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10/08/2008

P comme Politique (La politique et le sociologue)

1568050956.jpgCurieux et pour le moins étonnant bouquin que ce « Si la gauche veut des idées » que proposent conjointement Alain Touraine et Ségolène Royal. Ni ouvrage d’entretien, ni même dialogue, ce livre est, sur proposition du sociologue, l’énonciation d’une série de thématiques que chacun des auteurs s’efforce de traiter avec malheureusement le travers qu’apporte cette règle du jeu, c'est-à-dire la simple juxtaposition de deux discours. C’est donc au fil de sept rencontres, un mot qui semble-t-il est impropre, que Ségolène Royal et Alain Touraine échangent. L’économie, le vivre ensemble, l’école, l’Etat et la démocratie, la gauche et la droite, le rôle du politique sont donc peu ou prou les points qui jalonnent un livre ponctué par chacun des deux auteurs. On retrouve dans ce « Si la gauche… » ce qui a fait la vitalité et la démarche initiale de Ségolène Royal avant que dans la campagne présidentielle le PS finisse par avoir raison d’elle.

« A quoi bon réfléchir, si c’est pour ne prendre aucun risque ! » écrit Ségolène Royal dès son introduction. « C’est pour avoir manqué d’attention sur l’évolution de la société que la gauche n’a pas su remettre en cause certains de ses dogmes » poursuit-elle. Malgré ces mises en garde frappées de vérité, force est d’admettre que cet échange entre la politique et le sociologue, bien que vivant, demeure assez général donc décevant.

126208282.jpg

On ne reprochera ni à l’une ni à l’autre de n’apporter que rarement ces fameuses idées qui font si défaut à la gauche. A ce jeu là d’ailleurs, Ségolène Royal a au moins le mérite de susciter une combativité communicative, Alain Touraine se montrant à bien des égards en deçà et en retrait, là-haut sur sa montagne.

Se dégageant avec difficulté des simples constats, mais quel esprit honnête pourrait lui en faire le grief, Ségolène Royal, comme beaucoup d’entre-nous, peine à formuler de manières tranchantes et programmatiques les idées de demain.

Ce livre ne peut constituer qu’une étape dans le débat qui s’engage au sein du Parti Socialiste et de toute la gauche mais, après tout, dans l’esbroufe générale ce n’est déjà pas si mal et Touraine doit être remercié d’avoir été l’initiateur d’un tel projet.

  • Ségolène Royal et Alain Touraine, « Si la gauche veut des idées », Grasset, 20 euros.

Hautes-Pyrénées, le 10 août 2008

P comme Politique (La politique et le sociologue)

1568050956.jpgCurieux et pour le moins étonnant bouquin que ce « Si la gauche veut des idées » que proposent conjointement Alain Touraine et Ségolène Royal. Ni ouvrage d’entretien, ni même dialogue, ce livre est, sur proposition du sociologue, l’énonciation d’une série de thématiques que chacun des auteurs s’efforce de traiter avec malheureusement le travers qu’apporte cette règle du jeu, c'est-à-dire la simple juxtaposition de deux discours. C’est donc au fil de sept rencontres, un mot qui semble-t-il est impropre, que Ségolène Royal et Alain Touraine échangent. L’économie, le vivre ensemble, l’école, l’Etat et la démocratie, la gauche et la droite, le rôle du politique sont donc peu ou prou les points qui jalonnent un livre ponctué par chacun des deux auteurs. On retrouve dans ce « Si la gauche… » ce qui a fait la vitalité et la démarche initiale de Ségolène Royal avant que dans la campagne présidentielle le PS finisse par avoir raison d’elle.

« A quoi bon réfléchir, si c’est pour ne prendre aucun risque ! » écrit Ségolène Royal dès son introduction. « C’est pour avoir manqué d’attention sur l’évolution de la société que la gauche n’a pas su remettre en cause certains de ses dogmes » poursuit-elle. Malgré ces mises en garde frappées de vérité, force est d’admettre que cet échange entre la politique et le sociologue, bien que vivant, demeure assez général donc décevant.

126208282.jpg

On ne reprochera ni à l’une ni à l’autre de n’apporter que rarement ces fameuses idées qui font si défaut à la gauche. A ce jeu là d’ailleurs, Ségolène Royal a au moins le mérite de susciter une combativité communicative, Alain Touraine se montrant à bien des égards en deçà et en retrait, là-haut sur sa montagne.

Se dégageant avec difficulté des simples constats, mais quel esprit honnête pourrait lui en faire le grief, Ségolène Royal, comme beaucoup d’entre-nous, peine à formuler de manières tranchantes et programmatiques les idées de demain.

Ce livre ne peut constituer qu’une étape dans le débat qui s’engage au sein du Parti Socialiste et de toute la gauche mais, après tout, dans l’esbroufe générale ce n’est déjà pas si mal et Touraine doit être remercié d’avoir été l’initiateur d’un tel projet.

  • Ségolène Royal et Alain Touraine, « Si la gauche veut des idées », Grasset, 20 euros.

Hautes-Pyrénées, le 10 août 2008

10/06/2008

« Dansez Maintenant… »

1972816131.jpgEn 2006, ici même, j’avais plutôt dit du bien du « Mignonne allons voir… » De Marc Lambron consacré à Ségolène Royal. A l’époque ma fonction de chef à plume local de Désirs d’Avenir en avait surpris plus d’un. Aujourd’hui en 2008, Lambron, comme il aime le dire, reprend « sa promenade » en se frottant à l’incontournable Sarkozy. Son « Eh bien, dansez maintenant… » est, non pas à la hauteur du sujet mais bien à celle de son auteur. Sur un plan strictement littéraire, encore faut-il vouloir apprécier Lambron, on pourrait même dire que le Sarko est supérieur à Royal tant la lecture de son récit est aussi agréable qu’acide. Ce type est doué et malin. Bref le lecteur se la coule douce en lisant « Dansez maintenant… ».

Au milieu de la débauche d’ouvrages qui célèbrent la première année de règne de Sarkozy, il n’y a pas photo et celui-là à le mérite « de ne pas se la jouer ».

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03/06/2008

Rayon layette

1691984279.jpgLes Français, paraît-il, parient sur une victoire de Delanoë si l’on consulte l’étude d’Opinionway / Le Figaro de la semaine passée. Les sondages relatifs à l’issue du Congrès de Reims pleuvent. Ils concernent souvent l’opinion des électeurs de gauche à propos de cette échéance et comme pour la campagne de désignation de notre candidate aux élections présidentielles certains instituts sondent même l’âme des militant(e)s socialistes ce qui m’étonne toujours dans la mesure où je ne m’explique pas comment l’on peut connaître le point de vue de ceux qui seront en situation de voter à l’automne prochain au sein du Parti Socialiste. Bref, tout ceci, si je me souviens bien de la nature des attaques qui visaient Ségolène Royal il y a deux ans, relève de ce que certains appellent la « démocratie d’opinion ». Bien entendu parmi les soutiens de Bertrand Delanoë on compte quelques spécimens qui à l’époque dénonçaient avec acharnement Ségolène Royal accusant la Présidente de Poitou-Charentes de s’en remettre à cette fameuse démocratie d’opinion qui bafouait alors la consultation démocratique interne au PS. Le pauvre Bertrand Delanoë n’est en rien responsable de tout cela mais il est amusant de constater que ce qui était néfaste il y a deux ans est devenu banal pour certains hiérarques soutiens du Maire de Paris.

Rappelez-vous il y a deux ans les mêmes s’en prenaient également à Ségolène Royal la désignant comme une chouchoute des côteries médiatiques. Actuellement le plan-média de Bertrand Delanoë n’est pas mal non plus et ceux qui voulaient estoubir à l’époque Ségolène ne semblent pas outrés par la couverture de Bertrand Delanoë dans les médias. Le pauvre Bertrand Delanoë n’est en rien un coupable en la matière mais il est cocasse de constater que si hier Royal était soutenue par la main invisible de la grande presse qui pesait alors de manière éhontée sur les militant(e)s du PS aujourd’hui il s’agit  d’un simple éclairage du débat. Amusant !

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22/11/2007

L’avenir d’un désir ?

Je viens d’apprendre que « Désirs d’avenir » se réunissait le week-end dernier en Assemblée Générale. Comme pour beaucoup d’autres je ne faisais pas partie des convives. Autant cette entourloupe me laisse de marbre autant je constate que dans le petit monde de la blogosphère Ségoléniste on se déchaîne et on se déchire. Cette opération qui apparaîtra pour le quidam comme une manœuvre bureaucratique laissera probablement des traces. Comme le dit le proverbe danois « la rose se transforme vite en gratte-cul », j’ai la pénible impression que ceux qui se sont auto-désignés pour faire vivre la marque risquent de se retrouver à la tête d’un « gratte-cul » destiné tout simplement à servir de base arrière. Nous sommes donc bien loin de l’élan et des motivations initiales portées par l’association dès sa création. C’est ainsi.
Jean-Pierre Mignard est donc le nouveau Président de « Désirs d’avenir », il succède ainsi à Christophe Chantepy dont il faut saluer le travail et l’énergie déployée pendant des mois et des mois. La régionale de l’étape, Najat Belkacem est désormais, selon les rumeurs qui me parviennent, Vice-Présidente de Désirs d’Avenir. Ceux qui sont les fondateurs de « Désirs d’Avenir 69 » seront probablement fiers de lui passer le relais à défaut des plats.
En ce qui me concerne, dans une conjoncture aussi douteuse et suspecte, je préfère suspendre temporairement toute activité du blog « Désirs d’avenir 69 » et pour ne pas se quitter sur une note trop triste, voici en bonus, la pochette de l’album de John Lennon, manière de retrouver ce ciel bleu et ces nuages si chers à notre cœur.


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Addementum [16h28]: Veuillez pardonner mon erreur à propos de l'illustration, il s'agissait bien de l'album du Plastic Ono Band.
 
Lyon, 22 novembre 2007.

30/10/2007

Les hommes de Ségolène

medium_Rebsamen.jpgmedium_Patrick_Mennucci_-_Ma_candidate.jpgEn l’espace de quelques jours deux ouvrages de proches de Ségolène Royal au cours de la dernière campagne présidentielle viennent de sortir. Le premier de Patrick Menucci (Albin Michel) s’inscrit dans la tradition des témoignages. « Ma candidate », puisque tel est son titre, sera utile aux lecteurs qui veulent saisir l’occasion de se remettre à l’esprit la chronologie de cette année électorale et plus particulièrement le parcours de Ségolène Royal en y trouvant un certain plaisir de lecture.

Côté castagne, le rugbyman qu’est l’élu marseillais en est avare. Mis à part quelques baffes à Stéphane Le Foll, une béquille à Jack Lang, un raffut dans le camp Strauss-Khanien et un renvoi dans leur vingt-deux-mètres de quelques-uns des fonctionnaires de Solférino, le lecteur fouineur restera sur sa faim.

Concernant ceux qui souhaiteraient dans « Ma candidate » trouver des raisons de comprendre pour agir, il faut dire que Patrick Menucci demeure sur la réserve puisque introduire les débats de demain n’est pas le fort d’un ouvrage qui se réfugie dans le témoignage. Avec le bouquin de François Rebsamen, « De François à Ségolène », long entretien de 320 pages avec Philippe Alexandre, le propos est plus politique et d’une certaine façon plus utile (Fayard).

En vérité j’ai rarement lu un livre d’un dirigeant politique s’engager avec autant de conviction et donc si peu de frilosité pour décrire et analyser une situation politique aussi peu enviable. Tout y passe Jospin, Hollande, Royal, le PS et bien d’autres choses. Les deux bouquins qui cheminent de manières parallèles dans l’actualité immédiate méritent l’attention nécessaire même si celui de François Rebsamen ouvre beaucoup plus de portes. Les deux auteurs qui demeurent et probablement demeureront des proches de Ségolène Royal dans les années si décisives qui s’annoncent méritent, chacun pour des raisons différentes, une lecture attentive. Avec le livre de Mélenchon dont l’intérêt est manifeste, même si je n’en partage pas le point de vue global, Menucci et Rebsamen éclairent notre réflexion. Pour ce qui concerne les autres livres sur le Parti Socialiste et la campagne de Ségolène Royal parus depuis l’été, je leur souhaite une bonne destination pilon.

Lyon, le 30 octobre 2007.

19/10/2007

Echos de Royal

Ségolène Royal, dans les "Echos" du jour, s'exprime sur la situation du pays. Je vous livre telle quelle la réfléxion de celle qui demeure porteuse de l'alternative au Sarkozysme.
_________
 
Le choc de méfiance
 
medium_lesechoshp145.pngNicolas Sarkozy nous disait que tout était prêt pour provoquer, dès l'élection, le choc de croissance, le choc de confiance. Il raillait la nécessité du dialogue social pour réformer. Il se gaussait du constat sur la dette publique. Il se moquait des propositions de création d'un « small business act » et d'une sécurité sociale professionnelle.

Six mois plus tard, le choc promis est celui de la méfiance. Pourquoi Archaïsme, arrogance, affrontement constituent les poisons par lesquels le pouvoir en place est en train de miner les chances de redressement de la France.

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