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04/12/2007

Avoir un bon copain.

c1f7d323a202538e26b544659f2e4be2.jpgHier le Figaro s’essayait à dessiner la galaxie centriste avec, en plein centre le Modem et à la périphérie de l’UMP une cohorte d’étoiles éteintes mais satellisées portant les noms de Morin, Cavada, Bourlanges et autres De Robien.

Dans la rondelle centrale, celle du Modem, trois personnages figuraient. François Bayrou, jusqu’ici rien à dire, Marielle de Sarnez, tout est normal, mais aussi, plus qu’étonnant, Michel Mercier autrement dit l’ami de François Bayrou.

Le problème de Michel Mercier c’est qu’il a trop d’amis au point que vendredi, jour d’ouverture du congrès de Fondation du Modem, il est passé faire un petit tour du côté de Villepinte afin de saluer l’ami François puis s’est très vite éclipsé histoire d’assister, je vous le donne en mille, au pot de départ d’un ami pompier à Thizy. Entre le pyromane qui a fait cramer l’UDF et son pote pompier de Thizy, Mercier a donc choisi le second.

Il faut dire que Michel Mercier n’a pas besoin de « meetic » pour se faire des amis. Il en a partout et les aime tous. Prenez Sarkozy, c’est également un ami de Mercier et le Président est paraît-il tout disposé à lui offrir un poste de Secrétaire d’Etat. Ami du pyromane, ami du pompier, ami du flambeur de l’Elysée, Mercier est également l’ami de tous au Modem. Il est donc l’ami de ceux qui devraient rejoindre l’alliance Perben-Millon, ici à Lyon.

Il est également l’ami de quelques naïfs qui vont se faire refiler un plat de lentilles en guise de remerciements pour leur renoncement. Au bout du compte il n’y a guère qu’Azouz Begag et Gilles Vesco pour ne plus compter parmi les amis de Michel Mercier, autant dire un truc qui vaut toutes les médailles du monde.

Lyon, le 4 décembre 2007.

26/11/2007

Les noces de la droite lyonnaise

87039dd02e7e1879dbede1f282675135.jpgLes verts viennent donc d’affirmer ce week-end un choix décisif dans le cadre de la préparation des élections municipales lyonnaises. L’expérience initiée dès 1995, poursuivie lors de ce mandat, est donc confirmée. C’est une liste d’union forte de son excellent bilan et porteuse d’un projet dynamique qui va se présenter aux Lyonnais, derrière son Maire Gérard Collomb, en mars prochain.

L’aréopage droitier qui s’agglomère derrière l’UMP Dominique Perben n’est probablement pas secondaire dans ce choix qu’il convient de saluer.

En effet, la semaine passée, placée par la droite sous le signe du bonheur marital, révèle que l’alliance UMP- Million-De Villiers incarne déjà l’errance et générera à coup sûr beaucoup d’inquiétudes parmi un électorat lyonnais modéré. Derrière les sourires cosmétiques et les emphases creuses commencent à suinter dans le camp Perben des réflexes qui inquiètent. Par exemple, lundi dernier, lors de la séance publique du Conseil Municipal, le refus conjoint de l’UMP et du Groupe Million, de voter une subvention au MRAP ne peut que commencer à disqualifier le ménage à trois initié par Dominique Perben. Ce vote négatif, que certains pourraient imaginer comme subalterne, est en vérité un positionnement suspect porteur de dérives car il atteste déjà de l’ascendant des deux lieutenants de Charles Million à savoir Denis Broliquier et Amaury Nardone. Ces deux là n’ont d’ailleurs pas froid aux yeux. Non contents d’imposer ce refus de subvention au MRAP,  ils revendiquent et assument toutes leurs croisades passées comme le refus de voter une aide municipale à la LICRA, à la ligue des droits de l’homme ainsi qu’à l’association étudiante de Lyon III hippocampe qui fait vivre dans la difficulté le devoir de mémoire et la lutte contre le négationnisme.

Jadis l’alliance à la région des amis de Charles Million avec Bruno Golnish avait produit un écœurement jusque dans les milieux modérés sensibles aux traditions humanistes lyonnaises.

Aujourd’hui, nul n’est besoin d’évoquer à nouveau ce coup nocif, l’alliance droitière imaginée par Dominique Perben ne pouvant produire que la même inquiétude.

Convoqués comme témoins de mariage les Lyonnais savent bien que derrière les sourires de circonstance le Groupe Million n’a pas vocation à jouer les bouches trou d’être de simples supplétifs. Avec trois têtes de listes et paraît-il Amaury Nardone en pôle position dans le 6ème arrondissement, le Groupe Million risque de devenir l’âme du projet Perben.

Comment s’étonner alors que dès le lendemain de la noce, certains nouveaux compagnons de Dominique Perben et des personnalités modérées se soient mis à exprimer à haute voix leurs inquiétudes.

Lyon, le 26 novembre 2007.

NB : Le progrès de ce matin nous dit que l’alliance UMP-Million s’est trompée de cible en confondant MRAP et SOS Racisme.

21/11/2007

Reservoir Dogs 2

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J’ai l’impression qu’un remake étonnant du premier Tarentino, « Reservoir dogs », est sur le point de se tourner à Lyon. Malheureusement Harvey Keitel, Tim Roth, Steve Buscimi et Chris Penn sont passés à la trappe. Malgré l’improbable casting qui émerge cette histoire forte résistera sans problème au traitement provincial d’un scénario dont je veux rappeler ici le pitch.

Deux types, dont l’un est blessé, rescapés d’un hold-up qui a très mal tourné se réfugient dans un hangar qui devient le lieu de rendez-vous de toute la bande. Peu à peu la pression monte et chaque personnage s’interroge et cherche à comprendre s’il s’agit d’un piège. Qui a trahi ? Le soupçon ne cesse de croître tout au long d’un film qui combine l’art du flash back et de l’abstraction sur fond de dialogues parfois délirants. La fusillade finale est un grand moment de cinéma, une métaphore du désespoir.

Lyon, le 21 novembre 2007

26/09/2007

Nouveau philosophe

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Vous le savez peut-être, Dominique Perben a indiqué, devant ses supporters réunis à Lyon III, ce que seraient les grands axes de son programme pour les prochaines municipales. « La Famille », « L’écologie », le « Rayonnement » et le « bonheur partagé » sont les éléments qui vont être déclinés par le candidat de l’UMP dans cette campagne municipale.

Nous y reviendrons en temps utile, mais je ne peux résister au plaisir de vous offrir cet extrait de son allocution, citée par le Progrès de dimanche, qui concerne le quatrième axe programmatique, « Le bonheur partagé ».

« Je veux que Lyon » dit Dominique Perben « soit une ville du bonheur partagé. C’est le sens profond de notre action politique. Ma vision de la ville, c’est un lieu de culture, au sens large, qui peut construire, sur un espace donné, une civilisation. Lyon peut construire un modèle et je veux que nous soyons à l’origine d’une vraie renaissance de Lyon ».

20 minutes, sous la plume de Carole Bianchi nous livrait, le lendemain, à propos de la même réunion, un autre extrait qui nous en dit plus sur les motivations de Dominique Perben qui explicite ainsi.

 

« Lyon m’a donné mon éducation, mes valeurs, mes règles éthiques. J’ai tout simplement envie de rendre à Lyon ce qu’elle m’a donné ».

Je vous le disais dès la semaine dernière le nouveau « Perben-Tendresse » est arrivé, humain et philosophe, certains diront peut-être trop humain pour être philosophe. En attendant, sa conseillère en charge de la diversité, Nora Berra, s’est exclamée, si l’on en croit toujours la presse, « La ville de Lyon à l’encéphalogramme plat », comme quoi, Dominique Perben est bien le seul à philosopher parmi les siens.

Lyon, le 26 septembre 2007.

20/09/2007

En attente

medium_hoteldevillelyon-archive.jpgElle avait indiqué "être prête à y aller", la chose est confirmée dans le Lyon capitale de hier matin c'est à dire le jour même où Anne-Marie Comparini indique dans le Progrès son renoncement à la vie politique. Anne-Sophie Condemine est donc parfaitement dans le temps. Pour le reste mystères puisque la nouvelle leader du Modem se limite pour l'heure à reprendre des déclarations plutôt générales de François Bayrou. Il faudra donc attendre.

Pour ce qui concerne l'UMP, en l'occurrence Dominique Perben, après deux points presse plutôt phtisiques sur l'école et la vie associative, c'est du côté de la réhabilitation de l'Hôtel Dieu que l'ex-Ministre, à grand renfort de conditionnels, tente à nouveau sa chance pour intéresser les lyonnais. Au bout du compte une place verte par ci, une esplanade par là, une galerie marchande et une passerelle qui enjambe le Rhône. Peut être simple métaphore de la main tendue à Charles Millon ? Il faudra donc attendre. Du côté des Verts on bombe le torse. Réduction de 20% des déplacements en voiture, fin de la construction de parkings, réducation de 20% des abonnements TCL, péage urbain à l'entrée du Grand Lyon, Vélo'V dans toute l'agglomération. C'est paraît il la toute première contribution. Pour le reste il conviendra d'attendre.

Les amis de Charles Millon, quant à eux, sont en négociation avec Dominique Perben. Certains d'ailleurs, le sourire aux lèvres veulent faire monter les enchères persuadés que le chef de l'UMP est prêt à tout pour parvenir à une alliance. Parmi les plus caustiques on affirme même que l'UMP serait capable de proposer la direction de campagne aux millonistes.

Vous le voyez il convient d'attendre. 

22/05/2007

Délocalisator

medium_Perben_Bleu_ciel.jpg A Lyon, je peux, sans me tromper vous dire que les coups tordus de Dominique Perben pour accéder à la Mairie n’impressionnent plus grand monde. Ailleurs, j’imagine que les agissements de l’ex-ministre indiffèrent et c’est après tout bien normal. Cela étant, les comportements de Dominique Perben méritent d’être contés tant ils sont représentatifs d’une façon de faire de la politique à l’ancienne, ici, à Lyon, mais aussi ailleurs.

Vous ne le savez donc peut être pas mais Dominique Perben était Maire de Châlon-sur-Saône. Un beau matin il décide de quitter sa ville pour s’installer à Lyon ou plus exactement pour faire don de son corps à sa ville natale.

Ce qui motive notre homme, vous l’imaginez, est assez simple. Il veut devenir Maire de la ville. Il trouve obscène qu’un Maire socialiste occupe le poste. Perben annonce donc « urbi et orbi » qu’il sera Maire de Lyon parce qu’il s’agit pour lui de favoriser une sorte de retour à l’ordre naturel des choses. Pour ce faire il décide de remettre de l’ordre au sein de la droite locale.

Vous l’avez compris c’est ici que les choses intéressantes commencent car, chez Dominique Perben l’essentiel ne relève pas de la vie des idées mais plus prosaïquement de la méthode. Très vite, celui qui va devenir patron de l’UMP du Rhône, rencontre un premier problème, il s’appelle Charles Millon. C’est là que va naître la méthode Perben, celle qui consiste à délocaliser ses concurrents car Charles Millon est un concurrent de notre Ministre.

Un beau jour, n’ayant même pas la correction républicaine d’attendre, Perben annonce lui-même sur le perron de l’Elysée, après un Conseil des ministres, que Millon est délocalisé à Rome comme ambassadeur auprès de la F.A.O. Exit Millon.

Quelques mois plus tard un ancien adjoint de Michel Noir ayant des envies municipales est quant à lui délocalisé à Villeurbanne pour tenter sa chance sous d’autres cieux. Exit Henry Chabert, c’est son nom, qui dégage illico du terrain.

Il en restait un troisième, l’ancien 1er adjoint de Raymond Barre, député UMP sortant de la circonscription sur laquelle lorgnait Perben. Après avoir proposé, dans un premier temps sans succès, à Christian Philip, c’est le nom du député sortant, la présidence d’une grande entreprise nationale, un poste d’ambassadeur pour en échange se faire refiler la circonscription, nous apprenons que Perben avait trouvé une solution, puisque le député UMP en question vient de retirer sa candidature aux législatives. Perben est donc maintenant le seul candidat UMP pour la députation. Après Millon, Chabert c’est maintenant Philip qui est délocalisé. Pour l’instant l’histoire n’indique pas où, mais l’avenir devrait nous en dire plus sur cette nouvelle délocalisation.

Vous le voyez la méthode Perben est simple. D’un côté vous avez un homme qui pour dégager le terrain délocalise des concurrents, de l’autre un appareil d’Etat riche en postes d’ambassadeurs, en présidences de sociétés nationales voire même en sous-secrétariats d’Etat. Il suffit alors, au détour d’un Conseil des Ministres, de puiser dans le bric-à-brac des niches douillettes de l’Etat pour trouver les solutions aux problèmes de Dominique Perben.

Délocalisator est donc à Lyon, imaginez une seule seconde que Dominique Perben dépense autant d’énergie pour trouver du boulot aux chômeurs, la vie serait tout de même plus sympathique.

Lyon, le 22 mai 2007.

 
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