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16/11/2010

France des années 2020. Roman d'anticipation

carte_elections_2e_tour.jpgNous sommes le 1er février 2020. J'ai bientôt 40 ans, plus que 30 ans avant de pouvoir prendre ma retraite.

Hier soir à la télévision, le président Strauss-Kahn, âgé de 71 ans, a d'ores et déjà annoncé qu'il ne briguerait pas un troisième mandat, laissant ainsi les mains libres à son premier ministre, Arnaud Montebourg, pour être candidat aux présidentielles de 2022. Jean-François Copé, avocat fiscaliste aujourd'hui retiré de la vie politique depuis son score croupion aux élections présidentielles de 2017- surclassant de quelques milliers de voix seulement celui de Gaston Defferre en 1969 - n'a pas souhaité réagir à cette annonce. Xavier Bertrand, assureur militant, a déclaré "être disponible afin de mettre fin à la politique du gouvernement socialo--modemo-écologiste qui a ruiné la France depuis 2012". Toutefois, les travaux de la commission d'enquête "Droit d'inventaire après Kärcher" risquent d'entraver derechef les ambitions du conseiller territorial de Picardie, le président de ladite commission, le député-maire d'Antony Alain Morvan, ayant déjà annoncé qu'il envisageait de l'auditionner "à toutes fins utiles" d'ici la fin de l'année.

Beaucoup de départ en retraite à droite et au centre. Jean-Louis Borloo a quitté tous ses mandats électifs pour prendre la tête de la Fondation "France-Six Roses". Brice Hortefeux, sénateur-maire de Vichy, a été déclaré inéligible pour sa énième déclaration sur les auvergnats. Voilà qui devrait renvoyer aux oubliettes la proposition de rétablissement de la peine de mort pour les français naturalisés depuis moins de dix ans. Christine Lagarde est annoncée à la présidence du FMI tandis que Dominique de Villepin a remplacé à la tête du Conseil Constitutionnel Jean Sarkozy, fraichement licencié en droit après huit années de dur labeur et nommé à cette fonction le dernier jour du mandat de son père. Xavier Darcos a été quant à lui élu nouveau secrétaire perpétuel de l'Académie Française après la modification du règlement de 1635 qui interdisait, jusqu'à présent, d'être membre de la Compagnie immortelle à ceux qui ne maitrisaient pas totalement la règle de trois et le passé antérieur. Ces nouvelles dispositions sont de nature à susciter quantités de vocations, à l'instar de Frédéric Lefebvre,maire d'Issy-les-Moulineaux depuis l'épectase de Santini, auteur du célèbre "J'ai été sarkozyste : itinéraire d'un malgré-nous" et à qui il tarde de remplacer le joyau toujours vert Valéry Giscard d'Estaing au fauteuil n°16 jadis "Occupé" par Charles Maurras.

A gauche, quelques nouveautés. Ségolène Royal, ministre de l'Intérieur et de la Fra-ter-ni-té, a soulevé un tollé lors du débat sur la loi portant création d'internats militaires pour les jeunes en difficulté. Gérard Collomb, maire de Lyon depuis 19 ans en campagne pour son 4ème mandat, actuellement ministre de l'aménagement du territoire, espère que l'OL, désormais présidé par Olivier Faron, remontera en CFA 2 dès cette saison. Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, ministres d'ouverture du gouvernement Montebourg, ne cachent plus leurs divergences de plus en plus fortes avec le président Strauss-Kahn. Jean-Luc Mélenchon aurait rédigé, sans l'envoyer, sa douzième lettre de démission. Bruno Julliard, ministre de l'Education Nationale, a déclaré penser à la Mairie de Paris "en se rasant le matin".

Nouvelle polémique sur l'île d'Yeu depuis que Eric Besson, qu'on aurait aperçu aux bras de sa femme Marine en Amérique du Sud, a fait discrètement fleurir la tombe de son beau-père ainsi que celle de son voisin de tranchée.

Au Sénat, il y a néanmoins fort à craindre d'un basculement à droite de la haute assemblée lors du renouvellement de septembre. Michel Mercier, ancien garde Sceaux et désormais benjamin du Palais du Luxembourg, fait figure de favori pour succéder à Laurent Fabius au perchoir sénatorial. Il faut dire que le projet de loi portant interdiction impérative du cumul des mandats a réveillé, en pleine sieste et en plein gigot, quantités de barons sur lesquels, vous l'imaginez bien, l'étique Mercier ne manquera pas de surfer à la vitesse du Rhône Express fondant sur Saint Exupéry.

A Corbeil-Essonnes, le toujours fringant Serge Dassault, 95 ans, a dû se résoudre à ne pas se succéder à lui-même et convoiter le suffrages des électeurs, vivants ou morts, une décision souveraine du conseil constitutionnel ayant établi que le risque d'énurésie était incompatible avec l'exercice d'une fonction élective, notamment en ce que "la présence ininterrompue d'infirmières au cours des séances du conseil municipal pouvait être de nature à empêcher la bonne tenue des débats".

Michel Sardou a sorti son dernier album, "Nicolas, reviens, ils sont devenus fous". Carla Bruni vient d'épouser en huitièmes noces Silvio Berlusconi.

Il est huit heures, mon réveil sonne. Nous sommes le 16 novembre 2010. François Fillon est toujours Premier Ministre et Frédéric Lefebvre est membre du gouvernement. Pour atténuer cette légitime torpeur matinale, on m'apprend que le préfet Gérault a glissé à un poste parisien. J'ai repris deux fois des moules.

A la semaine prochaine

Stéphane Nivet

09/11/2010

Remaniement : le pire n'est jamais décevant

remaniement.jpgLa droite est en ébullition à l'aune du prochain remaniement. Les amabilités virevoltent. Les Volfoni passeraient pour des chérubins affectueux en comparaison de sentiments prisables et réciproques que se font livrer par grappes charnues les tenanciers de l'UMP et apparentés.

Je vous propose quant à moi une sublimation : en exclusivité le futur casting gouvernemental, sous réserve bien sûr de disponibilité, mise en examen, inflation subite, nomination soudaine au conseil d'Etat, au Conseil économique,social et environnemental ou à la villa Médicis :

Premier Ministre : Un Borloo sinon rien. L'UMP à visage humain. Notre Charles Bukowski de l'écologie mériterait à lui seul la création d'une appellation d'origine contrôlée "Grenelle" tellement il serait injuste qu'on nous le copiât. Chaque jour que Dieu fermente démontrera l'efficacité du sieur Borloo à Matignon, notamment depuis que le fils Dufeigneux, auteur d'une mémorable cuite à Varenne, a été éloigné de Matignon.

Ministre du Travail, de la Santé et de l'Inflation présidentielle : Xavier Bertrand, assureur militant, qui aura à cœur d'exsuder l'ultrasarkozysme jusqu'à la transe façon convulsionnaire de Saint Médard. Si le sarkozysme était une religion, il serait préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Ministre de la Culture : Max Gallo, un Saint-Simon qui n'a rien vu. Et si Gallo n'est pas disponible, on peut rêver rue de Valois une des figures intellectuelles du sarkozysme : Jean-Marie Bigard, Michel Sardou, Christian Clavier ou Mireille Mathieu. Frédéric Mitterrand compte bien faire son Jack Lang et jouer les prolongations.

Ministre de l'Economie, des Finances, du Milliard des Emigrés et du Budget: François Baroin, qui réclame depuis des semaines qu'on fasse donner Lagarde.

Ministre de la Défense : Bruno Lemaire. Kaboul lui apprendra à rêver de Matignon.

Ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche : Valérie Pécresse, parce qu'elle le vaut bien. Un nouvel épisode de Martine en classe de découverte à ne pas manquer.

Ministre de la Justice : Luc Châtel, mousquetaire du sarkozysme, Potemkine d'Intermarché, qui pourra mettre au service du parquet son expérience en matière de cirage et s'échinera à une politique pénale très keynésienne : généreuse et interventionniste. Ou pourquoi pas Philippe Courroye, pour services rendus.

Ministres de la solidarité et de l'industrie, solidairement : Nadine Morano et Christian Estrosi, les Shirley et Dino de l'ump'iste aux étoiles.

Ministre de l'Immigration, de l'Identité Nationale, haut commissaire aux expulsions matinales et à l'amitié franco-tunisienne: Eric Besson, dont le goût pour le maroquin est inextinguible.

Ministre de la vile politique et des banlieues,  Porte parole du gouvernement : Eric Raoult, Démosthène avant les cailloux.

Ministre de l'Agriculture, de l'espace rural et de l'aménagement de son territoire : Michel Mercier, marquise des granges, barriste rural usufruitier en survivance, qui ne fleurit qu'à la lumière que reflètent sur lui les lambris de préfecture et le mobilier national.

Ministre de l'Intérieur, de l'Information et de la surveillance des fuites : Brice Hortefeux. Présumé innocent dans l'attente de son jugement pour injure raciale.

Ministre Etranger aux Affaires : Eric-Innocent Woerth, dont le procès en béatification s'ouvrira sans doute avant tous les autres.

Ministre de la Fonction Publique : Laurent Wauquiez. Dents longues, idées courtes.

Secrétaire d'Etat aux sports et à la Validation des Acquis de l'Expérience : Rama Yade, Sémiramis de la gaffe. Serait médaillée d'or si les arts décoratifs étaient discipline olympique.

Secrétaire d'Etat à l'Intérieur, chargé du démantèlement de la carte électorale et des collectivités : Alain Marleix, une sorte de petit Pasqua continental.

Stéphane Nivet

Photo: DR

02/11/2010

Meunier, tu mords ...

meunier.jpgPhilippe Meunier, député UMP du Rhône, ne semble pas être à l'aise au sein de sa formation politique, inquiet qu'il est de la dérive gauchiste de l'UMP. Il a d'ailleurs rejoint le collectif de la "droite populaire", appellation intrépide qui pourrait laisser alléguer, on ne sait par quelle aberration fantaisiste, qu'il existerait actuellement en France une droite "impopulaire".

La semaine dernière, à l'occasion des émeutes de la place Bellecour, le député de l'est lyonnais s'est sublimé à la faveur de déclarations qui feraient passer Bruno Gollnisch pour le président de la Ligue des Droits de l'Homme :

"Nous sommes en face de prédateurs qui n'ont pour objectif que de casser, de piller et d'agresser la population française. Face à ces casseurs prédateurs, il n'y a que deux solutions possibles. Premièrement : condamner très lourdement ces délinquants qui ne respectent rien et qui remettent en cause l'existence même de notre contrat social. Deuxièmement : expulser de notre territoire national les casseurs de nationalités étrangères."

Les amateurs d'audace apprécieront la distinction opérée par M. Meunier entre d'un côté "les prédateurs" et de l'autre "la population française". C'est sans doute mutatis mutandis la même audace qui avait poussé Raymond Barre, les cendres de la rue Copernic encore tièdes, à grabeler les Juifs des Français innocents. Et M. Meunier de rebondir sur son postulat pour requérir, en bon populiste, que ces "prédateurs" réputés étrangers regagnassent leur pays.

Sans doute été frappé nuitamment par une apparition mariale d'Eric Ciotti lui annonçant l'apocalypse et le sac de Lugdunum Caput Galliarum par les hordes vandales , Philippe Meunier n'a pas manqué de gratifier la représentation nationale, mercredi 27 octobre, d'une autre glissade, façon invasions barbares avec une mouillette d'immixtion parlementaire dans le judiciaire :

"La ville de Lyon a subi une semaine de violences perpétrées par des casseurs, véritables prédateurs, qui ont volé, pillé et agressé la population. Dès les premiers jours des décisions de justice ont été rendues : quelques sursis mais surtout des relaxes. Ces décisions sont d'autant plus surprenantes que la justice a emprisonné plusieurs semaines un retraité ayant tiré sur des cambrioleurs surpris à son domicile. Il a fallu l'exaspération des Lyonnais et l'appel du parquet pour qu'enfin les premières décisions de prison ferme soient prononcées par les tribunaux lyonnais."

D'aucuns s'inquiéteront de voir un député de la République blâmer des décisions de justice rendues par des magistrats indépendants. Mais au point où nous en sommes, le pouvoir judiciaire n'en est plus à s'offusquer qu'on lui fasse subir les derniers outrages.

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26/10/2010

Pestilence, by Guerlain

9290-jean-paul-guerlain-recevra-la-legion-637x0-1.jpgFrance 2 a senti brusquement le remugle l'autre jour, lorsque Jean-Paul Guerlain, 73 ans, en pleine promotion de son dernier grimoire, s'est rendu coupable d'une odieuse confidence, furtivement lâchée comme une flatulence à peine honteuse et dont on sentait bien qu'il l'avait fermentée en lui depuis belle lurette : "Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin... ». Chacun aura compris que le mot nègre ne renvoie pas ici à l'acception littéraire du terme qui a fait la fortune de la moitié des membres de l'Institut.

Et lui, sans connaître la moindre interruption de la part d'une Elise Lucet d'ordinaire plus loquace et sans doute affriolée par la réputation et le complet veston du doyen des nez, de continuer son autopromotion, sans rougir, refermant comme il l'avait ouverte, la bonde de son dégazage sauvage.

Soudain, celui qui passait encore pour un vieux galant ayant passé toute sa vie à embaumer la gent féminine d'effluves orientaux et musqués s'est révélé empuanti au public comme une de ces vieilles bouteilles que l'on rêvait exquise et qui, une fois ouverte, ne saurait dissimuler plus longtemps qu'elle est outrancièrement bouchonnée.

Soudain, Guerlain a laissé entrevoir sa France intériorisée et imaginaire : une France "monochrome", nostalgique d'un monde colonial qui fleurait comme baume la douceur de vivre et la main d'œuvre aussi pléthorique que corvéable.

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19/10/2010

Ramassée

rama-yade.jpgLes défenseurs du sarkozyme, en ces temps difficiles pour le pouvoir, sont de plus en plus rares au somme de l'Etat : Frédéric Lefebvre, preuve vivante qu'on peut partir de rien pour arriver nulle part, Dominique Paillé, persuadé que derrière chaque journaliste se cache un bolchévique sanguinaire, et Xavier Bertrand, camelot patte-pelu d'un roi nu, ont cessé d'être audibles, si on peut croire qu'ils l'aient été un jour, exception faite bien sûr des électeurs fascistes inquiets de leur dérive droitière.

A l'occasion de l'émission "A vous de juger", présentée par la suave Arlette Chabot, flanquée du sémillant Nicolas Beytout, journaliste qui partage sa vie entre la rédaction des Echos et le comité d'éthique du MEDEF - nous voilà rassurés pour la moralisation du capitalisme et du journalisme réunis !- et Alain Duhamel, dernier journaliste vivant avec Jean Daniel à avoir chroniqué tous les présidents de la Veme République, le sarkozysme a envoyé Rama Yade au front défendre les retraites, l'identité nationale, le bessonisme, la brasse coulée et l'athlétisme en salle.

Mac-Mahon, s'il était encore en vie et Danièle Gilbert, si elle était encore à l'antenne, seraient en droit de déposer plainte pour plagiat, tant la kyrielle de banalités creuses et de conneries cyclopéennes déversées par Rama Yade atteignit un niveau inédit à la télévision depuis Jean-Pierre Raffarin en campagne référendaire, lui ouvrant ainsi séance tenante la route fleurie du Guinness Book des records et par voie de conséquence, celle de l'Académie Française, si Héléne Carrère d'Encausse, ce jeune bourgeon libertaire, daigne casser sa pipe immortelle un jour.

Subsidiairement en auto-promotion de sa Lettre à la jeunesse qui rendra nécessairement jaloux, de là où ils sont, Pierre-Mendès France et Albert Camus, Rama Yade est venue expliquer combien le sarkozysme, et bien, c'était les "Bisounours", "l'île aux enfants", "Oui-Oui et les lapins roses", "Mary Poppins"... L'occasion d'entrevoir le monde potemkinisé de Rama Yade : l'UMP incarne vous l'aurez compris, la défense des libertés, des droits de l'homme, et, n'ayons pas peur des mots, de la femme, le sens du dialogue, le compromis tandis que le vilain, le méchant PS incite la jeunesse à casser et que dans le même temps Europe Écologie deale du cannabis bio à la sortie des collèges.

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12/10/2010

Transe télévisions, l'âme du sévice public

carla.jpgAmis du sarkozysme, vous avez sans doute, la semaine dernière, bu du petit lait - sans référence aucune à Notre Vénéré Derviche Tourneur évidemment - en regardant le documentaire polémique proposé par France 3 à une heure de grande écoute et fiévreusement intitulé, sans doute par goût de la subversion anarcho-syndicaliste "La Voie de Carla : un an dans la vie de Carla Bruni-Sarkozy". Chacun admettra que le réalisateur est audacieux, mais pas au point d'avoir réalisé la "voix" de Carla, ce qui pour une chanteuse aphone ne relevait plus de l'audace mais de la diffamation.

Assurément, la réalisation de ce documentaire a conduit à une irréparable pénurie de brillantine et de cirage sur la place de Paris et la sylve attenante, nous rassurant, chemin cirant, sur les desseins indépendantistes du nouveau président de France Télévisions. 25 images par seconde et 50 compliments à la minute suffisent à faire de ce documentaire un chef d'oeuvre d'astiquage qui ferait passer Michel Drucker pour un des douze salopards et Mireille Dumas pour une journaliste. 

Marc Berdugo, auteur de ce brûlot documentaire dont la doublure son aurait aisément pu être assurée par Alain Bougrain-Dubourg, nous invite donc à suivre, et ce gratuitement, Carla Bruni dans les méandres de sa vie élyséenne et emperlousée. Au menu roboratif de cette fable consacrée à l'extinction du paupérisme après 23 heures aux abords du Faubourg Saint Honoré, des permanentes, des brushing, des causeries philosophiques entre premières dames sur la dernière collection Dior ou l'alcoolisme mondain, des métaphores-gâteries à la gloire du petit Nicolas et ses acolytes anonymes. En somme, une véritable incitation à légiférer au plus vite sur le droit de mourir dans la dignité dès lors que les souffrances du téléspectateur deviennent insupportables. 

Dans un style aussi pudique que le fut la vie d'un membre de la Star Academy - à ceci près que certains pensionnaires de cette émission savent chanter -, le documentaire pérégrine dans les gardes-robes, les mains au panier et les confidences qui feront trembler la République :"Mon mari, ce n’est pas parce qu’il m’a épousée qu’il deviendra un chanteur folk" ou encore ""Je ne suis pas que la cerise sur le gâteau mais j’essaie d’être une belle cerise qui fait honneur à un gâteau fantastique" avant de glisser sur une raffarinade "Ce que j’essaye de faire, c’est de saisir les chances qui se sont offertes à moi"

Vous voyez que le service public a sacrifié la pipolisation à l'esthétisme et à l'ascétisme. Je terminerai sur cette citation de Carla qui assurément vous fera écumer d'amertume à l'idée que la saynète ne se produira jamais et qui pourtant ferait fureur à la foire du trône : « J’ai été stupéfaite de devoir être derrière lui pendant les discours. Il ne me viendrait pas à l’idée de le faire monter sur scène pendant que je chante, ou de l’obliger à jouer du tambourin."

A la semaine prochaine

Réponses du QCM "de l'insulte" : 1B, 2C, 3D, 4B, 5B, 6B, 7B, 8C, 9C, 10B. Quant aux auteurs de ces injures, la lecture de "Ta gueule Bukowski. Dictionnaire des injures littéraires" (Pierre Chalmin, L'Editeur, septembre 2010) viendra éclairer votre lanterne.

Stéphane Nivet

Photo: DR

05/10/2010

De l'injure

bukowski.jpgEn ces temps où outrage et caviardage sont devenus, dans un élan nauséeux, les deux mamelles de la Sarkozye, je ne saurais que trop vous conduire à la lecture de l'excellent "Ta gueule Bukowski. Dictionnaire des injures littéraires" (Pierre Chalmin, L'Editeur, septembre 2010) afin de renouer avec l'aimable temps où l'on savait villipender son prochain avec un talent certain et très éloigné des bassesses racistes estivales de comptoir répandues à gorges déployées contre les Auvergnats par un membre éminent du sarkozysme.

A mille lieux des unes du Figaro dont les manchettes exhibent fièrement leurs traces de cirage et de résidus "d'inflation", des "Casse-toi pauv'con" et autres "La France, tu l'aimes ou tu la quittes", ce bréviaire de l'injure nous rappelle cruellement que ce qu'il y a de pire dans le sarkozysme, ce n'est sans doute pas le volume d'immondices qu'il déverse sur la Constitution, la République, et autres textes futiles mais c'est le manque de talent, l'inculture crasse qui orne désormais les frontons de nos ministères.

Plutôt que de vous livrer quelques morceaux choisis de cette Bible de l'offense, je vous propose de deviner en faveur de qui les adresses suivantes ont été fomentées. Un X masquera éventuellement le patronyme de l'injurié; ceci est évidemment un jeu à la faveur duquel l'injurié est conduit à une hasardeuse, fortuite, accidentelle mitoyenneté de QCM avec une kyrielle d'individus pour lesquels vous imaginez le niveau de considération qui leur sera bien évidemment dû. Loin de moi l'idée de les confondre, les assimiler, les comparer, les mesurer même avec l'injurié susévoqué. Mais pour faire un QCM, il faut de multiples choix.

1. "Le plus con des veaux est celui qui court après son boucher. X fut de ce genre là"
A. Dieudonné
B. Brasillach
C. Céline
D. Martin Hirsch

2."Ce vieillard avide se ruant à la Table Sainte pour y bâfrer des honneurs ... Misère !"
A. Maurice Druon
B. Marc Fumaroli
C. Paul Claudel
D. Maurice Quénet, recteur honoraire qui est à l'Académie de Paris ce que Jack Lang fut à la culture ...

3."Inquiétant et banal comme un poignard du Caucase"
A. Eric Besson
B. Brice Hortefeux
C. Vladimir Poutine
D. Staline

4. "J'ai cru qu'il était du marbre dont on fait les statues. Il n'était que de l'émail dont on fait les bidets"
A. Nicolas Sarkozy
B. Jacques Chirac
C. François Bayrou
D. Michel Rocard

5."C'est un homme qui s'est fait tout seul, qui s'est hissé au premier plan, malgré une inculture et une pauvreté d'esprit qu'on ne rencontre plus guère que chez les animateurs de radios libres. Un homme qui a fait une carrière politique remarquable en étant persuadé toute sa vie que Marceau, Berthier et Périphérique étaient des maréchaux d'Empire"
A. Nicolas Sarkozy
B. Georges Marchais
C. Jean-Michel Baylet
D. Bernard Tapie

6. "Avec X, il faudrait deux quotidiens. Un pour la connerie du matin et un du soir pour démentir la connerie du matin"
A. Nadine Morano
B. Nicolas Sarkozy
C. Fadela Amara
D. Rama Yade

7. "Monsieur X fait dans la culture comme d'autres font dans leur culotte. Monsieur X fait de l'incontinence ministérielle. Il ne peut pas se retenir"
A. André Malraux
B. Jack Lang
C. Frédéric Mitterrand
D. Renaud Donnedieu de Vabres

8. "La littérature de X méritera de demeurer comme témoignage des ravages que peuvent occasionner , sur les esprits simples, le décervelage en règle de ce qu'on nomme encore l'Education Nationale et la lecture hebdomadaire de Télérama"
A. Marc Lévy
B. Marc Lambron
C. Philippe Delerm
D. Guillaume Musso

9. "Vous savez à quoi on reconnaît que X est en train d'écrire un nouveau livre ? On entend les ciseaux et la photocopieuse !"
A. Alain Minc
B. Paul-Loup Sulitzer
C. Jacques Attali
D. Bernard-Henry Lévy

10. "Quand ça débande dans la société humaine, une femme en général, se dévoue, en tablant sur la virginité et la frigidité primordiales. Ca refait bander illico"
A. Ségolène Royal
B. Jeanne d'Arc
C. Marie-France Garaud
D. Carla Bruni

Les réponses à ces insoutenables questions la semaine prochaine.

Stéphane Nivet

28/09/2010

Bruno Gollnisch, itinéraire d'un infant raté

gollnisch.jpeg16 septembre 2010, parvis de la basilique Saint Denis. Bruno Gollnisch, aspirant président du Front National, lance sa campagne interne depuis la nécropole des rois de France. Car pour détrôner Jean-Marie et faire la nique à Marine, Bruno Gollnisch est prêt à tout, même à convoquer les rois de France, Sainte Geneviève et tous ceux qui, "Dieu de clémence, ô Dieu vainqueur" sauveront, sauveront la France "Au nom du Sacré Coeur". Entre deux écrouelles et cinq pédiculoses corporelles à guérir, Bruno eut le temps de se rêver successeur de Louis I le Bègue, Louis IV d'Outremer, Louis VI le Gros et Louis XVI le Raccourci, tout en n'omettant pas d'écumer quelques vilénies contre la Révolution de 1789 et la horde de malheurs qui se sont bien évidemment abattus sur la France et sa mère l'Eglise.

Bruno Gollnisch, dont chacun à Lyon garde de son sens de l'Histoire un souvenir certain, a en plus un sens de l'optimisme à rendre jaloux ce porte-parole de Saddam Hussein qui chantait la douceur de vivre à Bagdad entre deux bombardements anglo-américains, n'ayant crainte de lancer sa croisade associative depuis une fosse commune de banlieue rouge. "Bruno, santo subito" pouvait-on entendre parmi la foule d'humanistes tridentins lefebvristes intégristes anticoncordataires venus participer au lancement de cette Reconquista des quartiers.

Pour être Kaiser à la place du Kaiser, Bruno Gollnisch avait pourtant toutes les cartes en main et les dieux très tôt s'étaient penchés sur son berceau.
Né à Neuilly le même jour - le 28 janvier - que Nicolas Sarkozy, ses parents lui attribuent le doux prénom de Bruno, qui, à lire les meilleures encyclopédies, viendrait du germanique brun, qui signifie bouclier mais aussi armure, couleur brune. Voyez combien la Divine Providence ne fut pas maladroite et n'a pas mégoté sur les grâces qui entourèrent la naissance celui dont nous parlons pour l'aider à son dessein national.

Et ce sans préjudice de la riche lignée dont il est le fruit : Gustave Flourens, son arrière grand-oncle fut défenseur des Crétois insurgés contre l'Empire Ottoman et les morceaux choisis de son oeuvre éphémère et discrète se trouvent, pour les amateurs de philanthropie, dans l'ouvrage de Marc Crapez, L’antisémitisme de gauche au XIXe siècle; Emile Flourens, son arrière-grand-père savait vivre avec son temps et fut un membre éminent de la Ligue Française Anti-maçonnique qui publia dès 1907 un excitant La liberté de l'esprit humain, pourquoi l'Église de France triomphera de la persécution. Bon sang ne saurait donc mentir et à voir pareil lignage, on n'ose imaginer, comme aurait dit Audiard, "l'aspect grandiose du mélange". Tous les ingrédients étaient dès lors réunis pour que Bruno perçât sous Gollnisch.

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08:12 Publié dans Stéphane Nivet | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bruno gollnisch, front national, france, politique, lyon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/09/2010

Une nuit à l'assemblée nationale

une-nuit-à-l-assemblée-nationale-affiche_253472_29171.jpgCertains trouveront sans doute que le titre du présent billet pourrait renvoyer subsidiairement au film du même nom réalisé par Jean-Pierre Mocky et à la faveur duquel on se plonge dans les turpitudes naturistes d'une attribution de Légion d'Honneur foireuse par un député qui répond au nom fleuri de Aimé Dugland. Un tel renvoi serait purement fortuit au regard de scandales plus proches de nous, chacun ayant à l'esprit que M. Patrice de Maistre n'est pas naturiste et à plus forte raison que Eric Woerth n'a pas une tête à s'appeler Dugland...

En vérité, mon humeur de la semaine a été franchement mise à l'épreuve par cette droite qui, décomplexée et aux abois, s'ébrène avec notre Constitution et notre Parlement. En effet, si la République était cotée en bourse - ce qui, au rythme où dégringolent les choses, ne saurait tarder, sa valeur avoisinerait sans doute le prix de l'action Eurotunnel des bonnes années, celles où son cours parvenait à atteindre victorieusement parfois jusqu'à un chiffre.

En cela, le "débat" organisé lors du vote de la "réforme" sur les retraites a été l'occasion de confirmer le niveau d'indignité dans lequel notre gouvernement enlise la République.

Eric Woerth - dont chacun admettra en ce moment qu'il a toutes les raisons de bomber son torse orné d'une légion d'honneur plastronnante et de faire le malin sur le banc du gouvernement avant, espérons-le, de rejoindre le banc des accusés - s'est vautré dans l'insulte crasse comme on n'en avait pas vu depuis longtemps à l'Assemblée Nationale, notamment lors de ces sessions extraordurières qui, en plein Dreyfus, voyaient pleuvoir des "glands de potence", des "du syndicat", des "torche-cul" et autres "fleur de pus" sur certains représentants du peuple. Comme en témoigne le compte rendu intégral des débats de l'assemblée nationale, Eric Woerth a cru bon renvoyer un pitoyable, un misérable et un lâche "collabo" à la députée Catherine Coutelle, députée de la Vienne.

Sans doute est-il bon de rappeler à cet instant que M. Eric Woerth, élémosinaire en chef des oeuvres sarkozystes, a promené sa gamelle de campagne chez André Bettencourt dont l'histoire familiale ne correspond pas précisément à l'idée que je me fais de la Résistance. Sauf à considérer que le fait de diriger les colonnes infernales d'un journal collaborationniste répondant au doux nom de "La Terre Française" et, en plein Vichy, d'y écumer d'amabilités contre les "Juifs pharisiens hypocrites", permet d'être éligible au titre de compagnon de la Libération.

L'indécence n'ayant aucune limite dans le moment présent, le dernier acte de cette séance lamentable aurait pu se dérouler dans le théâtre d'un casino d'une grande ville thermale de province au mois de juillet. Bernard Accoyer, dont les talents manquent aujourd'hui cruellement à l'oto-rhino-laryngologie, s'est livré à un exercice de partisannerie "factieuse" (Didier Mathus, député de Saône-et-Loire), mettant autoritairement fin aux débats de l'assemblée, transformant le règlement de l'assemblée en paillasson sur lequel les députés UMP vinrent essuyer à qui mieux mieux leurs godillots crottés.

Je propose donc sur le champs une modification de ce qu'il reste des lambeaux de notre constitution : "Les articles 24 à 33 de la Constitution sont abrogés. L'article 24 est désormais ainsi rédigé "Le Parlement est croupion. Le Président de la République est chargé de son exécution".

A la semaine prochaine.

Stéphane Nivet

14/09/2010

Liliane, fais les valises

bettencourt_gode-7ca9a.jpgJusque-là sans doute ignorant de la chose, Eric Woerth vient de découvrir ce que le mot "pénibilité" au travail signifie pour lui-même.

Avec sa bobine de gendre idéal en comparaison de laquelle Michel Drucker a des allures de braqueur de vieilles dames récidiviste, il se sentait sans doute protégé de la sollicitude des médias et de l'attention populaire, commodément planqué qu'il était derrière les tombereaux d'ignominies antirépublicaines déversées par ses acolytes gouvernementaux dont certains, dit-on, seraient auvergnats.

Et puis il y eut Liliane et le déclenchement de mésaventures à fragmentation pour Eric Woerth. La crème Chantilly, sur laquelle il semblait ondoyer, se mit à tourner jusqu'à l'aigreur, la vérité d'un jour assénée par le ministre étant immédiatement frappée de caducité par les révélations du lendemain. La sauce à l'oseille dans laquelle il barbotait devînt rapidement une marinade cardinalice, de la couleur de ces rubans que l'on troque dans certaines civilisations primitives contre des enveloppes bourrées de verroterie ou de grisbi fraîchement importé de lointains îlots des Seychelles.

Liliane Bettencourt, submergée par le tsunami médiatique, semble en dehors du monde, prête à concourir pour le titre de Miss sous tutelle 2010, en dépit de certaines photos de vieillesse osées qui feraient bondir Mme de Fontenay et à la faveur desquelles on aperçoit sur le bureau de la douairière cosmétique les traces évidentes d'une érotomanie débridée.

Trop occupés à grimper aux honneurs le long de leur indignité, les mécènes du sarkozysme sont sur le point provoquer sa chute. Qu'ils en soient chaleureusement ici remerciés.

Comme disait le comique, bien mal acquis ne profite qu'après.

A la semaine prochaine

Stéphane Nivet

08/09/2010

Aux tyrans, la Languedoc-Roussillon reconnaissant

monuments1.jpgMichel Audiard, qui nous a prouvé toute sa vie que le bon mot et le bon esprit étaient solubles dans le Monthélie et le Santenay, avait commis une réplique, à la faveur d'un film culte, qui nous ramène aujourd'hui à une languedocienne actualité : "Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît".

Du Languedoc-Roussillon émane en effet depuis quelques semaines ce fumet si caractéristique de l'andouillette qui a fait la réputation de nos meilleurs bouchons lyonnnais. Il s'agit bien évidemment du projet que Georges Frêche porte pour sa région, un projet moteur du rayonnement économique, social et culturel du Languedoc-Roussillon qui risque de rendre jaloux Jules César et Pompée enfin réunis : l'érection de statues quasi chryséléphantines à la gloire de bienfaiteurs de l'humanité que le Prix Nobel de la Paix a injustement ignorés : Lénine, Staline et Mao, en guise d'unique viatique au président qui claudique. Un triumvirat qui comptabilise un impressionnant bilan victimaire, tous fossoyeurs assassins de ce que l'idée de progrès avait pu faire naître d'espérance et d'ambitions pour l'Homme.

Pas de quoi détourner, certes, l'opinion publique des errements épistolaires d'un Eric Woerth, qui est à la vérité ce que Brice Hortefeux est à l'humanisme et à l'amitié franco-roumaine.

Ma conviction reste toutefois rivée à l'idée que certaines provocations, fussent-elles coulées dans le bronze, méritent le mépris.  Assurément, ces ombres tutélaires d'un passé meurtrier devenues les héros mythifiés d'un rond-point de zone artisanale au service d'un septimaniaque finissant comblent l'idée que je me faisais d'eux. Des nains à Lilliput.

La Corée du Nord risque de dépêcher une délégation pour inspirer son guide suprême.

A la semaine prochaine.

Stéphane Nivet

Photo: DR

02/09/2010

Sarkozy, le grand tisonnier

feu.jpgComme l'avait prédit dès 1979 le célèbre duo pythique Stone et Charden, l'été fut chaud. Non pas de cette chaleur bolloréene des premiers jours du quinquennat à la faveur desquels Notre Infaillible Nespote allait pudiquement se prélasser sur le frêle esquif d'un ami boursicoteur.

Cette fois-ci, la chaleur fut davantage étouffante et pesante, du type de celle qu'on rencontre bien souvent dans la cuvette grenobloise. Sarkozy semble y avoir troqué son Kärcher contre un tisonnier ardent, attisant des sentiments peu glorieux et érigeant l'esprit d'amalgame en mode de gouvernement. Si son discours prononcé à Grenoble fut pire que les autres, c'est aussi sans doute parce qu'il fut inaugural d'un festival de démagogie qui permet légitimement de proposer à l'UMP de devenir sans plus tarder l'Union pour un Mouvement Populiste.

Et les sicaires chargés du sévice après vente purent jouer, sous les feux de la rampe, aux exégètes décomplexés de la déchéance nationale, du sécuritarisme caravanesque et de la charterisation des roms, confirmant cet adage populaire qui nous apprend que le pire n'est jamais décevant.

Il y eut bien évidemment la triplette azuréenne - Estrosi, Ciotti, Mariani - toujours à l'affût d'une générosité sécuritaire, coutumière de ses plaidoiries altruistes qui nous font apprécier chaque jour que Dieu fomente le rattachement du comté de Nice et du Comtat Venaissin à la France.

Surtout il y eut Brice et Eric, les fameux duettistes de l'immigration nationale et de l'identité française désunies, l'un disputant à l'autre, dans une surenchère épatante et en technicolor, la conquête du bâton de Maréchal du sarkozysme. Le réchauffé n'effraya personne, à l'instar de Brice Hortefeux, pourfendeur sans rougir des leçons données par une supposée gauche caviar dont il est bon de rappeler ici qu'elle n'eut jamais à se démettre, elle, pour avoir fait payer aux contribuables des volutes cubaines tant appréciées ces dernies temps d'une certaine droite cigare. Et puis voir un ministre, né à Neuilly et par surcroît fils de banquier, s'attaquer aux milliardaires, fussent-ils de gauche, est assurément d'une volupté de fin gourmet...

"Le triomphe des démagogies est passager, mais les ruines sont éternelles." (Charles Péguy, droite grognard)

A la semaine prochaine

Lyon, le 2 septembre 2010

Stéphane Nivet

 
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