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15/03/2009

Végétarien

morrissey.jpgVous pouvez toujours écouter la dernière livraison de Morrissey histoire de vous faire votre propre opinion. Comme je le fais, écoutez-le et réécoutez-le, histoire de dénicher une pépite cachée mais je vous le confie, je commence à me dire que derrière de forts modestes compositions et des arrangements prévisibles, rien ne devrait miraculeusement apparaître. Si je dois vous donner un conseil, rangez ce « Years of Refusal » et ressortez « Vauxhall and I » et « Your Arsenal » en réécoutant même en boucle le discuté « The National Front Disco ». Il faut donc s’en convaincre le Moz est peut-être au bout du rouleau même si, très probablement, l’ex Smith « assure » encore sur scène en chantant tout aussi bien.

Une fois ces méchancetés dites, il convient de saluer le fait que Morrissey se refuse à réformer son groupe mythique même en échange de la somme extravagante de 75 millions de $. « Je préférerais manger mes propres testicules » explique notre homme dans Technikart « ce qui signifie quelque chose » précise-t-il « pour un végétarien comme moi ». Définitif !

Ils sont en vérité peu nombreux à résister à ces offres mirobolantes qui émergent pendulairement. C’était le cas avec Joe Strummer pour The Clash, de Robert Plant concernant Led Zeppelin. C’est malheureusement le chemin inverse pour les Who, Les Pretty Things, Police, Sex Pistols et autres Buzzcocks. Vous me direz, est-il pire de réformer les Who ou de faire perdurer les Rolling Stones ou U2 ? Je pose la question et ne peut qu’y répondre pas un « C’est pareil » tout aussi définitif que les propos de Morrissey sur les parties les plus intimes de son anatomie. Espérons tout de même que le Mancunien se ressaisisse et nous propose un de ces jours un retour vraiment gagnant, nous en avons besoin.

Lyon, le 15 mars 2009

 

06/08/2008

N comme Nick (Drake)

510312321.jpgJe ne sais en expliquer la raison mais ces quelques derniers mois, Nick Drake, chanteur anglais disparu en 1974, connaît un regain de reconnaissance plutôt justifié. Avec coup sur coup, la publication par Island de « Fruit Tree », quatrième édition sous forme de coffret de l’intégrale de son œuvre accompagné cette fois-ci d’un DVD, la traduction française chez Allia de « White bicycles », l’ouvrage de souvenirs de Joe Boyd, producteur des deux premiers albums de Drake et la publication du « Nick Drake » de Henri Chartier auteur du premier livre écrit dans notre langue sur le créateur de « Pink Moon », avouez que cette année 2007-2008 est à marquer d’une pierre blanche.

Le 18 juin dernier on commémorait le 60ème anniversaire de la naissance de Drake. Disparu à l’âge de 26 ans laissant derrière lui trois albums devenus mythiques, Nick Drake n’avait jamais connu de son vivant le succès qu’il méritait. Artiste devenu culte, salué par la critique mais aussi des musiciens aussi différents que Peter Buck (REM), Morrissey, Kate Bush, Robert Smith, Tom Verlaine et plus près de nous Katie Melua, Belle and Sébastian ou Radiohead, Nick Drake demeure avant tout un musicien délicat générant mélancolie et introspection. Compagnon de John Martyn et de Fairport Convention au sein de l’équipe de Boyd, Nick Drake se rattache avec évidence à toute une école britannique du folk apparue au terme des années soixante. Ecrit sous forme d’abécédaire, l’ouvrage de Henri Chartier combine trois qualités essentielles, la passion, la précision et la simplicité de l’approche. Sa lecture est recommandée à  ceux qui, connaissant un peu la musique de Drake, souhaitent en savoir plus sur sa vie et son œuvre.

  • Henri Chartier, « Nick Drake », Editions Le bord de l’eau, 14 euros.
  • Joe Boyd, « White bicycles », Editions Allia, 20 euros.

La  discographie de Nick Drake est disponible chez Island.

Hautes Pyrénées, le 6 août 2008   

11/11/2007

On se lève tous pour Kate

medium_Kate_Nash.gifC'est mon disque de la semaine mais surtout la nouvelle découverte de la pop anglaise. Sous ses airs de Lolita superficielle avec ses robes bien sages, Kate Nash puisque c’est d’elle dont il s’agit, nous arrive en provenance du net forte de sa vingtaine d’années.

Ecoutez son hit « Foundations » c’est vraiment épatant. Intro au piano, batterie métronomique, phrasé mi-Morrissey, mi-Billy Bragg matiné Housemartins, c’est parti et ce n’est pas prêt de vous lâcher. Ce nouveau délice de la perfide Angleterre avec sa voix légèrement voilée, sa façon so-british de dire « Faoun da cheune ». Son accent à couper au couteau va je l’espère vous plaire.

Le reste de l’album comporte quelques pépites charmantes comme « Shit song », « Skeleton song » et surtout « Monthwash » et on se dit inévitablement que la petite ira loin pour peu que le show business lui prête vie.

Pour ne rien gâter Kate Nash est une vraie personnalité, le cœur ancré à gauche mais sans concession pour un Tony Blair qu’elle rejette. Cette enfant du labour qui entre peu à peu dans sa bulle, paparazzis aux fesses, couvertures de magazines par dizaines pourrait devenir le nouveau phénomène pop de cette fin de décennie à une seule condition, celle de conserver sa fraîcheur et sa délicieuse pêche. Mais là franchement ce n’est pas gagné. On lui souhaite pourtant de garder la tête froide, elle le mérite.

Lyon, le 11 novembre 2007.

 
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