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15/08/2010

Q comme "Quiès (boules)"

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En ce quinze août, je me dis qu’il est encore peut-être temps de convaincre certains de s’intéresser à la cause de leurs oreilles. Je m’adresse ainsi plus particulièrement à celles et ceux qui fréquentent les concerts à décibels ou qui écoutent leur mp3 du matin au soir.

Le CRDP (Centre Régional de documentation pédagogique) de Poitou-Charentes vient d’éditer un DVD destiné à sensibiliser les lycéens aux risques auditifs liés à la pratique et à l’écoute de la musique. Je ne sais pas si le pédagogique document poitevin est à la hauteur mais, pour ce qui me concerne, je veux me borner à dire le plus grand bien des boules quies, ces petites gommes que l’on se fourre dans chacune des oreilles et qui vous épargneront plus tard d’être dans la situation d’un Pete Townshend, les royalties de fin de mois en moins.

Croyez-moi, écouter Motörhead ou Rammstein avec des boules est non seulement la garantie de protéger son tympan mais aussi la possibilité d’apprécier beaucoup plus la musique. On ne dira donc jamais assez de bien de ce pharmacien parisien, dont je ne connais pas le nom, qui, en 1918, mit au point des boules dites « Quies » pour « calme » et « quiétude ». A l’origine mélange de cire et de coton ces boules qui s’appelleront un temps « sourdine » vont connaître quelques améliorations qui permettront à la marque de traverser les temps. Aujourd’hui on fabrique 60 millions de boules par an. Elles sont en silicone et doivent vous accompagner à chacun de vos concerts. Ne me dites pas merci !

« Hein ? », DVD de sensibilisation aux risques auditifs, CRDP de Poitou-Charentes, 6 rue Sainte-Catherine, 86034 Poitiers cedex. lib.crdp86@poitiers.fr (tel 05 49 60 67 60)

Lyon, le 15 août 2010.

07:43 Publié dans Sur le stade... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : concerts, crdp, motörhead, rammstein, dvd, poitou charentes, lyon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

27/07/2010

G comme "Gone"

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Sydney Govou quitte donc l’Olympique Lyonnais. Venu du Puy-en-Velay, le milieu offensif droit formé à l’O.L. n’avait donc connu jusqu’au terme de cette saison 2009-2010 qu’un seul club. C’était en quelque sorte notre Raul, en beaucoup plus sympathique s’entend. Du doublé contre le Bayern Munich en 2000-2001, au brassard de capitaine, craint pour ses débordements sur le flanc droit de Lyon, réputé pour ses talents de défenseur, Sydney Govou en quittant l’Olympique Lyonnais solde une époque. Vainqueur de l’ensemble des titres, buteur souvent opportun à l’O.L. comme en équipe de France, les spectateurs de Gerland regretteront ce joueur au bon esprit symbole de leur club et de son centre de formation.

govou.jpgAmi des concessionnaires automobiles et de leurs carrossiers, pote des patrons de boites de nuit et en général des lieux de fête, Sydney Govou ne rencontrera jamais un lyonnais pour lui reprocher un style de vie agité qu’il partageait parfois avec un joueur aussi généreux que lui, je veux parler de Sylvain Wiltord. Quand on sollicite le site « argent-salaire.com », on peut apprendre que Sydney taxait chaque mois 375 000 euros à l’O.L. c’est d’ailleurs peut-être là que se situe l’explication du départ de notre offensif milieu droit. Comme la plupart des supporters de l’Olympique Lyonnais je souhaite à Sydney Govou beaucoup de réussites et de belles émotions footballistiques sachant que nous serons toujours heureux de l’applaudir s’il nous revenait à Gerland, y compris sous d’autres couleurs.

Nous l’invitons enfin à oublier au plus vite la piteuse campagne Sud africaine de l’équipe de France au cours de laquelle Sydney a été l’objet d’un dénigrement assez injustifié.

Lyon, le 27 juillet 2010.

16/07/2010

B comme "Bernès (Jean-Pierre)"

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Il y a peu, on entendait à nouveau parler de Jean-Pierre Bernès cet ancien collaborateur de Bernard Tapie au sein de l’Olympique de Marseille de la « belle époque » qui, devenu agent de joueurs, négociait le contrat de Laurent Blanc avec la Fédération Française de Football. Un Jean-Pierre Bernès annoncé même un temps à la tête de l’A.S. St-Etienne et qui représente les intérêts de Franck Ribéry, Samir Nasri, Squillacci, Jimmy Briand, Adil Rami ou de l’entraîneur de l’O.M. Didier Deschamps. Un Bernès dont le retour à Marseille était souhaité il y a à peine un an par Jean-Claude Dassier afin de s’occuper du recrutement, un Bernès indispensable aux uns comme aux autres. Le petit monde des agents est probablement le moins connu des amateurs de football. Il y a peu, au fin fond de l’Afrique du Sud, ils étaient nombreux à tourner physiquement ou virtuellement autour de leurs poulains mis en garde à vue par Domenech dans un hôtel luxueux. Après ces affaires nauséabondes de l’équipe de France ils demeurent pratiquement les seuls à s’en sortir alors que joueurs, entraineurs et dirigeants ressortent amoindris ou détruits.

Très souvent la presse, quand elle souhaite se payer ce monde pas toujours très clair des agents de joueurs, s’offre le plus souvent Jean-Pierre Bernès, une cible facile dont la vertu essentielle est de faire passer le reste de la profession pour une filiale des compagnons d’Emmaüs.

ballon-foot2.gifL’Equipe, ce quotidien de référence si prompt à rapporter les propos de Nicolas Anelka après la rencontre France-Mexique ne semble pas frétiller autant quand il s’agit de nous décrire, par le menu, ce petit monde des agents, de leurs transactions, de ces petits arrangements avec la règle et même la loi. C’est malheureux.

Lyon, le 16 juillet 2010.

22/06/2010

Le maillot et le fromage

equipe-de-france-multi-machin.jpgLes amis avec qui je regarde et donc commente les matchs de foot le savent je n’ai jamais aimé cette équipe de France là et ce depuis le début de l’ère Domenech. Venus essentiellement de clubs européens dans lesquels ils peuvent briller ce ne sont, en équipe nationale, que des mercenaires indignes du maillot et qui d’ailleurs ne chante même pas la Marseillaise. On découvre aujourd’hui ces personnages malhonnêtes ou mal finis pour les plus excusables qui, à de rares exceptions, composent l’équipe de France. Par ailleurs les systèmes mafieux existent aussi dans l’équipe de France où les caïds font et défont la composition de l’équipe. Hier ils s’appelaient Zidane ou Dugary et ils avaient un certain niveau, aujourd’hui on est tombé au plus bas avec Anelka ou Ribery. Et face à eux un sélectionneur sans classe, incapable d’imposer ses choix au point d’oublier Benzema ou Nashri et de laisser Gourcuff sur le banc. Mais tous ces gens là sont grassement payés et ont passé un beau séjour dans un très bel hôtel sans être ennuyé par les supporters ces emmerdeurs qui veulent des poignées de main et des autographes. Tout cela au fond n’est que le reflet de la société bling bling d’aujourd’hui où seul le fric règne…et ils en ont beaucoup. Les français qui dans leur majorité ne manquent pas de bon sens ont bien compris tout ça et ont vite ignorée cette équipe qui n’a de France que le nom. Aussi le résultat du match contre l’Afrique du Sud n’a plus d’importance car même en cas d’impossible miracle personne ne croit plus en ces joueurs. Il est donc temps de revenir aux fondamentaux et de constituer un groupe de joueurs ambitieux pour eux même et pour le pays. Un groupe dont l’ossature repose sur le club qui s’impose en championnat. Ce sera la charge de Laurent Blanc. Pour réussir il aurait besoin d’un grand renouvellement à la tête de la Fédération où sévissent des hommes ayant dépassé la limite d’âge et surtout de compétence. Il faudrait leur faire lâcher leur fromage, mais c’est là une autre affaire.

Philippe Dibilio

Photo: DR/FFF

 

21/06/2010

Bad boys

nicolas%20anelka-thumb.JPGPauvre Dominique de Villepin, son appel du 19 juin prévu depuis des lustres s’est perdu dans un week end vampirisé par l’équipe de France de football ou plutôt ce qu’il en reste. Le faux « Bad boy » de la droite française s’est fait piqué la vedette par un Anelka viré, le quotidien de référence du sport français ayant décidé de fabriquer l’évènement en publiant sa « une » grotesque. Cela étant tout le monde pensait en rester là mais en vérité, comme le révèle le site de Libération, l’affaire Anelka n’est que le début du commencement. Alors que le limité Evra, capitaine de l’équipe, nous expliquait, samedi, dans une pitoyable conférence de presse, qu’un traître, au sein du groupe, fournissait des informations à la presse, Grégory Schneider de Libé affirmait quant à lui que Saint-Zidane était probablement à la tête d’un complot contre Domenech. Traître, complot, l’odeur du pâté envahissait le club France et d’ici la rencontre face à l’Afrique du Sud on a la très nette impression que tout peut arriver. Insultes, clans, refus de s’entraîner, disputes, coups, gestes obscènes à l’égard de la presse, les ados attardés et friqués du football français sont définitivement meilleurs pour le bling-bling que pour le foot et Nike qui vient de se payer la tunique bleue pour quelques quarante millions d’euros l’an devrait faire grise mine.

Quant à Laurent Blanc entre la probable volonté de reconstruire avec Gourcuff, son désir de ne pas rompre avec Zidane, nous préférons lui souhaiter bonne chance ce d’autant que peu à peu les langues vont se délier avec comme toile de fond un champ de ruines jonché des cadavres d’Escalette, Domenech, Anelka, Houiller et quelques autres. D’ailleurs si Blanc veut réussir, il doit se convaincre de repartir de zéro en se passant définitivement non seulement de Anelka mais aussi de Henry, Ribéry, Gallas, bref de toute cette vieille garde avariée. Avec les Toulalan, Gourcuff, Lloris, Diabi et Malouda, le retour des tricards comme Benzema, Nasri et voire même Ben Arfa ainsi que l’intégration de plus jeunes, Blanc peut envisager reconstruire sur la durée à condition bien entendu de rompre définitivement avec le « yaourt qui pense » et toute la génération 98.

Bonne fête de la musique à tous.

Lyon, le 21 juin 2010.

11/06/2010

Ceinture

fond-ecran-equipe-de-france.jpgJe viens de rejoindre Gérard Collomb à Francfort pour les cérémonies commémoratives du 50eme anniversaire du jumelage entre nos deux villes – le risque est donc grand que nous faisions ceinture, ce soir, pour la diffusion de la rencontre France-Afrique du Sud. Réunions bilatérales, mise en lumière par la ville de Lyon de la Fontaine « Oktogon-Brunnen », coopération entre l'ENS Lyon et l'Université Goethe, visite de réalisations urbaines sont au programme d'un séjour également marqué par l'intervention du Maire de Lyon au Symposium sur les « stratégies d'agglomération et de la gouvernance métropolitaine ».

Pour revenir à l'équipe de France, après les deux premières rencontres amicales mais bien modestes, puis la defaite face à la Chine, nos craintes sont intactes. Même si Ribery, Toulalan et une petite poignée d'autres peuvent nous maintenir un moral pas trop en berne, convenons que  «devant » comme « derrière » l'équipe nationale inspire plus d'impuissance et d'approximation que de confiance.

Etant donné qu'en football, pour gagner, il suffit de marquer au moins un but de plus que l'adversaire on se demande qui pourrait, dans les rangs de l'équipe de France, glisser au fond des filets le ballon. Ni Anelka, Govou, Gourcuff, Malouda et même Ribery ne possedent pas pour l'instant cette force. Les Gignac ou Cissé, legitiment vautrés sur la banquette, ne peuvent guère en rever. Reste alors William Gallas notre plus certain atout offensif dont seul le mollet nous apporte jusqu'à ici satisfaction. Verdict ce soir.

Francfort, le 11 Juin 2010.

27/04/2010

Vaincre ou périr

champions-league-logo.jpgIl faut vaincre ou savoir mourir dit une chanson révolutionnaire dont j’ai oublié le titre, les joueurs de l’Olympique Lyonnais qui seront sur la pelouse de Gerland ce soir auront à méditer cette phrase guerrière. Mais le langage martial n’est-il pas le lot commun des acteurs et commentateurs de foot ?

En effet si une victoire suffisante pour la qualification projetterait l’OL dans les nuages une défaite les ramènerait à la dure réalité de cette fin de saison jalonnée de cinq matchs décisifs pour accrocher une troisième place qualificative pour la Champion’s league. Ne pas atteindre cet objectif ne serait pas dramatique pour le club sur le plan économique nous dit Jean-Michel Aulas mais cela écornerait sérieusement l’image de l’OL à un moment où il n’en a pas besoin. Alors oui ce soir il faut vaincre sinon ce sera mourir un peu. Et pour cela il nous faut retrouver l’équipe combative des saisons passées. Une équipe qui va de l’avant et ne nous impose pas l’affligeant spectacle du match de Munich. Une équipe qui sorte de ce football défensif, de ce jeu latéral qui n’effraiera jamais aucune équipe européenne. De ce jeu à la Claude Puel qui semble ainsi prolonger à travers sa tactique sa propre carrière de défenseur rugueux. Il faut vaincre ou mourir mais de manière flamboyante, avec panache car cette équipe a besoin de séduire à nouveau son public pour que, de toute manière, l‘aventure continue.

Philippe Dibilio

30/03/2010

Allez l’OL

lyon.pngJe n’arrive pas à vibrer pour l’équipe de l’OL cette saison et encore moins pour son entraîneur. Je ne vois pas, en effet, de joueur qui enflamme Gerland même si les supporters ont jeté leur dévolu sur Lisandro Lopez. Gros travailleur il manque à mes yeux de ce talent qui fait la différence et basculer un match, au prix du transfert c’est dommage. Quant à Claude Puel je ne sens pas ce personnage ; solitaire et coupé de sa ville il ne me convainc pas. Vous me direz ils s’en moquent tous les deux mais je tenais à rappeler ces points de vue au matin de la rencontre contre Bordeaux avant de dire « Allez l’OL » sans la moindre réserve.

A quelques heures du coup d’envoi il n’y a pas d’hésitation à avoir pour soutenir la formation lyonnaise. Durant cette saison au débouché incertain, on peut ne pas être qualifié pour la ligue des Champions pour la première fois depuis plus de dix ans, une victoire ce soir et l’accès aux demi finale dans la foulée serait de nature à illuminer le palmarès du club. Pour cela il faut gagner et très nettement pour se rendre à Bordeaux dans de bonnes conditions. Gagner et surtout ne pas encaisser de but. Il faudra donc que les joueurs se transcendent et soient portés par leur public. Un échec lors de ce quart de finale au goût particulier s’apparenterait à un gros coup d’assommoir pour un club aux ambitions de l’OL.

Alors ce soir au-delà de tout état d’âme sur l’équipe, sur le jeu, sur l’entraineur mais aussi sur OL Land, la côte des actions en Bourse ou sur les salaires des joueurs un seul cri doit nous réunir : Allez l’OL !

Philippe Dibilio

22/03/2010

Blah, Blah, Blah

ballon_football-313x313.pngVous le savez peut-être mais le PSG jouait ce week-end à Nice dans un stade vidé de son public. Dans quelques jours c’est à Auxerre que le même Paris St Germain tentera de se qualifier en Coupe dans l’enceinte de l’Abbé Deschamps totalement sans âme qui vive. Après le décès de son supporter le PSG est donc dans le collimateur. Vous le savez sûrement, le Paris St Germain est aussi le club fétiche du Président de la République qui n’a jamais été avare en déclarations sur le hooliganisme. Hier soir, à l’affût de quelques résultats, je suis tombé sur le site de l’Express qui, dans une savante compilation, se permettait de répertorier les propos d’un Sarkozy sur la question. Blah, Blah, Blah…

Janvier 2003 (avant un match PM-PSG)

A la télévision : « Vous vous rendez compte qu’on a trouvé dans un car de supporters, d’ailleurs est-ce qu’on peut les appeler supporters, 30 barres de fer, dont une barre de fer cloutée. On a trouvé 30 couteaux de cuisine et cutters, pour aller voir un match de foot. Est-ce que c’est acceptable ? »

Dans la presse. « Je veux lancer une offensive contre la violence dans le football.

Un amendement va être voté pour durcir les condamnations contre ceux qui se comportent comme des voyous. »

« Qui peut comprendre que pour le match PSG-OM, nous devons mobiliser pas moins de 2000 fonctionnaires ? »

Février 2003

Dans la presse : « Je me donne trois mois pour rétablir la paix dans et autour des stades. »

Janvier 2004

Dans la presse : « Je vous promets de mettre fin au hooliganisme. »

Mars 2004

Dans la presse : « L’idée de devoir mobiliser 2000 policiers pour un match de football est invraisemblable. Mon ambition est que l’on puisse aller de nouveau au stade en famille ».

Après sa tentative réussie de moralisation du capitalisme, de revalorisation du pouvoir d’achat, de promotion de la « valeur travail » et de bien d’autres exploits, le président est donc sur le point d’extirper le cancer du hooliganisme de nos stades. Avec tant de réussites on se demande pourquoi les électeurs ne votent pas plus pour l’UMP. C’est vraiment à n’y rien comprendre.

Lyon, le 22 mars 2010.

22/02/2010

Le tournant

13e-journee-ligue-1-presentation-ol-L-1.jpegCertains estimeront probablement que la semaine qui s'achevait hier était bénie pour l'olympique lyonnais tant, après la victoire face au Real de Madrid en champion's league et au F.C Sochaux en championnat, les gônes semblaient enfin avoir des résultats conformes à leur statut.

En s'installant hier au soir sur la troisième marche du podium à cinq points des Girondins, en vérité à huit, l'OL semblait sortir de la zone des tempêtes après une longue période de chahut. Pourtant si sur le plan sportif la conjoncture est meilleure, depuis jeudi, suite à la conférence de presse de Jean-Michel Aulas, les résultats, quant à eux financiers posent problème. Les 8,7 millions d'euros de perte de O.L Groupe annoncent la poursuite d'économies et d'un dégraissage. Déjà les départs cet été de Juninho et Benzéma visaient à rendre une taille plus fine au club. Au terme de l'actuelle saison il n'est pas impossible que de nombreux joueurs achetés à prix d'or comme Ederson ou Bodmert prennent la sortie, que d'autres en fin de contrat comme Govou ou Clerc soient dans l'obligation d'aller chasser ailleurs des salaires du même ordre. Par ailleurs, si Bastos parvenait à être sélectionné en équipe nationale lors de la Coupe du Monde et à se mettre en valeur au cours de la compétition, il est certain que le club lyonnais chercherait à le valoriser. Quant au gardien Hugo Lloris et au milieu défensif Jérémy Toulalan, ils constituent une belle cagnotte. Si les départs probables de Boumsong et kim Källström ne suffisaient pas il est clair que les deux internationaux français iraient probablement respirer du côté de l'Angleterre ou de l'Italie. Dans la perspective de la construction du nouveau stade et en tenant compte des conjonctures sportives et économiques actuelles, ce tournant peut être négocié avec succès par le club. Encore faudra t-il que l'Olympique Lyonnais accepte de se pencher sur sa coûteuse politique des transferts depuis quelques années. En effet qui se souvient du passage à Lyon des Kléber, Anderson, Milan Baros, Nadir Belhadj, Mathieu Bodmer, John Carew, Elber, Fred, Torben Franck, Marco Grassi, Keita, Frédéric Née, Nilmar, Pedretti ?

Lyon, le 22 février 2010.

05/09/2009

La tête à Raymond

foot-euro-2008-raymond-domenech.1213101503.jpgCe soir contre la Roumanie, mercredi contre la Serbie, les Bleus jouent gros, puisqu’il s’agit de leur qualification pour le Mondial Sud-Africain. Battus 3 à 1 en Autriche dès l’ouverture de ces éliminatoires, les Gourcuff, Henry, Anelka, Benzéma, restent sur un pitoyable 1- 0 aux Iles Féroé.L’affaire se présente donc mal.

Cette élimination annoncée par certains, souhaitée par tant d’autres, offre tout de même une vraie perspective de satisfaction a beaucoup : la tête de Domenech. A lire entre les lignes des déclarations des uns comme des autres, tout montre que derrière cette probable élimination, passer par les armes le sélectionneur est le seul enjeu qui vaille. Tout est d’ailleurs bon pour charger Domenech. Sa personnalité insaisissable, ses attitudes perverses, son arrogance, son ton méprisant, son insolence sont pointés du doigt sans oublier sa désormais légendaire incompétence. Rendez-vous compte, ce type dispose des meilleurs joueurs du monde - c’est normal, ils sont Français - et il n’est même pas capable de les faire gagner. 4-4-2, 4-3-3, dans les rades et les rédactions du pays on démontre chaque jour que Domenech est le maillon faible du football français. Le débat est donc clos ce d’autant que les vieux sages de 1998 veulent aussi sa peau et que Saint-Zidane lui-même se serait fait lui aussi sa religion alors qu’il s’est retiré au pays des yaourts.

Face à une telle adversité, que pourrait donc faire ce diable de Domenech pour s’en sortir ? Que pourrait-il dire à sa troupe pour l’électriser avant la rencontre d’aujourd’hui ? Au stade ou nous en sommes, je ne vois qu’un seul argument à suggérer au renégat. Dire aux jeunes loups de l’équipe de France, destinés à pantoufler encore quelques années chez les bleus, qu’en cas d’élimination la première conséquence les concernant serait une baisse de leurs primes et émoluments vu, qu’avant juillet prochain, la Fédération doit renégocier les droits TV de l’équipe de France et ça s’est imparable pour les motiver.

Lyon, le 5 septembre 2009.

Photo: DR

23/07/2009

D comme « Dettes »

D 1.jpgChacun, de ce côté-ci des Pyrénées, s’est félicité de la victoire de Messi et des siens en finale de la ligue des champions. Les lyonnais probablement encore plus car on peut toujours trouver quelques fierté à se faire sortir par l’équipe qui, au final, triomphera. Maigre, très maigre consolation ce d’autant qu’en explosant au Nou Camp les gones ne se sont vraiment jamais remis de cette berezina.

En face des Catalans magnifiques, les Mancuniens dépassés ne se sont jamais hissés au niveau convenable alors qu’ils faisaient office d’épouvantail. En tant que finaliste très malheureux, Manchester United empoche tout de même dans cette aventure européenne une somme rondelette qui devrait dépasser les 35 millions d’Euros à savoir légèrement plus de 10% de son chiffre d’affaire annuel. Vu de loin on pourrait dire que tout va bien pour l’équipe de Fergusson. Ce d’autant que la vente de Cristiano Ronaldo ajoute du beurre aux épinards. Rien n’est moins exact. Derrière la magie de ces chiffres une autre réalité transpire. Derrière l’esbroufe comptable des droits télé (115 millions d’euros), des droits commerciaux (80 millions d’euros) une autre réalité s’impose. Avec un endettement de plus de 740 Millions d’Euros, United rembourse chaque saison une dette de 50 millions d’euros pour l’essentiel assumée par le proprio ricain Malcom Glazer. Dans ce contexte pour le moins étonnant ou l’afflux quasi quotidien de liquidités blinde les déséquilibres financiers structurels on peut, comme certains des futurs adversaires de MU, digérer avec difficultés le spectacle des opérations de transferts de joueurs que s’offre le prestigieux club anglais. Avec un Berbatov à 38 millions d’euros, un Carrick dépassant les 25, une paire Anderson-Nami facturée plus de 45 on se pince sachant que la plupart des vedettes émargent ici comme au Réal ou à Barcelone à plus de 7 millions d’euros par an. De quoi casser le moral des Girondins qui viennent au prix d’efforts importants de s’offrir définitivement Yohann Gourcuff et ses nouveaux émoluments. Mais que nos amis bordelais se rassurent, d’ici deux ou trois saisons il y aura toujours en Europe un club sévèrement endetté mais richement doté pour leur acheter leur génial milieu-offensif.

Lyon, le 23 juillet 2009.

07/07/2009

Rêves

karim-benzema-marque-un-but.jpgJe ne voudrais pas laisser passer la balle en profondeur et dans l’axe que m’a lancé Jean-Yves Sécheresse en évoquant la semaine dernière le transfert en urgence de Karim Benzema au Real de Madrid.

L’explication à l’eau de rose qu’il a lu dans l’Equipe s’adressait sans doute aux midinettes qui lisent ce journal, s’il y en a, elle aura aussi le mérite de réconcilier le président de l’OL avec le quotidien sportif. Car la réalité est beaucoup moins romantique. Si Jean-Michel Aulas n’a pas attendu une nouvelle offre de la part de Manchester United et peut-être perdu au passage 10 à 15 millions d’euros ce n’est pas seulement pour permettre au petit brondillan de réaliser son rêve mais parce qu’il y avait urgence « comptable ». La transaction s’est réalisée le 30 juin dernier jour de l’exercice financier du club et les 35 millions encaissés permettent de le présenter en équilibre ou presque sinon il eut été déficitaire. Dans ce cas l’image du club le mieux géré de France en aurait pris un coup et celle de son président aussi. Les actionnaires comme les petits porteurs n’auraient pas apprécié non plus.

Cet épisode conforte l’image d’un club qui voit son statut de patron du foot français se brouiller, sur le terrain au vu des difficultés à frapper un grand coup en matière de recrutement mais aussi sur le plan financier. Voilà qui augure d’une saison de tous les dangers.

Mais pour ce qui concerne le sport l’heure est au Tour de France. A ce propos j’ai particulièrement aimé les propos de Roger Pingeon, vainqueur en 1967. Le bressan nous dit dans un viril franc parler combien la TV a tué le charme de la Grande Boucle. « Je regarde la première étape de montagne en espérant qu’il se passe quelque chose et il ne se passe rien » déclare-t-il « Les coureurs veulent à tout prix se montrer à la télé. Qu’importe s’il y a encore 200kms ou des cols pourvu qu’on passe à l’image. Le sponsor est content. Les cracks sont obligés de suivre ce train d’enfer et ils sont dans le rouge quand arrive la montagne. Nous, nous courions davantage en pro » en pros du vélo pas en hommes sandwichs lui qui a porté le maillot d’une équipe régionale. Quant à la question du dopage il l’aborde sans complaisance en souhaitant que l’on supprime les contrôles tant tout cela est pour lui hypocrite. « Chaque fois on parle d’un coup de filet à venir concernant cinq ou six coureurs et chaque fois on en prend un… il y a des pressions qui font que certains sont blanchis… qu’on ne me parle pas de lutte contre le dopage. » Quant au nombre de spectateurs le grand bressan a une idée sur la question : » si on faisait un sondage sur ceux qui piquent un roupillon devant la télé on serait impressionnés. » Il lance peut-être le bouchon un peu loin notre Roger national mais il n’a pas fondamentalement tort. Enfin que ce soit à propos du foot ou du vélo il y a de quoi tuer nos rêves de gosses mais heureusement pour lui Benzema a pu réaliser le sien.

Philippe Dibilio

Photo: DR

03/07/2009

Le foot expliqué aux enfants

Benzema_19.jpgA lire l’Equipe d’hier à propos du transfert de Karim Benzema on ne peut que sourire. Dans la nuit de mardi à mercredi, nous dit-on, le Real et l’OL se seraient entendus, autour d’une somme de l’ordre de 35 millions d’euros, pour que l’attaquant de Lyon fasse le voyage aller pour Madrid. Et Manchester United dans tout ça me direz-vous ? Le quotidien de référence aborde bien entendu la question en citant « un proche du dossier » qui nous dit, pour parler court, que Sir Alex est un Lambin et que l’offre anglaise qui était de 50 millions d’euros serait parvenue trop tardivement. A l’OL c’est comme ça. C’est le plus rapide qui emporte le morceau et peu importe qu’entre les deux offres on trouve la bagatelle de 15 millions d’euros. Le vieux Fergusson même bardé de livres n’avait qu’à se grouiller. Benzema ira donc au Real, l’OL abandonnant par pur amour de la vitesse quelques 15 millions d’euros. En vérité dans ce genre de transactions, si on consulte bien l’Equipe, la vitesse n’est pas le seul atout. Le volet psychologique est d’importance.

L’Equipe nous explique donc que dans toute cette affaire c’est le charme légendaire de Florentino Perez, le patron du Real, qui a fait la différence. Karim y aurait « succombé » (Sic !). Vous voyez d’ici le tableau, Jean-Michel Aulas expliquant à Karim « Petit, Le Real cela semble te plaire alors, allons pour le Real » et le président de l’OL accélérant la manœuvre pour que Sir Alex ne vienne pas compliquer la situation.

A ceux qui pensent encore que le foot est une sorte de Dallas capable de nier en permanence le facteur humain, leur vision est erronée. C’est pour cela que je conseille la lecture régulière de l’Equipe, un journal que je recommande même aux enfants.

Lyon, le 3 juillet 2009.

NB : suite à mon billet du 25 juin à propos des C.N.P., l’association « Les inattendus » m’indique qu’elle n’est pas porteuse d’un projet de reprise du réseau de salles. Voilà qui est dit.

22/06/2009

Droit au but

DESCHAMPS_Didier_19990918_NF_R.jpgLa semaine qui s’annonce devrait être décisive pour l’Olympique de Marseille après le départ de Diouf de la Présidence du club. Dassier, l’homme de R.L. Dreyfus, de TF1 et de Sarkozy conditionne semble-t-il son accession à la tête du club à l’arrivée de son ami Jean-Pierre Bernès, l’homme de l’affaire VA-OM, l’agent du nouvel entraîneur Deschamps lui-même recruté par Diouf.

Le nouveau trio marseillais, Dassier-Bernès-Deschamps, s’est d’ailleurs rencontré dans un restaurant parisien pour consolider ce qui semble être un pacte. Reste à faire passer la pilule, en particulier aux supporters, qui, pourvu qu’on leur balance l’arrivée d’une star, ne devraient pas être trop à cheval quant à cet attelage. La star s’appelle Didier Drogba. Drogba est-il pour autant de retour à Marseille. Rien n’est moins certain. L’attaquant qui émarge à 7 millions d’euros par an est, comme son actuel club de Chelsea, plutôt gourmand, c’est un premier point et l’OM n’a manifestement pas les moyens de s’offrir à nouveau ce magnifique buteur. Mieux, quand il était agent de joueur, avant donc de prendre la présidence de l’OM, Pape Diouf détenait dans son portefeuille un certain ….. Didier Drogba. Bonjour l’ambiance.

A ceux qui annoncent donc, Drogba attaquant prochain de la formation phocéenne, Jean-Claude Dassier futur président du club, Jean-Pierre Bernès comme son bras droit et Didier Deschamps toujours entraîneur de l’O M, je dis, soyez prudents. Il est possible que d’ici quelques jours l’OM se retrouve avec l’inévitable Djibril Cissé sur les bras et ses 400 000 euros de salaire mensuel, sans président ni bras droit et un entraîneur seul, bien seul, qui heureusement pourra toujours compter sur le soutien de José Anigo.

Lyon, le 22 juin 2009.

Photo: DR

 
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