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27/07/2010

G comme "Gone"

G 1.jpg

Sydney Govou quitte donc l’Olympique Lyonnais. Venu du Puy-en-Velay, le milieu offensif droit formé à l’O.L. n’avait donc connu jusqu’au terme de cette saison 2009-2010 qu’un seul club. C’était en quelque sorte notre Raul, en beaucoup plus sympathique s’entend. Du doublé contre le Bayern Munich en 2000-2001, au brassard de capitaine, craint pour ses débordements sur le flanc droit de Lyon, réputé pour ses talents de défenseur, Sydney Govou en quittant l’Olympique Lyonnais solde une époque. Vainqueur de l’ensemble des titres, buteur souvent opportun à l’O.L. comme en équipe de France, les spectateurs de Gerland regretteront ce joueur au bon esprit symbole de leur club et de son centre de formation.

govou.jpgAmi des concessionnaires automobiles et de leurs carrossiers, pote des patrons de boites de nuit et en général des lieux de fête, Sydney Govou ne rencontrera jamais un lyonnais pour lui reprocher un style de vie agité qu’il partageait parfois avec un joueur aussi généreux que lui, je veux parler de Sylvain Wiltord. Quand on sollicite le site « argent-salaire.com », on peut apprendre que Sydney taxait chaque mois 375 000 euros à l’O.L. c’est d’ailleurs peut-être là que se situe l’explication du départ de notre offensif milieu droit. Comme la plupart des supporters de l’Olympique Lyonnais je souhaite à Sydney Govou beaucoup de réussites et de belles émotions footballistiques sachant que nous serons toujours heureux de l’applaudir s’il nous revenait à Gerland, y compris sous d’autres couleurs.

Nous l’invitons enfin à oublier au plus vite la piteuse campagne Sud africaine de l’équipe de France au cours de laquelle Sydney a été l’objet d’un dénigrement assez injustifié.

Lyon, le 27 juillet 2010.

25/05/2010

Du tact

logo-de-la-candidature-francaise-a-l-euro-2016.jpgNous saurons vendredi si la France organise ou non l’Euro 2016 de football et cette information aura une résonance particulière à Lyon au vu de son impact sur le dossier d’OL Land. Un impact à relativiser mais tout de même réel. L’alternative en tout cas est claire : cette organisation la France l’a ou on ne l’a pas et dans les deux cas de figure les protagonistes lyonnais auront à communiquer. Une communication qui méritera un peu de tact car le dossier ne sera pas clos le 28 au soir. Si la France n’a pas l’Euro les opposants donneront un peu plus de la voix mais le projet ne sera pas enterré pour autant tant il va de soi que le Grand Stade, et ce qui va avec, vise des objectifs pérennes et totalement liés aux perspectives de l’Olympique Lyonnais. Sauf à ce que Jean Michel Aulas ne jette l’éponge, ce qui n’est pas dans sa nature. Alors il faudra au président du club des arguments fermes et réfléchis pour convaincre de la poursuite du dossier. Il en a ; il lui revient de les afficher avec détermination et sans rancœur. Et il serait positif que Gérard Collomb fasse de même. Si la France organise l’Euro rien ne sera réglé pour autant car ne sont pas les 150 millions que l’Etat apporte pour les douze stades qui feront beaucoup avancer les choses. Mais il y aura un vent d’enthousiasme et un souffle d’intérêt national utiles au projet. Pour autant il faudra tenir le calendrier et bousculer un peu les choses sur le plan administratif et dans le rythme de traitement des recours ; deux domaines où l’Etat aura à faire preuve d’efficacité. Mais là encore l’heure ne sera pas aux déclarations intempestives et un brin revanchardes. Les deux protagonistes du dossier devraient plutôt travailler sur une communication rassembleuse et panser à cette occasion quelques plaies laissées par ce sujet devenu explosif du fait, entre autre, d’une communication souvent mal maîtrisée Il leur faudra donc du tact et éviter peut être de réagir à chaud mais plutôt se préparer calmement et en équipe pour évoquer le sujet.

Philippe Dibilio

11/05/2010

Colère

aulas.jpgElle n’était pas feinte la grosse colère de Jean Michel Aulas samedi soir devant les caméras de Canal+ au terme du match nul, arraché de manière heureuse dans la dernière minute du match. Un match nul qui met l’OL en situation délicate pour cette fin de championnat. Le club lyonnais n’est, en effet, plus maitre de son destin car même s’il gagne les deux dernières rencontres qu’il lui restent il faudra un faux pas de Lille pour qu’il atteigne la deuxième place du championnat et donc une qualification directe en champion’s league. Sinon c’est le tour préliminaire source de galère mais moindre mal tout de même. On imagine donc la pression qui pèse sur les épaules du président du club lyonnais ce qui explique, sans forcement l’excuser, cette colère furieuse contre les décisions de l’arbitre du match. Certes revenir sur les choix de l’arbitre fait partie du sport national des supporters mais en général ils le pratiquent sous un angle sportif. C’est d’un autre point de vue que se plaçait JMA, celui des 20 millions d’euros de perte pour l’OL, mais pas pour le club qui se qualifiera, en cas d’absence en C1. Le foot retrouvait là son statut lyonnais celui du foot buisness dont il ne peut plus se sortir aujourd’hui. Car il faut aller jusqu’au bout du raisonnement ; samedi soir le président lyonnais a entrevu sérieusement l’éventualité d’une absence de la compétition européenne reine et les conséquences qui vont avec. Les 20 millions certes mais aussi l’impact sur une action en bourse déjà plus que mal en point et la dégradation de l’image du club, aussi injuste que cela puisse être, avec les conséquences sur l’état d’esprit général à propos de dossiers comme celui d’OL-Land. Car, on le sait bien, nombreux sont ceux qui en ville attendent le moindre faux pas, la moindre faiblesse de JMA pour lui jeter le coup de pied de l’âne ; on peut d’ailleurs noter que déjà quelques hommes d’affaires lyonnais n’hésitent plus à l’affronter en s’investissant dans d’autres projets d’équipements concurrentiels en terme de stade ou de salle ou en le privant de TLM. C’est avec ces soucis en tête que le patron de L’OL a réagi samedi soir oubliant bien vite qu’une saison ne se joue pas sur une rencontre et qu’il y a bien d’autres choses à revoir au terme de celle-ci. En attendant il lui faut reprendre ses esprits car un nouveau faux pas lors des deux rencontres à venir pourrait le priver totalement d’Europe la saison prochaine et là s’écrirait un scénario catastrophe.

Philippe Dibilio

27/04/2010

Vaincre ou périr

champions-league-logo.jpgIl faut vaincre ou savoir mourir dit une chanson révolutionnaire dont j’ai oublié le titre, les joueurs de l’Olympique Lyonnais qui seront sur la pelouse de Gerland ce soir auront à méditer cette phrase guerrière. Mais le langage martial n’est-il pas le lot commun des acteurs et commentateurs de foot ?

En effet si une victoire suffisante pour la qualification projetterait l’OL dans les nuages une défaite les ramènerait à la dure réalité de cette fin de saison jalonnée de cinq matchs décisifs pour accrocher une troisième place qualificative pour la Champion’s league. Ne pas atteindre cet objectif ne serait pas dramatique pour le club sur le plan économique nous dit Jean-Michel Aulas mais cela écornerait sérieusement l’image de l’OL à un moment où il n’en a pas besoin. Alors oui ce soir il faut vaincre sinon ce sera mourir un peu. Et pour cela il nous faut retrouver l’équipe combative des saisons passées. Une équipe qui va de l’avant et ne nous impose pas l’affligeant spectacle du match de Munich. Une équipe qui sorte de ce football défensif, de ce jeu latéral qui n’effraiera jamais aucune équipe européenne. De ce jeu à la Claude Puel qui semble ainsi prolonger à travers sa tactique sa propre carrière de défenseur rugueux. Il faut vaincre ou mourir mais de manière flamboyante, avec panache car cette équipe a besoin de séduire à nouveau son public pour que, de toute manière, l‘aventure continue.

Philippe Dibilio

26/04/2010

Surfaces de réparation

govou.jpegN’ayant, on le sait, de goût affirmé pour les loges et n’étant pas nomenklaturé au point de pouvoir accéder aux fameux fauteuils du Club des Cents un soir de Champion’s League, c’est donc devant la télévision, les oreilles rivées sur les précieux commentaires de TF1, que je vais suivre demain le match retour Lyon-Bayern de Munich. Cette rencontre sera peut-être « la der des ders » pour cette campagne 2009-2010 tant l’olympique lyonnais à montré ses limites et même raté le coche la semaine passée à l’Allianz Arena s’interdisant alors la finale de Madrid. Il ne nous reste plus qu’à croiser les doigts car même si depuis quelques semaines l’O.L. est beaucoup plus en verve, convenons que quant à lui le Bayern n’a plus grand-chose à voir avec l’équipe qui zonait en bundeslisga il y a quelques mois de cela. Petit espoir pourtant. Ce week end, à la différence d’un O.L. qui se roulait les pouces en Bresse, le Bayern de Munich a joué et compte désormais ses éclopés. Par ailleurs les malheurs de Franck Ribery seront sans conséquence mardi à Gerland. Ceux qui attendaient un cocasse duel entre Ribery et Govou devront tenir la bougie une autre fois. D’ailleurs ce scandale Franco-Français est peut-être sur les voies de l’épuisement même s’il a généré d’étonnantes réactions il y a quelques jours. Prenez celle du Maire de Lyon suggérant des excuses publiques de la part de Sydney Govou motivées par je ne sais quel devoir d’exemplarité, elle est pour le moins tombée à plat. Je ne sais si cette prise de position va agiter les loges mais on me permettra de trouver étrange d’exiger un mea-culpa de la part d’un professionnel, supposé innocent, majeur et vacciné, même si, loin de chasser la confusion, nous apprenons que l’avocat du dit joueur est l’adjoint aux sports de la ville.

Si Govou doit s’excuser, s’il est dépositaire d’exemplarité, je propose tout simplement que certains autres qui fréquentent plus occasionnellement les enceintes sportives se plient aux mêmes exigences. Il serait alors plaisant d’entendre certains de nos rockeurs nationaux affirmer ne pas lorgner vers des groupies, indiquer leur refus de la cocaïne et des petits remontants et comme Sydney Govou s’engager à payer leurs impôts dans leur pays.

Lyon, le 26 avril 2010

Photo:DR

30/03/2010

Allez l’OL

lyon.pngJe n’arrive pas à vibrer pour l’équipe de l’OL cette saison et encore moins pour son entraîneur. Je ne vois pas, en effet, de joueur qui enflamme Gerland même si les supporters ont jeté leur dévolu sur Lisandro Lopez. Gros travailleur il manque à mes yeux de ce talent qui fait la différence et basculer un match, au prix du transfert c’est dommage. Quant à Claude Puel je ne sens pas ce personnage ; solitaire et coupé de sa ville il ne me convainc pas. Vous me direz ils s’en moquent tous les deux mais je tenais à rappeler ces points de vue au matin de la rencontre contre Bordeaux avant de dire « Allez l’OL » sans la moindre réserve.

A quelques heures du coup d’envoi il n’y a pas d’hésitation à avoir pour soutenir la formation lyonnaise. Durant cette saison au débouché incertain, on peut ne pas être qualifié pour la ligue des Champions pour la première fois depuis plus de dix ans, une victoire ce soir et l’accès aux demi finale dans la foulée serait de nature à illuminer le palmarès du club. Pour cela il faut gagner et très nettement pour se rendre à Bordeaux dans de bonnes conditions. Gagner et surtout ne pas encaisser de but. Il faudra donc que les joueurs se transcendent et soient portés par leur public. Un échec lors de ce quart de finale au goût particulier s’apparenterait à un gros coup d’assommoir pour un club aux ambitions de l’OL.

Alors ce soir au-delà de tout état d’âme sur l’équipe, sur le jeu, sur l’entraineur mais aussi sur OL Land, la côte des actions en Bourse ou sur les salaires des joueurs un seul cri doit nous réunir : Allez l’OL !

Philippe Dibilio

22/03/2010

Blah, Blah, Blah

ballon_football-313x313.pngVous le savez peut-être mais le PSG jouait ce week-end à Nice dans un stade vidé de son public. Dans quelques jours c’est à Auxerre que le même Paris St Germain tentera de se qualifier en Coupe dans l’enceinte de l’Abbé Deschamps totalement sans âme qui vive. Après le décès de son supporter le PSG est donc dans le collimateur. Vous le savez sûrement, le Paris St Germain est aussi le club fétiche du Président de la République qui n’a jamais été avare en déclarations sur le hooliganisme. Hier soir, à l’affût de quelques résultats, je suis tombé sur le site de l’Express qui, dans une savante compilation, se permettait de répertorier les propos d’un Sarkozy sur la question. Blah, Blah, Blah…

Janvier 2003 (avant un match PM-PSG)

A la télévision : « Vous vous rendez compte qu’on a trouvé dans un car de supporters, d’ailleurs est-ce qu’on peut les appeler supporters, 30 barres de fer, dont une barre de fer cloutée. On a trouvé 30 couteaux de cuisine et cutters, pour aller voir un match de foot. Est-ce que c’est acceptable ? »

Dans la presse. « Je veux lancer une offensive contre la violence dans le football.

Un amendement va être voté pour durcir les condamnations contre ceux qui se comportent comme des voyous. »

« Qui peut comprendre que pour le match PSG-OM, nous devons mobiliser pas moins de 2000 fonctionnaires ? »

Février 2003

Dans la presse : « Je me donne trois mois pour rétablir la paix dans et autour des stades. »

Janvier 2004

Dans la presse : « Je vous promets de mettre fin au hooliganisme. »

Mars 2004

Dans la presse : « L’idée de devoir mobiliser 2000 policiers pour un match de football est invraisemblable. Mon ambition est que l’on puisse aller de nouveau au stade en famille ».

Après sa tentative réussie de moralisation du capitalisme, de revalorisation du pouvoir d’achat, de promotion de la « valeur travail » et de bien d’autres exploits, le président est donc sur le point d’extirper le cancer du hooliganisme de nos stades. Avec tant de réussites on se demande pourquoi les électeurs ne votent pas plus pour l’UMP. C’est vraiment à n’y rien comprendre.

Lyon, le 22 mars 2010.

22/02/2010

Le tournant

13e-journee-ligue-1-presentation-ol-L-1.jpegCertains estimeront probablement que la semaine qui s'achevait hier était bénie pour l'olympique lyonnais tant, après la victoire face au Real de Madrid en champion's league et au F.C Sochaux en championnat, les gônes semblaient enfin avoir des résultats conformes à leur statut.

En s'installant hier au soir sur la troisième marche du podium à cinq points des Girondins, en vérité à huit, l'OL semblait sortir de la zone des tempêtes après une longue période de chahut. Pourtant si sur le plan sportif la conjoncture est meilleure, depuis jeudi, suite à la conférence de presse de Jean-Michel Aulas, les résultats, quant à eux financiers posent problème. Les 8,7 millions d'euros de perte de O.L Groupe annoncent la poursuite d'économies et d'un dégraissage. Déjà les départs cet été de Juninho et Benzéma visaient à rendre une taille plus fine au club. Au terme de l'actuelle saison il n'est pas impossible que de nombreux joueurs achetés à prix d'or comme Ederson ou Bodmert prennent la sortie, que d'autres en fin de contrat comme Govou ou Clerc soient dans l'obligation d'aller chasser ailleurs des salaires du même ordre. Par ailleurs, si Bastos parvenait à être sélectionné en équipe nationale lors de la Coupe du Monde et à se mettre en valeur au cours de la compétition, il est certain que le club lyonnais chercherait à le valoriser. Quant au gardien Hugo Lloris et au milieu défensif Jérémy Toulalan, ils constituent une belle cagnotte. Si les départs probables de Boumsong et kim Källström ne suffisaient pas il est clair que les deux internationaux français iraient probablement respirer du côté de l'Angleterre ou de l'Italie. Dans la perspective de la construction du nouveau stade et en tenant compte des conjonctures sportives et économiques actuelles, ce tournant peut être négocié avec succès par le club. Encore faudra t-il que l'Olympique Lyonnais accepte de se pencher sur sa coûteuse politique des transferts depuis quelques années. En effet qui se souvient du passage à Lyon des Kléber, Anderson, Milan Baros, Nadir Belhadj, Mathieu Bodmer, John Carew, Elber, Fred, Torben Franck, Marco Grassi, Keita, Frédéric Née, Nilmar, Pedretti ?

Lyon, le 22 février 2010.

05/01/2010

Voeux

olympique-lyonnais.png?w=165&h=191Bien sûr je vais présenter mes vœux à celles et à ceux qui ont le courage de lire ces quelques lignes presque hebdomadaires, ainsi le veut la tradition. Des vœux de bonheur, de santé et de tout ce qu’on veut puisqu’en chaque début d’année tout le monde s’aime au point de distribuer un bel avenir à tous : famille, amis et bien au-delà. Mais ne boudons pas ce moment aussi euphorique que virtuel on aura suffisamment d’ennuis comme ça toute l’année à venir. Moi c’est à notre cher Olympique Lyonnais que je voudrais souhaiter le meilleur comme ce que nous avons connu ces dernières saisons. Seulement là il ne faudra pas se contenter de souhaits, il faudra des buts… marqués plutôt qu’encaissés.

Car avec 2010 l’OL entame une année charnière durant laquelle des décisions douloureuses s’imposeront et que Jean-Michel Aulas ne pourra pas longtemps repousser. L’OL va mal, c’est une évidence mais est-ce un mal conjoncturel ou structurel telle est bien la question ? Avec l’ouverture du mercato d’hiver les commentateurs laissent entrevoir une solution de relance liée à quelque arrivée miraculeuse ce dont on peut douter lorsque l’on sait d’expérience que ces transferts sous la neige ne sont jamais de « bonnes affaires .» Et puis lorsqu’on entend les noms qui circulent il n’y a pas de quoi rêver. Patrick Viera qui a son avenir derrière lui et une expérience qui lui a rendu les jambes un peu lourdes devrait rappeler à ses supporters le flop de la venue de Makélélé au PSG. Quant à l’illustre stéphanois, encore un, Dabo il a tout à prouver. Non il n’y aura pas de miracle au mercato car le mal lyonnais est plus profond. L’équipe s’est effondrée la saison dernière avec l’arrivée de Claude Puel qui a brouillé les pistes du jeu à la lyonnaise sans le remplacer par un autre système et cela se poursuit aujourd’hui. D’ailleurs les joueurs eux même laissent percer ce malaise à l’image d’un Toulalan qui, lors d’une interview de soutien à Claude Puel laissait percer cette phrase perfide ou maladroite : « sur le terrain on fait ce que le coach demande mais ça ne marche pas ».

De toute évidence il y a un déficit de choix tactique et un excès de préparation physique doublé d’un entraîneur qui ne fait pas aimer le beau jeu et manque de qualités de meneur d’hommes. Alors aussi pathétique que soit le soutien que lui apporte JMA la question se posera pour lui à un moment ou à un autre de sauver sa tête ou celle de l’entraîneur et la réponse ne fait pas un pli.

Aussi je souhaite de tout cœur réussite et succès à l’OL, à son entraîneur et à son président tout en craignant que cela ne suffise pas et donc que le divorce ne soit pas loin.

Philippe Dibilio

15/12/2009

OL : Alerte

Olympique lyonnais.pngCette fois Bernard Lacombe, qui n’en pouvait plus, est sorti de son silence. La parole du conseiller spécial du président Aulas, qui avait été tant critiqué ces dernières années pour l’interférence qu’on lui reprochait vis à vis de l’entraîneur, manquait terriblement depuis l’arrivée de Claude Puel assortie des pleins pouvoirs qui lui ont été accordés.

Aujourd’hui, à l’heure où les joueurs laissent transpirer leur malaise vis à vis du coach Nanard dit tout haut qu’il ne reconnaît plus cet OL que depuis vingt ans il construit avec JMA. « Notre équipe est moyenne et maladroite. On n’a pas de leader » déclare-t-il à France Football. Et c’est certainement le cœur serré qu’il s’en prend aux joueurs qu’il a pour habitude de materner : « La performance de Lille est une faute professionnelle dit-il. Aujourd’hui si nos gars au lieu de parler de la dernière bagnole qu’ils se sont achetée parlaient du jeu entre eux. C’est ça faire le métier. » Par ce cri d’alarme il espère un sursaut de leur part mais je crains que le mal soit plus profond et la prestation contre Bordeaux le prouve.

L’état de l’équipe de cette saison prend racine dans la saison dernière et l’arrivée de Claude Puel, technicien moyen peu ouvert sur le beau jeu offensif ; il ne croît qu’en une préparation physique de « marines » pour laquelle il donne l’exemple. Ce n’est manifestement pas ainsi que l’OL deviendra une meilleure équipe que celle laissée par Gérard Houiller à qui il ne manquait que les pouvoirs accordés… à Puel. De plus l’entraîneur actuel ne s’est pas intégré à Lyon où il snobe tout le monde à commencer par les administrateurs du club. Mais son contrat est béton et le remplacer coûterait une fortune, Jean Michel Aulas le sait aussi il affronte la situation en bon politique qui s’arme de langue de bois. Cette situation est très dangereuse pour le club surtout lorsque JMA se propose comme manager des Bleus. Une idée à ne pas prendre à la légère. Le président de l’OL vit depuis 2007 des années difficiles avec le projet d’OL-Land. Cela l’a conduit à défendre son bébé auprès du monde politique qu’il a ainsi véritablement découvert.

Au plan local comme auprès du président de la République qu’il côtoie souvent. Aussi à force d’aller chercher des appuis à Paris on finît par penser qu’on est mieux sur place. Car le vrai danger pour l’OL est que Jean Michel Aulas se lasse de cette épuisante affaire de Grand Stade et aille trouver ailleurs dans le foot le plaisir qu’il a pris pendant vingt ans à Lyon.

Philippe Dibilio

23/07/2009

D comme « Dettes »

D 1.jpgChacun, de ce côté-ci des Pyrénées, s’est félicité de la victoire de Messi et des siens en finale de la ligue des champions. Les lyonnais probablement encore plus car on peut toujours trouver quelques fierté à se faire sortir par l’équipe qui, au final, triomphera. Maigre, très maigre consolation ce d’autant qu’en explosant au Nou Camp les gones ne se sont vraiment jamais remis de cette berezina.

En face des Catalans magnifiques, les Mancuniens dépassés ne se sont jamais hissés au niveau convenable alors qu’ils faisaient office d’épouvantail. En tant que finaliste très malheureux, Manchester United empoche tout de même dans cette aventure européenne une somme rondelette qui devrait dépasser les 35 millions d’Euros à savoir légèrement plus de 10% de son chiffre d’affaire annuel. Vu de loin on pourrait dire que tout va bien pour l’équipe de Fergusson. Ce d’autant que la vente de Cristiano Ronaldo ajoute du beurre aux épinards. Rien n’est moins exact. Derrière la magie de ces chiffres une autre réalité transpire. Derrière l’esbroufe comptable des droits télé (115 millions d’euros), des droits commerciaux (80 millions d’euros) une autre réalité s’impose. Avec un endettement de plus de 740 Millions d’Euros, United rembourse chaque saison une dette de 50 millions d’euros pour l’essentiel assumée par le proprio ricain Malcom Glazer. Dans ce contexte pour le moins étonnant ou l’afflux quasi quotidien de liquidités blinde les déséquilibres financiers structurels on peut, comme certains des futurs adversaires de MU, digérer avec difficultés le spectacle des opérations de transferts de joueurs que s’offre le prestigieux club anglais. Avec un Berbatov à 38 millions d’euros, un Carrick dépassant les 25, une paire Anderson-Nami facturée plus de 45 on se pince sachant que la plupart des vedettes émargent ici comme au Réal ou à Barcelone à plus de 7 millions d’euros par an. De quoi casser le moral des Girondins qui viennent au prix d’efforts importants de s’offrir définitivement Yohann Gourcuff et ses nouveaux émoluments. Mais que nos amis bordelais se rassurent, d’ici deux ou trois saisons il y aura toujours en Europe un club sévèrement endetté mais richement doté pour leur acheter leur génial milieu-offensif.

Lyon, le 23 juillet 2009.

07/07/2009

Rêves

karim-benzema-marque-un-but.jpgJe ne voudrais pas laisser passer la balle en profondeur et dans l’axe que m’a lancé Jean-Yves Sécheresse en évoquant la semaine dernière le transfert en urgence de Karim Benzema au Real de Madrid.

L’explication à l’eau de rose qu’il a lu dans l’Equipe s’adressait sans doute aux midinettes qui lisent ce journal, s’il y en a, elle aura aussi le mérite de réconcilier le président de l’OL avec le quotidien sportif. Car la réalité est beaucoup moins romantique. Si Jean-Michel Aulas n’a pas attendu une nouvelle offre de la part de Manchester United et peut-être perdu au passage 10 à 15 millions d’euros ce n’est pas seulement pour permettre au petit brondillan de réaliser son rêve mais parce qu’il y avait urgence « comptable ». La transaction s’est réalisée le 30 juin dernier jour de l’exercice financier du club et les 35 millions encaissés permettent de le présenter en équilibre ou presque sinon il eut été déficitaire. Dans ce cas l’image du club le mieux géré de France en aurait pris un coup et celle de son président aussi. Les actionnaires comme les petits porteurs n’auraient pas apprécié non plus.

Cet épisode conforte l’image d’un club qui voit son statut de patron du foot français se brouiller, sur le terrain au vu des difficultés à frapper un grand coup en matière de recrutement mais aussi sur le plan financier. Voilà qui augure d’une saison de tous les dangers.

Mais pour ce qui concerne le sport l’heure est au Tour de France. A ce propos j’ai particulièrement aimé les propos de Roger Pingeon, vainqueur en 1967. Le bressan nous dit dans un viril franc parler combien la TV a tué le charme de la Grande Boucle. « Je regarde la première étape de montagne en espérant qu’il se passe quelque chose et il ne se passe rien » déclare-t-il « Les coureurs veulent à tout prix se montrer à la télé. Qu’importe s’il y a encore 200kms ou des cols pourvu qu’on passe à l’image. Le sponsor est content. Les cracks sont obligés de suivre ce train d’enfer et ils sont dans le rouge quand arrive la montagne. Nous, nous courions davantage en pro » en pros du vélo pas en hommes sandwichs lui qui a porté le maillot d’une équipe régionale. Quant à la question du dopage il l’aborde sans complaisance en souhaitant que l’on supprime les contrôles tant tout cela est pour lui hypocrite. « Chaque fois on parle d’un coup de filet à venir concernant cinq ou six coureurs et chaque fois on en prend un… il y a des pressions qui font que certains sont blanchis… qu’on ne me parle pas de lutte contre le dopage. » Quant au nombre de spectateurs le grand bressan a une idée sur la question : » si on faisait un sondage sur ceux qui piquent un roupillon devant la télé on serait impressionnés. » Il lance peut-être le bouchon un peu loin notre Roger national mais il n’a pas fondamentalement tort. Enfin que ce soit à propos du foot ou du vélo il y a de quoi tuer nos rêves de gosses mais heureusement pour lui Benzema a pu réaliser le sien.

Philippe Dibilio

Photo: DR

03/07/2009

Le foot expliqué aux enfants

Benzema_19.jpgA lire l’Equipe d’hier à propos du transfert de Karim Benzema on ne peut que sourire. Dans la nuit de mardi à mercredi, nous dit-on, le Real et l’OL se seraient entendus, autour d’une somme de l’ordre de 35 millions d’euros, pour que l’attaquant de Lyon fasse le voyage aller pour Madrid. Et Manchester United dans tout ça me direz-vous ? Le quotidien de référence aborde bien entendu la question en citant « un proche du dossier » qui nous dit, pour parler court, que Sir Alex est un Lambin et que l’offre anglaise qui était de 50 millions d’euros serait parvenue trop tardivement. A l’OL c’est comme ça. C’est le plus rapide qui emporte le morceau et peu importe qu’entre les deux offres on trouve la bagatelle de 15 millions d’euros. Le vieux Fergusson même bardé de livres n’avait qu’à se grouiller. Benzema ira donc au Real, l’OL abandonnant par pur amour de la vitesse quelques 15 millions d’euros. En vérité dans ce genre de transactions, si on consulte bien l’Equipe, la vitesse n’est pas le seul atout. Le volet psychologique est d’importance.

L’Equipe nous explique donc que dans toute cette affaire c’est le charme légendaire de Florentino Perez, le patron du Real, qui a fait la différence. Karim y aurait « succombé » (Sic !). Vous voyez d’ici le tableau, Jean-Michel Aulas expliquant à Karim « Petit, Le Real cela semble te plaire alors, allons pour le Real » et le président de l’OL accélérant la manœuvre pour que Sir Alex ne vienne pas compliquer la situation.

A ceux qui pensent encore que le foot est une sorte de Dallas capable de nier en permanence le facteur humain, leur vision est erronée. C’est pour cela que je conseille la lecture régulière de l’Equipe, un journal que je recommande même aux enfants.

Lyon, le 3 juillet 2009.

NB : suite à mon billet du 25 juin à propos des C.N.P., l’association « Les inattendus » m’indique qu’elle n’est pas porteuse d’un projet de reprise du réseau de salles. Voilà qui est dit.

19/06/2009

Attaquants de pointe

cristiano-ronaldo-09.jpgIl y a vingt-cinq ans, Diego Maradona était transféré de Naples vers le F.C Barcelone pour tout juste 8 millions d’euros. Aujourd’hui, c’est près de 94 qu’il convient de débourser pour s’offrir les services d’un autre ballon d’or le portugais Cristiano Ronaldo. C’est ce que vient de faire le Real Madrid. Pour continuer à parler chiffre, dans ce début de mercato, le club espagnol vient de dépenser, avec l’appui des banques, une somme qui avoisine la moitié de ce que compte investir l’Olympique lyonnais pour la construction de son stade. On croit rêver ou cauchemarder, c’est selon.

Pourtant la crise économique rode au dessus de l’Espagne. Le président du Real, Florentino Perez est d’ailleurs bien placé pour le savoir en sa qualité de roi du BTP et de l’immobilier. Perez va donc vendre des produits dérivés et des droits T.V., organiser des tournées asiatiques pour ses poussins. Objectif, rentabiliser l’opération sur moins de trois ans. Il paraît que la chose est implacable même si l’endettement du club est légendaire. Le simple transfert de Ronaldo représente à lui seul l’équivalent du deuxième budget annuel du championnat français de quoi s’interroger sur la physionomie à terme de cette ligue des champions qui va finir par se disputer entre trois ou quatre clubs à l’abri des besoins car à l’abri de tout contrôle de la part des autorités organisatrices.

Michel Platini a manifesté une fois de plus son émotion face à de telles pratiques, proposant une fois encore la mise en place d’une instance de contrôle financier à l’échelle européenne. Simple prêcheur dans le désert, le patron de l’UEFA pourra constater, comme d’habitude, que Real et autres Manchester United s’apprêtent à vendanger alors que leurs dettes demeurent abyssales. Platoche n’a plus qu’à espérer, que du côté de l’un de ces clubs majeurs, un actionnaire victime de revers boursiers, rende son tablier en laissant un de ces ogres gisant sur le pré. Fort heureusement à quelques encablures de son deuxième mandat, Barroso va remettre de l’ordre dans tout cela puisque Merkel, Sarkozy et Brown souhaitent lui prolonger son contrat. En Europe, les attaquants de pointe sont décidemment tous Portugais.

Lyon, le 19 juin 2009.

Journee-mondiale-du-refugie-20-juin-2009_medium.jpgA noter demain, « Forum Réfugiés » organise la 6ème marche des parapluies dans le cadre de la journée mondiale du réfugié.

Rendez-vous 15h00, place de la Croix-Rousse pour une déambulation qui se terminera sur les berges au niveau de la passerelle du collège.

Photo: DR

 

 

30/05/2009

Juninho

juninho 2.jpgParmi les 44 coups francs marqués par Juninho, celui contre Ajaccio en mars 2006 est peut être celui qui impressionne le plus. Quasiment aux limites du rond central, l'artiste pose le ballon et sans s'intérroger plus que cela, "boom" frappe une balle qui fuse jusque sous la transversale. Porato désarticulé ne peut s'interposer. Juninho sera peut être en tribune ce soir au stadium de Toulouse, rien n'est moins suûr. Son 55ème carton jaune obtenu à Marseille suite à son but ayant été fatal. Peu importe, c'est samedi dernier à Gerland lors de l'avant dernière journée du championnat que le public a rendu hommage au brésilien. Une situation pour le moins curieuse sachant que l'annonce de son départ n'était alors pas "officielle". Les codes du football sont décidemment bizarres.

D'une certain fçon l'Olympique Lyonnais ferme une grande parenthèse avec le départ de son milieu offensif. En verité sur le terrain, cette parenthèse est fermée depuis bien lontmepos, depuis au moins la saison passée qui s'était pourtant soldée par un doublé "coupe-championnat". Dans ce contexte, même si certains peuvent accuser "la faute à pas de chance" ou pire Claude Puel, l'Olympique lyonnais est face à un chantier d'ampleur et les dernières victoires à Marseille et Gerland face au SM Caennais ne sont, pas plus que cela, porteuses d'un avenir que chacun aimerait radieux. Reconstruire sera pour un Puel qui en a les capacités une chose difficile. Le piège de tour qualificatif pour la Champions league va se présenter tôt, très tôt dans la saison. Si l'échec était au rendez-vous il conditionnera négativement la saison prochaine et peut être même la suivante. L'avenir de l'O.L se jouera donc fin août début septembre. Autant dire que le club, l'équipe et l'encadrement ont quelques semaines cet été pour se préparer à l'échance.

Lyon, le 30 mai 2009.

00:15 Publié dans Sur le stade... | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : football, ol, olympique lyonnais, juninho, gerland, marseille, om, lyon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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