Avertir le modérateur

23/09/2010

Retraite à 60 ans

phil-collins_going-back_album.jpgSur ce blog, il y a quelques années, je crois que c’était en 2007, à l’occasion du passage de Genesis au stade de Gerland, je m’en étais pris à Phil Collins m’attirant les foudres et parfois même la haine des fans de celui que je définissais alors comme « un batteur suisse ».

Mobilisés et la bave aux lèvres mes détracteurs s’illusionnaient sur la portée musicale de leur équipage de prédilection et surtout ne supportaient pas que l’on puisse s’en prendre à Collins qui était, encore fallait-il l’admettre, résident suisse mais néanmoins batteur.

Depuis quelques mois le leader de Genesis nous avait annoncé une retraite bien méritée, l’homme dépassant les soixante ans. Pour être franc je m’étais fait à cette formidable nouvelle et voilà que maintenant le quasi-helvète nous fait le coup du retour en signant « going back » un album de reprises de la Tamla Motown d’ailleurs pas plus mauvais que celui proposé avec succès par Seal il y a quelques années. Souffrant des mains, Phil Collins a désormais laissé tomber la batterie, notre homme n’étant plus, il faut l’admettre, qu’un résident suisse.

Plus important en déclarant la semaine passée au Figaro, « vous savez je n’aimais pas tout dans Genesis » Collins m’a largement donné un coup de main au cas où je me retrouverais au purgatoire au milieu d’un troupeau de fans de Genesis. Mieux, en ajoutant dans la même interview, « j’aimerais pouvoir revenir en arrière et être un peu plus sélectif sur ce que j’ai fait » le batteur f.m. a démontré sa nouvelle clairvoyance comme quoi on peut tout à la fois revendiquer, comme Collins le fait, « le droit à la paresse », atteindre la sagesse et profiter d’une retraite au bord du Léman. Désormais j’aime Phil Collins.

Lyon, le 23 septembre 2010.

06:05 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : phil collins, genesis, figaro | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

05/07/2010

Soldat Woerth

Eric_woerth.jpgSi certains doutent encore de l’utilité du Figaro de Dassault pour la droite, qu’ils épluchent, pas nécessairement dans le détail, la façon dont le quotidien remue le ciel, la terre et une partie du cosmos pour sauver le bon Monsieur Woerth. Après Philippe Parini, le directeur général des finances publiques monté au créneau le 30 juin, ce week end le « premier » premier ministre de la France, l’indispensable Guéant tentait lui-même une contre attaque sur quatre pages du « Figaro-Magazine » dénonçant comme il se doit, les socialistes.

Alors que les révélations sur les mœurs de la république à l’égard des puissants se multiplient comme jamais, on se mobilise de toute part pour expliquer aux Français que Woerth est un perdreau de l’année, un gentil ministre désintéressé, un peu amorphe et la tête dans les étoiles. De toute évidence « Tenir bon » est désormais le mot d’ordre. Tenir bon jusqu’au 14 juillet en se disant que l’été faisant le soufflet aura une fort mauvaise mine à la rentrée. Tenir bon sur l’ensemble des fronts, sur Bettencourt, sur Woerth et Madame, sur la trésorerie de l’UMP. Manifestement cette affaire Bettencourt-Woerth à tout d’une poudrière alors que le pays traverse une crise terrible et que la rentrée s’annonce pire encore. A ceux qui ne seraient pas convaincus de cela l’agitation qui règne dans les rangs de la droite devraient les faire changer d’avis. Pire. Derrière le dossier Woerth les questions du fonctionnement partial de l’appareil d’Etat, de ses services fiscaux et peut-être même de sa justice, sont désormais posées. Mieux. Au-delà du cas de ce pauvre Woerth, trésorier de l’UMP, c’est de morale dont il s’agit de parler tout en s’interrogeant sur l’avidité financière de la machine électorale présidentielle. Dans le « Marianne » de la semaine on nous explique qu’étant donné le plafonnement des dons on invite du côté du parti présidentiel à multiplier les donations au sein d’une même famille et même à contribuer aux levées de fonds vers l’ensemble des formations de la majorité. Bref, le potentiel calorifuge de Woerth est chaque jour de plus en plus dangereux pour la droite et l’on peut, de moins en moins s’interroger sur les raisons qui conduisent la majorité à ne surtout pas lâcher le soldat Woerth en pleine campagne.

Fin de la saison 1 du feuilleton, le 14 juillet.

Lyon, le 5 juillet 2010.

Photo: DR

11/04/2010

Les listes de Besson

legion-honneur.jpgIl y a des instants dans la vie où l’oisiveté et le mauvais esprit peuvent nous conduire à nous intéresser à l’inintéressant. C’est ainsi, il y a quelques jours de cela, je suis tombé à retardement sur le numéro du lundi de Pâques du Figaro qui titrait fièrement « Légion d’honneur, l’intégralité de la promotion de Pâques ». Pris subitement d’intérêt pour la chose, je me suis vautré dans la lecture des noms et fonctions des heureux vainqueurs du jackpot républicain pour y constater la présence légitime de Monsieur Marin, procureur de la république, un magistrat particulièrement cher à Dominique de Villepin, d’Alain Bauer, le criminologue post-rocardien préféré du président, de Jean Amadou et Denise Fabre, deux artistes dont la dévotion au gaullisme n’est plus à présenter. Pris subitement d’une envie pressante de détailler la liste des heureux bénéficiaires relevant d’Eric Besson je me suis précipité en page quatorze du quotidien le plus protocolaire de France histoire de savourer la liste du dit ministre qui, tel un inventaire à la Prévert, alterne avec mesure, policiers et fonctionnaires dédiés à la cause, à des responsables d’associations dont nous ne savons rien mais dont nous imaginons tout le bien qu’ils ont fait au drapeau national. En voici le détail …

Une membre active d’associations/ Un président de forum contre les discriminations/ Une directrice des accueils de loisirs d’une ville/ Le secrétaire général du haut conseil à l’intégration/ La directrice territoriale de la politique de la ville d’Antony/ Le coordinateur des communautés religieuses d’Amiens/ Le commandant de police de Livry-Gargan/ La présidente d’une association/ Le sous-directeur de l’administration des étrangers à la préfecture de police/ La trésorière d’une association de quartier/ La présidente d’un groupement professionnel/ La directrice d’un musée/ La présidente d’une association/ Le directeur du centre d’accueil pour demandeurs d’asile/ Le directeur adjoint d’une agence de sécurité sociale/ Un commandant de police de la police aux frontières…

Sachant qu’avec Besson tout peut aller très vite, voici la liste de ceux qui devraient figurer sur d’autres listes avant la publication de celle de la promotion de la légion d’honneur du 14 juillet.

Un manœuvre du bâtiment/ Un grutier et son épouse/ Une grue d’origine africaine/ Un plongeur dans un restaurant gastronomique/ Un agent d’entretien probablement sénégalais/ Une famille nombreuse/ Un Afghan/ Un conducteur d’engins de levage/ Un agent d’entretien/ Un autre agent d’entretien / Un footballeur exclu d’un centre de formation…

Lyon, le 11 avril 2010.

14/10/2009

Goût bizarre

journaux1.jpgJ’avais bien aimé cet été les billets qu’écrivait régulièrement Pascal Jalabert dans le « Progrès », ils me redonnaient un certain attrait à la lecture du journal. En quelques lignes en effet, l’auteur donnait un vrai point de vue, pas forcement politique et engagé, mais un point de vue tant sur des sujets politiques que de société.

Cela me rappelait un peu la belle période des années 70 où la presse quotidienne lyonnaise connût un moment de vraie diversité. Henri Amouroux éditorialisait chaque jour sur les positons de droite dans « Le Journal Rhône-Alpes » (ancêtre du Figaro Rhône-Alpes) et je lui répondais dans l’édition régionale de « L’Humanité » ; l’équipe de « Libération Rhône-Alpes » composée des Claude Jaget, Albert Agostino et autre Bernard Shalcha donnait ses points de vue toujours cinglants (Robert Marmoz n’était pas encore là, il a la chance d’être plus jeune) et Bernard Elie s’exprimait dans «  Le Monde » régional lui aussi. Quant au « Progrès » il livrait chaque jour un édito signé d’un « P » transpercé d’une plume.

Ce moment de nostalgie passé j’ajoute que je lis régulièrement Jacques Boucaud ou Michel Rivet Paturel les journalistes politiques du « Progrès » d’aujourd’hui.

Pour revenir à l’ami Jalabert il signait hier un article sur les soucis de Sarkozy à mi mandat et la liste est longue, depuis les questions économiques jusqu’aux frasques de ses ministres en passant par les dossiers à venir : retraites, lycées etc. Même les Régionales ne s’annoncent pas comme une promenade de santé, les ministres se défilant les uns après les autres pour conduire les listes et les objectifs de conquête sont plus que réduits à la baisse. En fait, à force de gesticuler dans tous les sens Sarkozy a fait perdre la boussole à ses propres troupes et au-delà à ses électeurs. Il paraît que ça le rend nerveux, on peut le comprendre ; ça le rend aussi irascible à l’endroit de ses ministres aussi il s’enferme avec ses collaborateurs de l’Elysée ce qui est le pire des réflexes et de plus dangereux pour lui car face aux combats à venir ce ne sont pas les gens de l’ombre qui iront au contact de l’électeur. Une telle situation laisse en principe un boulevard au le PS qui malheureusement n’arrive pas à l’emprunter.

Alors que Martine Aubry commence tant bien que mal à mettre un peu d’ordre dans la maison voilà que les incurables des petites phrases remettent ça quasiment tous les jours. Il n’y avait pas assez des couacs sur l’affaire Mitterrand que Daniel Vaillant sortait le serpent de mer de la légalisation du cannabis pour que la cacophonie reprenne. Bref si le PS voulait laisser passer son tour en 2010 comme en 2012 il ne s’y prendrait pas autrement. Au fond si Sarkozy devait trébucher ce ne serait sûrement à cause du PS mais des transfuges de la gauche qui deviennent de plus en plus encombrants pour lui et indigestes pour ses amis politiques. Ce serait tout de même une victoire au goût bizarre.

Philippe Dibilio

Photo: DR

03/10/2009

Bouger !

sondage.pngC’est parti. Un premier sondage relatif aux intentions de vote aux régionales nous est livré par le suspect trio Opinionway - Le Figaro - LCI.

L’UMP serait, au premier tour, devant un PS talonné par les verts. Avec respectivement 32%, 19% et 16% ces trois formations se détacheraient puisque le front de gauche serait à 8 %, le Modem à 7% et le FN à 6%.

Vous me direz que ce sondage n’intègre pas le formidable grand bon en avant que Martine Aubry vient tout juste de faire prendre au PS en organisant son référendum de jeudi soir. Ce scrutin interne dont la direction du PS, Harlem Désir en tête se glorifie, n’est en fait qu’un cache-misère. Il suffit de constater les taux de participation dans nos grandes villes pour s’interroger sur le niveau d’adhésion des militant(e)s socialistes à l’opération conduite par Solferino. Personnellement je ne suis pas allé voter et pour une fois j’ai la très nette impression d’être majoritaire dans ce Parti.

Dans la perspective des régionales et après ce quasi-flop, il serait grand temps que la direction du PS cesse de singer les autruches. Hier, sur I Télévision, Malek Boutih, qui, à force d’être tricard au PS est au moins doté d’une véritable et rare liberté de parole, s’interrogeait sur la possibilité pour les socialistes de réunir les forces de l’opposition autour de la table, l’ancien responsable de SOS racisme indiquant clairement la possibilité que les Verts puissent conduire dans certaines régions une liste unique avec la perspective de présider, après la victoire, certaines régions. Cette proposition de Malek Boutih mériterait d’être sérieusement explorée, y compris pour ce qui concerne l’Ile-de-France car, à trop s’auto proclamer le pivot de l’opposition, le Parti socialiste pourrait un de ces matins se réveiller centrifugé par une possible alliance de Cohn Bendit et de Bayrou. Si le PS veut nous prouver qu’il est encore vivant il serait temps qu’il nous démontre qu’il bouge encore. C’est quand même la moindre des choses à exiger d’un Parti qui se veut l’incarnation du mouvement.

Lyon, le 3 octobre 2009.

26/03/2009

D'jeunes

sarkozyjeune.jpgMême Le Figaro-Magazine l’écrit, c’est dire. L’Elysée craindrait par-dessus tout le désespoir des jeunes qui ne trouvent plus d’emplois. Mieux une indiscrétion Elyséenne indique, toujours dans le Fig-Mag que « la mèche qui peut provoquer l’embrasement social, ce sont les jeunes ». Il faut dire que depuis quelques temps, Sarkozy surveille la jeunesse comme le lait sur le feu. Déjà les manifestations étudiantes d’Athènes avaient eu raison de la forme olympique du Président et après quelques semaines de protestations la réforme des lycées concoctée par Darcos sur ordre présidentiel était passée par-dessus-bord, le ministre de l’Education étant perdu pour la cause.

Un peu plus tard, nul n’avait prêté beaucoup d’attention à la nomination de Hirsh comme super-commissaire à la jeunesse. C’était une erreur. Aujourd’hui Sarkozy dispose avec Martin Hirsh d’un ministre qui mouille sa chemise et qui « s’y croit ». La jeunesse n’est pas sacrifiée ne cesse de répéter, souvent dans le désert, notre commissaire qui, à chaque fois que l’opportunité se présente à lui, n’hésite pas à bomber le torse. Il est même monté, devant le Grand Jury RTL-LCI, au créneau pour contrer Christine Lagarde la gardienne du temple en disant que « d’habitude on endette la France et on demande aux jeunes d’éponger. Là, ce sera l’inverse ».

Darcos et sa réforme out ! Hirsh en première ligne. Sarkozy pétoche et tente donc de multiplier les signes pour calmer une jeunesse scolarisée qui demeure remuante et potentiellement mobilisée. A cet égard, le mouvement des universitaires et chercheurs est lui aussi un des détonateurs que le Président cherche à mettre sous observation tant son potentiel calorifuge est jugé important. Sarkozy est donc sur le point de repartir dans son travers habituel, la bougeotte. C’est le sens de sa nouvelle opération de drague de l’électorat populaire, c’est peut-être aussi l’explication de ces rumeurs qui suintent à propos d’un remaniement gouvernemental dès le lendemain des élections européennes. Remuscler politiquement son gouvernement est une nécessité pour Nicolas Sarkozy ce d’autant qu’à force de l’utiliser comme un paillasson force est de constater que l’équipe de Fillon est de plus en plus indécrottable. C’est ainsi que l’on parle du retour des Juppé et Seguin. Des signes qui devraient de toute façon aller droit au cœur des jeunes qui sont légion parmi les 80000 chômeurs supplémentaires comptabilisés en février.

Lyon, le 26 mars 2009.

Photo:DR

09/03/2009

Bruno Etienne

bruno etienne.jpgBeaucoup de monde se souvient de sa fougue et de son accent chantant. Pendant deux décennies il avait éclairé notre lanterne, toujours avec conviction et pédagogie, à propos d’un islam dont il aimait dire que sa fraction radicalisée puisait beaucoup plus dans la modernité de l’occident que dans la tradition. Fréquentant avec régularité les médias « grand-public », il était un de ces universitaires qui n’hésitaient pas à descendre dans l’arène pour expliquer et défendre ses idées nous faisant ainsi découvrir le monde.

Le professeur Bruno Etienne, puisque c’est de lui dont il s’agit, s’est éteint la semaine passée. Islamologue et érudit, Bruno Etienne, comme le dit Benjamin Stora dans le Figaro, « n’avait pas peur de dire ce qu’il pensait » et ce professeur de l’IEP d’Aix-en-Provence était pour bien des lecteurs et auditeurs une personnalité attachante qui avait permis de saisir bien des réalités et des enjeux sur un islam mal connu à l’époque et souvent voué à la caricature.

Parmi sa trentaine d’ouvrages, je n’avais bien entendu lu que le seul « La France et Islam » (1989) et les contours de sa vie m’étaient inconnus jusqu’à l’annonce de la triste nouvelle de son décès. Si vous souhaitez mieux percevoir la personnalité de cet universitaire qui s’affichait comme musulman et franc-maçon, je vous conseille de vous reporter au « blog éduc » qui, en septembre dernier, consacrait un billet et proposait une interview de Bruno Etienne. (blogs.laprovence.com) ainsi qu’à la république des lettres qui propose une bio-bibliographie de l’auteur (www.republique-des-lettres.fr)

Lyon, le 9 mars 2009

Photo:DR

 

19/10/2007

La caissière du supermarché est bien barrée

medium_Caddie.jpgCe matin dans le Figaro, Nicolas Barré dans un éditorial intitulé « aux grévistes » fait sa petite leçon de morale aux cheminots en leur expliquant notamment qu’il y a plus malheureux qu’eux. Argument favori de la droite depuis quelques semaines, Barré nous parle de « La caissière de supermarché (qui) manipule chaque jour à sa caisse deux tonnes de produits ! ». Je ne sais pas si vous l’avez relevé mais la caissière d’hyper est devenue, bien malgré elle, la caution de la droite pour détruire les régimes spéciaux des agents de la SNCF et de la RATP.
Horaires partiels et fractionnés, salaires particulièrement bas, stress, tâches répétitives la caissière de l’hyper est effectivement une victime non consentante d’un système qui la broie. Puisque ce Monsieur Barré semble tant s’intéresser aujourd’hui au sort de ces milliers de femmes qui triment dans des conditions scandaleuses et pour trois-francs-six-sous chez ses amis Leclerc et Mulliez, je suggère à notre belle âme du Figaro, au nom de la pénibilité du travail, d’exiger de ses amis Sarkozy, Fillon et Bertrand un régime spécial de retraite pour les caissières de nos supermarchés. Au point où il en est, il doit imposer aussi une revalorisation de leurs revenus et la fin de ces mi-temps fractionnés qui détruisent leur vie familiale. Aujourd’hui le camarade Barré vient de rejoindre le combat qui vise à redonner une dignité aux caissières des supermarchés. C’est donc un grand jour pour les travailleurs de ce pays.
C’est la lutte finale groupons-nous et demain... (air connu).

Lyon, le 19 octobre 2007.

25/06/2007

Rushdie

medium_Salman_Rushdie.jpgIl n’est pas bien dans mes habitudes de faire ici l’éloge du Figaro. Cela étant dans le numéro de ce matin, Alain-Gérard Slama signe en page treize une tribune sur Salman Rushdie qui a le mérite de mettre les points sur les « i », quant à la énième relance de «l’affaire » de l’auteur des versets sataniques. Fatwa, clandestinité, exil New Yorkais, protection rapprochée, assassinats de traducteurs, depuis des années le quotidien de Salman Rushdie est un enfer. La Reine d’Angleterre, en élevant il y a quelques semaines l’écrivain d’origine pakistanaise au rang de chevalier a provoqué un nouveau déchaînement insupportable contre Rushdie et le Royaume Uni. En maintenant sa décision, Londres a pris la plus juste des décisions.
Comme le dit Slama ce matin au terme de sa contribution,

« Au moment où Tony Blair montre, avec une parfaite maîtrise de lui-même, qu’il a attendu la fin de ses fonctions pour se convertir publiquement au catholicisme, il dépendra des démocraties de faire comprendre, non seulement aux dirigeants du « monde » musulman, mais aussi aux opinions publiques des nations laïques, que cette victoire n’est pas celle du christianisme sur l’islam, mais de la sagesse de la raison sur le vertige des symboles. »

Cette vérité est bien entendue bonne à dire à ceci près que pour nous Salman Rushdie demeure lui aussi un symbole.

Puisque nous parlons de Salman Rushdie, je souhaite avoir une pensée pour Monsieur Christian Bourgois, un merveilleux éditeur, qui, vous vous souvenez peut-être, a été à l’origine de l’édition française des « versets sataniques » alors que l’auteur était la cible de la Fatwa Khomeiniste.

Lyon, le 25 juin 2007.

18/01/2007

Le journal où la vie est plus belle

medium_logo-lefigaro-.pngUn feuilletage rapide du Figaro de ce matin devrait vous convaincre que tout va bien. Egrainons les titres du quotidien à l’éloge flatteur. Tout va donc bien, « salaires des fonctionnaires, le cadeau surprise du gouvernement » (page une), « les infections nosocomiales, en nette baisse »(page 11), Rue d’Enghien, l’équipe de Sarkozy fait ses premiers pas (page 8), « le nombre de bénéficiaires du RMI se stabilise enfin (page 9), « les first ladies se mobilisent contre les enlèvements d’enfants »(page 10), Rallye, Citroën démarre sa reconquête »(page 12).

Tout va bien aussi car « l’ISF de Royal et Hollande embarrasse les socialistes »(page 4), « Fragilisée par son ISF Royal cherche à rebondir » (page 6), « les socialistes laissent apparaître leur malaise au grand jour » (page 6).

 

Lire la suite

11:30 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ISF, Figaro, Barre, Breton, presse, secheresse, sécheresse | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu