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06/06/2007

Complémentaire

medium_ceciliasarkozy.jpgDu nouveau du côté de Cécilia Sarkozy. Jusqu’ici on connaissait le numéro complémentaire, le cours complémentaire, les angles complémentaires, les couleurs complémentaires. Maintenant, il faut vous y résoudre, il conviendra de parler, en diplomatie, du rôle complémentaire de l’épouse du Président de la République.

Pour l’aider à jouer ce rôle de « First lady » à l’américaine, le Figaro nous révèle dans son édition d’hier que Cécilia Sarkozy embauche un conseiller diplomatique, spécialiste des questions européennes de l’Afrique et du Maghreb, pour occuper ce poste nouveau de conseiller complémentaire auprès de celle qui jouera un rôle complémentaire.

Parmi les attributions de Cécilia Sarkozy on nous dit que les sujets féminins (sic !) comme les enfants, les femmes et l’humanitaire seront privilégiés. On nous indique aussi que la Francophonie et la culture vont faire partie du domaine de compétence de notre « Première Dame ».

Côté francophonie, nous pouvons assurer à Madame Sarkozy que, du côté de Lyon, elle possède un interlocuteur de premier choix en la personne de Christian Philip qui dans une vingtaine de jours, va proposer au Premier Ministre un rapport qui devrait faire date. Je vous rappelle que notre homme a préféré interrompre sa carrière de député pour faire avancer cette cause.

Côté culture, j’avoue avoir des difficultés à situer ce que pourrait être le rôle complémentaire de Cécilia Sarkozy. Non pas que l’épouse du Président manque de culture, au contraire, puisque son goût pour les arts et sa formation de musicienne plaident pour elle. Ce qui me chagrine c’est plutôt que l’on puisse définir un rôle de complémentarité à une personne dans le cadre d’une action culturelle dont nous ne savons rien ou pas grand chose. Avouez que l’ancienne patronne de Versailles devenue Ministre de la Culture avec comme complément Elyséen la « First lady » c’est quand même un peu court.

Lyon, le 6 juin 2007.

05/06/2007

A propos de Christine Boutin

medium_Boutin.jpgAprès la nomination de Christine Boutin comme ministre du Logement et de la ville, une association des Yvelines, l'Union des Familles Laïques (UFAL) dénonce le choix de Nicolas Sarkozy comme une "agression contre les laïques, les féministes et les homosexuels".

Dans son communiqué, l'association en question rappelle avec opportunité un certain nombre de prises de positions et d'appuis de Christine Boutin sur des sujets comme la lutte anti-IVG, le Pacs, la religion, éléments avérés qui posent bien entendu la question d 'une majorité Sarkozyste allant de Kouchner à Boutin.

Cela étant en appeler aujourd'hui, je cite, "à la défense des principes laïques et républicains dans le nouveau contexte politique que connaît notre pays" témoigne au mieux du désarroi au pire de l'irresponsabilité. 

S'il y a un domaine où Boutin pourrait avoir quelque utilité c'est sur la question de la prison puisque la députée des Yvelines est signataire de la campagne sur le numérus clausus. Alors que le gouvernement s'apprête, quasi mécaniquement avec son projet de loi sur la récidive à remplir encore plus les prisons françaises, Christine Boutin, si elle n'est pas amnésique, pourrait rappeler les tenants et aboutissants de cette campagne à sa collègue Rachida Dati. Alors chiche madame Boutin ?

Lyon, le 5 juin 2007. 

06:00 Publié dans Politique & politiques... | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : boutin, UMP, Sarkozy, UFAL, familles, laïques, christine | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

25/05/2007

Perben 3

medium_Perben_3.jpgMardi, je m'interrogeais comme tout le monde sur ce qui avait été promis à Christian Philip le député UMP sortant de la 4ème circonscription de Lyon pour laisser place nette à Dominique Perben.

Rappelez-vous, champion de la délocalisation de ses concurrents, Dominique Perben n'en n'était pas à son coup d'essai.

Perben 1, c'était la délocalisation de Millon à Rome.

Perben 2, celle d'Henry Chabert à Villeurbanne.

Restait à savoir combien valait celle de Christian Philip au titre de Perben 3.

Depuis hier nous commençons à y voir plus clair. Christian Philip est chargé d'une mission sur la Francophonie auprès du 1er ministre. En vérité si mes informations sont bonnes, dès la remise d'un rapport le 18 juin, dont l'urgence apparait immédiatement, Christian Philip serait illico nommé Secrétaire d'Etat à la Francophonie auprès de Xavier Darcos.

Si j'ai un conseil à donner à quelques élus UMP, sur le point de se faire empapaouter par Dominique Perben, c'est d'annoncer dès maintenant leur volonté de présenter des listes majorité présidentielle lors des prochaines municipales lyonnaises.  Une dans chaque arrondissement c'est 9 possibilités de reclassement pour 9 dissidents. Au train où vont les choses soyez certains que Dominique Perben trouvera 9 opportunités pour vous délocaliser définitivement mais très confortablement. En avant pour Perben 4,5,6,...

Lyon, le 25 mai 2007.

22/05/2007

Délocalisator

medium_Perben_Bleu_ciel.jpg A Lyon, je peux, sans me tromper vous dire que les coups tordus de Dominique Perben pour accéder à la Mairie n’impressionnent plus grand monde. Ailleurs, j’imagine que les agissements de l’ex-ministre indiffèrent et c’est après tout bien normal. Cela étant, les comportements de Dominique Perben méritent d’être contés tant ils sont représentatifs d’une façon de faire de la politique à l’ancienne, ici, à Lyon, mais aussi ailleurs.

Vous ne le savez donc peut être pas mais Dominique Perben était Maire de Châlon-sur-Saône. Un beau matin il décide de quitter sa ville pour s’installer à Lyon ou plus exactement pour faire don de son corps à sa ville natale.

Ce qui motive notre homme, vous l’imaginez, est assez simple. Il veut devenir Maire de la ville. Il trouve obscène qu’un Maire socialiste occupe le poste. Perben annonce donc « urbi et orbi » qu’il sera Maire de Lyon parce qu’il s’agit pour lui de favoriser une sorte de retour à l’ordre naturel des choses. Pour ce faire il décide de remettre de l’ordre au sein de la droite locale.

Vous l’avez compris c’est ici que les choses intéressantes commencent car, chez Dominique Perben l’essentiel ne relève pas de la vie des idées mais plus prosaïquement de la méthode. Très vite, celui qui va devenir patron de l’UMP du Rhône, rencontre un premier problème, il s’appelle Charles Millon. C’est là que va naître la méthode Perben, celle qui consiste à délocaliser ses concurrents car Charles Millon est un concurrent de notre Ministre.

Un beau jour, n’ayant même pas la correction républicaine d’attendre, Perben annonce lui-même sur le perron de l’Elysée, après un Conseil des ministres, que Millon est délocalisé à Rome comme ambassadeur auprès de la F.A.O. Exit Millon.

Quelques mois plus tard un ancien adjoint de Michel Noir ayant des envies municipales est quant à lui délocalisé à Villeurbanne pour tenter sa chance sous d’autres cieux. Exit Henry Chabert, c’est son nom, qui dégage illico du terrain.

Il en restait un troisième, l’ancien 1er adjoint de Raymond Barre, député UMP sortant de la circonscription sur laquelle lorgnait Perben. Après avoir proposé, dans un premier temps sans succès, à Christian Philip, c’est le nom du député sortant, la présidence d’une grande entreprise nationale, un poste d’ambassadeur pour en échange se faire refiler la circonscription, nous apprenons que Perben avait trouvé une solution, puisque le député UMP en question vient de retirer sa candidature aux législatives. Perben est donc maintenant le seul candidat UMP pour la députation. Après Millon, Chabert c’est maintenant Philip qui est délocalisé. Pour l’instant l’histoire n’indique pas où, mais l’avenir devrait nous en dire plus sur cette nouvelle délocalisation.

Vous le voyez la méthode Perben est simple. D’un côté vous avez un homme qui pour dégager le terrain délocalise des concurrents, de l’autre un appareil d’Etat riche en postes d’ambassadeurs, en présidences de sociétés nationales voire même en sous-secrétariats d’Etat. Il suffit alors, au détour d’un Conseil des Ministres, de puiser dans le bric-à-brac des niches douillettes de l’Etat pour trouver les solutions aux problèmes de Dominique Perben.

Délocalisator est donc à Lyon, imaginez une seule seconde que Dominique Perben dépense autant d’énergie pour trouver du boulot aux chômeurs, la vie serait tout de même plus sympathique.

Lyon, le 22 mai 2007.

16/05/2007

48 heures chrono

medium_baylet.jpgJe crois que dans ses rêves les plus fous, Sarkozy ne pouvait imaginer une telle bénédiction. Les uns après les autres, à coups de promesses ministérielles, de missions plus ou moins floues et d’échanges sur lesquels l’avenir nous dira sur quoi ils sont fondés, les rats quittent les grands et petits navires. Après l’UDF des Morin, Leroy et autres Bourlanges, on nous annonce maintenant à gauche, après le chiffreur chiffonné devenu traitre et le grossier Allègre, le départ vers d’autres rives des Jouyet, Védrine, Kouchner sans oublier Attali et quelques autres. Cerise sur le gâteau, histoire d’apporter sa contribution personnelle à l’opération de communication de Sarkozy, le patron des radicaux de gauche, cornaqué parait-il par Tapie, s’est fait inviter pour deviser avec le nouveau président.

Objet du délit, le rapprochement des troupes de Borloo avec celles du PRG. A 48 heures du dépôt des candidatures aux législatives, ce comportement de Baylet pose de toute évidence un grave problème politique. En effet, en agissant ainsi, les radicaux encore à gauche risquent de faire voler en éclat l’accord PS-PRG signé il y a quelques mois. Autrement dit, les électeurs de gauche, si ce rapprochement se confirmait, seraient conduits à chausser de nouvelles lunettes pour se confronter à une nouvelle réalité. Vendredi, 18h, dans toutes les préfectures de France la messe sera dite. Il ne reste plus que 48 heures pour tirer cette affaire au clair.

Lyon, le 16 mai 2007.

Photo: DR

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15/05/2007

En attendant les législatives.

medium_Sarkozy_NB.2.jpgLe piège imaginé par Sarkozy à quelques semaines des élections législatives se met en place. Celui qui demain va s’installer à l’Elysée manœuvre, il faut le dire, avec un certain succès. Sa seule obsession est de faire de l’image jusqu’au soir du 2ème tour des législatives, il fait donc de l’image.

Pour l’heure Sarkozy offre donc le visage de l’ouverture organisant la noria des visiteurs du côté de la rue St Dominique, propulsant avec doigté ces rumeurs et contre-rumeurs qui font saliver les médias, s’offrant même quelques petits accros au sein de l’UMP qui au final rapporteront beaucoup au futur président.

Qu’ils soient ce week-end membres ou non du futur gouvernement Fillon I, les Védrine, Kouchner, Allègre, participent de façon active et gourmande à l’épanouissement de cette image consensuelle, objectif principal de Sarkozy dans la période actuelle.

Alors que le grand chantier de la destruction-reconstruction de l’Etat se prépare activement en coulisse, avec les conséquences que les Français mesureront après les législatives, Sarkozy actionne aussi la deuxième mâchoire de son piège-tabou. En organisant, avant son entrée à l’Elysée, une consultation purement cosmétique avec les organisations syndicales, il s’offre, en complément de celle de l’ouverture et de l’apaisement, une image destinée à rassurer de façon quasi subliminale autour de l’idée d’un pseudo consensus social fondé sur pas grand chose voir sur n’importe quoi. Cette posture également utile dans cette campagne législative sera, il faut aussi le préciser, décisive le jour ou Sarkozy autorisera Fillon II à entrer dans une phase active à haut potentiel calorifique.

Pendant ce temps, le PS avec la délectation habituelle qui est la sienne « pense »  au risque de ne pas se concentrer sur l’élection qui se profile.

Comme l’écrivait Bernard Kouchner en exergue de son dernier opuscule édité avant les présidentielles, « c’est dur d’être de gauche, surtout quand on n'est pas de droite ». Pour l’instant je fais mienne cette déprimante pensée tout en vous promettant de revenir rapidement sur le cas de l’ex-french doctor devenu aventurier en politique.

Lyon, le 15 mai 2007.

14:35 Publié dans Politique & politiques... | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : sarkozy, UMP, Kouchner, Fillon, Allegre, Vedrine, PS | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

14/05/2007

Massacres à la tronçonneuse.

medium_Sarkozy.jpgLa victoire de Nicolas Sarkozy commencerait-elle à être difficile à digérer pour certains qui, depuis des mois voire des années, affichaient avec zèle leur soutien indéfectible au patron de l’UMP ?

En s’orientant probablement vers une équipe ministérielle ramassée obéissant aux principes de parité et intégrant des ministres venus d’ailleurs, on ne peut que comprendre les inquiétudes qui commencent à agiter le microcosme des mâles de droite.

On en saura plus d’ici huit jours et en attendant Sarkozy va faire de la casse parmi la cohorte de prétendants jusqu’ici dévoués. Ce casting ministériel va donc faire des déçus y compris parmi les « sarkozystes canal-historique ». Les Jego, Paillé, Woerth et autres Blanc devront probablement se contenter de strapontins après l’éventuelle victoire des législatives, car pour l’instant, en bon communicateur, le nouveau président va surtout afficher une volonté offensive en désignant une équipe ministérielle réduite. Le temps de l’armée mexicaine viendra plus tard avec la nomination d’une kyrielle de seconds couteaux dans l’éventuel deuxième gouvernement Fillon.

Sale temps donc pour les mâles UMP qui devront faire place à sept femmes, à deux centristes hommes (Sauvadet ? Morin ? Robien ? Leroy ? …) et à un ou deux hommes de gauche, transfuges sans conviction (Védrine ?…), avant de prétendre à une petite friandise ministérielle. Sale temps également en perspective pour certains secteurs de l’appareil d’Etat qui, justes sortis de l’euphorie électorale, attendaient des jours meilleurs.

Cette semaine dont dispose Sarkozy pour s’outiller ne concerne donc pas seulement le personnel politique. L’autre enjeu est, au travers d’un découpage des fonctions ministérielles qui risque d’être taillé à la tronçonneuse, de rendre le plus vite possible opérationnelle la suppression des postes de fonctionnaires prévus. Déjà, dans certains grands corps de l’Etat, les groupes de pressions donnent de la voix pour être épargnés de la Kärchérisation annoncée. Ingénieurs des mines, des ponts, des eaux et forêts et quelques autres crient au scandale ayant peurs d’être sacrifiés dans le futur « ground zéro administratif » que leur prépare Sarkozy. Aux finances on s’attend également au pire tant le potentiel de liquidation de postes est jugé important par le pouvoir qui arrive. Même la FNSEA  trouille à l’idée de plus avoir de ministère de référence, Sarkozy n’entendant probablement pas faire perdurer un système protégé depuis des années par son prédécesseur.

D’ici quelques semaines la tornade Sarkozy risque de faire tout autant peur dans les rangs des dirigeants d’importantes entreprises publiques qui, à l’instar de Anne-Marie Idrac la nouvelle patronne de la SNCF opposée à une loi visant à limiter le droit de grève, devront se soumettre ou se démettre.

Qu’ils soient élus UMP, membres des grands corps de l’Etat, hauts cadres d’entreprises publiques, ces responsables, pour l’essentiel d’entre eux, attendaient avec impatience l’arrivée de Sarkozy pensant que les mauvais coups de leur patron allaient être portés uniquement vers le « petit peuple ». Très vite ils vont découvrir que l’équation est de nature différente.

Nous avons tous vus ce week-end la bobine de celui qui va certainement être le nouveau porte-parole de l’Elysée, un certain David Martinon. Je l’invite de suite à constituer un bon stock de gomina. Il devrait rapidement avoir besoin de faire bonne figure devant les caméras.

Lyon, le 14 mai 2007.

10/05/2007

"Aigri, rageux, dégoûté"

medium_Perben_2.jpgHier, sans véritablement la comprendre, j’évoquais la joie qui emportait Dominique Perben non sans pointer les difficultés qui s’annonçaient pour lui à court terme. Dans un commentaire sur ce blog, Mikaps pensait, et il se trompe, que j’étais, je cite, « aigri, rageux, dégoûté ».

Cher Mikaps, comment vous dire que tel n’est pas le cas ? Pour vous convaincre, je vous invite à prendre en compte la déclaration du député UMP Christian Philip adversaire de Dominique Perben dans la 4ème circonscription. Pour mieux vous en pénétrer, n’oubliez pas cher Mikaps que Philip et Perben sont tous deux membres de l’UMP. A propos de Dominique Perben, Christian Philip explique donc qu’il « est venu pour rassembler. Il nous a divisé. Il n’y a pas de dialogue avec le groupe Unir Pour Lyon (Millonistes), ses relations avec Mercier sont au point mort. Mon combat » dit Monsieur Philip « c’est aussi de mettre en avant l’échec de sa stratégie ».

Après une déclaration aussi cinglante, peut-être allez-vous dire que Monsieur Philip est également « aigri, rageux, dégoûté » ?

En vérité j’ai le sentiment que la joie de Dominique Perben est entrain de s’éteindre. Pour preuve le communiqué « aigri, rageux, dégoûté » de notre homme à propos des berges du Rhône actuellement rendues aux Lyonnais. Dominique Perben parle « d’un choix idéologique d’une autre époque » (sic !), regrette le stationnement des automobiles sur les bas-ports, évoque une esthétique contestable et des fonctionnalités mal évaluées (re sic !).

Vous le voyez cher Mikaps, si vous souhaitez débusquer « l’aigri, le rageux et le dégoûté » dans la vie politique lyonnaise, par pitié ne commencez pas par moi. Sur ce plan là je suis un très mauvais client.

Lyon, le 10 mai 2007.

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La soupe de Sarkozy

medium_Bayrou-fond-bleu.2.jpgC'est fait. C'est dérisoire mais c'est fait. Dans une tribune confiée hier au Figaro, les députés UDF passés armes et bagages chez Sarkozy se trouvent enfin de bonnes raisons pour laisser tomber François  Bayrou. Convergences politiques sur le rôle de l'Etat, l'économie, la proportionnelle, l'Europe... tout y passe au point que l'on peut se demander pourquoi les Leroy, Morin et autres Sauvadet se cherchent à présent des raisons de fonder politiquement ce lâchage.  Ils vont ainsi rejoindre Blanc, Santini et Robien "les traitres" du 1er tour, grand bien leur fasse.

Dans cette affaire, en guise de conclusion politique, la seule chose tangible à relever est que pour nos affamés, la certitude d'une soupe chez Sarko est préférable à un incertain velouté chez Bayrou. Nos députés qui pérorent aujourd'hui sur les grandes qualités du bouillon Sarkozyste reprochent qui plus est à leur ex-ami et leader d'avoir expliqué, entre les deux tours, son refus de Sarkozy ce qui pour eux, mais après-coup, semble être la plus terrible obscénité politique.

Alors, à vous qui, dans l'euphorie de la campagne présidentielle, avez imaginé que le centre pouvait enfanter quelque chose d'étonnant et d'original dans ce pays, je sais que cette réalité qui rattrape aujourd'hui François Bayrou doit peiner les plus résignés et révolter les autres.

Il est trop tôt pour évaluer la suite de l'aventure de François Bayrou mais les élections législatives approchent et constituent un rendez-vous crucial. En vérité c'est notre dernière chance de stopper la concentration des pouvoirs dans les seules mains de Nicolas Sarkozy et d'un appareil UMP digne héritier d'un véritable savoir faire du RPR dans ce domaine.

A vous de réfléchir à la meilleure façon d'y parvenir dans cette campagne qui s'annonce. J'y reviendrai d'ici quelques temps. 

Lyon, le 10 mai 2007. 

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09/05/2007

Perben en joie

medium_Perben.3.jpgIl y a quelques jours, je regardais Dominique Perben sur France 3. Il était heureux, confiant, comme porté par l’élection de Nicolas Sarkozy au point que je me dois de lui faire quelques rappels sur la situation lyonnaise.

Dans 5 des 9 arrondissements lyonnais, Ségolène Royal est en tête. Un résultat inédit dans notre bonne ville sachant que, jamais, lors d’une présidentielle le candidat de gauche avait atteint pareil score. Par exemple en 1995, le candidat Chirac était 7 points au-dessus de sa moyenne nationale à Lyon. Sarkozy est très loin d’une telle prouesse.

Pour ce qui relève des législatives, dans la 2ème circonscription (Terreaux-Croix-Rousse et Duchère), savamment découpée par Charles Pasqua, pour la première fois la gauche dépasse la droite au soir d’une élection présidentielle. Une performance qui devrait encourager Pierre-Alain Muet le candidat socialiste.

Question de tempérament, vous savez qu’il m’est toujours agréable de constater qu’autour de moi la joie et l’optimisme triomphent, le fait qu’aujourd’hui Dominique Perben rayonne de bonheur m’impressionne et me transporte. Cela étant je n’arrive vraiment pas à m’expliquer ce qui fonde une telle béatitude. Au-delà des bons résultats qui valident d’une certaine façon l’attitude d’ouverture et le sérieux de la gauche lyonnaise, je voudrais également préciser à un Dominique Perben qui annonce dans le Progrès d’hier que « le Maire a perdu », que le plus difficile pour lui commence dans sa circonscription (pour nos amis d’ailleurs une sorte de mix entre les 16ème et 15ème arrondissement de Paris). En effet, le député sortant ex-UDF devenu UMP, Christian Philip s’est fait blackbouler par Perben et compte, si mes informations sont bonnes, maintenir sa candidature probablement en compagnie d’une suppléante de qualité qui n’est autre que la Maire Milloniste de l’arrondissement.

Des Millonistes justement parlons-en. On nous annonce la candidature du Maire Milloniste du 2ème dans la 1ère circonscription de Lyon. Sauf à passer un accord avec lui, ce qui équivaudrait à une petite révolution sur le plan local, je ne vois pas dans ce panorama ce qui peut rendre Dominique Perben aussi jovial.

Comble du fun, Perben est tellement satisfait de se savoir écarté du futur gouvernement Sarkozy qu’il nous explique que cela va lui laisser du temps pour préparer les municipales. Quand on sait que ce qui avait motivé sa présence dans le gouvernement Villepin c’était justement d’acquérir du poids, face à G. Collomb, pour les dites municipales, on ne peut que s’incliner face à tant de bonheur, l’amour rendant probablement aveugle.

Lyon,  le 9 mai 2007.

16:55 Publié dans Politique & politiques... | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Perben, Sarkozy, UMP, Lyon, Pasqua, résultats, élection | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

04/05/2007

Les Zélites votent Sarko

medium_sarkozy-johnny.gifIls irriguent au quotidien cette télévision française qui rayonne dans nos foyers. Ils s’appellent Steevie, Arthur,  Roger Hanin ou Pascal Sevran. Ils votent Sarkozy.

Par leurs ritournelles impayables ils siègent en bonne place dans le panthéon de la chanson. Ils s’appellent Hallyday, père et fils, Rika Zaraî, Didier Barbelivien, Macias et Doc Gyneco. Ils votent Sarkozy.

Sportifs émerites, ils s'appellent Virenque, Lecomte et Prost, ils votent Sarkozy.

Atteints d’un récent nomadisme, ils jouent sans déplaisir leur rôle de caution. Certains les traitent de traîtres. Ils s’appellent Eric Besson, Jacques Séguela ou Bernard Tapie. Ils votent Sarkozy.

« Bad Boys » de la vie politique française. Ils s’appellent Balkany, Carrignon et Noir et après un petit tour par la blanchisserie UMP ils sont de vrais groupies de Sarko. Ils vont voter pour lui.

Députés UDF, la peur au ventre ils viennent de rejoindre le loft de Sarko. Ils s’appellent Morin ou Artuis et retrouvent leur ami lâcheur du premier tour, l’agent d’ambiance Santini. Ils votent Sarkozy.

Tous ensemble ils sont la France de demain. Avec quelques philosophes qui veulent probablement en finir avec  Mai 68, l’essentiel des patrons du CAC 4O, la quasi totalité des grands médias et une Conseillère Générale de Corrèze, ils vont hisser tous ensemble, à un niveau jamais atteint, un pays en passe de se libérer des chaînes de l’égalitarisme et du pessimisme génétique engendré par une idéologie de gauche qui domine sans partage depuis près de trente ans.

Avec, pèle mêle, Jean-Marie Bigard, Charles Pasqua et autres Christian Clavier les nouvelles élites de ce pays votent Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas fortuit car  ces personnalités savent bien, pour le vivre au quotidien, que ce que Nicolas Sarkozy a fait hier pour Neuilly il saura le proposer demain au pays. Adieu bouclier fiscal confiscatoire, adieu ISF moyenâgeux, adieu droits de succession, paperasse administrative, sinistre loi SRU, le nouveau modèle social des hauts de Seine va s’imposer à tous ayant déjà fait le bonheur de quelques-uns du côté de l’Ile de la Jatte.

Ces nouvelles élites qui ne s’économisent pas au travail et qui ne traînent pas non plus des week-end entiers en survêtement devant la  télé préférant aller à la découverte du monde, elles voteront dimanche Sarkozy.

Ces personnalités qui trient comme vous leurs déchets mais qui ne sont pas loin de lâcher leur 4X4 pour une grosse berline plus propre à taux de TVA minoré, voteront Sarkozy.

Ces citoyens qui s’engagent à faire revenir leurs amis partis pour des contrées plus accueillantes sur le plan fiscal, ces gens qui tracent le nouveau chemin de la France sont tous derrière Sarkozy.

Alors si vous aussi, comme ces nouvelles élites, vous souhaitez hurler « hier Neuilly, demain la France », votez Sarkozy.

Lyon, le 4 mai 2007.

 

(Photo: DR

16:30 Publié dans Politique & politiques... | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Sarkozy, sarko, people, soutiens, Hallyday, UMP, candidat | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/04/2007

Histoire du méchant petit Nicolas

medium_Mark_Twain.jpgMes excuses à Mark Twain, qui de toute façon s'en contrefiche, d'avoir détourné cette histoire  et aux Editions du Mercure de France, qui ont, je l'espère d'autres chats à fouetter. Le texte original est donc disponible chez cet éditeur sous le nom de "Contes humoristiques", collection "Mille Pages", édition établie par Alain Delahaye. 

Il y avait une fois un méchant petit garçon qui s'appelait Nicolas. Cependant, si l'on veut bien le remarquer, les méchants petits garçons s’appellent presque toujours Jean-Marie ou Philippe dans les livres de l'école du dimanche. C'est bizarre, mais on n'y peut rien. Celui –là s'appelait Nicolas.

Il n'avait pas non plus une mère malade du côté de la Trinité-sur-Mer, une pauvre mère pieuse et poitrinaire, et qui eût souhaité mourir et se reposer dans la tombe, sans le grand amour qu'elle portait à son fils, et la crainte qu'elle avait que le monde fût méchant et dur pour lui, quand elle aurait disparu. Tous les méchants petits garçons dans les livres de l'école du dimanche s'appellent Jean-Marie ou Philippe, et ont une mère malade qui leur enseigne à répéter "maintenant je vais m'en aller…" et chantent pour les endormir d'une voix douce et plaintive, et les embrassent, et leur souhaitent bonne nuit, et s'agenouillent au pied du lit pour pleurer. Il en était autrement pour notre garçon. Il s'appelait Nicolas. Et rien de semblable chez sa mère, ni phtisie, ni autre chose. Elle était plutôt corpulente, et n'avait nulle piété. En outre elle ne se tourmentait pas outre mesure au sujet de Nicolas. Elle avait coutume de dire que s'il se cassait le cou, ce ne serait pas une grande perte. Elle l'envoyait coucher d'une claque, et ne l'embrassait jamais pour lui souhaiter bonne nuit. Au contraire, elle lui frottait les oreilles quand il la quittait pour dormir.

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08:30 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Twain, Mark, Sarozy, Nicolas, UMP, candidat, 2007 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

28/03/2007

Le petit Nicolas passe le bac philo

medium_Philosophie_mag.jpgDans la revue « philosophie magazine » d’avril 2007 un étrange dialogue entre Michel Onfray et Nicolas Sarkozy nous est proposé. Ayant manifestement lu les propos le concernant sur le blog du philosophe qui parle de Sarko comme « d’un démagogue animé par une obsession pathologique : jouir de la puissance donnée par le pouvoir », le candidat UMP attaque d’entrée : « Qu’est-ce que je représente pour vous ? Osez pousser jusqu’au bout la logique que vous exposez dans votre blog : vous me voyez comme un démagogue, la réincarnation de la bête immonde ? ». L’autre lui répond aussi sec, « Il y a de la démagogie dans vos derniers discours, celui de l’investiture et celui de la Mutualité. J’y ai découvert des affirmations inhabituelles chez vous ». « Par exemple » coupe Sarkozy. « Le fait que vous vous revendiquiez comme républicain, cela m’a semblé assez neuf » rétorque Onfray.

En vérité, au-delà de cette entame plutôt enlevée, l’essentiel de ce dialogue est sans véritable intérêt, nos deux interlocuteurs échangeant assez superficiellement sur le Gaullisme, les Etat-Unis, la religion et bien d’autres sujets. Lisez bien entendu l’intégralité du texte de ce magazine, vous trouverez peut-être comme moi que tout au long de ces huit pages le petit Nicolas, notamment dans une deuxième manche sous forme de petit déjeuner, est de temps à autre pathétique mais parfois une victime sympathique du professeur Onfray.

Le petit Nicolas passe donc ce mois ci le bac philo et le nietzschéen Docteur Onfray, comme bien d’autres, est au bout du compte piégé par un candidat plutôt malin, capable de caser le peu de choses qu’il a révisé.

J’espère que Nicolas Sarkozy ne sera pas président de la République mais avouons qu’il mérite la moyenne à l’épreuve de philo tant, malgré un début d’oral difficile, il a su se défaire d’un professeur émerite bien plus cultivé mais bien moins agile et roublard que lui.

Lyon, le 28 mars 2007. 

25/03/2007

Réponses du Quizz de l’horreur

medium_lepen-black.jpg> Voir le quizz

1 / b -   Jean-Pierre Stirbois aux Assises nationale du FN,  30 octobre 1982.

2 / b -   Jean-Marie Le Pen, « Minute », 2 juillet 1983.

3 / a -   Jean-Marie Le Pen, Discours à Balard, 13 mai 1984.

4 / c -   Jean-Marie Le Pen, « L’heure de vérité », Antenne 2, 13 février 1984.

5 / b -   Jean-Marie Le Pen, « National Hebdo », 26 septembre 1985.

6 / c -   Eric Raoult, dans un tract distribué en 1986. Information relevée dans le Canard   Enchaîné.

7 / b -   Jean-Marie Le Pen, Assemblée Nationale, 9 Avril 1986.

8 / c -   Jean-Marie Le Pen, Discours à Marseille, 1er juin 1988.

9 / c -  Valéry Giscard d’Estaing, 21 septembre 1991.

10 / c -  Bruno Mégret 

11 / b - Jean-Marie Le Pen, « Présent »,  11 septembre 1994. 

12 / b - Jean-Marie Le Pen, « Haaretz », 18 avril 2002.

13 / b - Philippe de Villiers, TF1, 16 juillet 2005.

Toutes ces informations sont issues d'un sympathique petit bouquin de Baptiste Vignol, "Cette chanson qui emmerde le FN" paru aux Editions Tournon. Vous y retrouverez non seulement l'ensemble de ces citations mais aussi les antidotes nécessaires avec des extraits de chanson de IAM, Diam's, Jean Ferrat, Louis Chedid, Jean-Louis Murat, Berrurier Noir, etc.

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23/03/2007

Quizz de l’horreur

medium_Quizz_Le_Pen_Sarko_De_villiers.jpgLa noria des sondages est implacable. Le Front National est parait-il réduit. Le vieux se traîne à 10 – 12%. Bayrou sera le 2ème ou le 3ème homme.

Je ne fais pas partie, pour ma part, de ceux qui pensent que Le Pen est à l'agonie, que le temps de batifoler est revenu. Retour sur vingt années de montée du Front National en forme de petit quizz. Réponse dimanche ici même. Qui a dit …

1 – «  Immigrés d’au-delà de la méditerranée, retournez à vos gourbis »  

a  - Philippe de Villiers

b  - Jean-Pierre Stirbois

c  - Patrick Balkany

2 – «  Le travail n’est pas seulement une obligation ou un droit, c’est un besoin matériel mais aussi spirituel de l’homme »

a - Nicolas Sarkozy

b - Jean-Marie Le Pen

c - Patrick Devedjian

3 – « J’aime mieux mes filles que mes nièces, mes nièces que mes cousines, mes cousines que mes voisines. Il en est de même en politique, j’aime mieux les Français »

a - Jean-Marie Le Pen

b - Nicolas Sarkozy

c - Philippe de Villiers 

4 – «  Demain les immigrés s’installeront chez vous, mangeront votre soupe et coucheront avec votre femme, votre fille, votre fils » 

a - Philippe de Villiers

b - Charles Pasqua

c - Jean-Marie Le Pen

5 – «  La défense de l’identité nationale et donc la maîtrise de l’immigration sont une priorité absolue. Ceci passe par une réforme du code de la nationalité, l’expulsion des clandestins et des délinquants étrangers, le retour progressif des travailleurs immigrés associé au développement des pays du tiers monde. »

a - Nicolas Sarkozy

b - Jean-Marie Le Pen

c - Brice Hortefeux

6 – «  Notre pays à nous, ce n’est pas Tjibaou, Françoise Sagan, Harlem Désir ou Krasucki, c’est la France immortelle qui derrière Jeanne d’Arc, Charles Martel, Napoléon et De Gaulle, a fait notre pays une nation éternelle, admirée partout dans le monde. »

a - Bruno Mégret

b - Jean-Marie Le Pen

c - Eric Raoult  

7 – «  Ce qui nous paraît essentiel pour définir la qualité de Français, c’est l’amour de la France, c’est la capacité à la servir « .

a - Jacques Chirac

b - Jean-Marie Le Pen

c - Nicolas Sarkozy 

8 – «  Voter socialiste, cela signifie que d’ici dix à quinze ans la mairie de Marseille sera dirigée par un maghrébin. »
 

a - Eric Raoult

b - Philippe de Villiers

c - Jean-Marie Le Pen 

9 – «  Le type de problème auquel nous aurons à faire face se déplace de celui de l’immigration vers celui de l’invasion »

a - Jean-Marie Le Pen

b - Nicolas Sarkozy

c - Valéry Giscard d’Estaing
 

10 – «  Pourquoi se battre pour la préservation des espèces animales et accepter, dans le même temps, le principe de disparition des races humaines par métissage généralisé ? » 

a - Eric Raoult

b - Jean-Marie Le Pen

c - Bruno Mégret

11 – «  Le traité de Maastricht donne le droit de vote aux étrangers et par la même à tous ceux qui arriveront légalement ou illégalement à entrer à travers nos frontières » 

a - Philippe de Villiers

b - Jean-Marie Le Pen

c - Charles Pasqua

12 – « Le voile musulman il nous protège des femmes laides » 

a - Philippe de Villiers

b - Jean-Marie Le Pen

c - André Santini

13 – «  Moi je crois que l’islam est le terreau de l’islamisme et l’islamisme le terreau du terrorisme, donc on ferait mieux de faire attention. » 

a - Charles Pasqua

b - Philippe de Villiers

c - Jean-Marie Le Pen


Lyon, le 23 mars 2007 .

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