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15/09/2010

Philippe, Michel, Fabienne et les autres…

Fouette.jpgPhilippe veut être le cocher de l’Union Manichéenne Populiste. Michel, avare de sa notoriété, – c’est « l’inconnu » comme le qualifie un sondage récent de Mag2Lyon - essaie d’exister à côté du premier. Fabienne les vit tous les deux comme des copains et continue imperturbable à se glisser sur toutes les photos où il y a Borloo : le côté fripé de l’écolo-valoisien l’avantage.

À regarder de près les projets et les dires de la triplette de la belle ville, on se dit qu’à part enfourcher la bicyclette UMP pour exister, c’est assez léger.

Si côté sympa, Michel Havard arrive largement en tête, que dire de ses projets ? Il affirmait récemment « En ville il faut faire du métro à chaque fois qu’on peut le faire ». C’est plutôt court : vise-t-il la seule faisabilité technique ou l’usage le plus efficient des deniers publics ? Rapprocher des gens et des territoires par un tram qui coûte 3 à 5 fois moins au kilomètre qu’un métro est-il si aberrant ? Ou bien s’agit-il seulement pour lui d’exister un peu en fouettant Collomb à l’instar du cocher ? Quant il prône par exemple un métro qui irait de la gare Saint-Paul à celle de la Part-Dieu, il oblige les voyageurs de l’Ouest-Lyonnais allant de l’Arbresle à Part-Dieu et au-delà vers Meyzieu à changer de moyen de transport ; le tram-train est bien moins cher et beaucoup plus attractif. Et lorsqu’il affirme que l’extension du réseau de métro tel qu’il le souhaite prendra peut-être dix ans, il faut soit une belle méconnaissance des délais nécessaires (études, avant-projet, projet, consultations publiques, votes, expropriations, réalisation…), soit plus vraisemblablement – l’homme n’est pas sot – une bonne dose de mauvaise foi.

Côté Fabienne, l’élue radicale du 1er, on joue de la brosse à reluire : « Michel est un chef d’équipe élégant, efficace et discret qui donne sa place à chacun et à chacune. ». La vacherie est dans le sourire, mais c’est bien dit. D’autant qu’avant de se glisser sur la photo à côté de l’inénarrable fripé lors des ateliers du parti qui n’a plus de radical que le nom, elle prend soin d’ajouter à propos de Michel « C’est un homme comme Borloo qui arrive à mettre des gens différents autour de la table et à les faire bosser ensemble » (gageons qu’à table, Borloo sait aussi les faire trinquer).

Vous me direz que notre avocate radicale a déjà tant à faire sur son blog pour le remettre à jour que cela ne lui laisse guère le temps pour faire dans la dentelle. Elle s’y laisse aller à une « caCAphonie » qui mélange allégrement dissonances et matières fécales. Le reste dudit blog est d’une richesse confondante : « Oui, le centre est peut-être un solution jamais miracle mais pragmatique. Oui Jean-Louis Borloo est peut être celui qui la transformera demain avec vous. ». C’est « le stress au lieu et place de la sérénité »…

Jean-Paul Schmitt

20/01/2010

Sélectif

musee.jpgJ’ai toujours beaucoup de mal à admettre l’indignation sélective et pourtant très répandue en particuliers dans les milieux bobo-bling bling qui ont succédé aux figures de la gauche caviar qui nous avait édicté un véritable manuel des causes défendables et celles bien sûr qui ne l’étaient pas. J’ai d’autant plus de mal que ce sont aujourd’hui certains journalistes qui se sont engouffrés dans cette spécialisation s’éloignant ainsi de la véracité des faits selon la belle formule de Stendhal. Sans aller chercher parmi les grands enjeux de la planète nous en avons eu un exemple ces derniers jours dans la vie lyonno-lyonnaise. Au terme d’un appel d’offre le SYTRAL a retenu pour deux lots de travaux de dévoiement de réseaux d’eau en vue du prolongement de la ligne T4 du tramway un même groupement d’entreprises. Ce groupement propose un prix nettement supérieur de celui des autres concurrents mais très proche de l’estimation du donneur d’ordre. Une entreprise non retenue décide alors de faire un recours devant le tribunal administratif et cherche pour cela des arguments juridiques comme le fait que le Sytral n’ait pas demandé par écrit une justification aux soumissionnaires qui avançaient les prix les plus bas. Jusque là rien que de plus ordinaire dans le jeu habituel des appels d’offre où le perdant d’un jour, qui est souvent le gagnant du lendemain, peut contester un choix. Mais dans la presse locale un vent d’indignation se lève, le Sytral, de Bernard Rivalta bien sûr, aurait des pratiques bizarres en matière d’appel d’offres. Et le soupçon enfle à propos du groupement au prix le plus élevé. Et de jongler avec les chiffres, toujours impressionnants pour de tels travaux, et de défendre l’intérêt du contribuable évidemment mis à mal. En fait il n’est heureusement pas exceptionnel qu’un donneur d’ordre public choisisse non pas le moins mais le mieux disant et c’est en général le bon choix et le plus transparent. A s’attacher au moins cher non seulement on prend des risques en matière de qualité mais le corollaire est une litanie d’avenants au marché qui grignotent l’économie de départ et qui sont votés dans la discrétion et l’indifférence générale. Quant aux pratiques du Sytral la juridiction saisie vient de se donner six mois pour trancher. Bref, on s’indigne dans le landerneau.

Et voila qu’au même moment le Conseil Général de Michel Mercier choisit entre les deux prétendants à la reprise des travaux du musée des Confluences. On ne va pas épiloguer sur ce dossier où la notion de dépassement du prix a atteint des sommets himalayens et pour lequel le président a beau nous dire que cela se paiera sans augmentation d’impôts il reste qu’avec la différence entre l'estimation et le coût c’est à une baisse d’impôts à laquelle on aurait dû avoir droit. Et pourtant là le chœur des indignés ne trouve rien à redire ; au contraire. Ils louent la prudence de Mercier qui a pris le plus cher pour se donner des garanties de sécurité reprenant exactement les arguments du Sytral pour justifier son propre choix. Mais là plus d’indignation ! Alors comprenne qui pourra et surtout quel crédit accorder à de tels jugements.

Philippe Dibilio

03/11/2009

Canal historique

A lire le texte totalement « imbitable » qu’il signe dans Vox Rhône –Alpes on est sur d’une chose ce n’est pas lui, Michel Mercier, qui l’a écrit. Cette prose technocratique ne ressemble pas du tout à notre Michel Mercier qui certes sait manier la langue de bois mais toujours dans un langage accessible. Mais c’est là le privilège d’un ministre il ne manque pas de plumes dans son entourage aussi pour aborder la question de l’aménagement du territoire il les laisse agir. Car si ce sujet relève en partie de son portefeuille Mercier s’y attelle à sa façon et d’abord sur le terrain. En politique averti qu’il est il sait très bien que l’essentiel réside dans la capacité à réunir des troupes et les déplacements d’Etat peuvent aussi servir à ça. Comme il l’avait très bien rappelé sur le plateau de l’émission 10 questions à… sur TLM Michel Mercier et d’abord un centriste qui puise sa conviction dans les écrits d’Emmanuel Mounier, cette pensée et ce choix politique il les a chevillés au corps. Alors son maroquin il l’utilise aussi à sillonner le pays pour y nouer des contacts et faire revivre le grand courant centriste.

Cette entreprise, relayée ailleurs par des hommes comme Jean Arthuis, il l’a commencé dans le Rhône lorsque Jean Luc Da Passano a fondé une association visant à regrouper les centristes « canal historique » dans notre département. Mugette Dini, sénatrice du Rhône, en avait pris la présidence avant d’en devenir l’ambassadrice au plan national. Et leur affaire avance, sans bruit et à petits pas, mais elle avance.

Il faut dire qu ‘au moment où, d’une part, Nicolas Sarkozy est, c’est peu dire, moins flamboyant et que d’autre part François Bayrou penche trop à gauche pour son électorat il y a une fenêtre de tir pour cette initiative. La stratégie du président de la République visant à rassembler toutes les composantes de la droite dès le premier tour si elle lui a permis de gagner la présidentielle ne sera peut-être pas la meilleure pour les élections à venir et sûrement pas pour les cantonales de 2011. Déjà pour les régionales de l’an prochain dans le Rhône la volonté hégémonique de l’UMP sur la liste de la majorité nationale et le désordre qu’entraînera la candidature Bégag au Modem laisseront orphelins nombre d’électeurs centristes. Ce qui constituera un réservoir de voix pour les cantonales indispensable à un Michel Mercier qui ne veut pas perdre la main sur le département tout en plaçant des hommes et des femmes en capacité de devenir « conseillers territoriaux » dans la perspective de la réforme en cours. Alors l’offre de Mercier reprend tout son sens et, qui sait, le centrisme « canal historique » renaîtra-t-il une fois encore de ses cendres.

Philippe Dibilio

17/06/2009

La mercerie du Père Michel

Mercier.jpgMichel Mercier pourrait « donner une assise plus large encore à Nicolas Sarkozy » affirmait récemment Dominique Paillé, le porte-parole de l’UMP en vadrouille à Lyon. D’ailleurs « il apporte régulièrement les voix qui manquent à l’UMP pour être majoritaire dans cette assemblée [le Sénat] », rajoutait-il.

Certes, Michel Mercier a les épaules larges et de quoi bien remplir toute assise ministérielle suffisamment confortable proposée par Nicolas Sarkozy dans un souci d’ouverture bien compris. Les rumeurs – ces bruits qui transpirent avant d’avoir couru – sont allées bon train ces derniers temps. Et pas un train de sénateur. On le voyait à la Réforme Territoriale récemment, ensuite à l’Agriculture ou, si l’on en croit l’Express de la semaine passée, au Logement à la place de Christine boutée ailleurs.

L’homme connaît son terrain. Un terrain bien centriste, notamment celui de l’Ouest du département où l’on s’affirme sans étiquette pour taire une sympathie somme toute bien démocratique pour la politique qui conserve les choses en l’état et qui craint la nouveauté. Un terrain où l’on n’aime pas trop parler de politique. Où, dans le même temps, la solidarité et le bien vivre ensemble (parfois un peu trop entre soi) jouent plutôt bien. Sa solide silhouette lorsqu’elle arpente ce terrain cache bien la souplesse de son échine.

Sans y toucher, en l’intégrant au gouvernement, Nicolas Sarkozy fait la nique à la direction nationale du PS pour qui les territoires sentent par trop la province et le méthane. Il envisage donc d’acheter le fonds de commerce de Mercier. Le magasin pourrait en même temps lui servir de vitrine Modem. Car il y a de tout dans la mercerie rhodanienne du Père Michel. Même du Modem pas tout à fait Modem. Et il y a du choix si l’on en juge par quelques clients.

En 2008, Azouz Bégag venu chercher de quoi faire un patron pour une veste aux municipales et quelques ourlets façon Modem, est reparti les points dans ses poches. Dans le même mouvement, il a fourgué tout un lot de toile que l’on se ramasse à Geourjon.

Pour la couture dont il est un expert, il excelle à emmêler des fils de diverses nuances pâles - en camaïeux de bleu toujours - et il n’hésite jamais à une petite démonstration de son art. En témoigne l’une des dernières leçons du madré sur du Madras, le mois dernier. En fin de réunion de quartier dans son bourg, fuse la question qui tue « Quand allez-vous redevenir maire de Thizy ? » : le doigt habile et sans dé quittant la couture du pantalon, Michel a cousu d’un joli fil décoloré un « Il faut que je réfléchisse à comment répondre à votre question. Reposez- moi la dans un mois et demi ».

J’oubliais : la mercerie est aussi abondamment dotée de toile thermocollante double face dont il maîtrise toutes les techniques. Jusqu’aux étamines à fromage que les fabricants de Rigotte de Condrieu reconnaissants lui achètent désormais en quantité pour son intervention en faveur de l’inoubliable AOC.

Quant aux boutons, il ne les vend pas. Parfois, il en donne...

Jean-Paul Schmitt

29/10/2008

Eléments concordants

michel mercier.jpgIl est une rumeur qui reprend vigueur, c’est celle consistant à prévoir pour la seconde partie du mois de janvier le remaniement ministériel tant attendu par Michel Mercier. Mais pourquoi y prêter plus d’attention aujourd’hui qu’hier, me direz vous? Peut être parce que, comme on le dit dans le langage policier, des éléments concordants apparaissent à l’horizon du calendrier politique.

En effet, c’est en janvier que la France passera la main de la présidence de l’Union Européenne ce qui ramera l’attention sur la situation politique intérieure. Par ailleurs, le Congrès de l’UMP aura lieu dans les mêmes eaux et, on le sait Nicolas Sarkozy veut débarquer Devedjian du secrétariat général au prétexte qu’il a du mal à faire tourner la machine, notamment face à un Jean François Coppé qui s’appuie avec efficacité sur le groupe à l’assemblée nationale, qu’il préside, pour occuper le terrain. Dans le même temps Sarkozy veut faire un peu de ménage dans un gouvernement où la cacaphonie est de mise et l’art de la boulette aussi. C’est donc en s’appuyant sur ses sept super ministres que le Président de la République va jeter les bases de l’ossature de son prochain conseil des ministres. Mais ce sera aussi le temps des récompenses. Et Michel Mercier attend la sienne eu-égard aux bons et loyaux services qu’il a rendu en sa qualité de président du groupe centriste au Sénat au moment du vote de la réforme constitutionnelle. Et, là encore l’opportunité est au rendez-vous puisque la loi qui autorise un sénateur devenu ministre à redevenir sénateur au terme de son passage au gouvernement rentrera en vigueur également autour du vingt janvier. Les voilà donc les éléments concordants. Michel Mercier le sait et force le destin en donnant de sérieux gages à Nicolas Sarkozy. Sur la réforme des collectivités tout d’abord pour dont il apparaît soudainement comme un partisan, y compris sur le point consistant à réduire le champ des départements. Sur le plan de l’organisation politique également.

Quand François Bayrou fait pencher son discours à gauche en déclarant comme en fin de semaine à Roubaix : « Sarkozy assume le capitalisme, moi je ne pense pas que c’est un modèle pour la France, je ne crois pas dans la distinction entre une capitalisme financier mauvais et un capitalisme industriel vertueux. Mon modèle est humaniste. Tout ne se résume pas à la production et à la consommation ». Qui dit mieux !

Mercier tient absolument à se distinguer de tels propos, c’est pourquoi il s’est approprié l’idée de Jean-Luc Da Passano de créer dans le Rhône le Rassemblement des Démocrates une structure refuge pour tous les centristes qui ne tiennent pas à s’identifier au Modem de Bayrou et qui conservent ainsi leur positionnement à droite. Bref, Mercier est prêt, seul problème pour lui il aura du mal à avoir le ministère de la Justice qui risque de revenir à Devedjian, Sarkozy lui devant bien ça.

Philippe Dibilio

22/05/2008

Un conseil (général)

conseil-general1.jpg

Si l'on en croit le Progrès, Dominique Perben serait « démotivé par sa vice-présidence au Conseil Général et par son mandat de parlementaire ». Toujours dans le Progrès, selon les propos rapportés d'un élu proche de l'ancien candidat aux municipales lyonnaises, je cite, « Il n'y a pas que le national qui le fasse bander ». (Sic !)

Loin de moi l'idée de m'offusquer de ce retrait de Dominique Perben. En pareilles circonstances la discrétion s'impose et le fait que l'ex Ministre ne se pavane pas en ville est plutôt un signe d'adaptation donc d'intelligence.

Ce qui est inquiétant dans le contexte actuel se situe donc du coté du Conseil Général. Passe encore le fait que son Premier Vice-président, Dominique Perben, en plein spleen, prenne de la distance et puisse être démotivé. Ce qui est plus étonnant c'est que son Président, Michel Mercier, paraisse aux yeux de tous encore plus à l'ouest car avant tout intéressé par son sort personnel et donc les négociations avec Sarkozy pour rentrer a gouvernement. Michel Mercier qui vient d'évoquer son possible départ à l'horizon 2009, est manifestement lui aussi sur une autre planète.

Avec un Président à l'ouest, un Vice-président qui perd le nord vous avouerez que la situation du département ne peut qu'interroger le rhôdanien que je suis.

Dans la continuité du rassemblement initié lors des élections municipales qui a conduit les listes « Aimer Lyon » à la victoire, le Parti Socialiste et le Maire de Lyon soutiennent la candidature de mon collègue Thomas Rudigoz dans une élection cantonale partielle (le 5ème arrondissement) qui pourrait changer à terme la donne au sein du Conseil Général du Rhône ce d'autant, qu'adhérent du Modem, Thomas Rudigoz dispose d'atouts indéniables pour sortir vainqueur de ce scrutin dans un canton propriété de la droite depuis des temps immémoriaux.

L'évidence n'étant pas toujours la qualité première de certains, je conseille donc à celles et ceux qui sont sensibles à la nature des politiques mises en œuvre dans les Conseils Généraux de se mobiliser dès le 25 mai pour permettre à Thomas Rudigoz de construire un rassemblement victorieux lors du deuxième tour du 1er Juin. Cela serait la meilleure façon d'indiquer à Michel Mercier et Dominique Perben que ceux qui font équipe avec Gérard Collomb à Lyon et à la Communauté urbaine ne se désintéressent pas du sort de nos concitoyens rhôdaniens et qu'une alternative se construit.

Lyon, le 22 mai 2008

05/12/2007

Azouz Begag lâche prise

aa8c660c5a8fefa621949371ca3b0f63.jpgAvant qu’Azouz Begag annonce hier soir sur le plateau de Canal plus son retrait de la compétition à l’investiture municipale lyonnaise, la situation était déjà tendue au sein du Modem rhôdanien. Le blog de Robert Marmoz l’attestait et donnait déjà quelques indications sur l’issue possible de cette confrontation qui n’aura donc pas lieu.

« Absence de sérénité et de transparence », « ambiance délétère », « manœuvres sourdes » sont manifestement les ingrédients qui permettent d’expliquer le renoncement d’Azouz Begag. Le regain de tension intervenu depuis quelques semaines au sein du Modem lyonnais ne devrait pas s’estomper.

Au train où vont les choses, bien malin celui qui serait capable aujourd’hui de dire de quoi demain sera fait mais, car c’est une évidence, le travail de sape effectué depuis des mois par Michel Mercier aura eu raison d’Azouz Begag et de quelques uns de ses amis.

Le Modem lyonnais, loin des principes mis en avant par François Bayrou lui-même, risque de redevenir un simple outil destiné à assurer la prospérité du Président du Conseil Général du Rhône. L’émotion du congrès de Villepinte passée, la dure réalité d’appareil risque d’invalider l’engagement de celles et ceux que se faisaient fort de changer la donne.

Lyon, le 5 décembre 2007.

04/12/2007

Avoir un bon copain.

c1f7d323a202538e26b544659f2e4be2.jpgHier le Figaro s’essayait à dessiner la galaxie centriste avec, en plein centre le Modem et à la périphérie de l’UMP une cohorte d’étoiles éteintes mais satellisées portant les noms de Morin, Cavada, Bourlanges et autres De Robien.

Dans la rondelle centrale, celle du Modem, trois personnages figuraient. François Bayrou, jusqu’ici rien à dire, Marielle de Sarnez, tout est normal, mais aussi, plus qu’étonnant, Michel Mercier autrement dit l’ami de François Bayrou.

Le problème de Michel Mercier c’est qu’il a trop d’amis au point que vendredi, jour d’ouverture du congrès de Fondation du Modem, il est passé faire un petit tour du côté de Villepinte afin de saluer l’ami François puis s’est très vite éclipsé histoire d’assister, je vous le donne en mille, au pot de départ d’un ami pompier à Thizy. Entre le pyromane qui a fait cramer l’UDF et son pote pompier de Thizy, Mercier a donc choisi le second.

Il faut dire que Michel Mercier n’a pas besoin de « meetic » pour se faire des amis. Il en a partout et les aime tous. Prenez Sarkozy, c’est également un ami de Mercier et le Président est paraît-il tout disposé à lui offrir un poste de Secrétaire d’Etat. Ami du pyromane, ami du pompier, ami du flambeur de l’Elysée, Mercier est également l’ami de tous au Modem. Il est donc l’ami de ceux qui devraient rejoindre l’alliance Perben-Millon, ici à Lyon.

Il est également l’ami de quelques naïfs qui vont se faire refiler un plat de lentilles en guise de remerciements pour leur renoncement. Au bout du compte il n’y a guère qu’Azouz Begag et Gilles Vesco pour ne plus compter parmi les amis de Michel Mercier, autant dire un truc qui vaut toutes les médailles du monde.

Lyon, le 4 décembre 2007.

 
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