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05/10/2008

Lèche (vitrine)

Ouf ! Pendant que le Dow Jones et le Nasdaq prennent des gadins, pendant que les sauvetages d’Hypo Real Estate, Bradford & Bingley ou Fortis s’organisent, bref, pendant que tout va mal, quelques bonnes nouvelles arrivent cependant à transpirer. L’ouverture d’une boutique Rolex, ou plus exactement 100% Rolex, place Vendôme est l’un de ces trop rares morceaux de ciel bleu de l’automne français.

En effet, alors que les Breguet, Jaeger et autres Lecoultre pavanaient à l’ombre de la colonne, Rolex était obligé de partager quelques coûteux mètres carrés chez quelques bijoutiers la plupart du temps avec des marques tout juste bonne à équiper un poignet de cadre moyen. Fort heureusement c’est dans l’ancien hôtel particulier de Villemaré construit par Mansart que le spécialiste de la vente de montres multimarques, Dubail, vient enfin d’offrir l’écrin qui convenait à Rolex. Sur les trois niveaux de cette nouvelle boutique nous allons enfin pouvoir nous ruer, avec le secret espoir de voir Le Président, pour acheter une de ces toquantes qui posent homme. Rolex étant une marque universelle mais aussi fédérative, les plus pauvres pourront se procurer une petite Air-King en acier à mouvement automatique à seulement 3 200 Euros, les faux-riches une Daytona II en or rose pour 23 000 Euros, plus sérieux certains bénéficiaires du bouclier fiscal pourront craquer sur une GMT-II bourrée de diamants pour la moitié des émoluments mensuels d’un PDG incompétent.

Boutique Rolex, 9 place Vendôme dans le 1er arrondissement de Paris. Malheureusement je n’arrive pas à savoir si ce nouveau « Flagship » français de la marque genevoise est ouvert le dimanche. Si tel n’était pas le cas, vous pouvez toujours vous rendre via Montenapoleone à Milan ou depuis le 21 mai la boutique en nom propre de la marque est ouverte, y compris le dimanche matin. Inutile de me dire merci, c’est juste pour rendre service.

Lyon, le 5 octobre 2008.

02/10/2007

Pouvoir d'achat

medium_Ferrari.2.jpgIl y a quelques temps, l'hebdomadaire "Les potins d'Angèle" persiflait aimablement au sujet de mon incapacité à m'intéresser à des véhicules automobiles telles que des Ferrari et autres Aston Martin. Prenant subitement conscience, à la lecture de l'article, que cette cause méritait elle aussi d'être défendue, je voudrais aujourd'hui tenter de vous convaincre que de petits drames se nouent dans notre région alors que votre ignorance protège votre paix intérieure.

Je dois très secondairement cette révélation à Gérard Angel, qui je l'espère, ne m'en voudra pas, mais avant tout à sa consoeur du Figaro Magazine, Diane de la Tour qui signait samedi dernier un article qui pour tout vous dire me trouble.

Tout commençait pourtant bien puisque d'entrée la chroniqueuse du Figaro nous expliquait que "jamais le marché des voitures de luxe ne s'était aussi bien porté" mais les choses se gâtaient quelques lignes plus bas en nous annonçant que les futurs acquéreurs lyonnais d'une Ferrari devaient attendre entre 14 et 24 mois pour rouler au volant de leur bolide. Imaginez ces clients qui travaillent comme des forçats pour gagner plus et qui, au final, doivent attendre preque deux ans pour dépenser le fruit de leur dur labeur. Pour tout vous avouer, je me disais que tout cela ne devait être que la rançon du succès du célèbre constructeur italien. Plus je me pénétrais de cet article et plus je me rendais compte que les moqueries "des Potins" étaient fort mal venues. En effet, au terme de l'article, j'apprenais que du côté de la concession Porsche de Lyon, l'heure était à la pénurie. Sachez en effet qu'aujourd'hui dans notre ville, à cause du développement du marché chinois, nous ne disposons plus que de 160 véhicules à la vente chaque année contre près de 200 il y a tout juste deux ans. Pour preuve, le responsable de la concession indiquait au Figaro, "pour l'instant je n'ai qu'une GT2 disponible alors que j'ai déjà quatre à cinq demandes".

Je sais bien que depuis l'arrivée à l'Elysée de notre Président le nombre de ceux qui sont sur le point de s'enrichir augmente sensiblement. Même si l'efficace politique gouvernementale qui tend à libérer l'économie est un succès indéniable, je doute que d'ici la fin de l'année, des centaines de lyonnais se ruent vers les concessions Porsche et Ferrari. Un conseil tout de même à ceux qui travaillent de plus en plus n'attendez pas trop longtemps pour dépenser votre argent.

Fort heureusement il reste quelques robes chez Prada, des montres chez Rolex et pour ceux qui ne sont pas nécessairement riches mais qui veulent ressembler au Président, "Grand optical" n'est toujours pas en rupture de stock de Ray Ban.

Lyon, 2 octobre 2007. 

 
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