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19/12/2008

Palmes 2008 - # 2

9782707156297R1.gifJ’ai fort heureusement oublié certains des bouquins lus cette année. Je pense à celui de Léotard sur Sarkozy ou bien à l’opuscule du Rédacteur-en-chef de Paris Match viré sur ordre. En mobilisant ma mémoire le « Courir » de Echenoz (Minuit) s’impose tout comme le court roman de mon ami Laurent Cachard (« Tébessa 1957 ») que nul Croix Roussien digne de ce nom se doit d’ignorer sous peine d’être désigné comme indécrottable. D’ici quelques jours je compte vous parler de François Mauriac mais sachez que lire ses chroniques sur la télévision (Bartillat) est chose surprenante et donc épatante. Limpressionnante érudition de Fernando Baez (« histoire universelle de la destruction des livres ») fait partie de mes coups de cœur de l’année même si je dois constater que ce gros bouquin est totalement passé inaperçu pour une raison que je ne cherche même pas à m’expliquer (Fayard).

On nous annonce une année noire, mais aussi une année « polar » 2009 exceptionnelle avec enfin le Ellroy, un nouveau Dennis Lehanne, un festival de rééditions pour le 50ème anniversaire de la disparition de Chandler et un Quarto Gallimard sur Hammett. En attendant je dois vous confier avoir laissé le polar de côté cette année. A signaler encore une fois aux fondus du genre la formidable et indispensable somme en deux volumes de Claude Mesplède (« Dictionnaire des littératures policières ») mais aussi le « correspondant étranger » de l’américain Alain Furst (l’olivier) qui est encore un auteur peu traduit en France alors que les prémices de sa carrière remontent aux années soixante-dix.

N’étant pas particulièrement sensible au phénomène de la rentrée littéraire de septembre, je me dois tout de même de vous rappeler la parution de « Le carnet d’adresses » d’Alain Fleisher, une curieuse plongée dans l’intimité du répertoire de la mémoire d’un auteur confirmé et reconnu que je découvre de manière tardive mais heureuse (Le seuil).

Concernant la musique, beaucoup de livres sortent et parmi un tel nombre de parutions les titres intéressants sont légion. Castor Astral livre ces jours-ci le second volume du Presley de Guralnick (pas encore lu) et une très intéressante traduction sur le folk-rock de la fin des années soixante intitulée « Hôtel California ». Plus ébouriffante et en aucune façon politiquement correcte, la biographie du Pink Floyd intitulée « Pigs night fly » (Tournon) du journaliste anglais Mark Blake mérite plus que le détour. Un livre à ne surtout pas mettre entre les mains d’un baba encore persuadé que la vie est rose chez les volatiles de Cambridge.

Qui dit fin d’année dit « beaux livres ». Un gros bouquin de photographies s’impose ; « Over », c’est son nom, est une vue du ciel de l’Amérique du gaspillage, de la déraison et des « torture-tests » de paysages. Plus agréable à lire et feuilleter que la plupart des pensums écolos, cette vue plongeante sur notre terre est loin d’être une jérémiade, c’est un vrai bouquin militant mais fort sympathique à parcourir. C’est si rare de pouvoir observer l’absurdité écologique assis dans son fauteuil (La découverte). Enfin, les passionnés de cinéma ne pourront se passer de caser dans leur bibliothèque l’énorme nouvelle édition des « Amis américains » de Bertrand Tavernier avec ses mille pages, ses centaines d’illustrations et ses dizaines d’entretiens de l’auteur avec les plus grands noms d’Hollywood (Actes sud - Institut Lumière).

Lyon, le 19 décembre 2008.

29/07/2007

D comme Dahlia Noir

medium_D_3.jpgJe viens de visionner l'impeccable édition en DVD du Dahlia Noir de Brian De Palma (Metropolitan film & video). Je passe rapidement sur le film dont la mise en scène "à l'ancienne" est parfaite avec ses plans qui n'en finissent pas, des plans-séquences comme toujours maîtrisés pour un film jamais bavard.  De Palma est un réalisateur que je situe aussi haut qu'Hitchcock mais dont je n'arrive pas très bien à m'expliquer le dédain qu'il peut inspirer à une partie de la critique.

L'adaptation du roman de James Ellroy est magnifique dans la mesure ou la complexité et l'enchevêtrement des histoires tissées par l'auteur nécessitait d'épurer les choses tout en prenant grand soin de ne pas décalquer scolairement à l'écran une petite histoire noire. Fidèle à Ellroy, l'infatigable scénariste Josh Friedman a livré à De Palma une grande adaptation qui fait du Dalhia Noir une fiction historique de premier plan tout en respectant l'esprit du roman d'Ellroy.

Les bonus qui accompagnent cette première édition en DVD sont dans la lignée du travail fait il y a quelques années pour les films d'Hitchcock, parfaits. Sans détailler, les documentaires "La vérité sur le Dahlia Noir" (52mn), "La marque De Palma" (17mn), "réalité et fiction" (12 mn) sur l'adaptation du roman d'Ellroy et "Case File"(20 mn) sur la scénarisation et le casting complètent cette belle édition d'un grand film.

Je crois que je vais profiter d'un mois d'août plutôt calme pour revisiter certains films de De Palma en commençant par "Body trouble", "Blow out" et "le bûcher des vanités" si l'édition DVD est encore disponible.

Lyon, 29 juillet 2007.

08:30 Publié dans Culture & cultures..., Podcasts | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : De Palma, Dahlia noir, cinéma, film, DVD, Ellroy | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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