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24/09/2010

Fin d’histoire

fidel_castro_dead.jpgSi l’on écoute les plus dévoués serviteurs du régime, la réapparition de Fidel Castro il y a une quinzaine de jours de cela semble aussi spectaculaire qu’inespérée. En lisant son fameux discours le 3 septembre, le lider Maximo a manifestement regonflé le moral de ses troupes tout en indiquant clairement à tous qu’il ne pouvait se résigner à abandonner le pouvoir. Au lieu de nous indiquer ce jour là la fin d’une histoire, Castro nous a expliqué que l’histoire était sans fin. Tout un programme.

Dans un contexte économique déplorable, alors que les réformes promises ne demeurent que des mots et les libertés des concepts vides, le come back de Fidel est pitoyable. Pitoyable pour lui, pour son fantoche de frère et pour tout une nomenklatura qui pourrait à terme se diviser sur l’opportunité de conduire un minimum de changement.

En vérité, malgré ce regain de forme du chef, l’avenir du castrisme est derrière lui et il est peu probable que l’unanimité se fasse jour au sein de l’appareil d’état et du Parti pour trouver une issue à ce régime à bout de souffle. L’avenir démocratique de Cuba va commencer à s’écrire à brève échéance et il serait regrettable qu’au nom de la lutte contre les frères Castro, les forces obscurantistes tiennent le stylo au profit du libéralisme le plus trivial. Seule une solution social-démocrate pourrait garantir, à quelques encablures des côtes de Floride, une issue positive pour les Cubains, une perspective alliant développement économique et libertés.

La vieille Europe et singulièrement les socialistes espagnols et français seraient inspirés en voulant jouer un rôle positif dans ce processus mais, en ont-ils l’envie ?

Le PS quant à lui est entrain de préparer une convention internationale. La question de Cuba et de castrisme n’est même pas abordée dans le texte soumis au vote. Il est vraiment loin de nous le temps des réflexions internationales.

Lyon le 24 septembre 2010.

Photo: DR

05/03/2009

rebelle

lang.jpgL’affaire est assez « amusante », expédié en mission par Nicolas Sarkozy pour aller dire bonjour au Cuba des frères Castro, Jack Lang n’a jamais été critiqué par la direction du Parti Socialiste. Si l’on écoute quelques-uns des amis de l’ancien Ministre de la culture, la chose est considérée même comme normale tant Lang serait un spécialiste de l’Amérique Latine. De là à penser que cet honneur fait à Jack ne pourrait que rejaillir sur le Parti tout entier, il n’y a qu’un pas qu’Elisabeth Guigou s’est tout de même efforcée de ne pas faire. Je disais « amusant » parce que au moment où Lang recevait sa bénédiction, Pierre Mauroy était quant à lui critiqué pour sa participation au Comité Balladur. La chose est cocasse mais c’est ainsi aujourd’hui au sein du Parti Socialiste.

Rebelle né, Lang est désormais l’homme qui dit « Non » parfois d’ailleurs en disant « Oui ». Rappelez-vous, c’est ce même Lang qui, seul, avait voté avec la droite la fameuse réforme Constitutionnelle histoire de donner un de ces petits coups de pouce qui ne s’oublient pas. Lang en fin de carrière ne cesse donc de faire don de son corps à la France.

De temps à autre, pour se justifier, il argumente, un peu à retardement, mais il argumente quand même. C’est actuellement le cas avec un petit opuscule destiné à faire valoir sa pensée stratégique dans le domaine constitutionnel. Au même titre que Jack est un spécialiste de l’Amérique du Sud qui fait donc le voyage de la Havane, Lang nous précise que c’est le Professeur de Droit qui a été conduit à dire « Oui ».

Cela étant le Jack est parfois « borderline ». Dans une réunion qui s’est tenue à Blois (cela ne s’invente pas) et organisée par le « Comité pour l’Histoire », Jack a encore dit « Non » mais cette fois ci en pérorant sur le génocide des arméniens.

Au nom « de la liberté de penser » et « de poser des questions, de penser mal » Jack Lang a tenu des propos qui provoquent, on s’en doute, des vagues. Qu’à donc dit le neo-rebelle ?

« J’ai voté la première résolution de l’Assemblée nationale sur la reconnaissance, entre guillemets, peut-on dire, car il faut là aussi que les historiens fassent leur œuvre » expliquait le 11 octobre 2008 Jack Lang mais « Je ne sais pas si je réagirais de la même manière aujourd’hui, mais en tout cas je l’ai voté. Et à l’époque, j’étais président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, donc je suis doublement coupable, si j’ose dire, député et président de la commission des Affaires étrangères ».

J’imagine que Benoit Hamon, si prompt quand il s’agit de dénoncer le royalisme, doit être sur le point de peaufiner son communiqué officiel.

Cela étant, ne croyez pas que Jack Lang est devenu ma tête de Turc. C’est juste un rebelle et même les rebelles finissent parfois mal.

Lyon, le 5 mars 2009

Photo:DR

13/10/2007

Tiken Jah Fakoly

medium_Tiken_Jah_Fakoly-couleur.jpgGbagbo va-t-il autoriser son compatriote Tiken Jah Fakoly à venir chanter son reggae engagé à Abidjan cet hiver. Mystère. En attendant, en tournée française pour promouvoir "L'Africain", son dernier disque, l'ivoirien passe par le transbordeur ce soir.

Exilé au Mali depuis 2003 en raison des menaces de morts qui le visent, Tiken Jah Fakoly bénéficie d'une grande popularité sur le continent africain et d'une véritable côte d'amour en France depuis une petite dizaine d'année. Son reggae plutôt bien troussé et son inlassable combat contre "Francafrique" et la main mise de l'occident sur nombre de pays d'afrique francophone font de Fakoly une véritable icône de Bamako à Paris.

Le concert de ce soir est donné au profit de "Toloni", l'association du chanteur, qui mobilise des fonds pour la construction d'écoles (www.toloni.org) et bénéficie à ce titre du soutien de la Région Rhône-Alpes.

Allez au Transbo ce soir c'est peut être une bonne action mais c'est à coup sûr la garantie de passer une très bonne soirée musicale. Pour vous en convaincre il suffit de visionner la vidéo qui suit.

Avant de se rendre au Transbordeur, les amis, voire les amoureux de l'Amérique Latine ne rateront pas cet après midi, dans la cour du Palais St Jean (Lyon 5ème), la manifestation littéraire organisée dans le cadre de "Belles Latinas".

Pour sa 6ème édition, l'association Espaces Latinos accueille un très beau plateau avec Rafael Menjivar Ochoa (Salvador), Nestor Ponce (Argentine), Patricia Rodriguez Saravia (Mexique) et Sergio Gonzalez Rodriguez (Mexique).

Lyon, le 13 octobre 2007. 

 
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