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11/04/2009

Nous ne vous disons pas merci

anniversaire.jpgAujourd’hui c’est mon anniversaire. Cinquante-huit-ans au compteur, cinquante-huit bougies à souffler. Rassurez-vous je n’en fais pas une affaire étant considéré depuis huit ans déjà comme un vieux, pardon un sénior, par les gens de marketing. Profitant de l’occasion, je voudrais vous parler aujourd’hui des vieux ou plutôt des plus vieux que moi c'est-à-dire de ceux qui, inoxydables, continuent de représenter la base la plus solide de Nicolas Sarkozy. Lors de l’élection présidentielle ils étaient déjà ceux qui avaient assuré la victoire de Sarkozy. 75% des soixante-cinq ans et plus avaient voté pour le Président de l’UMP contre 25% pour la candidate socialiste. En d’autres termes si les électeurs plus vieux que moi étaient restés à la maison, Sarkozy serait également demeuré dans la sienne puisque pour les électeurs de 18 à 64 ans le vote Royal était majoritaire.

Je sais bien que Sarkozy s’était engagé à revaloriser les retraites, à lutter contre l’insécurité, à redorer le blason de la France et en parlant d’identité nationale il avait visé juste. Après l’élection, certains observateurs expliquaient que les frasques matrimoniaux du champion élyséen, souvenez-vous de Cécilia et de la vie tourmentée de Carla, risquaient de vacciner les électeurs les plus âgés. Rien de tel. Les plus de soixante-cinq ans demeurent accro. Ils plébiscitent le Président. Ils sont les derniers à croire à ces balivernes comme « Travailler plus, pour gagner plus », insensibles à la montée du chômage et de la précarité. Ils souhaitent que les Français triment encore plus, détestent les fonctionnaires, etc…

Pourtant la politique mis en œuvre par le gouvernement ne devrait pas remplir de confiance les personnes âgées. L’accès au soin se réduit. Le pouvoir d’achat des retraités est en carafe. Même le sort parfois peu enviable de leurs petits enfants ne préoccupe les anciens. Bref, plus ça va mal, plus les anciens trouvent ça bien.

A toutes ces taties Danielle et ces tonton Marcel, à ces mamies Nova, je veux le dire tout net, nous ne vous disons pas merci.

Lyon, le 11 avril 2009

Photo:DR

 

08/04/2009

De la perception à la réalité

bv000138.thumb.jpgDans une interview au « Progrès » le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, s’insurge contre les séquestrations de dirigeants d’entreprise comme ce fût le cas ces dernières semaines. « La violence n’a jamais été une réponse, même si les décisions reçues par les salariés sont perçues comme violentes » déclare-t-il doctement.

Et oui lorsqu’un salarié apprend son licenciement il n’a pas à se sentir agressé en particuliers dans cette période de crise où la perspective de retrouver un emploi est mince. Lorsqu’il se trouvera face à l’assiette vide, ou presque, de ses enfants tout au plus sera-t-il autorisé par Xavier Bertrand à percevoir une pointe de violence. En revanche, poursuit le leader UMP : « séquestrer quelqu’un, le séparer de sa famille car il exerce une activité professionnelle, est impensable. Il n’y a pas que le climat social il y a aussi le pacte social. » Mais c’est justement parce que le pacte social n’a pas été respecté que les ouvriers de Caterpilar, par exemple, en sont venu à cette forme d’action extrême qu’est la rétention de dirigeants. Que demandaient-t-ils d’autre que la présence de leurs patrons à la table de négociation ces salariés en colère ? Car c’est une pratique permanente qui s’instaure et qui veut que les décisions de licenciement se prennent en petit comité et sont annoncées de la manière la plus cavalière par voie de presse ou par texto.

Apparemment Xavier Bertrand ne perçoit pas ces méthodes comme violentes. Après tout pour lui un salarié n’est rien d’autre qu’une force de travail que l’on achète quand on en a besoin et seulement dans ce cas. Mais au fond il a raison Bertrand, il ne fait que nous rappeler les fondements du capitalisme. Un capitalisme qu’il serait bien vain de vouloir moraliser et qui demandera beaucoup d’abnégation à ceux qui voudront seulement le réglementer.

Philippe Dibilio

30/01/2009

L'armée de l'ombre

besson.jpgMercredi dernier sortait sur nos écrans "Espions", un film de Nicolas Saada ayant pour vedette Guillaume Canet. En guise d'accroche de la campagne de promotion du film figurait cette formule, "chaque année, des centaines d'anonymes sont recrutés par les services secrets pour effectuer une mission".

Samedi dernier sortait de la manche de Nicolas Sarkozy la nouvelle superprodruction de l'UMP, "le chouchou et le traître", avec dans les rôles titres Xavier Bertrand et Eric Besson. Nul n'a tenté le moindre rapprochement entre ces deux informations. Mise à part quelques protestations rapidement étouffées de députés UMP particulièrement bougons, la nomination du transfuge Besson à la direction du Parti Présidentiel semble être passée comme une lettre à la poste.

En vérité, régulièrement, des dizaines d'anonymes socialistes sont recrutés par les services spéciaux du PS pour effectuer des missions à l'intérieur des lignes ennemies. Parmi ceux là, celui que l'on nomme le transfuge est assez représentatif du phénomène. Prototype du parfait anonyme, élevé par Jean-Marie Messier puis entraîné par Lionel Jospin jusqu'au jour de son exfiltration, Eric Besson est à placer au rang des grands aventuriers du mouvement ouvrier comme les Trepper et autres Valtin.

Aujourd'hui avec ses réseaux, Besson contrôle les Affaires étrangères, la pauvreté, la politique de la ville, l'immigration, les marchés bourssiers. D'autres moins exposés que lui déterminent les voies et moyens de la croissance et même de temps à autre les réformes institutionnelles.

Grâce à l'ensemble de ces camarades à qui l'histoire rendra un jour justice, le pouvoir Sarkozyste, quasi fantôche, est presque sous contrôle idéologique et la gauche est en passe de devenir hégémonique sur le plan des idées. Il suffit de constater les appels du Président pour la refonte du capitalisme, la liquidation des énarques, la promotion de la classe ouvrière, la chasse aux nantis et autres banquiers pour s'en convaincre. Désormais Jaurès et Blum triomphent et, sous peu, Max Gallo devrait devenir Secrétaire perpétuel de l'académie française.

Depuis que je vous parle, des dizaines de ces anonymes viennent de rejoindre l'UMP et des centaines d'agents dormants n'attendent qu'un signe d'Eric Besson pour investir toutes les superstructures de l'appareil Umpiste. Leur combat est l'aurore de nos victoires. Par le don de son corps à la gauche nous pouvons dire qu'Eric Besson nous démontre que l'orient est rouge et qu'il va faire beau demain. Il n'était pas inutile de resituer le rôle de cette armée de l'ombre dans le mouvement général qui est en marche.

Lyon, le 30 janvier 2009

(Je sais que certains ne vont pas me croire mais la publication de ce billet le jour de la Sainte Martine est totalement fortuit)

photo:DR

03/11/2008

When I’m sixty-four …

Personnes agees.jpgPendant tout le weekend on a entendu les radios, d’heure en heure, nous parler des syndicats d’Air France menaçant de faire grève pour exiger le retrait d’une décision repoussant à 65 ans, l’âge limite d’activité en vol des personnels navigants de l’aviation civile. Chacun s’est donc imaginé que cette affaire relevait du strict corporatisme des pilotes et personnels en vol. En vérité, il n’en est rien. Dans la nuit de vendredi à samedi les députés, dans le cadre de l’examen en première lecture du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2009, ont permis aux employeurs, à tous les employeurs, de repousser l’âge limite de départ en retraite à 70 ans. C’est plus exactement le député UMP, Denis Jacquat, qui est l’auteur de cet amendement qui risque de faire parler de lui dans les semaines qui viennent. Le Sarkodillot en question a même poussé un cri du cœur pour légitimer son méfait. « Il n’est plus acceptable » nous a dit l’obscur député « qu’un homme ou une femme âgé de 65 ans soit mis à la retraite contre son gré du seul fait de son âge ».

La chose est donc claire, en début de weekend, on a insidieusement repoussé à 70 ans la possibilité de partir en retraite. Sachant que de moins en moins de salariés totalisent à 60 ans l’ensemble de leurs droits et que dans bien des cas, même à 65 ans, les retraites demeurent malheureusement insuffisantes, on mesure ainsi le danger de cet amendement umpiste qui risque de contraindre de plus en plus de Français à travailler le plus longtemps possible, y compris jusqu’à 70 ans.

En attendant d’avoir la possibilité de prendre sa retraite bien méritée à 70, 75, voire même 80 ans, reprenons ensemble cette bonne vieille chanson d’un McCartney, témoin des temps anciens….

When I get older losing my hair

Many years from now,

Will you still be sending me a valentine

Birthday greetings bottle of wine

If I’d been out till quarter to three

Would you lock the door

Will you still need me, will you still feed me,

When I’m sixty-four

Lyon, le 3 novembre 2008.

29/10/2008

Eléments concordants

michel mercier.jpgIl est une rumeur qui reprend vigueur, c’est celle consistant à prévoir pour la seconde partie du mois de janvier le remaniement ministériel tant attendu par Michel Mercier. Mais pourquoi y prêter plus d’attention aujourd’hui qu’hier, me direz vous? Peut être parce que, comme on le dit dans le langage policier, des éléments concordants apparaissent à l’horizon du calendrier politique.

En effet, c’est en janvier que la France passera la main de la présidence de l’Union Européenne ce qui ramera l’attention sur la situation politique intérieure. Par ailleurs, le Congrès de l’UMP aura lieu dans les mêmes eaux et, on le sait Nicolas Sarkozy veut débarquer Devedjian du secrétariat général au prétexte qu’il a du mal à faire tourner la machine, notamment face à un Jean François Coppé qui s’appuie avec efficacité sur le groupe à l’assemblée nationale, qu’il préside, pour occuper le terrain. Dans le même temps Sarkozy veut faire un peu de ménage dans un gouvernement où la cacaphonie est de mise et l’art de la boulette aussi. C’est donc en s’appuyant sur ses sept super ministres que le Président de la République va jeter les bases de l’ossature de son prochain conseil des ministres. Mais ce sera aussi le temps des récompenses. Et Michel Mercier attend la sienne eu-égard aux bons et loyaux services qu’il a rendu en sa qualité de président du groupe centriste au Sénat au moment du vote de la réforme constitutionnelle. Et, là encore l’opportunité est au rendez-vous puisque la loi qui autorise un sénateur devenu ministre à redevenir sénateur au terme de son passage au gouvernement rentrera en vigueur également autour du vingt janvier. Les voilà donc les éléments concordants. Michel Mercier le sait et force le destin en donnant de sérieux gages à Nicolas Sarkozy. Sur la réforme des collectivités tout d’abord pour dont il apparaît soudainement comme un partisan, y compris sur le point consistant à réduire le champ des départements. Sur le plan de l’organisation politique également.

Quand François Bayrou fait pencher son discours à gauche en déclarant comme en fin de semaine à Roubaix : « Sarkozy assume le capitalisme, moi je ne pense pas que c’est un modèle pour la France, je ne crois pas dans la distinction entre une capitalisme financier mauvais et un capitalisme industriel vertueux. Mon modèle est humaniste. Tout ne se résume pas à la production et à la consommation ». Qui dit mieux !

Mercier tient absolument à se distinguer de tels propos, c’est pourquoi il s’est approprié l’idée de Jean-Luc Da Passano de créer dans le Rhône le Rassemblement des Démocrates une structure refuge pour tous les centristes qui ne tiennent pas à s’identifier au Modem de Bayrou et qui conservent ainsi leur positionnement à droite. Bref, Mercier est prêt, seul problème pour lui il aura du mal à avoir le ministère de la Justice qui risque de revenir à Devedjian, Sarkozy lui devant bien ça.

Philippe Dibilio

02/09/2008

Tri sélectif

532527228.jpgLa droite Rhône-Alpine vient de démontrer, en désignant Charles Million comme candidat aux prochaines élections sénatoriales dans le département de l’Ain, quelques talents en matière de recyclage.

Le 21 septembre prochain, à l’âge pas encore canonique de 62 ans, Charles Million ne sera plus tricard ou pestiféré, il sera peut-être sénateur de la république. Dominique Perben en avait rêvé, du côté de Bourg-en-Bresse, ce week-end, on l’a fait.

En effet samedi plus de mille grands électeurs UMP et divers droite viennent d’assurer le retour politique de celui qui n’avait pas hésité, en 1998, à faire alliance avec le Front National afin de devenir le chef de la région Rhône-Alpes.

Dans l’Ain comme ailleurs il est manifeste que la droite préfère toujours perdre son âme plutôt qu’une élection. Aux grands électeurs le 21 septembre prochain de nous faire comprendre, qu’eux aussi, sont capables de faire du tri sélectif.

Lyon, le 2 septembre 2008.

05/06/2008

Unique

1892676925.jpgQuelques artificiers de l'UMP, par ailleurs députés, semblent vouloir s'en prendre à nouveau au prix unique du livre autrement dit à la Loi Lang. Cette activité coupable passerait par l'élaboration d'un amendement au projet de loi sur la modernisation de l'économie et plus précisément instituerait un nouveau délai d'interdiction des soldes sur les livres qui passerait ainsi de 2 ans à 6 mois.

Le 28 mai dernier, sur ce blog, j'attirais votre attention sur ce sujet. En effet, dans une publicité néo-psychédélique et soixante-huitarde, l'enseigne Leclerc dénonçait une fois de plus cette Loi Lang sur le prix unique du livre. Il faut croire que cette énième saillie était concertée puisque du côté de l'assemblée nationale certains entendent vouloir s'attaquer à la Loi Lang.

Dans un communiqué conjoint que je me fais un plaisir de relayer aujourd'hui, le Syndicat de la librairie Française (SLF), le Syndicat National de l'Edition (SNE) et la Société des gens de lettres (SGDL) dénoncent unanimement ces manœuvres Umpistes et exigent le retrait de l'amendement en question. Il faut les soutenir.

> Voici le communiqué de presse

Photo: DR 

Lyon, le 5 juin 2008.

05/12/2007

Le choc de l'image

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Peut être avez-vous été destinataire de ce tract, très sarko centré, de Dominique Perben qui nous montre une place Bellecour noire de monde.
j'imagine qu'à la vue du prospectus UMPiste, Denis Broliquier, le Maire Milloniste du 2ème arrondissement  a dû être irrité, lui qui s'oppose de manière constante à la tenue d'événements et manifestations sur la dite Place Bellecour au prétexte que cela trouble la quiétude des riverains.

Avec Perben tout deviendrait donc possible, des lyonnais pourraient même jusqu'à se réunir place Bellecour. Bref de quoi faire déprimer un Denis Broliquier adepte du "Entre nous tout devient possible à Lyon".

Lyon, le 5 décembre 2007. 

12/10/2007

Missing

medium_logo-UMP-Vianes.2.jpgDésolé pour les lecteurs d'ailleurs mais ce billet ne concerne pas grand monde au-delà du périphérique lyonnais puisque je vais parler d'André Vianès.

La dernière fois que j'ai rencontré celui qui vient de rejoindre l'équipe de Dominique Perben c'était dans l'enceinte du Tribunal administratif. Celui dont il est question aujourd'hui était l'avocat de ceux qui s'opposaient avec acharnement , avec la conseillère UMP Marie-Chantal Debazeille, à l'édification du Mémorial dédié aux victimes des génocides situé sur la place Antonin Poncet.

J'avais considéré à l'époque avec beaucoup de tristesse le fait qu'André Vianès se mêle à ce combat douteux. Si mes souvenirs sont bons, quelques semaines plus tôt le même André Vianès pourfendait dans des colonnes aimablement prétées par le Progrès l'idée d'utiliser de l'argent publie pour la construction d'un tel monument.

Qu'André Vianès termine aujourd'hui sa cahotique trajectoire politique derrière Monsieur Perben n'est pas surprenant. Depuis son départ du Parti Socialiste il y a plus de 15 ans son errance entre le RPR, l'UMP et le Paleo-chevenementisme ne peut que peiner. Il est en effet toujours désolant de voir une personne cultivée, intelligente et imaginative se perdre dans l'aigreur et le ressentiment. 

11/10/2007

D comme Devedjian

medium_Patrick_Devedjian.jpgVous vous en doutiez déjà, Patrick Devedjian ne manque pas d'air. Après avoir traité Anne-Marie Comparini de s..... le voilà faisant la morale à Fadela Amara. Le patron de l'UMP vient en effet de dire "que ce n'est pas bien d'injurer les députés de la majorité, c'est à dire ceux qui soutiennent le gouvernement". Devedjian a donc une conception à géométrie variable de la notion d'injure. N'allez pas croire pour autant que je vais traiter ici Patrick Devedjian de s...... ou de d...... mais revenons sur l'un des derniers exploits de l'homme fort du Conseil Général des Hauts-de-Seine. Vous le savez probablement ce département est un véritable tas d'or sur lequel l'UMP est assis. C'est le département jadis présidé par Charles Pasqua puis par Nicolas Sarkozy. Devedjian, le nouveau Président du 92 vient donc de baisser les subventions au Secours Populaire et à la Banque alimentaire au prétexte que ces 2 associations générent des excédents donc démontrent leur excellente gestion.

Certains d'entre vous penseront que ces pratiques sont d......... en attendant le Secours Populaire et la Banque Alimentaire du 92 devront faire avec. Puisque nous en sommes à aborder les questions liées à l'aide alimentaire, je vous livre le second communiqué des restaurants du coeur (pdf), l'association demeurant toujours inquiète quant aux conséquences de la loi Hortefeux alors que se profile la 23ème campagne des Restos qui débutera le 3 décembre prochain. 

Lyon, le 11 octobre 2007.

02/10/2007

Les points sur les "I"

medium_Logo-Restos_du_coeur.2.jpgVoici le communiqué de presse des restaurants du Coeur. L'association revendique haut et fort de continuer à distribuer des repas à ceux qui sont dans le besoin malgré l'amendement de l'UMP précisant qu'il conviendrait d'exclure des centres "les personnes ne pouvant justifier de la régularité de leur séjour sur le territoire français".

Merci de relayer ce communiqué des restaurants du coeur (PDF) ["Un droit humanitaire pour tous,avec ou sans papiers"]

Lyon, le 2 octobre 2007. 

01/09/2007

Ce pays dont le prince est un enfant

medium_Yasmina_Reza.2.jpgLe week-end dernier, j'ai lu comme beaucoup de monde l'ouvrage si attendu de Yasmina Reza, "L'aube le soir ou la nuit" dont en vérité je ne comptais pas parler sur ce blog. A la lecture des inrockuptibles de la semaine et de l'article "le vide le vent ou l'ennui" signé Nelly Kapriélan, je voudrais dire tout de même deux mots sur un bouquin dont on ne devrait guère plus parler d'ici quelques semaines.

Tout d'abord, si l'envie vous prenait d'aller acheter le livre de Reza à Carrefour ou Auchan, sachez que c'est au rayon épicerie fine qu'il convient de se précipiter. A un euro la page de 1000 signes, Flammarion et Albin Michel livrent un produit haut de gamme. Le dire ce n'est pas faire offense à Yasmina Reza ce d'autant que l'auteur ne craint qu'une chose, si on lit son interview au Nouvel Observateur, c'est que l'on dise de son bouquin qu'il est mauvais. Que Yasmina Reza se rassure, son livre n'est pas mauvais, loin de là. Il est cher. Mince, cher mais pas mauvais.

Plus important, car on nous avait dit sur tous les modes, n'attendez surtout pas de "L'aube le soir ou la nuit" (sans virgules svp!) des révélations ou d'utiles commentaires politiques. Les Inrockuptibles comme d'autres font ce grief à la dramaturge. Ils se trompent et pour ce qui me concerne j'apprécie que Yasmina Reza ne nous livre pas un bouquin de plus sur Sarkozy, sa campagne et son oeuvre. Par ailleurs, Reza n'est donc pas Nay. 

Enfin, une fois dit que Reza ne parle que de ce qu'elle veut et donc pas de Cécilia, à la lecture du bouquin, force est de constater que l'on se trouve en face d'un objet littéraire non conventionnel mais d'un objet littéraire quand même. L'article massacreur des Inrockuptibles a tendance à faire penser au lecteur que "L'aube le soir ou la nuit" est, je cite, "à la littérature ce que Canada Dry est au whisky", propos plutôt déshonnorant. Je cite toujours, "son auteur, une élève moyenne, scolaire, planquée derrière l'hypocrisie de la neutralité", chose purement gratuite. Je vous invite cependant à  lire cet ouvrage qui à mon sens nous en dit plus sur Yasmina Reza que sur Nicolas Sarkozy.

Quant aux rapports de l'auteur à son sujet c'est à mon sens quasi secondaire même si de toute évidence connivence et auto-censure hantent ce livre qui n'est pas un reportage, ni une chronique, surement pas un journal, encore moins une pensée politique.

Yasmina Reza jette un regard littéraire sur un sujet qui ne semble pas l'intéresser plus que ca. Sarkozy est pour Reza un enfant. Un gosse en politique. Un gamin dont l'ambition et les caprices posent question.

Il n'y a pas de risques, si ce n'est celui du plaisir, à lire cet ouvrage atypique qui nous parle d'un pays dont le prince est un enfant, c'est à dire ni de la France, ni de Sarkozy.

Lyon, 1er septembre 2007.

08/07/2007

La septième Compagnie

medium_7e_compagnie.jpgAprès son ralliement avec armes et bagages à Sarkozy, l’ancien ami de François Bayrou et actuel Ministre de la Défense, Hervé Morin avait décidé de créer son parti du « Nouveau Centre ».

Pour remplir les caisses de son groupuscule, Morin avait décidé de présenter 50 candidats aux législatives, seuil minimum pour toucher de l’argent public, à condition d’obtenir au moins 1% des voix dans chaque circonscription.

On se souvient que le dit Morin qui, je vous le rappelle, est notre actuel Ministre des armées, avait mobilisé des membres de sa famille pour se présenter un peu partout au nom du « Nouveau Centre ». Son chauffeur avait lui aussi été candidat, c’est dire la surface militante           de cette amicale pseudopote de l’UMP.

Aujourd’hui, le chef d’état-major Morin vient de s’apercevoir que sur les 50 candidats du « Nouveau Centre », sept ne se sont pas présentés sous cette appellation interdisant ainsi à la filiale de l’UMP de prétendre au financement public des partis politiques.

Une légende indique, qu’en temps de guerre, l’armée aurait droit à 7% de pertes. Morin avec son « Nouveau Centre » en a perdu 7 sur 50. Tout le monde, paraît-il se moque de lui, le traitant d’amateur. Que cessent ces attaques perfides contre notre Ministre de la Défense. Rendez-vous compte, en moins d’un mois, Morin a enfin retrouvé la 7ème compagnie.

Lyon, le 8 juillet 2007.

08:00 Publié dans Politique & politiques... | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : Morin, Hervé, défense, nouveau, centre, UMP, Bayrou | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

05/07/2007

Humiliations, acte 6

medium_Christian_Philip_2.2.jpgLe week-end dernier, sous la plume de Sylvie Pierre-Brossolette, le Figaro magazine en remettait une couche quant à Christian Philip. Rappelez-vous ce feuilleton qui a animé la 4ème circonscription du Rhône.
Acte un, Christian Philip député UMP sortant est sorti par Dominique Perben. Philip fait de la résistance.
Acte deux, Christian Philip se retire de la compétition laissant Dominique Perben seul face à son destin.
Acte trois, Fillon commande un rapport sur la francophonie à Christian Philip laissant croire à l’intéressé qu’un poste de Secrétaire d’Etat devrait lui être réservé dans le deuxième gouvernement Sarkozy-Fillon après les dites législatives.
Acte quatre, très poussivement, Dominique Perben l’emporte. Dans l’intervalle il a réussi à faire le plus mauvais score de la droite à quasi dix points de celui de Philip en 2001.
Acte cinq, encore une fois humilié, Christian Philip n’entre pas dans le gouvernement, il accepte tout de même un vague poste de Conseiller à l’Elysée en charge de la francophonie.
Acte six, Sylvie Pierre-Brossolette nous rapporte dans le Figaro magazine, par le menu, la réaction de Sarkozy suite à l’échec lyonnais de l’UMP. L’ultime humiliation de Christian Philip. Je cite le Président :
« Ce n’est pas possible. Si on ne renouvelle pas, les gens le font pour vous. Regardez Lyon, encore. On a jugé Christian Philip tellement exceptionnel qu’on lui a promis un ministère et on a perdu deux circonscriptions. Vous croyez que les Lyonnais attendent que l’on nomme Philip au gouvernement ? M. Philip est prêt pour faire de la politique comme moi pour être archevêque ! »
 
Lyon, le 5 juillet 2007. 

19/06/2007

Commentaires à Erick Roux de Bézieux

medium_UMP.jpgVeuillez trouver ci-dessous le commmentaire que j'ai posté ce jour sur le blog de mon collègue et Conseiller municipal Erick Roux de Bézieux suite à son billet du 17 juin intitulé   Pour qui sonne le glas ?
 
"Cher Erick,
 
Une bonne analyse, je l'imagine écrite à chaud, qui mérite tout de même d'être tempérée. En effet "fashion Collomb", pour reprendre ton expression n'est pas seulement en phase avec les tendances. Je crois que nous franchissons humblement les étapes les unes après les autres avec un fort désir de rassemblement. Ce "modèle lyonnais", comme l'écrit parfois la presse, est avant tout l'expression d'une politique qui fédère bien au-dela de sa traditionnelle zone d'influence. C'est ainsi que des lyonnais, probablement électeurs de Nicolas sarkozy lors des présidentielles, se reconnaisent déjà dans la conduite des affaires municipales de l'équipe de Gérard Collomb.Ce n'est bien entendu, de ma part, pas faire offense à la droite lyonnaise que de le dire. Chacun le reconnait, la ville bouge sur un ensemble de plans. Je crois qu'en s'opposant assez systématiquement et parfois de manière "folle" à notre politique, l'Ump fait une erreur fondamentale d'analyse sur le cours des choses à Lyon depuis au moins 10 ans. Sans vouloir donner des leçons je pense qu'en condamnant par exemple les berges du Rhône, en refusant d'apporter son soutien au festival Quai du polar, en menant des batailles incongrues sur le Mémorial Arménien, en moulinant des argumentaires sectaires sur notre politique urbaine ou économique, la droite lyonnaise n'est plus comme tu peux l'écrire "en phase". Je dois te confesser que ton groupe, malgré certains débordements qui sont souvent le fruit de délimitations idéologiques datées, me semble plus à l'écoute du réel et des évolutions sociologiques lyonnaises. A contrario, j'ai le sentiment que l'Ump n'a qu'un seul objectif "récupérer une ville". Fondamentalement en décidant de faire don de son corps à Lyon, Dominique Perben s'est autorisé à penser que la chose allait être une formalité comme si une telle perspective pouvait suffire à donner sens à un parachutage. Aujourd'hui dire aux lyonnais supposés à droite, que le sens d'une candidature c'est de "chasser l'usurpateur Collomb" pour que la ville revienne naturellement dans le giron de la droite repose sur une erreur d'analyse fondamentale mais aussi une sacré dose de suffisance. Je crois que le deuxième tour des législatives à Lyon c'est aussi cela même si mon grain de sel n'invalide pas ton propos.Désolé pour la longueur du commentaire. A bientôt. Très cordialement. Jean-Yves Sécheresse "

 
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