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11/09/2007

Jean-François Bizot

medium_Bizot.jpgIl y a quatre ans de cela, il avait écrit un récit, « Un moment de faiblesse » (Grasset) sur la maladie qui vient juste de l’emporter. Jean-François Bizot s’en est donc allé dimanche soir mis K.O. par son cancer qu’il appelait Jack.

Comme le dit Gérard le Fort dans libération d’hier, la mort de Bizot est une « mauvaise nouvelle » pour ses proches et ses amis, c’est aussi un sale coup pour le journalisme et pour nous lecteurs.

En plus de trente-cinq ans Bizot nous avait parlé du monde. Des nouvelles radicalités utopiques américaines de la fin des années soixante, des Black Panthers et du free Jazz. Du Post-stalinisme, du punk, du reggae et du Black Président, des musiques noires, de toutes les musiques noires. Au tournant des années quatre-vingt, en particulier dans la seconde monture d’Actuel, il avait voulu décrire ce monde qui changeait même si les aventures modernes qu’il décrivait pouvaient parfois nous irriter.
 
A une époque de crise d’une presse imbibée de formatage et de marketing prévisible, la disparition de Bizot fait peur. La meilleure chose qui pourrait nous arriver c’est qu’une nouvelle génération aussi inventive, innovante et turbulente que celle des Bizot, Burnier, Rambaud, Van Eersel ou Zerbib se lève.
 
Lyon, 11 septembre 2007.

 
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