce gouvernement puisse être présidé par un « Delors jeune », je vous livre quelques-unes des réflexions de Jacques Delors qui sera à coté de Ségolène Royal pour un meeting de fin de campagne demain à Lille.

Extrait du JDD du 29 avril 2007:

François Bayrou : « Je comprends que M. Bayrou veuille créer un parti démocrate et c’est logique qu’il pense à l’élection de 2012. Mais compte tenu de son diagnostic grave sur la France, on ne peut pas attendre. Cinq ans, c’est trop long ! Il y a urgence, c’est cela que je veux dire aux électeurs de François Bayrou : il faut se compromettre dès maintenant. »

Ségolène Royal : «  Ségolène Royal représente à mes yeux une conception du monde et de la société qui a toujours été la mienne. En deux mots, disons une société du respect et de la fraternité. Et puis c’est une personne qui a une vision, du caractère et de l’esprit de décision. Et que demande-t-on à un président de la République ? D’avoir une culture historique, une expérience du pouvoir, une compréhension de l’opinion publique. Je vous le dis ; elle a tout cela. » 

L’économie : « Je suis un partisan de l’économie de marché régulée, à la française parce que chaque pays a ses traditions. Ségolène Royal est dans le droit-fil de cette pensée, tout en sachant l’urgence de certaines situations, notamment sociales. C’est pourquoi elle ne promet pas la lune en matière de déficit. Le souci de la dette est là, il faut la réduire progressivement. Mais il faut aussi qu’elle puisse répondre aux impératifs d’une cohésion sociale retrouvée. Ce qui n’empêche pas de faire repartir l’économie. »

Nicolas Sarkozy : «  Il est quand même le candidat sortant ! Si la France est dans cet état, c’est bien à cause des gouvernements de droite dont il a été un membre éminent.

La droite française a l’habitude de sombrer dans le populisme, de pratiquer la politique chauve-souris : « je suis oiseau : voyez mes ailes ; je suis souris, vivent les rats » (pour reprendre la Fontaine). Cette droite est à la fois libérale et étatiste, européenne et d’un nationalisme étroit, compatissante dans le verbe et concrètement dure avec les faibles. » 

Lyon, le 2 mai 2007.

30/04/2007

Pique-nique pour Ségolène Royal

medium_Pique_nique_pour_Ségolène_Royal.jpg

28/04/2007

Réactions suite au dialogue Royal – Bayrou.

medium_Royal-Bayrou-small.jpgCe matin je vous proposais un rapide point de vue sur le dialogue à venir entre Ségolène Royal et François Bayrou sur BFM TV et RMC Info.

A lire, sur ce blog, les commentaires parfois violents de certains supporters de Nicolas Sarkozy, je constate à nouveau que, le naturel revenant au galop, la droite placée en rangs d'ognons derrière l'UMP commence à nous montrer ce que devrait être la "France de demain" en cas de victoire de l'ancien locataire de la place Beauvau.

En vérité j'ai la faiblesse de penser que le retour d'une certaine morgue de la droite dans cette campagne est un excellent thermomètre pour mesurer le coup de chaud qui frappe le camp Sarkozy dans ce début de week-end du 1er mai.

Comme probablement beaucoup d'entre vous, j'ai constaté que ce dialogue de très bonne tenue apportait de l'air frais dans une démocratie que chacun souhaite détendue et pacifiée. En abordant pratiquement l'ensemble des thèmes qui intéressent les français, j'ai la conviction que Royal et Bayrou ont situé leur dialogue à la bonne hauteur avec la volonté de parler à des électeurs libres qui veulent réfléchir par eux-mêmes.

Au regard des réactions du candidat de droite qui développe une inquiétante inclinaison à propager mépris suffisant et sectarisme, il est utile de reposer la question du verrouillage de l'information non seulement pour organiser ce débat mais aussi pour en rendre compte. Si vous en avez la possibilité, le temps et l'envie, je vous invite à mesurer la manière dont certaines télévisions, LCI par exemple, rendent compte étrangement de cet échange Royal – Bayrou.

Huit jours nous séparent du 2ème tour. Attendons-nous à ce que les amis personnels et politiques de Nicolas Sarkozy qui contrôlent l'essentiel de l'audiovisuel apportent, sur leurs antennes et dans leurs publications respectives, ce petit coup de main qui risque d'être de plus en plus utile au candidat UMP dans cette dernière ligne droite. Aux septiques sur le sujet, je suggère de se reporter au Libération de ce matin qui en dit long sur le système Sarkozy en la matière.

Histoire de me changer les idées, je vous quitte pour le stade de Gerland afin d' assister au match de l'Olympique Lyonnais qui rencontre ce soir Le Mans, une équipe qui produit souvent du beau jeu et qui apporte elle aussi un peu d'air frais dans un championnat parfois soporifique et de temps à autre violent. 

Lyon, le 28 avril 2007.

18:30 Publié dans Politique & politiques... | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Ségolène, segolene, royal, bayrou, BFM, RMC, débat | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Sarkozy peut-il perdre ?

medium_Nicolas_Sarkozy.jpg"Sarkozy peut-il perdre ", telle est la " une " du Point de cette semaine. Poser la question c’est déjà, vous l’avez compris, s’interroger de manière très significative sur le cours des choses. Le fait qu’un hebdomadaire comme le Point s’y risque confirme qu’actuellement les lignes bougent. L’élection présidentielle est en effet de plus en plus ouverte. Tout demeure possible ce d’autant que l’affaire du débat Ségolène Royal/François Bayrou risque d’apparaître au final comme un élément plus important que Sarkozy ne le pense. En effet ce qui pour l’heure demeure une péripétie de campagne, un imbroglio subalterne, en dit en vérité beaucoup sur le cadenas médiatique français mais également sur la vraie nature du champion de l’UMP.

En expliquant que Royal et Bayrou étaient entrain de lui voler son deuxième tour et qu’il était presque illégitime que sa challenger débate avec le leader de l’UDF, Sarkozy étouffé par son ambition et sa soif de domination risque de payer cher sa suffisance. En effet pendant que Sarkozy actionne son moulin à prières devant des caméras complaisantes, j’ai le sentiment que les français, quant à eux, ne renoncent pas à réfléchir. Ce préambule du deuxième tour aux contours et à la nature inédits peut donc nous laisser raisonnablement croire, question de maturation de l’opinion, que Sarkozy ne se dirige, en pente douce, vers des difficultés qu’il n’ose encore imaginer.

Pour ce qui concerne les forces centrifuges qui hantent le paysage politique, il est raisonnable ne pas trop leur laisser le loisir d’encombrer notre réflexion. Que dix, vingt ou trente députés UDF s’alignent comme des petits soldats devant Sarkozy ne dupe personne. Qu’au Parti Socialiste, après une longue période d’indisponibilité pour cause de blessure, un Jean-Luc Mélenchon, avec quelques autres reprenne des gammes toujours aussi peu subtiles ne doit pas nous détourner de la nécessité d’avancer en rassemblant les français pour construire le changement.

Lyon, le 28 avril 2007.

26/04/2007

Du courage, du courage, du courage (air connu)

medium_Bayrou-fushia3.jpgDans ce deuxième round de la campagne présidentielle, les lignes bougent. En décidant de faire preuve de l’ouverture nécessaire au regard de la situation politique et de ses enjeux, Ségolène Royal démontre une nouvelle fois les qualités qui sont les siennes depuis le début de cette campagne : l’audace, le courage et une volonté de liberté de pensée quasi inoxydable.

Pour ce qui le concerne, François Bayrou dans sa conférence de presse, tout en maintenant fort logiquement ses propres options, a, me semble-t-il, tout fait pour ne pas insulter l’avenir. En répondant favorablement à la proposition de rencontre avec Ségolène Royal, en se gardant bien d’exprimer sa préférence tout en critiquant sur le fond un Nicolas Sarkozy comparé à Berlusconi, le leader de l’UDF laisse la porte entre ouverte et surtout veut bien laisser croire à ses électeurs que voter pour Ségolène Royal dans ce second tour n’entrerait pas en opposition majeure avec son projet politique au centre.

Comme je vous le confiais avant hier, François Bayrou, contrairement à ce qu’il veut bien indiquer, ne peut rester sur sa montagne à contempler le deuxième tour. Qui sera le prochain Président de la république n’est pas chose secondaire. François Bayrou, comme la grande majorité de ses électeurs, sait très bien que la France de Sarkozy ne sera pas de la même nature que celle de Ségolène Royal. Le refus de trancher pourrait lui être reproché non pas aujourd’hui mais très probablement à l’orée des législatives.

Trois jours à peine après l’issue du 2ème tour, les premiers petits pas de François Bayrou sont importants ce d’autant qu’ils sont les plus difficiles à accomplir. En nous confiant ne pas avoir encore fait son choix, mais en laissant une liberté de vote à ses élus, Bayrou ménage manifestement l’avenir. Ces premiers pas sont courageux mais du courage il va lui en falloir encore quelque peu. Je souhaite donc du courage, du courage, du courage à François Bayrou (air connu).

Lyon, le 26 avril 2007. 

06:00 Publié dans Politique & politiques... | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Bayrou, Sarkozy, Royal, Ségolène, segolene, UDF, 2ème | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

24/04/2007

Ségolène Royal à Lyon-Eurexpo le 27 avril 19h

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23/04/2007

Les moustaches de Sarkozy

medium_Affiche_Ségolène_Royal_1er_tour.jpgComme le titre ce matin « La dépêche du midi », l’heure est au « vrai choix ». Un choix dont les conséquences vont marquer en profondeur et sur le long terme notre pays.

Un choix entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Un choix qu’il est inutile de décrire par le menu tant ce qui différencie les deux finalistes est criant. 

Ce choix est le même pour tous, y compris pour les électeurs de François Bayrou. A la lecture du sondage CSA-Cisco qui concerne les intentions de vote pour le second tour, 45% des électeurs du leader de l’UDF entendent voter pour Ségolène Royal. C’est déjà un bon point. Quant aux autres ils se réfugieraient dans l’abstention (16%) ou le vote Sarkozy (39%).

Au-delà des arguties qui relèvent de la simple arithmétique il est utile de redire qu’en presque deux semaines d’une nouvelle campagne, beaucoup de lignes peuvent bouger. Il est donc nécessaire que Ségolène Royal fasse valoir, avec la liberté qui est la sienne, son projet dont les points cardinaux sont le travail, l’éducation, l’écologie et aussi l’Europe.

A ceux qui imaginent qu’une improbable campagne « tout sauf Sarko » serait une planche de salut, je préfère dire qu’ils se trompent.

L’heure n’est vraiment pas à dessiner sur les affiches de Sarkozy des moustaches d’Hitler mais bien de créer une dynamique de rassemblement dans une campagne forte en propositions.

Lyon, le 23 avril 2007

 
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