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07/06/2007

Les ogres

medium_ogres_barback.gifL'éditorial de Dorotée Aznar dans le Petit bulletin revient sur l'affaire des Ogres de Barback à Oyonnax. Le 5 mai, au centre culturel Aragon (vous lisez bien Aragon), le groupe les Ogres de Barback était donc en concert.

A la veille du 2ème tour des élections présidentielles, au cours de son spectacle le groupe diffuse une vidéo qui va semer la zizanie dans le camp UMP et provoquer la colère de son maire Sarkozyste au pretexte que c'est "une action de propagande politique dirigée contre l'un des candidats à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, et en faveur de son adversaire, Ségolène Royal".

Jacques Godet, le Maire d'Oyonnax, prétend que la chose est d'autant plus inacceptable que c'est la ville qui a payé les artistes et mis à disposition la salle et ce dans sa bonne cité qui "a voté Sarkozy à plus de 60%".

Même si dans une réponse argumentée et ironique le groupe réplique avec une vigueur de bon aloi, il convient de s'interroger sur cet incident qui rappelle la pire période paleo-gaulliste qui voyait le personnel politique de droite (UNR, UDR, RPR...) conduire des chasses aux sorcières dans les provinces les plus reculées en s'arrogeant le droit d'imposer bon goût et l'ordre".

Cette mauvaise querelle du Maire d'Oyonnax ne doit pas être considérée comme un "dérapage" d'un autres temps. Rappelez-vous la volonté de censure de l'affiche du festival "Jazz à Vienne" il y a quelques années était du même tonneau.  Le Député lyonnais Hamelin, alors président du Groupe UMP au Conseil régional, qui aime tant imposer sa marque libérale n'avait d'ailleurs pas été le dernier à se lancer dans cette bataille pour l'ordre moral. A l'UMP, question de tradition, le naturel revient toujours au galop.

Lyon, le 7 juin 2007.

PS: Les ogres de Barback indiquent qu'ils devraient mettre prochainement en ligne la "coupable" vidéo. Je ne manquerai pas l'occasion de la relayer sur ce blog. 

12/03/2007

L'Expert

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Ce matin dans Le Progrès, Franck Viart interroge nos neufs Maires d’arrondissement pour savoir qui ils parrainent dans le cadre de l’élection présidentielle.

Pour celles et ceux qui s’interrogent encore sur le positionnement politique de François Bayrou, je préfère laisser la parole à Denis Broliquier, Maire Milloniste du 2ème arrondissement qui, lui, est capable de déterminer qui est de gauche ou de droite. Laissons-lui la parole.

« Par le biais des clubs nationaux de l’Embarcadère, dont je suis Président, j’ai adressé une série de questions sur des thèmes fondamentaux pour l’avenir du pays à divers candidats proches de la sensibilité des clubs - Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Philippe de Villers et Edouard Fillias. Dans l’attente de leurs réponses, je réserve ma décision. ». CQFD.

Lyon, le 12 mars 2007.

23/02/2007

Il cause, alors causons

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Voici quelques heures, Dominique Perben a présenté, à la presse, ses griefs sur le bilan de l’actuelle équipe municipale. Reconnaissons-le, en cette période d’élection, il est de bon ton de prodiguer avis et conseils sur la gestion des affaires publiques. Je ne sais pas encore précisément ce que Dominique Perben a bien pu dire sur Lyon mais quant à moi, je souhaite dire deux trois choses concernant celui qui a été Maire de Chalon-sur-Saône de 1983 à 2001.

18 ans à la tête d’une municipalité, 3 mandatures, vous me direz que ca donne tout de même le temps de réaliser des projets d’envergures, de développer sa ville, notamment lorsqu’on prétend avoir une vision pour elle. Chalon, durant ce laps de temps, a t'elle véritablement changée de visage ? Jugez-vous-même.

Parlons, tout d’abord, attractivité et urbanisme, puisque le sujet semble intéresser notre homme. Depuis 1983, la ville de Chalon a perdu, selon l’INSEE, près de 20% de sa population. La perte d’habitants, comme chacun le sait, est le signe tangible du dynamisme d’une ville et aussi une solution efficace pour résoudre les problèmes liés au logement et à l’habitat. J’irais même plus loin ! La récession démographique amorcée au début des années 80 est le fruit d’une stratégie politique sur le long terme, puisque Chalon est sans doute l’une des villes qui, à l’heure actuelle, en France, est la moins touchée par la crise du logement.

Il y a une semaine de cela, le Ministre des transports s’inquiétait, par voix de presse, de la bonne tenue de la politique de renouvellement urbain menée dans l’agglomération lyonnaise. La mixité sociale, l’amélioration de l’habitat, notamment social, la construction de véritables quartiers de vie dans ce que l’on appelait, autrefois, les grands ensembles, et le développement d’un cadre de vie agréable sont autant d’éléments qui participent à la bonne gestion d’une ville. C'est-à-dire autant d’éléments que l’ancien Maire de Chalon peut méditer, lui qui est le champion pendant 18 ans du renforcement de la ségrégation spatiale. En concentrant la plupart des efforts d’équipements, en termes d’urbanisme, sur les quartiers du centre de Chalon, et en regroupant le logement social en périphérie, il a sans équivoque contribué à construire une ville de moins en moins solidaire et équilibrée. Les résultats sont là. Certains quartiers, comme par exemple le Prés Saint-Jean, qui a pourtant fait l’objet d’une opération de renouvellement urbain, a perdu près 2.000 de ses habitants. La faute, sans doute, à la malchance.

Parlons emploi. C’est important l’emploi. Et notre Ministre, ne peux souffrir d’une réputation de laxisme en la matière, lui qui a participé activement à l’effort d’un gouvernement qui, en l’espace de 5 ans a un bilan catastrophique. A Chalon-sur-Saône, les résultats sont probants. Entre 1983 et 2001, Kodak ou Ravensburger, par exemple, ont fait le choix de partir de Chalon pour le premier, et de ne pas s’y implanter pour le second. Nous pourrions évoquer les nombreuses difficultés d’entreprises telles Piffaut ou Zolpan. En 2005, la ville comptait 12,5% de demandeurs d’emplois. Un taux de chômage des jeunes supérieurs à 21%, et un nombre de chômeurs de longue durée en progression constante. Les Chalonnais ne s’y sont pas trompés. Eux qui, lors d’une enquête de l’institut Sofres intitulée « Chalon 2020 », reconnaissaient à 74% que le principal point faible de Chalon est l’emploi exigeant aussi à 70% qu’il convenait de s’occuper en priorité de l’arrivée de nouvelles entreprises et de la création d’emplois.

Hier je m’étonnais de la récente conversion du prétendant UMP à la Mairie de Lyon à la défense de la cause arménienne et me demandant ce que l’ex-boss de Chalon-sur-Saône avait pu bricoler sur la question pendant plus de vingt ans.

Aujourd’hui, comme vous pouvez le constater je veux rafraîchir la mémoire de tous sur un sujet éminemment important.

Ne vous inquiétez pas, je vous vois frétiller d’impatience, nous aurons l’occasion de revenir au fil des mois sur certains fondements élémentaires qui constituent le background d’une campagne.

Lyon, le 24 février 2007.

26/12/2006

Visite amicale

medium_gerard_collomb.jpgJe suis allé ce matin rendre visite à Gérard Collomb aux Iris, le centre de Marcy l’Etoile, lieu de repos mais aussi de souffrances suite à son opération. L’homme est fatigué ce qui est normal, mais aussi déterminé, ce qui l’est tout autant.

Il me dit s’être fendu d’un communiqué de presse tant les habituelles rumeurs sur son état de santé parcouraient la ville. Il m’assure être d’attaque pour la séance de rentrée de la Communauté Urbaine.

Sur son bureau, un mètre trente de parapheurs dont la carte de bons vœux à François Hollande, le Premier Secrétaire du Parti qui a toujours été, en particulier avant les élections municipales de 2001, un soutien actif et sincère à celui qui allait devenir Maire de Lyon.

Au nom de mes collègues élus socialistes lyonnais je me suis dit que la meilleure façon de lui exprimer notre amitié était de lui proposer quelques instants de lectures fructueuses.

Parcourant les rayons de la librairie Passages, j’ai longtemps hésité entre la bio de Léon Blum (trop conventionnel), le dernière livraison du paysagiste gilles Clément (trop ploum-ploum), les cahiers d’Artaud publiés en Fac-similé par Gallimard, pour me rabattre au final sur le dernier Rosanvallon sur la démocratie, c’est à dire le moyen d’aller aux sources d’une des interrogations de Ségolène Royal et comme deuxième pioche le bouquin de Stiglitz, c’est à dire le complément nécessaire aux interrogations des socialistes pour ce qui concerne l’avenir de la planète. 

Lyon, le 26 décembre 2006

17:00 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Collomb, Gérard, Blum, Stiglitz, Maire, Sécheresse | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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