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13/01/2010

Anticipation

SR Culture.jpgQue n’a-t-on pas raillé Ségolène Royal après sa soirée au Zénith et le fameux fra-ter-nité et quel silence des média lorsque Nicolas Sarkozy reprend la formule lors de ses vœux au pays. Ce qui chez Ségo était tourné en dérision devient dans la bouche de Sarko un propos ordinaire. Fantastiques média dont l’indépendance s’arrête à la porte de l’Elysée et qui ne vont pas, ne serait ce qu’égratigner, un Président en pleine déconfiture dans l’opinion. Avec 32% seulement de satisfaits de sa politique il est en totale chute libre mais c’est là le sort d’un homme qui à force de gesticuler dans tous les sens perd tout le monde en route. Et s’il reparle de fraternité c’est que l’opinion lui renvoie l’image de sa politique totalement anti-fraternelle ce qu’avait bien compris Ségolène avant lui. Car la politique sarkozienne cultive la haine et l’affrontement ; haine de l’autre, du migrant comme de l’immigré ; haine du concurrent comme de l’adversaire. Dès lors il n’est pas étonnant qu’une partie de l’opinion aspire à la fraternité.

Mais il n’est pas que sur ce sujet que Ségolène Royal anticipe, c’est aussi le cas dans la composition de ses listes en vue des élections régionales en Poitou-Charentes. On y notera la présence de deux syndicalistes l’un de chez Heulliez entreprise pour le sauvetage de laquelle elle s’est particulièrement impliquée, l’autre de l’équipementier Fabris. Rien d’extraordinaire si l’on se réfère à l’histoire de la gauche et à ses liens avec le mouvement syndical. Véritable révolution à l’heure où le monde du travail n’a plus droit de cité dans les circuits institutionnels. Il n’est de ce point de vue qu’à se reporter à la liste socialiste du Rhône pour mesurer la différence, une liste que même l’arrivée au deuxième tour de candidats issus des partenaires ne comptera toujours pas de représentants du monde du travail en activité. A l’heure où le chômage reste la principale préoccupation des français, où les derniers conflits sociaux portent essentiellement sur le sauvetage d’emplois cette défection interroge. Le rassemblement nécessaire pour battre la droite en 2012 ne se fera pas sans une vraie sensibilisation des actifs de ce pays. Et l’on ne pourra pas longtemps les oublier dans la représentation politique. Apparemment Ségolène a anticipé la question la première.

Philippe Dibilio

20/11/2009

Une région d'avance

ban JJQ 250x250.pngAu terme d’une série de rendez-vous thématiques passant par Bourg-en-Bresse, Grenoble, La Voulte, Chambéry et St-Etienne, Jean-Jack Queyranne est ce soir à Lyon dans le cadre de sa campagne régionale « Une région d’avance ».

Ces rendez-vous Rhônalpins conçus par la tête de liste socialiste comme autant de moments d’échanges pour décider des orientations prioritaires du futur contrat qui sera présenté en janvier 2010, est consacré pour cette étape lyonnaise à la santé, à la vie associative ainsi qu’au sport et à la culture.

« Une région d’avance »

A l’invitation de Jean-Jack Queyranne

Espace citoyen, 12 avenue Jean Mermoz, Lyon 8ème

Contact sur www.uneregion-davance.fr

Régionales - AG rhone 201109.jpg

Lyon, le 20 novembre 2009.

12/11/2009

Qui suis-je ? Qui suis-je ?

Besson.jpgEn ces temps où - comme à chaque veille d’échéance électorale, comme à chaque creux dans les sondages - la droite et son maître de chant entonnent des antiennes sur l’identité nationale et les accolent aux refrains parlant d’immigration, une nausée me prend. Non pas que le sujet soit inintéressant, mais parce qu’il est toujours abordé cyniquement dans des moments soigneusement choisis par ces mêmes surfeurs sur vagues xénophobes. Parce qu’il est toujours biaisé par des jeux tacticiens où les débatteurs déguisent leurs adversaires en lutteurs de foire : à ma droite, le catcheur aux pieds dans la glaise et la terre et à ma gauche, l’angélique laxiste naïf rêveur d’universel.

Non, le sujet est trop grave pour le confier d’emblée à ces spécialistes des coups tordus. Oui, comme le disait récemment Gérard Collomb dans Libération du 4 novembre, « Défendre l’identité française ne saurait se réduire à convoquer l’histoire. C’est le présent qu’il faut bâtir, c’est l’avenir qu’il faut inventer ».

Mais le propos ne saurait s’arrêter là. Il est autrement plus vaste et le convoquer comme le font Besson et Sarkozy pour qui le sujet est un gri-gri électoral est assez indigne. Pour ne pas entrer trop dans la liste fourre-tout des définitions de l’omni-président-je-sais-tout-et-moi-je-vous-comprends-et-j’ai-été-élu-pour-çà, je citerai en vrac « La France, ce n’est pas une race, pas une ethnie. La France c’est tous les hommes qui l’aiment, qui sont prêts à défendre ses idées, ses valeurs. » (discours de Caen). Un peu court, Monsieur : la France est définie apophatiquement, c’est dire que rien n’en est dit, tout reste flou, tout est affaire de point de vue personnel et individuel non exprimé, mais « C’est tous les hommes qui aiment » ce je ne sais quoi ainsi exprimé, ce flou à tout le moins personnel et inexprimé, et « qui sont prêts à défendre ses idées et ses valeurs » ! Beau lyrisme creux. Et la belle affaire si on me rétorque le mot magique, imparable, de « patriotisme » que seuls sauraient comprendre ceux qui se battent et meurent pour une idée qui relève du sacré et de la recherche de transcendance si chevillée au cœur des hommes : je ne serai pas plus avancé quant à la gouvernance de notre société. Une société qui crève du manque de confiance dans l’avenir et dans ses dirigeants. Une société que ces dirigeants se sont ingéniés à découper en tranches de bons et de pas bons, de travailleurs valeureux et d’assistés, à dresser envieux « ceux qui se lèvent tôt le matin » contre « ces fonctionnaires à l’abri et trop nombreux », « ceux qui aiment la France » contre «ceux qui ne l’aiment pas et doivent la quitter », ceux visés par les racines chrétiennes du discours de Latran contre les laïcards de tous poils.

Je suis un peu comme Martin Hirsch, je ne me sens pas vraiment concerné par ce débat et comme lui je constate que dans ce pays « il y a des débats où l’on s’adresse à ses électeurs … moi je parle à des gens ». Je préfèrerais moi aussi un débat sur l’identité européenne ou sur le modèle européen.

Tiens, à propos d’identité, voici un extrait de l’un des poèmes de Mahmoud Darwich

Les étoiles n’avaient qu’un rôle :

M’apprendre à lire.

J’ai une langue dans le ciel

Et sur terre, j’ai une langue

Qui suis-je ? Qui suis-je ?

Jean-Paul Schmitt

03/11/2009

Canal historique

A lire le texte totalement « imbitable » qu’il signe dans Vox Rhône –Alpes on est sur d’une chose ce n’est pas lui, Michel Mercier, qui l’a écrit. Cette prose technocratique ne ressemble pas du tout à notre Michel Mercier qui certes sait manier la langue de bois mais toujours dans un langage accessible. Mais c’est là le privilège d’un ministre il ne manque pas de plumes dans son entourage aussi pour aborder la question de l’aménagement du territoire il les laisse agir. Car si ce sujet relève en partie de son portefeuille Mercier s’y attelle à sa façon et d’abord sur le terrain. En politique averti qu’il est il sait très bien que l’essentiel réside dans la capacité à réunir des troupes et les déplacements d’Etat peuvent aussi servir à ça. Comme il l’avait très bien rappelé sur le plateau de l’émission 10 questions à… sur TLM Michel Mercier et d’abord un centriste qui puise sa conviction dans les écrits d’Emmanuel Mounier, cette pensée et ce choix politique il les a chevillés au corps. Alors son maroquin il l’utilise aussi à sillonner le pays pour y nouer des contacts et faire revivre le grand courant centriste.

Cette entreprise, relayée ailleurs par des hommes comme Jean Arthuis, il l’a commencé dans le Rhône lorsque Jean Luc Da Passano a fondé une association visant à regrouper les centristes « canal historique » dans notre département. Mugette Dini, sénatrice du Rhône, en avait pris la présidence avant d’en devenir l’ambassadrice au plan national. Et leur affaire avance, sans bruit et à petits pas, mais elle avance.

Il faut dire qu ‘au moment où, d’une part, Nicolas Sarkozy est, c’est peu dire, moins flamboyant et que d’autre part François Bayrou penche trop à gauche pour son électorat il y a une fenêtre de tir pour cette initiative. La stratégie du président de la République visant à rassembler toutes les composantes de la droite dès le premier tour si elle lui a permis de gagner la présidentielle ne sera peut-être pas la meilleure pour les élections à venir et sûrement pas pour les cantonales de 2011. Déjà pour les régionales de l’an prochain dans le Rhône la volonté hégémonique de l’UMP sur la liste de la majorité nationale et le désordre qu’entraînera la candidature Bégag au Modem laisseront orphelins nombre d’électeurs centristes. Ce qui constituera un réservoir de voix pour les cantonales indispensable à un Michel Mercier qui ne veut pas perdre la main sur le département tout en plaçant des hommes et des femmes en capacité de devenir « conseillers territoriaux » dans la perspective de la réforme en cours. Alors l’offre de Mercier reprend tout son sens et, qui sait, le centrisme « canal historique » renaîtra-t-il une fois encore de ses cendres.

Philippe Dibilio

05/07/2009

Haut niveau

melee.jpgC’est donc mardi prochain, dans deux jours, qu’au grand complet ( ?), réunis dans le même bus à l’instar des grandes équipes pro de football ou de rugby, que les membres du Bureau National du PS encadrés par leur secrétariat iront faire leur stage de remise en forme à Marcoussis haut-lieu de préparation de notre quinze national.

A l’instar des staffs des meilleures formations, ce séminaire d’étape destiné à « lancer «  le projet pour au final « changer de cap », sera placé sous le signe de la phosphorisation. Objectif, se qualifier en Champions-League présidentielle.

C’est donc un groupe conséquent qui, sous la houlette de sa capitaine, devra puiser au plus profond de lui-même l’énergie nécessaire à son rebond. En vérité dans la longue liste des sélectionnés nombre de forces centrifuges sont à l’œuvre. Certains chevaux légers comme Valls, Montebourg ou Moscovici sont déjà à la manœuvre pour occuper un hypothétique poste de demi-d’ouverture. D’autres, à la façon des Thuram ou Zidane rappelés jadis en catastrophe par Domenech, misent sur leur expérience de vieux grognard pour s’imposer. C’est le cas de François Hollande qui est subitement devenu sur-actif. Tout ce beau monde semble d’accord pour dénoncer le manque de travail et de forme d’une Ségolène Royal qui cette fois n’aura même pas besoin d’un certificat médical pour se faire porter pâle. Toujours sous contrat exclusif avec son club de Washington, Dominique Strauss-Kahn, qui vient de fêter en grande « pompe-people » son anniversaire, n’est toujours pas sélectionnable. Reste dans ce rassemblement du haut niveau socialiste le petit peuple de Solferino qui tentera, les uns au nom du couloir gauche, les autres persuadés que tout se passera dans l’axe, les derniers enfin, statistiques à l’appui, que l’avenir penchera à droite de faire valoir, non pas un projet mais un destin jusqu’ici chahuté.

Entre ceux qui y seront, ceux qui auraient préféré ne pas y être, ceux qui se félicitent de ne pas en être et ceux qui y étant préfèreront ne pas en être, ce stage de fin de saison risque d’accoucher d’une souris. De toute façon chacun s’accordera pour renvoyer les conclusions à celui de la rentrée prochaine, à La Rochelle, sous le regard câlin des caméras.

Lyon, le 5 juillet 2009.

Photo: DR

11/06/2009

En profondeur

logo PS.gifC’est tout frais. Dans six mois, nous socialistes, auront changé de cap. Comme dirait l’autre, si les socialistes se donnent six mois pour changer de cap c’est que le cap choisi jusqu’ici n’était pas le bon. Ça tombe mal parce que ceux qui parlent aujourd’hui ainsi sont les mêmes qui expliquaient il y a six mois, au moment du congrès de Reims, qu’il convenait surtout de ne pas changer de cap.
Une chose est donc certaine le cap suivi jusqu’à dimanche n’était pas le bon, encore faut-il, et nous avons six mois pour le faire, trouver le bon. Cependant un autre aspect semble inéluctable, si j’écoute bien nos dirigeants, nous atteindrons ce nouveau cap en pratiquant « une refondation profonde ». Attention, disent tous en chœur ceux qui il y a six mois poussaient des cris d’horreur à chaque fois que le simple mot « rénovation » était cité, il s’agit maintenant, non seulement de refonder, qui plus est de le faire en Pro-fon-deur !
Comme dirait l’autre, si les socialistes veulent refonder en profondeur et tout ça en six mois, ils doivent bien dès à présent avoir une petite idée derrière la tête. Scrutons donc ce qui émane du conclave socialiste de mardi soir. Au rayon nouveauté je note que le porte-parole du PS qui tout naturellement demeure dans sa fonction, souhaiterait être aussi chargé « du rassemblement de la gauche ». Voilà une première bonne idée qui sera utile dans le processus profond qui va se mettre en place. Deuxième évolution, Ségolène Royal est nommée représentante du PS à l’Internationale Socialiste, autant dire que ce que nous n’osions imaginer dans nos rêves les plus fous est enfin une réalité. Troisième riche perspective, Martine Aubry et Ségolène Royal ont décidé « d’intervenir ensemble lors des moments forts du Parti ». Le feuilleton ne fait que commencer mais depuis que je sais que nous en avons pour six mois, et en profondeur, je me dis qu’on a tout compte fait de la chance de ne pas avoir de bol.

Lyon, le 11 juin 2009.

08/06/2009

L'avertissement

Martine Aubry NB.jpg

Nicolas Sarkozy et Daniel Cohn-Bendit sont, chacun à leur façon, les vainqueurs, en France, de ces élections européennes. Inutile d’y revenir si ce n’est pour dire qu’ils incarnent l’un et l’autre le succès de stratégies personnelles, bien peu celles de leur Parti. Si l’UMP et les Verts souhaitaient se convaincre du contraire leur avenir devrait se révéler plus obscur qu’ils ne peuvent le penser.

Du côté des défaits, il s’agit bien entendu du PS et du Modem, on paye cash, avec ces résultats catastrophiques, les effets d’une posture artificielle d’opposants à Nicolas Sarkozy. Pour les uns comme pour les autres la preuve est faite que pour être crédible il ne suffit pas de se revendiquer de l’anti-sarkozysme encore faut-il le faire en s’appuyant sur un projet politique de sortie de crise novateur, enraciné et crédible.

Chacun tirera ses propres leçons mais pour ce qui concerne le Parti Socialiste la preuve est faite que l’obscur aréopage majoritaire sortie du funeste Congrès de Reims est dans la peine, incapable de partager en son sein autre chose que des accords tactiques d’appareil. Derrière les alliances nouées à Reims pointe un désarroi que même la langue de bois ne peut cacher. Il convient que le PS en finisse avec de tels mœurs et s’engage dans la définition d’une véritable clarification politique.

En matière de rénovation, il en va de même. Il faut en finir avec ces généralités jamais suivies d’effet. Hier Martine Aubry nous indiquait que « les choses avançaient ». Au même moment sur une autre antenne son n°3, Arnaud de Montebourg expliquait que « nous n’en sommes plus à rénover mais à reconstruire ». Qui croire ? Qui suivre ? Que penser d’un parti dont le chef de la minorité est le porte parole ?

Hier chacun expliquait que « le message était compris et partagé ». On verra bien mais ce scrutin peut être considéré comme un premier et ultime avertissement sans frais. Cela étant les élections régionales sont devant nous et il n’est pas acceptable que le travail impressionnant effectué par nos exécutifs régionaux puisse être mis en péril par un Parti en passe d’être disqualifié.

Espérons-donc que le message sera réellement « compris et partagé ».

--

NB: Demain soir, Mardi 9 juin, à l’initiative de la Société des lecteurs de Libération, débat sur « La crise de la presse et l’avenir de Libération »

19H, Amphithéâtre de l’Opéra de Lyon, 1 Place de la Comédie (Métro Hôtel de ville)

Lyon, le 8 juin 2009.

06/06/2009

Votez !

urnes européennes.jpg
N'oubliez pas demain, en ce jour de fête des mères et de finale de Roland Garros d'aller voter. En l'occurence, dans le grand Sud-est, pour la liste du Parti socialiste européen conduite par Vincent Peillon (blog | site de campagne).

Lyon, le 6 juin 2009.

14/04/2009

L’abeille et l’archiVert.

Cohn Bendit abeille.jpg« Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre ».

Daniel Cohn-Bendit, tête de liste des Verts aux prochaines élections européennes, recycle l’image dans son dernier livre « Que faire ? ».

Il attribue la métaphore à Einstein. C’est paraît-il sujet à caution et il n’est pas sûr que le cher Albert à la langue bien pendue ait effectivement affirmé cela...

Voyons les arguments en faveur de la thèse.

Il n’y aurait donc plus de miel à vendre dans nos échoppes ?

Mais, fussent-ils quelque peu ours, les humains ne vivent pas que de cette pitance sucrée dont ils surent tôt faire de l’hydromel pour oublier leur dure condition.

Les humains disparaîtraient ?

Les Inuits – éminents humains aux traditions fortes et froides - n’ont que faire de la pollinisation.

Peu importe ces arguties me direz-vous. Avec raison.

Certes, les abeilles permettent la reproduction de plus de vingt mille espèces de plantes. Difficile aux bêtes et, partant, aux hommes de se nourrir si une telle reproduction s’arrêtait. La disparition de la petite bestiole qui était sur terre bien avant nous causerait un très grave déséquilibre de la chaîne de la vie. Mais, comme le dit fort justement Dany le Vert, la métaphore d’Einstein nous entraîne au-delà des alertes que les abeilles nous lancent par apiculteurs et chercheurs interposés.

Mettre en réseau les intelligences est une pollinisation aussi incommensurable qu’essentielle. La dissémination du savoir peut allier les chercheurs, les artisans, les ingénieurs et faire que des initiatives individuelles fabriquent du collectif. Encore que, comme le dit Edgar Morin, tout ce qui est compartimenté résiste à la pollinisation ; les idées se répandent comme des pollens, mais ne germent que sur des terrains fertiles.

Jean-Paul Schmitt

17/09/2008

Oh ! Brothers

Lehman brothers.pngCela fait maintenant quelques jours que je voulais y aller de mon grain de sel sur la situation de la banque américaine Lehman brothers. Après mon billet « revivaliste » de lundi sur le retour du « collectivisme » et « la nationalisation des moyens de production et du système bancaire », je me disais qu'il convenait d'écrire quelques mots sur cette nouvelle débacle. Le problème c'est qu'à chaque fois que je m'installais devant le clavier, les dépêches fusaient indiquant ainsi une évolution de la situation quasi heure par heure.

Lundi en sortant du Conseil Municipal, je m'arrêtais devant l'écran figé sur Bloomberg TV dans la vitrine du CIC: Lehman Brothers était KO debout: le cours dévissant de plus de 90% ! Le lendemain, alors que le ministre Woerth sur RMC Info annonçait, presque fou de joie, le retour à l'équilibre des finances publiques en 2012, la Fed US injectait 50 milliards de dollars dans le circuit bancaire. Quelques heures plus tard la BCE tentait un bouche à bouche à 70 milliards d'Euros tandis que les bourses étaient toujours à la baisse. Comment voulez-vous, dans un tel contexte, qu'un quidam comme moi trouve temps et quiétude pour réfléchir au sort de Lehman et Frères ?

Reprenant le dessus j'essayais pourtant de m'atteler à la tâche et patatras, l'association des constructeurs automobiles européens annonçait que les ventes de véhicules plongeaient de plus de 7% sur un an et qu'en août le saut était de 15,6%. Stoïque et digne, je reprenais le dessus et voilà que le Monde.fr nous indiquait que nos frères jumeaux Sarkozy et Fillon reprenaient du poil de la bête car selon le baromètre mensuel BVA-L'Express nos deux « brothers » remontaient dans l'opinion. Franchement, il y a des jours c'est à vous dégoûter de faire un blog.

Lyon, le 18 septembre 2008.

08/06/2007

L’évidence

medium_Assemblee_nationale.jpgDepuis quelques jours, il y a moins de jogging sur nos écrans de télévision. Terminée la séquence Maltaise. Oublié le shopping à St Tropez. Remisées les robes Prada de Cécilia, les Ray Ban de Nicolas. Les Kennedy de l’Ile de la Jate sont retournés à la presse people. Tout redevient sérieux. Après la claque on nous parle désormais de la machine à claques.

Médias et sondeurs expliquent que la victoire va être bleue horizon. Parfaitement décomplexée, l’équipe provisoire conduite par Fillon nous détaille uns à uns les mauvais coups qui vont s’abattre sur une France majoritairement à l’eau et au pain sec destinée à payer des brioches à des privilégiés qui n’acceptent même plus de manger du pain frais. Je ne détaille pas mais, le 17 juin au soir, avec la quasi-disparition des droits de succession, la détaxation des heures supplémentaires, le nouveau bouclier fiscal qui devrait enchanter ceux qui sont assujettis à l’ISF, la mise en place de franchises médicales, le choc risque d’être rude.

Plus l’opposition sera forte à l’Assemblée Nationale le 17 à 20 heures, plus difficile sera la tâche de Sarkozy. C’est une évidence, mais il convient de dire que cette évidence pour être réalité impose la mobilisation de tous dès le premier tour.

A Lyon, ils s’appellent Thierry Braillard (1ere circonscription), Pierre-Alain Muet (2ème circonscription), Jean-Louis Touraine (3ème circonscription), Najat Vallaud-Belkacem (4ème circonscription). Ailleurs, Martine David, Jean-Jack Queyranne, Pascale Crozon, Jérôme Saddier… Toutes et tous seront d’indéfectibles défenseurs de valeurs de justice et de solidarité. Nous pouvons leur faire confiance.

Nous devons voter pour eux.

medium_Candidats_Legislatives_Lyon.3.jpg

Lyon, le 28 juin 2007.

L’évidence

medium_Assemblee_nationale.jpgDepuis quelques jours, il y a moins de jogging sur nos écrans de télévision. Terminée la séquence Maltaise. Oublié le shopping à St Tropez. Remisées les robes Prada de Cécilia, les Ray Ban de Nicolas. Les Kennedy de l’Ile de la Jate sont retournés à la presse people. Tout redevient sérieux. Après la claque on nous parle désormais de la machine à claques.

Médias et sondeurs expliquent que la victoire va être bleue horizon. Parfaitement décomplexée, l’équipe provisoire conduite par Fillon nous détaille uns à uns les mauvais coups qui vont s’abattre sur une France majoritairement à l’eau et au pain sec destinée à payer des brioches à des privilégiés qui n’acceptent même plus de manger du pain frais. Je ne détaille pas mais, le 17 juin au soir, avec la quasi-disparition des droits de succession, la détaxation des heures supplémentaires, le nouveau bouclier fiscal qui devrait enchanter ceux qui sont assujettis à l’ISF, la mise en place de franchises médicales, le choc risque d’être rude.

Plus l’opposition sera forte à l’Assemblée Nationale le 17 à 20 heures, plus difficile sera la tâche de Sarkozy. C’est une évidence, mais il convient de dire que cette évidence pour être réalité impose la mobilisation de tous dès le premier tour.

A Lyon, ils s’appellent Thierry Braillard (1ere circonscription), Pierre-Alain Muet (2ème circonscription), Jean-Louis Touraine (3ème circonscription), Najat Vallaud-Belkacem (4ème circonscription). Ailleurs, Martine David, Jean-Jack Queyranne, Pascale Crozon, Jérôme Saddier… Toutes et tous seront d’indéfectibles défenseurs de valeurs de justice et de solidarité. Nous pouvons leur faire confiance.

Nous devons voter pour eux.

medium_Candidats_Legislatives_Lyon.3.jpg

Lyon, le 28 juin 2007.

31/03/2007

Pour un vote "à l'ancienne"

medium_machine_à_voter.jpgLe 22 avril prochain, au premier tour de la présidentielle, à Issy-les-Moulineaux, ville du Maire centriste sarko compatible Santini, les électeurs voteront électroniquement à l'aide de machines.

En vérité ce ne sont pas seulement  les 40000 électeurs d'Issy-les-Moulineaux qui voteront ainsi, mais bien plus, puisqu'on estime que près 2 millions de Français utiliseront ces machines dès le 1er tour.  Il y a quelques temps une chaine de télévision française, je crois que c'est Canal +, faisait la démonstration avec des informaticiens hollandais que le piratage de machines de marque Nedap (80% du parc français) était un jeu d'enfant.

Aujourd'hui, tant du côté de chercheurs et universitaires que du PS, de l'UDF, des Verts, du PCF, on exige un moratoire.

Lyon, le 31 mars 2007. 

30/12/2006

On avance

medium_Michel_Onfray_Juin_05.jpgMichel Onfray, on s’en souvient, s’était fait secoué il y a quelques jours, au nom du « Fond », par Daniel Bensaïd, au sujet de la candidature unique de la gauche dite anti-libérale.

Ce 30 décembre, dans Le Monde, le philosophe n’y va pas par quatre chemins en réglant tout d’abord et respectivement leur compte aux « Trois B » (Buffet – Besancenot –Bové) puis en exposant son sentiment pour l’élection présidentielle.

Que dit Onfray ? 

« On peut alors choisir de rester pur et se cantonner à la seule éthique de conviction en votant blanc aux deux tours. On peut aussi mettre les mains dans le cambouis, composer une éthique de responsabilité : voter blanc au premier tour et Royal au second ; ou voter utile deux fois en choisissant Ségolène Royal. » 

C’est bien, on avance.

Hautes-Pyrénnées, 30 décembre 2006

 
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